La soirée se passait très bien jusqu'à maintenant. Certains cruisait, d'autre se faisait cruiser. Moi, je me contentait de parler et de regarder. Tout ce que j'avais bu durant la soirée avait été de l'eau. J'étais le conducteur désigné, ou plutôt résigné à ramener ces 5 amis tous trop saoul, chez eux.
Je revint chez moi vers 2h30 du matin. Elle n'était pas encore revenue, elle était sûrement sur le chemin du retour. Elle n'était pourtant pas une couche tard, ou plutôt couche-très-tôt. Je décida donc, d'aller prendre ma douche pour me préparer à ma surprise.
Ça ne faisait pas 5 minutes que j'était sous l'eau que mon téléphone sonna. Ça doit être elle ! J'attrapa ma serviette, l'enroula autour de mes hanches et couru jusqu'au téléphone.
« Allô ?
- Bonjour, est-ce que vous connaissez une mademoiselle William ?
- Euh, oui. C'est ma blonde… Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce qu'elle va bien ?
- Pour l'instant, nous n'en savons rien. Pouvez-vous venir nous rejoindre à l'hôpital ? Tout de suite ?
- Euh, oui. Je m'habille et… j'arrive. »
Après avoir donner son nom et l'endroit où je devait le rejoindre, il raccrocha. Je resta là, quelques instants à contempler le vide, le téléphone toujours à l'oreille. Je savais que quelque chose allait arriver.
Je me leva et au pas de course, m'habilla et pris mes clés de voiture. Quand je sortit, la froideur de la nuit m'empoigna. À moitié mouillé ou sèche, comme vous voulez, je gelait. Mon sang se figea dans mon corps. Vite la voiture…
Rendu dans la voiture, j'alluma mon chauffage au bout. Ça pris quelques minutes avant que la chaleur sorte pour me réchauffer. Pendant tout le trajet, je n'étais pas vraiment concentré sur la route (je faillis foncer dans 3 piétons, mais tout va bien) puisque je pensait à ma blonde.
Arriver à l'hôpital, je retrouva facilement l'urgence. Le policier m'avait dit de le rejoindre là. Mais aucune trace de policier dans les parages. Je demanda à la garde-malade de m'indiquer si il y avait une autre urgence, sans grand succès. Donc, je m'assis sur la chaise la plus proche. L'attente était pénible, donc, je décida de me lever et d'aller à la recherche d'un policier.
Dès que je fit un pas, un homme habiller d'un uniforme exactement comme celui que je cherchais, fit son apparition, un café fumant à la main. J'accouru vers lui.
« Bonjour.
- Ah, bonjour. Je présume que vous êtes…
- Oui, c'est bien moi…
- On vous attendais. »
Il m'amena devant une chambre. Un autre policier y était. Il me tendit la main et commença :
« Voilà. Nous avons trouvez le porte-feuille de la victime et votre numéro de téléphone s'y trouvait, nous vous avons donc appelez. Nous avons contacté aussi une de ces amies je croit.
- Est-ce que vous pouvez me dire ce qui c'est passé ?! »
J'étais impatient et les policiers me faisait enrager. Ma patience avait été poussé à bout. Quelqu'un à l'autre bout du corridor avait tourner le coin en courant. C'était Billie. Elle courut vers moi, me serra dans ces bras et me demanda ce qui se passait. Je lui dit que je ne le savait pas et le policier nous interrompu.
« La damoiselle revenait de quelque part et à été percuter de plein fouet par une fourgonnette familiale. Un homme était au volant, saoul. Il à perdu contrôle et foncer dans le petit auto de la jeune femme. Seul les médecins peuvent vous en dirent plus sur son états de santé, mais pour le moment, vous pouvez les attendrent ici. »
C'est comme si j'avais reçu des centaines de coup de poings et de pieds partout sur mon corps. Je m'écroula sur ma chaise la plus proche, le regard perdu dans le vide et Billie fondu en larmes. Elle s'approcha de moi et me pris dans ces bras.
