Bijour toutes mes lectrices adorées ! Alors, on s'est remise de ces émotions ? On est prête à entamer un nouveau chap' ? (Qui est l'irresponsable qui vient de dire " Non ! " ?) Malgré ce petit plaisantin, je suppose que la réponse est " Oui ! "Donc, à la majorité moins une voix, je vous livre la suite !
Bizz Scat
Ps : Pour les romantiques, je vous promets une bonne surprise ! Et pour les autres, eh ben… c'est pareil !
Chapitre 12 : Cérémonie et premier baiser. (C'est pas une bonne surprise, ça ? Non ? Bon, tant pis)
Le vent soufflait sur la cité des anges, faisant s'envoler des myriades de fleurs blanches qui se dispersaient rapidement dans l'air doux de la nuit. J'étais debout, dans ma robe de cérémonie, à côté de mon frère qui dirigerait à présent le royaume. Etant l'aînée, je devais hériter de la place, une coutume que les autres peuples ne partageaient pas, mais j'avais laissé le trône à Lokan qui guiderait mon peuple mieux que moi. Devant le cercueil de verre qui laissait voir le corps à jamais inerte de mon père, j'écoutais les prières des anges qui imploraient tour à tour Mandos, gardien des morts et Nienna, princesse de pitié. Je sentais le regard de l'assistance dans mon dos, et laissais les larmes de chagrin dégringoler de mes yeux. Deux jours étaient passés depuis l'affrontement et la terrible nouvelle, mais je n'arrivais toujours pas à me relever de ma peine. Etant un ami de mon père, j'avais prié Gandalf d'assister à la cérémonie, de même que Legolas et son inséparable compagnon Gimli, qui m'avaient soutenue durant cette douloureuse épreuve. On les avait menés au-delà des plus hautes montagnes jusqu'à Isladea. On les avait ensuite conduits dans une chambre et bandé les yeux, afin qu'ils s'habituent progressivement à la lumière qui illuminait continuellement la cité blanche des anges. Même dans la pénombre, elle semblait briller de son propre éclat, où se reflétait la pâle clarté de la lune. Je sentis leurs présences dans mon dos, ce qui me réconforta. J'avais besoin d'un ultime soutien lorsque je verrais brûler la dépouille de Lodoss, comme il était de tradition chez les anges d'enterrer leurs rois. Ainsi, les esprits des grands rois du passé nous protégeaient-ils à jamais dans la demeure de Manwë. On ne gardait généralement qu'une stèle, où était sculptée la silhouette du souverain, et à qui l'on rendait un hommage lors des grandes célébrations. Il fallait à présent que je me retire, afin que l'on soulève le couvercle de verre et que l'on transporte le corps vers le grand bûcher, érigé non loin de là. Comme toutes les princesses de mon rang, et, étant les enfants du roi, je devais suivre la procession et allumer avec mon frère le bûcher qui enflammerait le cadavre de mon père. On m'écarta pour laisser passer les prêtres qui emportaient le corps de Lodoss et je suivis lentement le cortège, tandis qu'une longue mélopée s'élevait de la foule. Il s'agissait d'une ultime prière adressée à la lune afin qu'elle garde l'esprit de mon père et le protège.
" Hoohapah tsinoï Lodoss wacondah. Shah lah Luuna. Nahopit a nokoï ! Nah pah si… "
Et inlassablement, la prière recommençait et semblait monter jusqu'à la lune. Nous arrivâmes à l'immense tas de bois, et on transporta le corps au sommet. Avant d'approcher la torche, j'embrassais une dernière fois le front de mon père. Puis, le feu se propagea à la manière d'un prédateur cherchant sa proie, alors que nous redescendions par l'escalier de bois qui entourait le bûcher et qui commençait à se consumer. Après un moment, la foule se retira, les prêtres et mon frère aussi, me laissant seule dans la pénombre, contemplant les braises incandescentes du brasier que le vent finissait d'éparpiller. Je sentis une main se poser sur mon épaule et une voix me murmura avec douceur :
" Je serai, quoiqu'il arrive, un appui sur lequel vous pourrez toujours compter. "
" Merci, mon ami " répondis-je à l'elfe.
Il fallait que je lui avoue mon amour avant qu'il ne parte définitivement.
