Avant tout, je tiens à vous dire que je suis navrée d'avoir tardé à publier la suite. J'ai rencontré quelques problèmes d'ordinateur et de scénario. J'espère grandement que la suite sera à la hauteur de vos espérances, si espérance il y a, naturellement.
Elizabeth : Merci beaucoup, tes reviews me donnent chaud au cœur et du courage pour la suite. Ton soutien m'est précieux et je l'apprécie d'autant plus que je connaît ton style de rédaction et que je l'aime au moins autant que la construction de ton scénario.
Falange : Wouhoaw !! Trois reviews d'un coup, que tu me gâte, je suis flattée… Ainsi Saïtô de plaît et tu apprécie la manière dont je rends son caractère dans ma fic. Peut-être avons-nous la même manière de l'envisager ? Concernant la NZ j'y suis restée trois mois. Les elfes sont si beau et charmant qu'essayer de les décrire serait une insulte. Quant à la bière et aux lembas j'ai pas testé… Pour ce qui est de tes mails et reviews, faut pas être désolée. Etre submergée pas le boulot qu'occasionne les études n'est pas blâmable. D'ailleurs, je te souhaite d'avoir bientôt un peu de temps pour toi et tes fic, vers Noël peut-être ?... Pour ce qui est du titre j'ai eu du mal à me décider, alors je suis heureuse de savoir qu'il te plait. Merci de partager tout cela avec moi et surtout n'hésite pas de continuer à me faire part de tes impressions !
Bisous à toutes les deux et bonne lecture à tous.
Léo
La rencontre des Loups
Chapitre 3 : La rencontre
Sitôt le loup partit, Oki se rendit directement dans la cours de l'auberge afin de se laver au puits qui s'y trouvait. Se faisant, elle saisit au passage, quelques-unes des serviettes qu'elle avait pendus aux files tendus de part et d'autre de la cours. Bien que très faible, elle commença par laver sommairement son kimono qu'elle mit a sécher avec les linges. L'entreprise était pénible, mais elle ne voulait pas que son vêtement sale attire les regards. Ensuite, utilisant l'une des serviette propre comme d'une compresse, elle se lava. L'eau du puit était froide mais au moins cela l'a tenait éveillée. Enroulée dans la grande serviette attrapée plus tôt, elle se rendit dans sa chambre ou avant de se coucher, elle banda du mieux qu'elle pu la plaie toujours aussi sanguinolent.
Une voix rauque et plutôt irritée la tira brusquement de son sommeille. Elle ne comprit pas ce qui lui avait été dit, mais elle entendit les pas s'éloigner dans l'escalier. Ses draps étaient moites, ses cheveux lui collaient au visage ; elle n'était pas encore levée que la tête lui tournait déjà. Il lui fallu quelques instants pour remettre les événements de ces dernières heures dans l'ordre. Lorsqu'elle tenta péniblement de s'assoire sur son futon sa blessure l'élança cruellement lui donnant la nausée.
Parcourant la pièce du regard, elle constata que le jour était lever et d'après la clarté de sa chambre, elle comprit qu'elle était très en retard. Elle se leva, et se saisi de son kimono préféré (elle n'en avait que deux) : le vert pâle, décoré de grandes fleurs jaunes, assortie à son obi de même couleur, qu'elle enfila précautionneusement. La journée s'annonçait des plus pénibles…
Après s'être lamentablement traînée toute la matinée, fiévreuse et nauséeuse, si faible que parfois sa vue se troublait, son patron lui donna congé jusqu'au lendemain matin, forcé d'admettre qu'il valait mieux qu'elle se reposa une demi-journée parce qu'elle était malade, plutôt qu'elle se traîne de la sorte pendant trois jours. Soulagée, Oki ne se fit pas prier, consciente qu'elle aura bien besoin de forces pour ce soir : le loup avait promis…
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La haine de cette homme qui avait tenté de l'enlever, plus encore, que l'aire vivifiant de la nuit, redonnait à Oki quelques forces. La marche silencieuse à travers les ruelles endormies de Tokyo l'avait déjà pas mal épuisée, malgré que le loup, son guide, s'était efforcé d'avancer d'un pas tranquille.
Tout le long du trajet, Yûta n'avait pas cessé de se retourner afin de s'assurer de l'état de sa compagne. Il était inquiet : elle semblait si faible et si pâles. Pâleur d'autant plus flagrante, qu'elle contrastait fortement avec le vêtement bleu marine qu'elle portait pour l'occasion. Il ressentait toute la haine et la rage mêlée de douleurs que dégageait son corps, et si son regard fiévreux était plein de détermination. Toutefois, il n'en sentait pas moins l'odeur nauséabonde de sa blessure de la veille.
