Bon, comme je suis sympa, je vous donne directement la suite. Bande de veinard !!! J'espère que ce chapitre vous plaira, car j'ose pas vous dire le nombre de fois que je l'ai modifié!!
Bonne lecture.
La rencontre des Loups
Chapitre 1er : L'enquête
Le remue ménage dans le couloir jouxtant son bureau, fini par sortir Saïtô de ses réflexions. Agacé, il sortit une cigarette de sa poche. Il s'apprêtait à l'allumer lorsqu'un policier entra en trombe dans la pièce, sans même prendre la peine de frapper.
« Fujita-san ! cria-t-il, un vieillard prétend avoir trouvé des cadavres dans la forêt. »
L'agent semblait très excité. Impatient, il se figea devant le bureau de l'inspecteur, attendant une réaction de son supérieur. Celui-ci, ignorant superbement son interlocuteur, se saisi d'une allumette ; la gratta afin de l'enflammer puis la porta à l'extrémité de sa cigarette, qu'il alluma. Il prit une profonde bouffée de tabac tout en s'adossant confortablement à sa chaise. Il exhala la fumée puis daigna enfin accorder un regard à l'intrus.
« Des cadavres, dit-vous ?
- Oui, il prétend les avoir trouvés dans une petites clairière, lors de sa promenade quotidienne.
- Bien, faites-le entrer. »
Le policier s'exécuta, convaincu que c'est pas demain qu'il appréciera se type aux allures hautaines et méprisantes. Certes, c'était le meilleures inspecteur adjoint qu'il ait jamais connus : excellent sabreur, fin limier, capable de lire les gens aussi bien que des livres ouverts.
Tout cela avait contribuer àfaire sa réputation d'inspecteur hors paire ; et si tout le monde le respectait c'était plus par crainte que par affection. D'ailleurs à ce qu'il sache, personne ne l'appréciait vraiment et cela ne semblait pas l'affecter outre mesure, jamais il ne l'avait vu faire des efforts pour paraître sympathique. Un vieux loup solitaire : voilà ce qu'il était. Solitaire, hautain et désagréable...
« Atchoum !! » Encore quelqu'un qui ne m'apprécie guère dirait-on, pensa Saïtô, en tournant vers la porte un regard suspicieux.
Même à l'ombre de la forêt, l'air était déjà lourd. Pourtant la matinée n'était encore qu'à peine entamée. Suivant les indications du vielle homme qui avait refusé de les accompagner plus loin qu'au début du sentier, les quatre agents de police nommés par Saïtô, le suivait tant bien que mal, en file indienne.
Arrivé sur les lieux, seul Saïtô, insensible à la vue de ce carnage, pour en avoir lui-même provoqué, pu rester totalement impassible devant ces corps mutilés, autour desquelles, des nuées de mouche bourdonnait déjà. Malgré le passage de quelques charognards, l'inspecteur adjoint trouva sans mal se qui avait provoqué la mort de ces quatre hommes ; des morsures de loup ou plus vraisemblablement de chien. Les loups ne s'attaque pas au homme. Surtout pas à cette saison, lorsque la nourriture est abondante. D'après lui, le chien devait être de bonne taille. Il leur avait sauté à la gorge, les tuant d'un coup. Seul l'homme allongé près d'un chêne majestueux, présentait en plus une profonde morsure au bras.
A part un, armé d'une arbalète, tous avaient un sabre de bois qu'il n'avait apparemment pas eu le temps de dégainer. Ces hommes étaient d'apparence jeunes et robuste, ce qui sous-entendait, que ce chien était fort bien entraîné au combat. Vu l'état des cadavres, l'affrontement avait dû sans doute avoir lieu tôt dans la soirée de la veil. En examinant le dernier corps, Saïtô réalisa que ces hommes ne lui était pas inconnu. « Kayama...», en même temps qu'il prononça ce nom, une lueur indescriptible passa dans ses yeux et c'est d'un ton méprisant qu'il ajouta : « cette fois tu paiera...». Chef des truands du coin, il profitait de sa fortune et de sa place privilégiée au sein de la ville, pour accroître encore ses bénéfices, par le biais de divers vols et trafic en tout genre, notamment de la drogue, trafic qu'il menait en étroite collaboration avec la mafia.
Voilà bien longtemps, que Saïtô l'avait dans le collimateur, mais Kayama jouissant de protecteurs haut placés, avait toujours réussi a passer entre les gouttes. Fortuné, héritage de son père décèdé dans la fleur de l'age, de façon fort surprenante, d'ailleurs, Kayama c'était habilement rendu quasi intouchable, en offrant de très généreux dons agrémentés de quelques pots-de-vin, à la ville ou à diverses sociétés d'importances, ayant connu quelques ennuis pécuniaires. C'est ainsi, que les preuves ou les témoins disparaissait, obligeant la police à classé l'affaire, alimentant encore un peu plus le mépris de Saïtô pour le gouvernement actuel et son amertume...
Laissant ses hommes s'occuper d'évacuer les corps, Saïtô entreprit d'inspecter les alentours. Il ne lui fallut pas longtemps pour remarquer la présence de sang sur le tronc du chêne, ainsi que profondément planté dans le bois, la cause évidente de la présence de se sang : un carreau, sans doute tiré par l'homme à l'arbalète. L'herbe au pied du chêne était encore foulée indiquant que quelqu'un c'était tenu là, un long moment. En observant attentivement, il remarqua que partant de cet endroit on pouvait distinguer des traces de pas humain, mêlées de sang, juste à côté de celle du chien. Saïtô en déduisit que le maître du chien avait été, à en juger par la quantité du sang répandu, relativement gravement blessé. Il parvint sans peine à suivre la piste ensanglantée jusqu'à un ruisseau proche, où les traces disparaissaient.
A suivre...
Le prochain chapitre étant déjà plus ou moins achevé, la suite ne devrait pas être trop longue à venir.
