Yo, minna !

Pour me pardonner de cette (trop longue) attente, deux chapitres (presque) d'un coup !

C'est pas beau ça ?

Alors nos héros arrivent chez Dohko, on a jamais été si près de la fin…attention pitite précision, ce chapitre est dédié à la mémoire du dernier neurone de ma moitié de moi…(ça veut dire en gros qu'on voit beaucoup Kôgaiji et que y a Shiryu qui…qui…enfin…fan service quoi…)

Shiryu : ouiiiiiiiinnn !

Moua : kéya, Shi-chan ?

Shiryu : c'est horrible, mon maître il fait des cochonneries avec le maître de Mü, et en plus il va sur un site avec des photos de moi tout nu dedans…

Moua : oui…et ?

Shiryu : bah je sais pas…ça a de quoi vous déstabiliser non ?

Moua : moi je trouve pas…si c'est pour faire des commentaires inutiles comme ça, c'était pas la peine de l'ouvrir…

Bon, bonne lecture !

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Hakkai et Gojyo rejoignirent leurs compagnons dans l'escalier, morts de rire en s'imaginant ce qui devait se passer à l'instant même quelques marches plus bas.

Ils grimpèrent pour la septième fois de la journée une volée de marche, l'ambiance un peu plus détendue maintenant que Kôgaiji et Ayoros s'étaient intégrés dans le groupe et discutaient et rigolaient avec les autres.

Pour passer le temps, Ayoros jouait au guide touristique et leur expliquait pourquoi les chevaliers avaient été crées etc…avant de conclure par une courte biographie, doyen des chevaliers d'or, ponctuée de gargouillis de l'estomac de Goku et de ses « j'ai faiiiim » des plus discrets.

Au bout de quelques minutes de ce régime, Sanzo s'emporta et s'écria :

« Personne n'a un truc à lui fourrer dans la bouche, qu'il se taise ! »

Gojyo se tourna vers Kôgaiji et lui lança un regard entendu agrémenté d'un sourire pervers auquel le prince répondit d'un clin d'œil, c'est vrai, il aurait bien eu quelque chose, mais bon, pas devant tout le monde…

Goku, qui de son enfer intérieur avait tout de même saisi l'allusion involontaire de Sanzo, rougit jusqu'à la racine des cheveux et en oublia même de rappeler à tous la détresse profonde dans laquelle il se trouvait depuis si longtemps.

Kôgaiji sourit à son baka saru préféré et le prit par la taille, se promettant intérieurement de soulager sa faim au plus vite…d'une manière où d'une autre.

Goku rougit encore un peu plus mais lui rendit son sourire et posa aussi sa main sur sa hanche, s'attirant les regards attendris de Hakkai et Ayoros et celui, plus lubrique, de Gojyo.

Ils arrivèrent enfin sur le palier de la maison de la balance quelques instants plus tard, appréhendant quelque peu ce qu'ils allaient y trouver, mais après tout, Ayoros leur avait dit que Dohko avait 271 ans, ça ne pouvait pas être pire que ce qu'ils avaient vu dans les autres maisons. Ils se dirigèrent donc d'un pas décidé vers les voix qu'ils entendaient.

« Mouais…préférais celui d'avant… »

« Celui en cuir blanc ? »

« Ouais, avec l'étoile de shérif, c'était mignon… »

ils arrivèrent bientôt dans un petit salon où, assis sur un canapé, se trouvait un homme torse nu à l'abondante tignasse rouge qui fixait intensément un rideau passé entre deux colonnes.

Rideau qui s'ouvrit bientôt pour laisser passer un personnage aux longs cheveux violets et au front orné de deux points identiques à ceux de Mü et Kiki, vêtu d'un mini boxer en cuir blanc, lacé sur le coté, avec une petite étoile de Shérif à la ceinture. Il portait aussi un chapeau de cow-boy immaculé et avait un revolver à la main, sur lequel il donna un petit coup de langue provocateur avant de repérer leurs visiteurs.

« Dohko, je crois qu'on a de la visite… »

Gojyo ouvrit de grands yeux et fixa le jeune homme sur le canapé de longues minutes avant de s'écrier :

« Dohko ? alors c'est lui le vieux papy de 271 ans ? j'aimerais être aussi bien conservé à votre âge… »

Dohko resta perplexe un instant puis partit d'un grand rire avant de se lever pour remercier Gojyo et se présenter. Il allait ouvrir la bouche quand un petit gémissement s'échappa des lèvres de son compagnon qui prit un air exaspéré et s'excusa avant de se retourner et mettre une main sur son oreille.

« Allo, oui, Mü ? c'est moi

oui, nan, laisse moi

oui je s

mais ferme-la deux minutes, laisse moi en placer une !

et ne répond pas à ton maître vénéré, espèce d'ingrat !

oui

mais je sais que tu es occupé, c'est pour ça que je t'appelle

mais non c'est pas exprès pour t'embêter

oui

nan

bah dis lui d'arrêter

deux minutes

oui

tu te souviens quand je t'ai dit de garder tes barrières télépathiques bien dressées quand tu es assailli d'émotions violentes ?

tu te souviens aussi quand je t'ai dit de ne pas faire de jeux de mot aussi pourris ?

oui bah c'est pas toi qui te prend toutes les sensations de quelqu'un d'autre dans la gueule

nan, ça non plus, c'était pas marrant

oui je ressens tout ce que tu ressens

oui, même quand il t'a

non

bah j'ai pas forcément envie quoi

sinon je serais descendu

oui

pis pense au petit aussi

Ah il est là aussi ? ah bah bravo !

quoi 'tel maître, tel disciple' ? ça veut dire quoi ça ?

mauvaise langue, va !

oui, bon

c'est ça, à plus

bizoux

oui, bizou-bizou aussi Kiki

je t'ai déjà dit de ne pas t'immiscer dans les conversations des grands comme ça

oui je sais Mü, c'est TON disciple, j'y touche pas

oui

allez salut vous deux ! »

Il se retourna à nouveau et sourit à la petite troupe ébahie.