Malgré toutes ses inquiétudes, il l'a mena devant la grande maison de Kayama. Le loup avait tenu sa promesse. Les loups tiennent toujours leurs promesses. La maison entourée d'un grand jardin d'agrément des plus raffinés, bordé d'une haute palissade de bois, était située dans un quartier chic et tranquille de Tokyo. S'assurant que les rues étaient désertes Oki s'avança en direction de l'entrée : elle n'était pas fermée à clef. «Quelle insouciance !! murmura-t-elle à l'adresse du loup. Elle entrouvrit rapidement la porte et ils se faufilèrent, tel des ombres, dans le jardin. Les Fusumas laissaient filtrer la faible lueur d'une bougie, révélant l'emplacement de la pièce encore occupée. D'un commun accord, Oki et Yûta se dissimulèrent derrière un buisson, duquel, ils pouvaient surveiller la lumière émanant de laditebougie. Oki essoufflée, s'agenouilla sur le sol encore tiède et serra dans ses bras le loup assis à ses côtés. Le nuage qui dissimulait la pleine lune depuis un long moment déjà, glissa dans le ciel étoilé et découvrit l'astre de la nuit, leur permettant d'admirer le jardin dans toute sa splendeur. Oki ferma les yeux. Le bruit de la fontaine s'écoulant non loin, avait quelque chose d'apaisant.
Yûta gémit doucement en frottant sa tête contre son épaule. Oki s'éveilla juste à temps pour voir la lumière changer de pièce, puis, après quelques minutes, s'éteindre. « Voilà donc où dort se salaud ! » marmonnat-elle. Jugeant plus prudent d'attendre qu'il dorme profondément avant d'entrer, Oki resta derrière le buisson encore environ une demi-heure durant laquelle elle s'efforça d'élaborer,en vain, quelques stratégies. Enfin, s'agrippant à Yûta, elle fini par se relever péniblement, s'attardant à le gratter derrière les oreilles pour le remercier de l'avoir réveillée a temps. Pour ce redonner du courage aussi.
Plus silencieuse qu'un chat, elle se dirigea vers l'entrée principale et fit glisser la porte, ouverte elle aussi. Le loup sur ses talons, elle s'avança dans la peine ombre. Son cœur battait la chamade et la sueur perlait sur son front. Elle se retourna, et vit Yûta juste derrière elle : les poils sur son dos étaient hérissés et ses babines retroussées découvraient des crocs aussi affûtés que des rasoirs. Son regard croisa celui du loup et toutes ses peurs et sa douleur l'abandonnèrent : ne resta que la haine…
Depuis qu'ils avaient pénétré dans le jardin, Yûta averti par son instinct, ressentit tout de suite que quelque chose n'allait pas. Il se sentait épié mais ne parvenait pas à repairer l'espion. Un sentiment de danger imminent lui tenaillait les tripes, quelque chose ne tournait pas rond. Il aurait voulu le faire comprendre à sa compagne mais il savait sa détermination tel, qu'elle ne l'écouterait pas ; aussi se contenta-t-il d'être simplement sur ses gardes.
Avançant prudemment à travers les pièces seulement éclairées par la lune, Oki se dirigeait vers l'endroit où la bougie s'était éteinte. Elle s'engagea dans un large couloir semblant y mener. Celui-ci donnait accès à plusieurs pièces très sombres, répartie de part et d'autre. Au bout du couloir, se trouvait la seule pièce munie d'une porte. Sûr qu'il s'agissait de la dernière chambre éclairée, elle fit silencieusement coulisser le soji. La chambre ne faisait que quelques tatamis de long, sur sa gauche elle pouvait distingué une commode, sculptée semblait-il, et dans le fond, près de la fenêtre à travers laquelle la lune dispensait une généreuse lumière, se trouvait disposer, le futon.
Oki avait déjà franchit le seuil, lorsque qu'elle sentit une présence surgir derrière elle. Elle tenta de se retourner mais déjà le métal froid d'une lame éguisée appuyait sur sa gorge, tandis qu'une main puissante lui tordait le bras derrière le dos, la contraignant à lâcher le poignard dégainé tantôt. Un frisson d'angoisse lui parcourut l'échine.
« Je me doutait bien que tu viendrais. Tu dois être plus maligne que je le pensai pour avoir réussi à échapper au l… » Kayama n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'il fut saisi au bras sans merci par une large mâchoire généreusement garnie de crocs étincelants. Il eut juste le temps d'apercevoir deux yeux jaune refléter sa propre frayeur avant que la violence du choc les projette tous deux au sol sans ménagement.
Yûta avait instantanément sentit la présence de l'homme dissimulé dans l'ombre. Comprenant qu'il n'avait pas le temps de prévenir sa compagne, il resta en retrait lui aussi camouflé dans l'ombre, près à l'attaque…impitoyable. A présent, l'homme gisait là, sous ses pattes, la gorge offerte…
Tombée lourdement sur le sol de la chambre, Oki eut beaucoup de mal à se relever. Sa tête avait frappé durement le plancher et elle sentait le sang chaud s'écouler depuis la légère plaie à sa tempe le long de sa joue. Cette plaie-ci n'était si pas douloureuse, mais celle au flanc l'était maintenant plus que jamais. Chaque mouvement, aussi minime fut-il, lui faisait l'effet d'un coup de poignard. Se relever lui demanda un courage, qu'elle-même ignorait posséder.
