Elizabeth : Ton engouement pour mon histoire me touche beaucoup et je me réjouit de connaître ton avis sur ce chapitre que j'ai eu grand plaisir à écrire. Il m'a forcée à bien étudier la psychologie de mes persos et de bien réfléchir au caractère de Saïtô afin de respecter l'œuvre de Watsuki et son interprétation de l'ancien Shinsen Gumi, tout en l'adaptant à mon histoire. Enfin, tu vois ce que je veux dire, je pense…

Falang : Pardon d'avoir estropier ton nom dans mon dernier chapitre, mais quand je m'en suis rendue compte, le mal était déjà fait….

Bonne lecture à tous et Bonne Année 2005 !!!


La rencontre des Loups

Chapitre 4 : L'attente

L'homme dissimulé dans l'ombre s'avança d'un pas, se retrouvant ainsi exposé à la lumière de la lune. L'uniforme qu'il portait, mettait en valeur sa grande taille. Son regard si dur et le sabre qui pendait à sa ceinture au lieu de l'épée ne permettaient, toutefois, aucun doute sur ce qu'il représentait : la justice froide et implacable. Nullement effrayé par les grognements véhéments du loup venu instamment se placer entre lui et la jeune femme, il paraissait calme et sûr de lui, son visage tel un masque, ne laissait filtrer aucune émotion. « Mon nom est Goro Fujita, je suis inspecteur de police » prononça-t-il, d'un ton égal. Sans laisser le temps à quiconque de réagir, il enchaîna : « Que se passe-t-il ici ?

- Inspecteur ! Intervint Kayama de son ton le plus mielleux. Quelle chance que vous passiez justement par ici, cette femme est folle, une vraie furie. Je l'ai surprise entrain de fouiller la maison, et, démasquée, elle a tenté de me tuer. Heureusement, vous êtres arrivé juste à temps pour l'empêcher de commettre ce crime. Je vous dois une fière chandelle, sans votre intervention, elle et sa bête assoiffée de sang n'auraient sans doute pas hésité à me tuer alors que j'étais sans défense. Il fit mine de se redresser, et poursuivit : Soyez sûr que cela ne restera pas sans conséquence pour votre avenir au sein de notre préfecture. ». Saïtô, agacé, bien qu'il n'en laissa rien paraître, lui adressa un demi-sourire des plus méprisant avant de reprendre, ironique : « C'est une chance en effet, que j'aie, malgré tout, jugé bon de surveiller votre demeure.» Le sourire avenant de Kayama fit place à une grimace déconcertée.

Dès l'arrivée de l'inspecteur, Yûta s'était tenu près à attaquer au moindre signe d'agressivité de l'un ou de l'autre interlocuteur. Il jaugeait le nouveau venu, ne sachant pas très bien quel comportement adopter. Cet homme était redoutable, il le sut dès le premier regard, mais ce n'est pas cela qui l'interpellait. Il ignorait pourquoi, mais quelque chose lui interdisait de l'associer aux hommes qu'il avait appris à détester et qu'il méprisait, les jugeant indigne de sa confiance et de son amitié. Certes, tout deux pouvaient être de redoutables combattants, acharnés et sans merci, mais c'était autre chose. Entouré d'une puissante aura empreinte d'autorité et de sagesse, il était droit. Sans pitié. Son mépris et son arrogance, n'étaient que d'épaisses murailles dissimulant une profonde solitude mêlée d'amers regrets. Lorsque leurs regards se croisèrent, Yûta compris enfin ce qui plus que tout le reste le troublait, provoquant son indécision : sauvage et indomptable, ils n'avait qu'un maître, ou n'en n'avait pas… Oki fit un pas dans sa direction, attirant son attention. Il tourna son regard vers elle. Celle-ci, n'était plus que l'ombre d'elle-même. Une profonde angoisse lui étreignit le cœur lorsque après s'être arrêtée à sa hauteur, afin de lui caresser d'un geste automatique la tête, elle continua en direction de l'homme en uniforme. Maintenant qu'il savait, l'homme ne l'inquiétait pas, mais l'état d'épuisement de sa compagne et l'odeur de plus en plus malsaine de sa blessure l'inquiétait. Il voulu s'avancer avec elle, mais se ravisa. Il ne lui serait d'aucune utilité.

