Vous savez que le mot " mat " d'un jeu d'échecs -" échec et mat " plus exactement- vient du persan Shah – mat, qui signifie " Le roi est mort " ? Je dis ça car vous en aurez besoin et surtout parce que je suis en train de lire " le huit " de Katherine Neville. Le résumé :

C'est l'histoire du jeu d'échecs maudit de Montglane qui procurerait à celui qui le possède un pouvoir égal à celui de Dieu. Plusieurs destins historiques se mêlent dans cette histoire fantastique, tels Napoléon ou la Grande Catherine, tsarine de toutes les russies. L'héroïne, Catherine Velis, va tenter, un siècle plus tard, de percer le mystère lorsqu'elle apprend, par une diseuse de bonne aventure qu'elle est en grand danger. En effet, elle est née un 4 avril…

C'est un peu long (959 pages à peine ! Ne vous inquiétez pas, je suis une dingue de lecture) et un peu compliqué mais ça vaut vraiment le coup !

Bizz Scat

Chapitre 10 : Le combat et le retour (du jedi, hihihi)

Le fracas de la bataille se rapprochait et, alors que je tournais devant un bosquet d'arbres, je le vis dans toute son ampleur : C'était une bataille énorme, une tuerie gigantesque. Mon champ de vision s'étendait jusqu'à la cité du Rohan. Devant moi s'étendaient les milliers d'orques, de gobelins, d'anges, et de Rohirrims, luttant en vain en essayant de repousser l'ennemi. Toute cette masse d'agressivité me heurta de plein fouet et je retrouvais une seconde nature : la timide princesse ange fit place à la farouche guerrière. La flamme de la colère se ranima et me brûla l'esprit. J'entendis des chevaux qui se rapprochaient. Je me retournais et aperçus Legolas, en compagnie de Gimli sur un autre cheval, s'élançant vers moi. Sans prévenir, l'elfe me pris le bras et je me retrouvais derrière lui. Je montais alors sur la croupe de la monture et je m'envolais vers le ciel déchiré par de nombreuses plumes. Je jetais un coup d'œil derrière moi et je vis que les troupes armées avaient commencé leur travail de mort sous le commandement de Gandalf, qui se ruait sur la bataille en poussant un cri de guerre. Je fondis alors sur un orque qui se débattait furieusement avec un ange. Je tirai une dague d'une de mes bottes, et lui tranchai la gorge d'un coup sec et précis. Je le vis s'écrouler dans le sang et la boue qui maculait la terre fertile. Après cela, je pris dans mes bras l'ange épuisé et le ramenai à l'abri dans la demeure de Manwë, loin du fracas de la terre et de l'horrible bataille. Il était gravement blessé et il lui fallait des sois urgents sans plus tarder. Je m'envolai donc vers Edoras, où j'espérais trouver un guérisseur. Il remua faiblement. De peur qu'il ne s'évanouisse de nouveau, je volais plus vite que de raison et arrivai vers la porte d'Edoras en trombe. Je trouvais là les habitants, paisibles paysans qui n'étaient guère confrontés à ce genre d'affrontements, ainsi que plusieurs anges dont beaucoup étaient des blessés. Tous les guerriers du Rohan étaient partis combattre, et le peu de soldats Rohirrims qui restaient se faisaient soigner par les anges. Les conditions de guérison étaient très instables, et on voyait souvent la sueur de l'effort perler sur le front des guérisseurs. Je confiai l'ange blessé à des soins et cherchais de l'aide à travers le bastion.

Elle était partie comme une flèche et personne n'avait pu la retenir. L'elfe en était persuadé, l'ange courrait au devant d'une mort certaine. Décidant d'aller l'aider, il lança son cheval à sa poursuite. Il vit que Gimli en avait fait de même, ne voulant surtout pas rester à l'écart, et que, bien derrière, Gandalf lançait les armées sur le flanc de la colline, d'où ils observaient le champ de bataille. Au détour d'un arbre, il la vit soudain devant lui. Elle était à découvert, son attitude avait changé. Bien qu'il ne la vit que de dos, elle semblait prête à affronter le combat. Elle semblait également plus droite et fière, et non courbée sous le poids d'un quelconque fardeau trop lourd à porter. Il lui tendit la main et la jeune guerrière enfourcha la monture comme si cela semblait naturel. Elle possédait une véritable aisance lors d'un combat, et du peu qu'il avait put apercevoir, mieux valait être son allié que son ennemi. Il l'avait vu en effet s'entraîner à l'écart lorsqu'ils s'arrêtaient pour la nuit, afin de se reposer et de dormir un peu. L'art du combat chez les anges semblait empreint de plus de grâce et d'habileté que de véritable force. Néanmoins, fallait t-il le maîtriser, et il semblait au jeune prince Eldar que Freya le possédait parfaitement. Il vit soudain la jeune ange devant lui, le devançant par la voie des airs et lui continuait de charger, en compagnie de Gimli qui à présent brandissait sa hache de combat et en hurlant :

