Histoire : Point de vue de Marietta sur ses années a Poudlard. Mes élucubrations sur son origine, sur ce qui l'a amenée a trahir l'AD, avec un peu de romance à sens unique Marietta-Cho a venir. Premiere année pour l'instant.


Marietta avait finalement été envoyée à Serdaigle.

Elle avait pensé au début que ça serait peut-être plus facile d'être entourée de filles comme elle. Bonnes en classe, aimant les livres. Qu'elle pourrait leur parler. Mais cela ne changeait rien, au contraire. Elle n'était plus considérée comme bizarre : elle se sentait maintenant particulièrement fadasse et ordinaire, ce qui était encore pire.

Elle regarda avec envie les filles de son année et de sa maison en pleine discussion animée. Il y avait Theodora Miller, une mignonne petite fille aux cheveux blonds coupés courts, qui s'était rapidement montrée la meilleure élève de Serdaigle de cette année-là. Il y avait Cho Chang, qui était vraiment très belle, avec de longs cheveux noirs, elle aussi, et qui en plus était particulièrement douée au vol en balai. Et puis Rafaela Starkey, qui n'était peut-être pas spécialement jolie, mais qui était de l'avis général très aimable et drôle.

Et puis elle. Marietta Edgecomb. Qui n'avait même pas le courage d'entrer dans la conversation.

C'est alors que, perdue dans ses pensées, elle se rendit compte que Cho Chang s'était rapprochée, et se tenait en face d'elle.

"Marietta? Marietta Edgecomb, c'est ça?

- Oui...

- Viens parler avec nous, allez ! Tu ne vas pas rester toute seule dans ton coin ! Rafaela était en train de nous parler des profs. Elle a entendu plein de choses sur eux ! Tu pourras nous dire ce que tu sais aussi !"

Cho Chang lui attrapa la main et la traîna parmi ses camarades, faisant comme si elle lui demandait comme un service l'immense faveur qu'elle lui faisait.

"Tu t'appelles comment ?" demanda Theodora Miller.

"Marietta."

"Et donc, je vous disais" continua Rafaela, "qu'il paraît que la prof de métamorphose est super-sévère ! Mais bonne prof, au moins."

Marietta aurait dû, normalement, se sentir pièce rapportée et partir aussi vite.

Mais pas là, alors que Cho continuait de lui tenir la main.