Celle-ci avançait en titubant. Le sang de sa blessure à la tête coulait le long de sa joue et de son cou, pour finir absorber par la bandelette de tissu qui enserrai sa poitrine. La sueur perlant à son front lui piquait les yeux. La haine et la colère s'étaient évanouis laissant place au désespoir et à la douleur. Elle se sentait faible, si faible. Pourtant, elle continua d'avancer, pointant l'homme au sabre de son poignard, en usant ainsi ses dernières forces. « Pourquoi ?... » Sa voix faible et chevrotante, se brisa l'empêchant de poursuivre sa phrase. Elle s'arrêta devant Saïtô. Celui-ci la regardait, impassible. Elle était gravement blessée : il avait senti l'odeur métallique du sang avant même d'entrer dans cette pièce. De plus, il pouvait maintenant voir le sang sur son visage et la tache sombre et luisante qui s'élargissait à chaque instant sur le côté de son vêtement, confirmant se qu'il savait déjà.

Comment tenait-elle encore debout ? Il trouva dans ses yeux la réponse à sa question muette : une volonté inébranlable, malgré la souffrance et le désespoir. Elle s'apprêtait à parler encore, lorsque sans prévenir, le loup de Mibu l'attrapa par la taille d'un geste vif et précis, lui dérobant son poignard en même temps qu'il l'attirait brusquement dans ses bras. Tout en la serrant fermement contre lui, il effectua prestement un demi-tour sur lui-même. Quelque chose siffla tout près d'eux, avant de se ficher violement dans le mur derrière eux. Oki eu tout juste le temps d'apercevoir un petit couteau planté dans la paroi, juste à l'endroit ou elle se tenait l'instant d'avant, avant de s'évanouir, n'entendant pas le cri étouffé de l'homme agonisant dans son dos.

Saïtô sentit le corps de la jeune fille s'assouplir après un dernier sursaut de douleur, devenant totalement inerte dans ses bras, alors même qu'il s'apprêtait à trucider Kayama en renvoyant le poignard dont il venait de se saisir. Toutefois, cela ne fut pas nécessaire, car le loup, très preste, l'avait déjà égorgé.

Sous l'oeil attentif du loup, l'ancien Shinsen Gumi transporta dans ses bras le corps sans vie, et le déposa délicatement sur le futon. Ensuite, il s'agenouilla à ses côtés, et déchira, sans autre forme de cérémonie, une large bande de tissus dans le pantalon bleu marine de la jeune fille pour la nouer bien serrée par dessus ses vêtements ensanglantés. Il la borda avec l'épaisse couverture qui se trouvait à portée de sa main puis se releva l'air pensif. Après une courte hésitation, il se dirigea d'un pas ferme vers Kayama, cédant sa place au loup. Son sang maculait le mur proche et sa tête n'était plus raccrochée à son corps que par quelques lambeaux de chaire et de tendons. Délaissant le carnage, il se retourna, un énigmatique sourire sur les lèvres et dévisagea le loup devant lui. Sa face et son poitrail encore maculé du sang de sa victime, il était occupé à lécher tendrement le visage ensanglanté de son amie en poussant de petit gémissement le regard empli d'amour et d'inquiétude. A nouveau près de la jeune fille, l'inspecteur scruta son visage en évaluant mentalement la situation. Enfin, après avoir échangé un long regard entendu avec le loup, il prit la malheureuse dans ses bras en prenant soin de veiller à se qu'elle soit bien enveloppée dans la couverture et sorti de la maison le canidé sur ses talons.

Malgré son fardeau, l'ancien loup de Mibu avançait d'un pas cadencé à travers les rues désertes. La nuit était déjà bien avancée et la lune allait bientôt achever sa course nocturne. Tout était silencieux. Saïtô sentit le corps qu'il transportait frémir, le tirant de ses réflexions. Les yeux de la jeune fille s'entreouvrirent et ses lèvres remuèrent, émettant quelques sons confus qu'il ne parvint pas à comprendre, avant de sombrer à nouveau, terrassée par la fièvre et la douleur. Le regard de Saïtô s'attarda sur son visage. Ses traits étaient déformés par la douleur mais il était aisé de deviner qu'en temps normal, ils étaient harmonieux. Ses longs cheveux dégradés autour de son visage, soulignait l'ovale d'une rare perfection de celui-ci. Il se souvenait aussi avoir été surpris pas la couleur inhabituel de ses yeux. Légèrement mordorés, ses cheveux châtains très foncés les faisaient joliment ressortir, lui donnant un air très doux. Une fine mèche blanche sur le devant à droite, conférait au tout une touche énigmatique, renforçant le halo de mystères l'entourant. L'avait-elle de naissance ? Etait-ce la marque d'une ancienne blessure ou était-elle apparue soudainement à la suite d'une forte émotion comme cela arrive parfois ?