Quand enfin elle fût debout, elle se recomposa un visage plein de détermination avant de s'avancer aux côtés du loup, poster vis-à-vis de son agresseur. Celui-ci, sous le regard méfiant et haineux du Yûta, s'était mis, tant bien que mal sur son séant, profitant du mur proche pour s'y adosser. Il tenait son bras meurtri contre lui, espérant sans doute, atténuer la douleur. Malgré sa mauvaise posture, il toisa Oki d'un aire de défi lorsque elle s'approcha. Le loup, avait ramasser pour elle le poignard qui lui appartenait et le lui tendis. Elle s'en saisi, et malgré son immense douleur, le gratifia d'une brève caresse sur la tête, en lançant à l'homme assis devant elle, un regard des plus méprisant. Le demi-sourire qu'il affichait, l'irritait au plus haut point, mais elle s'efforça de n'en rien laisser paraître.
« Pour qui travailles-tu ?
- Tu ne devine pas ? » Cette fois, il souriait carrément, ce qui lui valu un sourd grognement de la part du loup. « Réponds. Sinon, je laisse Yûta s'occuper de toi.
- Un homme de la région des plus influent, qui à juré ta perte. M. Tashimi.» A l'ouï de ce nom, Oki senti un frisson lui parcourir l'échine, l'épuisant encore un peu plus. « De la région ? » Sa voix auparavant ferme devint de moins en moins assurée. « Oui, tu ne le savait pas ? » Un sourire mesquin lui découvrit les dents. « A voir ta tête non. Laisse-moi te renseigner. » Ses paroles se firent toujours plus enthousiastes. « Il y a deux ans, à la mort de son fils unique il jura de retrouver par tout les moyen le meurtrier et de lui faire payer. Il mit tous ses hommes sur le coup mais malgré cela, ils ne parvinrent jamais à retrouver sa trace. Furieux et humilier, la haine lui donna semble-t-il des ailes, car dès lors, son influence dans le milieu ne cessa de croître. Fort des nouvelles alliances, désirée ou non, qui suivirent cette montée en puissance, il fini par délaisser « sa campagne » et s'installa ici, d'où il dirige tout d'une main de maître. Bien sûr, jamais il n'oublia l'assassinat de son fils bien aimé et son humiliation ainsi à mesure qu'il s'allia des clans, il disposa de plus de yeux et d'oreilles à l'affût de ta personne. Actuellement, il est si puissant qu'il voit et entend tout. » Alors qu'il prononçait ces mots, une lueur de méchanceté brilla dans ses yeux. Il suspendit son discours afin de ce délecter du désarrois grandissant de la jeune fille. Toujours plus assuré, il poursuivit : « Saisissant n'est-ce pas ? Sans le savoir, tu t'es jetée dans la geule du loup. Tu n'as aucunes chances de t'en sortir, tu peux me croire... A moins, peut-être, que toi et ton animal vous rendiez. M. Tashimi me doit quelques faveurs, alors, si tu es sage et avenante, je lui demanderai de te laisser la vie sauve et de me la confier. Qu'en penses-tu ? » Un large sourire menaçant lui parcouru la face alors qu'il affichait pour de bon un aire triomphant.
Oki resta clouée sur place, figée par ces paroles qu'elle ne pouvait pas croire, qu'elle ne voulait pas croire. Pourtant, elle savait qu'il disait la vérité,c'était sans issue. Tremblante, à bout de force, elle ne put retenir plus longtemps les larmes qui brillait dans ses yeux. Elle avait mal, sa vue par moment se brouillait, ses idées ne s'assemblaient plus qu'avec peine. Elle allait sombrer, lorsque les dernières phrases atteignirent ses oreilles, réveillant d'indicibles souvenirs et de profondes douleurs. Jamais elle ne revivrait ça. Jamais. Son désespoir fit place à une profonde révolte ; il avait prononcé les mots de trop. En ranimant sa haine des hommes, il avait ranimé également son courage et venait de mettre un terme à sa vie. Ignorant la douleur de ses blessures, elle leva son poignard, et laissa échapper un hurlement de rage en s'élançant sur l'impudent qui avait prononcer ces mots de trop, son arrêt de mort… « ATTEND !! » Oki, suspendit son geste, arrêtée malgré elle par la puissance et la volonté rattachés à cette ordre et se tourna en direction de la voix.
Voilà, comme vous pouvez le constater, les chapitres se rallongent au fur et à mesure. Celui-ci vous a-t-il plût ? Oui ? Non ? Laissez-moi découvrir vos impressions.
Une review, critique bonne ou mauvaise,même très succincte, est toujours positive. C'est une récompense des plus encourageantes permettant, entre autre, de juger de la qualité de notre travail. Car écrire une histoire, n'est pas une mince affaire et cela demande beaucoup de temps et d'énergie… Donc, à vous les claviers et hardi petit !!!
Grosse bises à tous et
