Et salute les amies c'est moi ! (Qui a dit " Oh non, pas encore elle ! " ? Qu'il se dénonce !) Là, vous avez de la chance que je sois super happy because, je suis de nature insouciante et assez distraite et pis radicalement optimiste. Alors pisque j'ai plus rien d'autre à rajouter pour faire mon interessante en début de chapitre,

Bizz Scat

Ps : Attention aux âmes sensibles ! Sortez les mouchoirs (surtout le maxi lot de 200 super super maxi ! (n'est ce pas, ma Lùlù ?lol !)) Ceci est un chapitre très triste (même moi j'ai failli pleurer en l'écrivant !)

Chapitre 11 : " Shah - mat "

Lorsque le signal fut donné, je m'élançai dans la bataille, pourfendant les milliers de gobelins à l'aide de mes dagues. Lorsque le carnage fut enfin terminé et que les armées se rassemblaient et se félicitaient, j'envoyais Boréal chercher Legolas et Gimli en lui priant de ne pas les brusquer, car je connaissais le caractère taciturne de mon ami. Alors qu'il s'éloignait, Véga me dit :

" Princesse, il faudrait que je vous parle d'un sujet qui fait saigner mon cœur… "

C'est alors que j'aperçus les deux compères, escortés par la silhouette imposante de Boréal. Je m'excusai :

" Plus tard, Véga, le moment n'est pas à la douleur. "

J'étais très bouleversée de savoir qu'ils étaient vivants et n'avais pas fait attention au ton inhabituel de la voix de Véga. Grave et calme, alors qu'elle avait toujours été gaie et souriante, même dans les moments les plus sombres. Quand ils arrivèrent devant moi, je m'exclamai :

" Legolas ! Gimli ! Vous êtes en vie ! "

Le nain me répondit qu'il ne me reconnaissait pas. J'enlevais alors le heaume qui me couvrait entièrement la tête tout comme les autres soldats anges, et libérai ainsi ma chevelure qui se répandit sur mes épaules.

" Freya ! " s'écrièrent-ils tous deux en même temps.

" C'est bien moi. "

Je voyais leurs yeux briller dans la pénombre du soir qui tombait et distinguait un grand soulagement dans leurs voix quand ils me reconnurent. Mais, je sentais qu'il fallait que Véga se confie à moi. Elle fit un signe de tête en direction de l'elfe et du nain et je la rassurai :

" Tu peux parler devant eux, ils ont mon entière confiance. "

Méfiante tout de même, elle s'exprima en archange. Je voyais que Boréal avait compris que le sujet était grave et il s'éloigna.

" Princesse, nous avons remporté aujourd'hui une grande bataille, mais je crains que la nouvelle que je dois vous annoncer ne plonge la nation dans un autre malheur, bien plus grand. "

Ne comprenant pas, je l'interrogeais vivement :

" Que s'est-il passé ? Je veux savoir ! "

Elle se tourna encore une fois et murmura la phrase terrible dans un mouvement de lèvres à peine audible:

" Shah mat "

La nouvelle me fit l'effet d'un coup de poing violent au creux de l'estomac. Je parvins tout de même à articuler :

" Quand cela s'est-il passé ? "

Je ne reconnaissais plus ma voix, on aurait dit que quelqu'un d'autre s'était mis à parler à ma place. Mes jambes menaçaient de se dérober sous moi et je commençais à trembler.

" Lorsque vous êtes partie chercher du renfort, le roi à voulu donner une dernière attaque. Vous ne le saviez pas mais, quand vous êtes sortie du champ de bataille, vous étiez à découvert, et c'est pour distraire les orcs qui vous menaçaient que notre valeureux roi s'est jeté à corps perdu dans le combat et qu'il est mort, transpercé par une flèche dans le cœur. J'étais juste au-dessus de lui et j'ai ramené son corps à Edoras pour tenter de le soigner. Il était hélas trop tard. Le soleil était en train de se coucher lorsqu'il a rendu son âme à Mandos. Etant occupés par la menace des orcs et par le nombre trop important de blessés, nous l'avons tout de même transporté dans une salle vide et enduit son corps de baume conservateur, afin qu'il ne se dégrade pas lors de la prochaine cérémonie à laquelle aura lieu les funérailles. "

Elle continua de me parler mais je ne l'écoutais déjà plus. D'ailleurs, le silence avait pris place autour de moi. Je n'entendais rien, mis à part mes propres battements de cœur, semblables à des roulements de tambours qui menaçaient de faire exploser ma tête. Je restai plantée devant mon amie, livide, et je voyais sa bouche s'ouvrir et se fermer sous les paroles qu'elle prononçait. Il me semblait qu'il ne me restait plus aucune force. Je voulais crier, hurler, afin que les tambours cessent et que quelqu'un comprenne la douleur qui me rongeait le cœur, mais je n'y arrivais pas. Le chagrin m'avait privée de mon âme.