Le loup à ses côtés marchait la tête basse, jetant néanmoins de régulier coup d'œil à sa protégée. Tout en continuant sa marche nocturne bien que ses bras commençait à lui tirer un peu, Saïtô entrepris de passer en revue les événements depuis l'interrogatoire de Kayama jusqu'à son intervention de tout à l'heure. Il ressentait une certaine fierté en repensant à tout ça, car une fois de plus, et il s'en félicitait, son instinct ne lui avait pas fait défaut. Sa matinée avait commencé par une réouverture du dossier Kayama que bien qu'il le connaisse parfaitement, il relu dans son intégralité. Ensuite, il s'occupa des affaires courantes. L'après-midi, jubilant à l'idée de puvoir peut-être enfin confondre Kayama, il partit effectuer une petite visite à qui de droit. Comme il s'en doutait, ce dernier n'avait : rien vu, rien entendu et était très surpris d'apprendre la mort de ces hommes que, bien sûr, il ne connaissait pas. Voilà qui confirma ce que Saïtô savait déjà : il était trempé jusqu'au cou. Non seulement il était maintenant certain qu'il était présent dans la forêt lors de l'attaque ; mais en plus, Kayama paru effrayé d'apprendre qu'il n'y avait que quatre cadavres… Feignant de croire aux mensonges de ce piètre comédien, l'inspecteur Fujita quitta les lieux en laissant un Kayama inquiet mais réjouit d'avoir grugé le meilleur inspecteur de la préfecture du Kanto. Fort de cet entretien, l'ancien loup de Mibu décida de surveiller seul et personnellement la maison de ce dernier supprimant ainsi tous risques fuite dans le service. De toute façon, il était persuadé qu'il n'aurait pas long à attendre…

Une fois de plus, il ne s'était pas trompé car quelques heures après la tombée de la nuit, alors qu'il en était à la dernière cigarette de son dernier paquet, il put observer une silhouette précédée d'un grand chien s'approcher de la maison à pas feutré. Du toit où il s'était perché il avait une magnifique vue plongeante sur toute la rue devant la maison, une grande partie de celle-ci, ainsi que sur le jardin. Il éteignit prestement sa cigarette et se dissimula encore un peu mieux dans l'ombre, afin de jouir de la scène en toute quiétude. Bien sûr, il avait aussi veillé à se trouver contre le vent… De son perchoir, il vit le jeune homme et son chien pénétrer furtivement dans le jardin par la grande porte, qui contre toute attente, était ouverte. Cela ne sembla pas le surprendre outre mesure, mais Saïtô sut tout de suite à quoi s'attendre. Le chien et le jeune homme choisirent de se dissimuler derrière un buisson, tournant le dos à l'inspecteur qui eut tout le loisir des les observer. Quelle ne fut pas sa surprise, lorsque la lune se dévoila de constater que se qu'il avait pris pour un grand chien, était en fait un loup. Et de belle taille qui plus est ! Le pelage noir de son dos présentait au claire de lune de magnifiques reflets argentés qui laissait deviner un loup jeune et en très bonne santé. De plus à le voir se mouvoir, il était aisé de deviner que ce pelage soyeux recouvrait un corps souple et musculeux, contrairement à son maître, plutôt mince et de petite taille.

Le contraste entre ce loup de belle prestance et son maître apparemment frêle et délicat avait un côté comique et très étrange. Ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention de l'ancien capitaine du Shinsen Gumi. Pourtant, il était manifeste que leur entente était parfaite. Il semblait presque en osmose. L'allure raide et crispée du jeune homme et l'attitude protectrice du loup envers son maître attira également son attention, le confortant dans son idée que le sang retrouvé sur le tronc du chêne et dont il avait suivit la trace jusqu'à un ruisseau, appartenait bien à cet homme. Pas étonnant qu'il soit si faible… Lorsque la lumière visible à travers l'un des fusamas se déplaça, puis s'éteignit, il approuva qu'ils attendent encore un peu avant de pénétrer dans la maison. Une fois qu'ils furent rentrés, il délaissa sa cachette pour les suivrent.

