Auteur : Daiya

Titre : Si tu la veux, Potter… Chapitre 3

Origine : Harry Potter

Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à personne d'autre que J.K. Rowling. Je ne fais que les : futur HP/DM.

Réponse à un défi de Aki no Sabaku :« Draco a réussi à piquer la cape d'invisibilité d'Harry, celui ci veut a tout prix la récupérer. Draco va donc faire un maximum de chantage au pauvre petit Griffondor... »

Note : Je sais, j'abuse… Je mets un temps fou à updater (et c'est la même chose pour toutes mes fics…), mais je n'ai vraiment pas le temps. Mes cours m'occupent énormément, et je ne trouve plus le temps d'écrire. Je suis vraiment désolée. Mes vacances arrivent bientôt (le 8 décembre ! Vive la fac !!), et là j'aurais bien le temps d'avancer. Je vous le promets.

:

J'espère que ce nouveau chapitre va vous plaire. N'hésitez pas à me donner votre avis.

¤¤¤

Je remercie ma bêta, Kiki, qui est, comme toujours, parfaite. Ne t'inquiète pas, j'aurais toujours besoin de toi (même pour une dizaine de fautes :) ). Merci sincèrement.

Et merci également à tous/toutes ceux/celles qui m'ont laissé des reviews. J'ai normalement répondu à tout le monde (dont j'avais les mails). Un gros merci à : Mayura, Maiiya, Ayuluna, Onarluca (Artemis), Ptit bou, Vert Emeraude, Anne Onyme, Mambanoir, Cerisevanille, Polarisn7, Flore Jade, Youkai, Creme de moshi, Slydawn, Jenin, Macatou, Kawai Mokusai, Aki No Sabaku, Minou77, She - ism-.

,

¤¤¤

Sur ce, bonne lecture…

¤¤¤

Si tu la veux, Potter…

Chapitre 3 :

Draco était sur les nerfs. Tellement que même Pansy l'avait évité le reste de la journée.

Le jeune homme fit quelques pas sur l'herbe fraîchement tondue puis déposa à même le sol un morceau de tissu sur lequel il s'assit avec grâce.

Il devait réfléchir.

Car cette histoire commençait vraiment à se corser.

Ce satané Potter avait réussi. Pourtant Draco était persuadé que ce sale rat n'y parviendrait pas. D'ailleurs le jeune aristocrate n'y croyait toujours pas.

Et il savait, parce que mine de rien il connaissait Potter par cœur, que le Balafré n'avait rien dit à propos de cette histoire à son pote la Belette.

Et le pire dans tout ça, le pire c'était que ce petit con de Potter semblait avoir pris du plaisir à ce baiser.

Draco plissa le nez.

Rien que d'y penser il avait envie de vomir.

Il trouvait ces deux créatures aussi immondes que des véracrasses.

Bref… Il s'écartait du sujet.

Il fallait qu'il trouve un truc assez mauvais, cruel et irréalisable pour faire de Potter son jouet.

Quelque chose de ridiculisant, et donc par conclusion de jouissif pour lui.

Mais il avait beau se creuser les méninges, rien de venait. Rien de rien.

Draco grogna et se prit la tête entre les mains.

Il ferma les yeux et l'image de Potter victorieux apparut distinctement devant ses paupières fermées.

Il jura.

Il devait garder le contrôle. C'était tellement bon d'avoir un ascendant sur son ennemi de toujours.

Et l'autre orphelin pouvait toujours courir, il ne lui rendrait pas sa cape de sitôt. S'il la lui rendait, d'ailleurs…

« Draco ? »

Le jeune serpentard redressa la tête, et rencontra le regard gêné de Blaise.

« Excuse-moi de t'importuner, mais je voulais savoir si c'était toujours d'accord pour mon cours particulier ? »

Draco fronça délicatement les sourcils. Il ne se souvenait pas avoir prévu une partie de jambes en l'air avec Zabini aujourd'hui…

« Ton cours privé ? » répéta-t-il avec une pointe d'ironie.

Le brun leva les yeux au ciel.

« Un vrai cours particulier, Draco, pas autre chose ! À propos du prochain cours de potion. »

« Ah oui, effectivement » répondit l'aristocrate tandis que des brides de sa conversation avec Blaise quelques jours auparavant lui revenaient en mémoire. « Ton cours particulier de potion à propos de… »

Draco devint soudain silencieux, puis il se mit sur ses jambes.

Il adressa à l'autre serpentard un sourire machiavélique et satisfait.