Après qu'il eut assisté à l'étrange spectacle, l'elfe se retira auprès de Gandalf à qui il demanda, après avoir parcouru Edoras :
" Quelle est la nouvelle qui semble plonger tous les anges dans une tristesse aussi vive, Gandalf ? "
" On vient de me l'apprendre à l'instant. Il s'agit de la mort de leur roi Lodoss, le père de Freya. Cela plonge leur peuple dans un terrible désarroi. Il était très aimé. A ce propos l'on m'invite, ainsi que vous et ce cher Gimli à assister aux funérailles royales. Serez-vous des nôtres ? "
" Les funérailles ? Mais nous devons prendre la route, et nous nous sommes bien éloignés de Mirkwood. Je ne voudrais pas obliger Gimli à devoir attendre encore plus longtemps. "
" En ce qui le concerne, il m'a déjà fait part de sa décision et il est d'accord pour m'accompagner. Il ne manque que vous, mon ami. "
" Je ne peux pas retourner dans la forêt noire si le maître nain ne vient pas avec moi, j'accepte donc la proposition. "
Ils furent emmenés sur-le-champ devant trois anges qui firent le trajet de nuit, en volant. Ils furent ensuite conduits à Isladea sans que Legolas ne le remarque, car il dormait déjà. Lorsqu'il se réveilla, à l'aube, il s'aperçut que leurs gardiens les avaient menés dans une petite chambre. Ils leur donnèrent également un bandeau et les laissèrent là. L'Istari leur expliqua :
" Je ne suis allé qu'une seule fois à Isladea, mais si vous ne voulez pas vous brûler les yeux sous l'effet du soleil, il vaudrait mieux que vous mettiez ces bandeaux. La grande cité des anges fait l'effet d'un gigantesque miroir, et sous l'action du soleil et l'absence de nuages, car nous sommes bien au-dessus d'eux, elle réfléchit la lumière du soleil et la renvoie avec une telle puissance que nos yeux de mortels en seraient vite brûlés. Même les vôtres, Legolas. Il n'y a que les anges qui puissent supporter une telle luminosité. " dit-il en s'entourant la tête du chiffon. Cela dit, l'elfe ainsi que le nain couvrirent leurs yeux d'un bandeau.
" Même la nuit, la luminosité est aussi forte ? " demanda Gimli.
" Non, la lumière de la lune étant moins forte que celle du soleil, nous pourrons sortir de notre chambre dès que la nuit sera tombée. Et je ne serai certainement pas venu si la cérémonie se passai de jour. " répondit le magicien.
Ainsi passa la journée, lentement, d'une longue attente dans le noir. Malgré les bandeaux, on sentait le soleil brûler le sol à l'extérieur, et dévorer chaque parcelle d'ombre. De plus, le vent soufflait sans cesse ici, tantôt doux, tantôt violent mais toujours présent. Enfin la nuit tant attendue était venue. Ils enlevèrent le bout de chiffon qui leur cachait le visage et purent sortir. Lorsqu'il leva la tête pour la première fois depuis de longues heures, Legolas put enfin contempler la magnificence de l'architecture d'Isladea. S'inspirant sans doute de ses origines elfiques, elle semblait s'envoler vers le ciel comme une prière à l'astre lunaire pour finir sa course dans les étoiles. Malgré le fait qu'il faisait nuit, la luminosité était telle qu'il lui semblait voir comme en plein jour. Il parcourut le dédale des rues plongées dans l'ombre en compagnie de l'Istari et du nain. L'elfe s'était éloigné de ses compagnons, souhaitant un peu de tranquillité, et si possible à l'abri du vent. Soudain il sentit une présence derrière lui. Se retournant, il vit Freya debout, vêtue d'une curieuse robe.
" Peut-être aimeriez-vous que je vous guide dans la cité ? "
" Vous accepteriez ? "
Elle hocha la tête. Elle semblait étrange, et avait adopté un ton mélancolique, comme si ce n'était pas vraiment elle qui lui avait adressé la parole. Elle semblait à l'écart du monde et le regardait de ses grands yeux qui ne paraissaient pas le voir.
" J'ai appris pour votre père. Je suis désolé. "
" Vous n'étiez pas responsable. "
" Mais vous ne l'êtes pas non plus. " répondit l'elfe.