" Laissez-les moi ! laissez-les moi ! Ils sont pour moi ! "

Le choc contre la masse vivante faillit renverser l'archer. Il conserva heureusement son équilibre et, plus rapide que l'éclair, banda son arc et visa les orcs qui lui barraient la route. Il décocha ainsi plusieurs rafales mortelles, et il entendait Gimli qui s'escrimait à dire à haute voix :

" 25,26 … "

Il cria à son tour :

" Moi, j'en suis à 40 ! "

le nain répliqua :

" Je ne me ferais pas battre par un elfe ! "

Alors qu'ils décimaient ainsi joyeusement les orcs, Legolas ne put s'empêcher de penser à Freya, qu'il avait vu plonger dans le cœur bouillonnant de la bataille. Il espérait qu'elle était encore en vie. Chassant cette douloureuse pensée en tuant un gobelin qui passait par là, il reporta toute son attention sur la bataille et fit rapidement un carnage dans les rangs des Uruks du mage déchu.

Alors que je parcourais l'édifice, je vis deux anges en conversation animée. Je les reconnut. Nous étions entrés dans la même formation de séraphins, et je m'étais pris d'amitié pour ces deux êtres, qui étaient frère et sœur. Ils avaient toujours été loyaux envers moi et étaient devenus à leur tour, comme leur père Talis, généraux des armées anges quand leur apprentissage fut terminé. Lorsque je m'approchai, je leur sautais au cou.

" Véga ! Boréal ! Quelle joie de vous revoir en vie. "

" Princesse Freya ! Nous désespérions de vous retrouver un jour !Cela fait une semaine que nous vous attendions. Nous croyons que vous aviez disparu. "

" Rassurez-vous, j'ai trouvé de l'aide auprès de Maître Elrond, ainsi que du roi de Gondor. "

Et de précieux alliés, oubliais-je d'ajouter.

" Nous étions en train de décider du sort de notre peuple. Si nous restons, ce sera un massacre, bien qu'il nous reste quelques anges encore valides, mais si vous nous annoncez que vous avez trouvé de l'aide, les anges pourront charger une dernière fois, et nous écraserons les orques. "

" Qu'il en soit fait ainsi. "

Je vis par une fenêtre le soleil enflammer le bleu du ciel.

" La dernière charge va commencer. "pensais-je avant de me détourner et me préparais au combat .

L'elfe entendit soudain Gimli crier de surprise. Se retournant, il vit ce que le nain avait vu et qu'il avait tant effrayé : des dizaines d'anges, masquant le ciel tel un orage noir. Les ennemis ripostaient, avec des flèches enflammées qui faisait briller l'azur du soir dans une lumière irréelle. On aurait dit que des étoiles montaient au ciel mais n'arrivaient jamais à atteindre les formes mouvantes qui se déplaçaient dans le crépuscule avec une facilité déconcertante. Il y eut un ordre lancé, et soudain, les anges se ruèrent ensemble sur les gobelins, décochant des flèches, et rasant la masse grouillante pour planter leurs lances et leurs dagues au plus profond de la gorge de leur ennemi. Le carnage fut sans précédent. Affaiblis par l'assaut des armées de l'Arnor et du Gondor, ainsi que celles d'Elrond, les orcs furent rapidement détruits par cette nouvelle vague d'énergie et furent massacrés jusqu'au dernier. L'elfe fut impressionné par la rapidité avec laquelle l'attaque avait été donnée. Tout autour de lui, Legolas voyait tour à tour des anges et des humains et cherchait la princesse. Partout, il ne voyait que des anges casqués, impossible à distinguer l'un de l'autre. Soudain, un ange bien plus grand que les autres se planta devant lui et lui fit signe de le suivre. Il entendit Gimli derrière lui qui ronchonnait :

" Mon ami, je vous respecte beaucoup mais si vous n'aviez pas tué le dernier gobelin, nous serions à égalité ! "

Puis, il sembla prendre conscience que l'elfe ne l'écoutait pas et regarda dans la direction du regard de son ami. Se faisant soudain tout petit, il suivit l'Eldar qui était entraîné de force par le grand guerrier ailé. Il les mena devant un autre ange, une jeune guerrière semblait-il en grande conversation avec une autre.

" Legolas ! Gimli !Vous êtes en vie !" fit-elle en voyant l'elfe et le nain qui suivait derrière.

" Je vous demande pardon ? Je ne vous connaît pas ! " dit Gimli

" Ca m'étonnerait " dit l'inconnue en enlevant son casque.