« Mais bien-sûr, la potion ! Merci Blaise ! »

Puis le blond se dirigea vers l'entrée du château, son sourire toujours au coin des lèvres, laissant derrière lui un Zabini interdit.

« Tu viens, Blaise ? Je croyais que tu voulais réviser ta potion ! »

¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤

Donnant un dernier coup de reins, Draco jouit dans un râle.

Il prit le temps de retrouver sa respiration puis il quitta le corps de Blaise qui tremblait encore de plaisir.

Durant tout l'acte, il n'avait cessé de penser à sa prochaine victoire sur Potter. Pendant la jouissance, il avait vu le visage rageur de son ennemi. Et cette partie de sexe avec Blaise n'avait jamais été aussi bonne.

Le serpentard se mit sur ses pieds. Il récupéra sa baguette, coincée entre deux livres de potions, murmura un sort et se retrouva habillé et coiffé (sans faux plis, ni mèche rebelle) en moins de deux secondes.

Pendant ce temps, Blaise s'était redressé sur un coude, et regardait Draco d'un air somnolant.

« Drake, quant est-ce que tu m'apprendras ce sort ? Je gagnerais facilement un quart d'heure tous les matins… »

Le blond le poussa vers la gauche pour récupérer ses livres de cours qu'ils n'avaient même pas ouvert, et répliqua :

« Quand tu hurleras moins fort lors de nos 'cours privés' »

Puis il se dirigea vers la porte de sa démarche altière, avant de terminer :

« Quant à la potion qu'on devait normalement étudier, elle est entièrement expliquée page 102 dans le livre que je t'ai offert pour ton anniversaire. Sur ce, rhabille-toi et nettoie vite tout ce sperme. A ce soir, Zabini. »

Il ouvrit la porte et quitta la chambre du brun sans un regard en arrière. Il avait des choses à régler. Des choses bien plus intéressantes

¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤

Harry soupira pour la dixième fois (et c'était un compte arrondi) en cinq minutes.

Il en avait ras-le-bol, et encore il restait poli.

S'il n'y avait eu que les chuchotements et les interrogatoires incessants dans les couloirs, ça aurait pu passer. Mais s'il y avait en plus les lettres de la presse sorcière et celles de ses admirateurs -et détraqueurs- il allait devenir complètement dingue.

Il jeta le paquet d'enveloppes près de lui et attrapa rageusement sa tasse de thé.

« Reste calme » lui murmura Hermione « Tu sais comment sont les gens. Ils vont s'intéresser à ta pseudo relation avec Ron pendant quelques temps, et un autre potin viendra remplacer le tien. Il fallait t'y attendre. »

Le brun eut un autre soupir. Et maintenant Hermione qui lui faisait la morale… Il ne manquait plus qu'une prise de tête avec Malfoy et il n'aurait plus qu'à s'auto-envoyer un Avada Kedavra.

Il n'avait eu aucune nouvelle du Serpentard. Et cela faisait maintenant deux jours qu'il avait rempli le défi. Il ne l'avait pas non plus croisé dans les couloirs.

Et il n'avait rien fait, parce que après avoir réfléchi il s'était dit qu'il avait été bien naïf de penser que Malfoy lui rendrait sa cape aussi facilement. Et donc, par conséquent, il savait qu'il allait encore devoir subir les lubies de Barbie.

Ainsi n'avait-il pas cherché à entrer en contact avec son ennemi, attendant un geste venant de sa part.

D'un air absent, Harry éparpilla les enveloppes. Il ouvrit alors les yeux en grand.

Il reconnaissait cette écriture.

Malheureusement…

Le Griffondor redressa la tête et croisa un regard gris amusé.

Et Harry sentit son ventre se tordre méchamment.

Il craignait le pire.

Il fit passer l'enveloppe sous la table et l'ouvrit discrètement.

« Cher Potter,

Rendez-vous à neuf heures précises devant la salle sur demande.

Ou tu peux dire adieu à ta chère cape…

D.M. »

Il redressa la tête.

Malfoy pencha la tête sur le côté avec un sourire entendu.

Et Harry eut encore plus peur.

¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤

Lorsqu'il arriva devant la salle sur demande, il vit son ennemi faire les cent pas.

Il sentait parfaitement l'anxiété teintée de colère du Griffondor, flottant dans la pièce comme un parfum capiteux.

Et cette vue ne fit qu'agrandir son sourire déjà fort prononcé.

Le brun fit volte-face au bruit de ses pas, et lui adressa une grimace ironique, mais crispée.

« Tu es en retard. »

Draco se mit à rire doucement.