Elle explosa subitement et lui dit d'un ton plein de rage, de colère et de douleur :
" Je suis la seule responsable de sa mort ! "
Puis s'abandonnant dans les bras du prince, elle murmura, les yeux noyés de larmes :
" La seule responsable… Il s'est donné la mort pour me protéger face aux gobelins qui me menaçaient. Et moi, ignorante du danger, je ne me suis pas retournée… J'aurais du… "
Elle pleurait à chaudes larmes à présent, et rien n'aurait pu alléger la peine qui l'accablait. Serrant la princesse sur sa poitrine afin de la rassurer d'une présence amie, il lui releva doucement la tête, cette tête si chère à son cœur, ravagée par le chagrin. Il répéta :
" Vous n'êtes en aucun point responsable de la mort de votre père. "
A la contempler ainsi, à la lueur de la lune, ses longs cheveux éparts, ses grands yeux brillants de larmes et sa belle figure remplie de tristesse, Legolas pensa soudain qu'il était en face d'une déesse, resplendissante malgré la douleur qui l'accablait.
" Il faut vous calmer, Freya "
Après un long moment où l'on n'entendait plus que les sanglots étouffés de la jeune ange, elle s'arrêta enfin de pleurer.
" Merci pour toute l'aide que vous m'apportez. Vous m'êtes un ami très cher. "
Et ils déambulèrent ainsi dans la ville, la jeune princesse s'appuyant sur le bras de l'elfe comme pour chercher un quelconque réconfort. L'aube était venue et il fallait que l'Eldar remonte dans la chambre et passe encore une fois la journée entière avec le visage voilé jusqu'à la prochaine nuit où aurait lieu la cérémonie. Il se tenait à présent entre Gandalf et Gimli, derrière Freya et un jeune homme. Le maia leur expliqua :
" Le jeune garçon que vous voyez là, est le frère de Freya. Il s'appelle Lokan, et c'est lui qui prendra la succession car pour une raison que j'ignore, notre amie a refusé la place sur le trône qui lui revenait de droit. Elle est décidément devenue plus mystérieuse. "
Legolas ne dit rien. Il se contenta d'examiner le jeune homme qui se tenait à côté de Freya. Il lui ressemblait, c'était certain, mais il possédait des cheveux bruns et ses yeux étaient d'un bleu profond. Il avait lui aussi le teint pâle et ressemblait également très fortement à son père défunt, qui gisait dans le cercueil. Tous deux semblaient dégager une impression de force et de noblesse, qui incitait au respect. Des prières adressées à Mandos et Nienna émanaient de la foule rassemblée. Tout à coup, les enfants du roi défunt se retirèrent pour laisser passer les prêtres qui s'emparèrent du corps et le menèrent à un grand bûcher. Freya et le jeune Lokan les suivaient, ainsi que quelques nobles. Le frère et la sœur montèrent ensuite par un escalier qui contournait le grand tas de bois et approchèrent les torches qu'on leur avait données de la dépouille qui s'enflamma. Quand le feu eut tout à fait dévoré le bois, la foule et les prêtres se dispersèrent, ainsi que Lokan et sa cour, laissant Freya abandonnée. Le magicien et Gimli avaient aussi laissé seul le prince sindar, afin qu'il puisse pour une fois converser librement avec la jeune ange, prétextant prendre du repos pour la longue route qu'ils devaient accomplir dès l'aube. L'elfe et l'ange se retrouvèrent donc seuls, le vent sifflant à leurs oreilles. S'approchant doucement de la jeune princesse, l'eldar lui dit en lui posant la main sur l'épaule :
" Je serai, quoiqu'il arrive, un appui sur lequel vous pourrez toujours compter. "
" Merci, mon ami. " lui répondit-elle.
Se retournant, elle se campa face à lui et planta ses yeux magnifiques dans les siens.
" Il y a une chose que je dois vous avouer, Legolas. Je pense … que je n'éprouve pas que de la simple amitié pour vous. "
Tout en disant cela, elle s'était rapprochée jusqu'à ce que son visage ne soit plus qu'à cinq centimètres de celui de l'elfe. Lui passant sa main autour de la taille et effleurant ses lèvres, il lui murmura :
" Je crois que je vous aime aussi… "
Si quelqu'un les avait vus à cet instant précis, l'elfe et l'ange s'enlaçant et s'embrassant passionnément, il n'aurait certainement pas cru ce que ses yeux avaient vu.
The end
Mais attendez ! Y a une pitite surprise pour celles qui sont gentilles, mais il vous faudra attendre encore un peu ! (gniark gniark gniark) Oui, je sais, je suis impitoyable. Mais c'est comme ça, et pis d'ailleurs je m'en tape royalement, de savoir que je suis chiante ou pas. Ch'fais c'que j'veux ! Na !