« excusez moi. Où on en était ? »

Dohko fut le premier à se reprendre et déclara :

« J'allais nous présenter aux amis d'Ayoros. Je suis Dohko, chevalier d'or de la balance, et voici Shion, actuel grand pope et ex chevalier d'or du bélier. »

« Bélier ? encore un ? mais combien y en a ? »

s'étonna Gojyo.

« Ben, si je compte bien…trois. »

répondit Shion.

« Non, quatre ! »

Tout le monde se retourna vers Goku qui, même s'il ne se souvenait pas de grand chose à propos de son passé, n'avait pas oublié que sa date d'anniversaire était le 5 avril, ce qui faisait de lui un bélier en bonne et due forme.

Un sourire éblouissant éclaira le visage de Shion qui s'approcha du jeune homme et lui murmura, passant un doigt sur sa joue :

« Bélier, hein ? tu savais que les gens de même signe s'entendaient mieux que les autres ? moralement et …physiquement… »

Kôgaiji resserra sa prise autour de la taille de Goku alors que ses yeux se réduisaient à deux fentes noires et qu'une aura de haine pure l'entourait. Une boule de feu prit naissance dans sa main libre et y demeura jusqu'à ce que Shion soit à une distance respectable.

Son visage se radoucit alors et il prit le menton de Goku pour lui offrir un baiser des plus passionnés, suivi d'un suçon dans les règles de l'art, juste pour marquer sa propriété au vu et au su de tous.

Pour briser le silence dans lequel résonnaient les petits soupirs de Goku et les claquements de langue appréciateurs de Kôgaiji, Gojyo déclara :

« En tout cas il avait raison en ce qui concerne les gens de même signe, regardez… »

En effet, quelques mètres plus loin, Ayoros avait mis son bras autour de l'épaule de Sanzo, et lui faisait l'éloge de son frère, qui « même s'il avait l'air comme ça, était un bon gars, gentil comme un cœur, fidèle en amour et en amitié, courageux comme pas un, sexy à en damner un saint etc etc… »

Sanzo, stoïque comme à son habitude, se risqua tout de même à jeter un œil du coté de son épaule gauche, où se trouvait appuyé le chevalier du sagittaire, mais détourna immédiatement les yeux quand il croisa son regard, une minuscule rougeur naissant sur ses joues.

Ce fut à cet instant précis que Goku, le tête appuyée contre l'épaule de son amant, ouvrit un œil et fut témoin de cet étalage d'émotion.

Il ne put retenir le fou rire qui le prit et étonna quelque peu Kôgaiji.

« qu'est ce qu'il y a ? ça chatouille ? »

« Nan, c'est…c'est…Sanzo ! »

Personne ne put rien tirer de plus au garçon plié en quatre par terre, se tenant les côtes.

Kôgaiji n'eut pas le temps d'approfondir la question et dut se contenter du haussement d'épaules de Sanzo, car un garçon aux longs cheveux noirs venait de débouler dans le temple en hurlant :

« Maîîîîître ! »

« Shiryu ? »

Dohko, qui s'apprêtait à prendre congé de ces gens bizarres pour retourner jouer aux cow-boys et aux indiens avec Shion, se retourna et déglutit difficilement.

Shiryu se tenait appuyé contre un pilier, sa chemise à la main à cause de la chaleur, sa longue chevelure de jais éparpillée sur son torse, essoufflé, les joues rouges. Il ouvrit un œil et observa son maître, tentant de reprendre son souffle.

« T'es…t'es venu en courant ou quoi ? »

« Oui…j'ai promis à Shunreï de revenir avant la nuit »

« Ah…oui, c'est sûr…qu'est ce qui t'amène ? »

« J'ai…j'ai cassé un pic… »

répondit-il, penaud, en détournant les yeux et se tordant les mains.

« ENCORE ! mais c'est pas possible ! on va bientôt appeler ce bled 'l'endroit où y avait cinq pics avant qu'un brise-fer nommé Shiryu ne passe par là' ! »

« Désolé maître… »

Soudain un éclair de génie traversa l'esprit embrumé par la vision de son disciple torse nu tout en sueur et compagnie de Dohko.

« Tu peux être désolé, mais je viens de trouver une punition tout à fait appropriée … viens par là…Shion ! tu viens ? »

Traînant son élève perplexe quant à la teneur de la punition en question, Dohko s'en fut vers les profondeurs obscures du temple en faisant un dernier signe aux six visiteurs qui se dirigèrent vers la sortie.

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Moua : bon là faudra quand même patienter un peu plus pour avoir la suite et, qu'est ce qu'il y a Goku ?

Goku : c'est quoi la punition pour Shiryu, j'ai pas compris moi…

Moua : va demander à Kô, il va te montrer (lapsus, j'ai failli oublier le 'r' lol) mais avant laisse le faire la réclame pour les reviews…comme on en a eu beaucoup au dernier chapitre (2 oui, ça fait beaucoup, pour cette fic…surtout en une heure…)

Arrive donc sur scène Kôgaiji, qui enlève lascivement son blouson et se caresse le torse, les yeux fermé, la bouche entrouverte…avec derrière lui une nouvelle banderole qui dit : « encore ? vous savez quoi faire pour ça… »

Ja ne, minna !