« Et moi je t'emmerde, Potter. »

Le blond se réprimanda mentalement. La vulgarité ne lui convenait vraiment pas. Il fallait qu'il apprenne à gérer sa patience en présence du bouseux.

Il tapota la porte de la salle et tourna la poignée.

« Entre. » dit-il sur un ton autoritaire à son ennemi.

Ce dernier lui jeta un regard venimeux avant de pénétrer à l'intérieur de la pièce.

Regard qui se changea en dégoût à la vue des couleurs vertes et argents prédominants la salle.

Draco s'installa sur l'unique fauteuil de cuir souple et soupira d'aise. D'un coup de baguette il fit naître un petit feu dans l'antre.

Potter, lui, restait planté au milieu de la salle, dos au blond, le corps raide de fureur.

Le jeune aristocrate se gratta la gorge de façon distinguée, attendant, sans pour autant le demander, une réaction de la part de son ennemi.

« Je t'écoute » déclara le brun en séparant chaque syllabe.

Draco croisa les jambes et sourit.

C'était l'un des moments qu'il préférait. Celui où il sentait ce pouvoir qu'il avait sur Potter.

« Eh bien, c'est très simple, Potter. Et je ne sais pas pourquoi, mais je sens que toi aussi tu vas adorer mon idée. »

¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤

Draco avait déjà le sourire aux lèvres lorsque Potter et toute sa clique entrèrent dans la salle. Le Bigleux ne lui adressa pas un regard, mais le Serpentard lut sur son visage, d'une pâleur cadavérique, une frayeur teintée d'horreur qui le ravit au plus haut point.

Potter fit tomber toutes ses affaires en s'installant, créant l'hilarité chez les Vert et Argent.

La porte claqua dans un bruit sourd.

« Cessez immédiatement ce bruit de fond insupportable. » s'exclama Rogue de sa voix traînante.

Il fixa la classe avec sa mauvaise humeur habituelle, en s'attardant plus particulièrement sur les Gryffondors.

« Le cours d'aujourd'hui portera sur la potion Luminia, qui permet de rendre n'importe quel objet brillant comme le soleil. » déclara le professeur dans un soupir.

Il agita sa baguette devant le tableau et les ingrédients s'affichèrent.

« Vous avez une heure pour réaliser un échantillon de cette potion. Des questions ? Potter ? »

Draco se retourna et vit Scarface, le bras levé, l'air tétanisé, qui le regardait avec haine.

Le blond lui adressa son plus beau sourire.

« Potter ?! » répéta le professeur de potion, une pointe d'impatience dans la voix.

« Je… » bégaya le Griffondor « Il faut que je vous parle, Professeur. »

Rogue plissa les yeux, interloqué.

« Et bien cela attendra la fin du cours. »

« Non ! »

Potter se leva précipitamment et se dirigea à grands pas vers le professeur.

Il s'accroupit devant lui, un genou au sol.

« Potter, relevez-vous immédiatement ! Vingt points en moins pour Gryffondor ! »

Un murmure traversa la pièce, mêlant étonnement, colère et ironie.

« Monsieur, voilà, cela fait longtemps que je veux vous le dire. Je vous aime vous… vous hantez mes nuits et mes jours, je ne pense qu'à vous et… » il prit une grande inspiration « Et, voilà, voulez-vous m'épouser? »

Il ferma les yeux et baissa la tête.

Toute la salle était sonnée, beaucoup d'élèves avaient même cessé de respirer. Tous observaient Potter, puis Rogue, avec un air incrédule. Certains regardaient Harry avec admiration, d'autres fixaient Rogue avec appréhension.

Même Draco retenait son souffle. Il connaissait son parrain, et ses narines frémissantes ne présageaient rien de bon.

« Relevez-vous, immédiatement. » déclara Rogue d'une voix blanche de colère.

Potter ne se fit pas prier. Il se remit sur ses pieds, mais resta immobile devant le professeur, les yeux toujours clos.

« Si c'est une plaisanterie, elle n'est pas drôle. Si ce que vous dites est… vrai, vous venez de perdre le peu d'estime, s'il y en avait encore, que j'avais pour vous. Dans tous les cas, vous allez ranger vos affaires et quitter cette salle. J'informerai Madame McGonagal de cette mascarade, et vous ne reviendrez dans mon cours que quand je l'aurais décidé, et ce ne sera pas de ci-tôt. »

Il se tût durant quelques secondes. Potter regardait ses chaussures et ne bougeait pas.

« Maintenant, disparaissez de ma vue. »

Le Griffondor fit volte-face et courut attraper ses affaires. Il garda le regard baissé, et repoussa même la main de Weasley.