Lorsque la jeune guerrière retira son casque, Legolas s'aperçut avec un soulagement non dissimulé qu'il s'agissait de Freya. Il n'avait cessé de penser à elle durant le dur combat et fut soudain délesté d'un poids énorme qui lui pesait sur le cœur. Il la regardait et la boule de chaleur faillit exploser dans son cœur, tant il la trouvait magnifique à la lueur de la lune qui faisait scintiller sa longue chevelure et briller ses grands yeux remplis d'étoiles. L'instant magique de la contemplation s'effaça très vite et il vit sa princesse se retourner et discuter avec l'autre guerrière. L'énorme masse qui leur servait de garde du corps s'était aussi soudainement qu'inexplicablement éclipsé. L'inconnue conversait avec Freya tout en jetant vers eux des regards soupçonneux et s'était mise à parler dans une langue qu'ils ne comprenaient pas. Il sembla à l'elfe entendre à un moment un mot bizarre qui requit toute son attention: " chaa mate " C'est à ce moment là qu'il vit que Freya avait changé : l'expression de son visage, les tremblements qui l'agitaient et la couleur si pâle de son visage trahissait une peur soudaine et une émotion trop forte pour elle, qui venait de terrasser plusieurs ennemis dans un ultime combat. Le fils de Trandhuil voulu rejoindre la princesse qui était tout proche mais semblant en même temps à des kilomètres de la réalité, quand une main bourrue se posa sur son épaule. Il se retourna et vit que Gimli s'accrochait désespérément à l'épaule de son ami, ce qui était un exploit pour lui, compte tenu de sa taille réduite. Il secoua lentement la tête comme pour intimer le silence à l'elfe et lui prier de laisser la jeune ange qui occupait tellement ses pensées. Il murmura :

" Non, maître elfe, il faut la laisser tranquille. "

" Mais, Gimli… Regardez dans quel état elle est ! Elle a besoin de réconfort ! "

Le nain secoua la tête encore une fois.

" Le seul réconfort que vous pourriez lui donner, c'est de rester tranquille, sans bouger pour une fois. "

Et encore une fois, l'Eldar s'aperçut que le nain avait raison, ce qui le frustra grandement. Mais où était donc passée la légendaire sagesse des elfes ? Elle qui lui avait permis de surmonter de grandes douleurs et batailles, des situations épineuses d'où il avait ainsi pu sortir maintes fois sain et sauf ! Il ne restait rien de ce caractère calme et posé, sinon une grande naïveté. Peut-être était-ce dû à cette boule de chaleur qui lui obstruait la gorge, menaçant de l'étouffer à chaque fois qu'il apercevait la princesse de son cœur ? Peut-être…

Il vit soudain la jeune ange battre des ailes et s'envoler sans un mot vers la cité des Rohirrims. Sans perdre un instant il saisit le premier cheval venu, appartenant à un jeune cavalier qui lui courut après pour rattraper le voleur et sa monture. S'en moquant éperdument, il fonça, bride abattue, vers les remparts qui protégeaient la grande cité à présent sauvée de la menace des orcs. Il monta les escaliers à une vitesse prodigieuse et eut juste le temps d'apercevoir Freya qui pénétrait dans la forteresse. Il la suivit, intrigué, et lorsqu'il fut arrivé devant une porte entrebâillée, il jeta prudemment un regard dans la pièce. Il s'offrit alors à lui un étrange spectacle : La silhouette d'un grand homme, doté d'une impressionnante sensation de majesté par delà sa mort, allongé sur une table de fortune, et il vit soudain Freya, le dos secoué de sanglots, murmurant des mots qu'il ne comprenait pas, d'une voix douce mais brisée par le chagrin de la perte d'un être sans doute très cher à son cœur. Sur cette scène nimbée de tristesse, il jugea bon de laisser la jeune ange seule, et il referma la porte doucement.

Sniff ! Je vous avais prévenues que ce chapitre était super triste, non ? bruit de trompette qui se mouche Lùthien, je t'ai déjà dit qu'il fallait pas te moucher sur moi ! C'est crade et en plus t'as pourri ma chemise ! Fallait prendre tes précautions ! Et allez, toutes mes lectrices chialent maintenant ! Comment je fais pour continuer ma fic si vous vous mouchez toutes en même temps ? On s'entend plus taper ! Promis, la prochaine fois je ferais moins triste ! (Quoique, avec une cérémonie d'enterrement, ce soit pas tellement plus rigolo…)