Lorsqu'il passa près de Draco, il lui adressa un regard mauvais.

Ses yeux étaient brillants de larmes contenues.

Et le cœur de Draco se serra malgré lui.

¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤

Harry enfouit sa tête sous son oreiller. Des larmes de colère mouillèrent rapidement le tissu. Il sentait encore la honte brûler ses joues.

Il haïssait Malfoy, il le haïssait comme personne, et il avait envie de le tuer.

Il venait de se ridiculiser devant Rogue, devant les Serpentards de septième année et surtout devant ses amis.

Il avait envie de disparaître, tellement il se sentait honteux.

Il donna un coup de poing rageur sur son matelas et se mordit les lèvres pour ne pas sangloter.

Il fallait qu'il fasse quelque chose. Il ne pouvait pas continuer à se laisser humilier par Malfoy de la sorte.

Harry se redressa.

Il soupira et essuya son visage humide.

Sa conversation avec Mc Gonagal lui revenait en mémoire, et il serra les poings.

Le professeur lui avait fait la morale, l'avait sermonné comme jamais, lui demandant pourquoi il s'était comporté ainsi, pourquoi il avait manqué de respect à Rogue…

Et elle l'avait exclu de tout cours pendant deux jours, le renvoyant immédiatement dans son dortoir.

Harry se leva et se dirigea mécaniquement vers la fenêtre. Il pleuvait dehors. Et le temps maussade ne fit qu'accroître son malaise.

Il ne comprenait pas pourquoi Malfoy était aussi méchant, pourquoi il se rendait autant détestable.

Quelques minutes passèrent avant qu'une chouette ne vienne toquer à sa vitre.

Il ouvrit la fenêtre et attrapa le morceau de parchemin noué à la patte de l'animal.

Il déplia le papier.

« Potter,

Je me devais de te féliciter pour ta magnifique prestation en potion. Je t'ai trouvé remarquablement bon acteur (peut-être as-tu vraiment un faible pour ce cher Severus…). Tu es plus fort que je ne le pensais. Mais ne crie pas trop vite victoire…

Tu auras de mes nouvelles bientôt

D.M.

(ps : pourquoi ne lui as-tu pas présenté la bague ? Cela aurait été encore plus amusant.) »

Harry froissa le parchemin et le jeta à travers la pièce avec un cri de colère.

Comme il le détestait, ce petit gosse de riche arriviste et vaniteux.

Il fallait qu'il trouve une faille, un point faible qui lui permettrait de retourner la situation en sa faveur.

Il allait réussir à mener Malfoy par le bout du nez, et là il l'écraserait comme un insecte. Il allait lui faire mener la vie dure.

¤-¤-¤-¤-¤-¤-¤

Draco était encore en train de parler de la (fausse) déclaration d'amour de Potter avec Blaize et Pansy quand sa chouette revint avec un message.

Il adressa une grimace ironique à Zabini qui mimait le Bigleux agenouillé, et s'éloigna avec le parchemin.

Il l'ouvrit avec des doigts légèrement tremblants.

« Malfoy,

Je te hais, comme je n'ai jamais haï personne. Encore plus après cette après-midi. Mais comme tu le dis si bien, je suis fort, et bien plus que tu ne sembles le penser.

Je te préviens juste que je vais t'anéantir, au moment où tu t'y attendras le moins.

Et ce jour là, j'aurai ma vengeance.

Je suis à ta disposition pour le prochain défi.

H.P. »

Draco resta sonné devant la missive de Potter. Il relut la lettre plusieurs fois, mais les mots semblaient se mélanger entre eux.

Un douloureux sentiment lui pesait, comme un poids sur son estomac.

Il fit disparaître la lettre dans sa robe de sorcier et quitta la salle commune.

Sa tête tournait, et sa gorge lui faisait mal.

Il ne comprenait pas.

Autant la réaction de Potter que la sienne.

Draco savait pourtant à quel point le Griffondor le détestait…

Il sortit du château et respira profondément l'air hivernal.

Sa propre attitude l'interloquait.

Il fallait que ça change, que Potter souffre.

Sinon il avait l'impression qu'il ne s'en sortirait pas indemne.

Il commençait à avoir de drôles de pensées. Des pensées qu'il détestait.

Il serra les poings et frappa le tronc du premier arbre qu'il croisa.

Il ne vit pas, à une des fenêtres du château, un jeune homme aux cheveux rebelles sourire avec triomphe…

A suivre…

Et voilà !!

Alors, qu'en avez-vous pensé ?

Merci de m'avoir lue, et à très bientôt j'espère !

Daiya