Sitôt à l'intérieur, une odeur de sang fit frémir ses narines. Des cris l'incitèrent à accélérer le pas, et il arriva juste à temps pour voir le loup bondir à l'intérieur de la pièce. S'aidant des sons et des paroles qui lui parvenaient il fit une reconstitution mentale de la scène. Bien que maintenant cela lui semblait évident, il fût tout de même un peu surpris d'entendre une voix féminine donner la réplique à Kayama. Toutefois, cela ne l'empêcha pas de prêter une attention toute particulière à leur conversation. Il essayait de recouper ce flot de nouvelles informations avec ce qu'il savait déjà. Le nom de Tashimi attira tout particulièrement son attention. L'affaire commençait à prendre une tournure inattendue mais très intéressante, car s'il se doutait que Kayama et Tashimi était lié, il en était tout autre concernant cette jeune personne. Un hurlement soudain le sorti de ses réflexions, le pressant d'intervenir. Ce qu'il fit.

Maintenant ses bras lui faisaient carrément mal, mais ils étaient en vue de son habitation. Il s'agissait d'une maison de proportion très modeste, entourée d'un petit jardin dont la plus grande partie était située à l'avant, du côté de l'entrée principale. Une haute palissade bien ouvragée le protégeait efficacement des regards indiscrets. Après que Saïtô soit parvenu à déverrouiller la porte à double battants sans se dessaisir de la jeune fille ils pénétrèrent dans le jardin et suivirent un petit chemin de dalle, tout droit jusque sur la véranda d'où ils entrèrent dans la maison en faisant coulisser un fusama. Sans hésitation malgré le noir, Saïtô se rendit directement dans la première des deux pièces situées à sa droite où il déposa la jeune fille sur son futon déjà déplié. Le loup se posta immédiatement tout à côté de la souffrante, pendant qu'il allumait des lanternes qu'il repartit entre la chambre et la pièce par laquelle ils étaient entrés. Plus vaste que la chambre, elle servait à la fois de pièce commune, de salle à manger et de cuisine. Celle-ci à l'opposé de l'entrée qu'ils avaient empruntée occupait tout le coin gauche. Une petite porte prise entre le plan de travail et la seconde pièce servant de bureau, offrait un passage très commode vers le jardin arrière et le puits qui s'y trouvait. Une fois fait, il mis une grande quantité d'eau à chauffer, puis sans s'attarder d'avantage, ressortit en quête d'un médecin. Abandonnant momentanément l'énigmatique jeune fille et son surprenant compagnon.

Une quarantaine de minutes plus tard, Saïtô revint accompagné du Dr Genzaï chargé de sa trousse de médecin. « Je l'ai installée dans la 1er pièce sur votre droite.

- J'aurai besoin d'une grande quantité d'eau chaude et de serviettes, je pense. Pourriez-vous m'en appor…» Un sourd grognement se fit entendre. Le loup inquiété par ce remue ménage avait quitté le chevet d'Oki pour venir s'encadrer dans le passage de la porte et le barrer à l'intrus qu'il toisait, l'air peu amène. Le médecin, livide, recula prestement. Saïtô revint sur ses pas et d'un ton très ferme mais néanmoins dépourvu d'agressivité il lança à l'adresse du loup. « Paix, Yûta ! Tu n'as rien à craindre. » Interloqué, il se tourna en direction de la voix et fixa l'inspecteur dans les yeux. Puis comme si de rien n'était il se détourna de Saïtô et retourna s'asseoir à son poste sans plus un regard aux deux hommes. « Il est apprivoisé vous ne risquez rien. » Le docteur, peu rassuré malgré tout, s'avança dans la pièce en évitant soigneusement le regard transperçant du loup et s'agenouilla à côté de la patiente en face de l'effrayant animal. Evaluant rapidement la situation d'un œil expert, il défit les bandages de fortunes et les vêtements de la jeune fille pendant que Saïtô amenait tour à tour, l'eau chaude et les serviettes propres. « Comment ce nomme cette jeune personne ? interrogea le médecin comme pour meubler le silence, alors qu'il recousait soigneusement la plaie qu'il venait de bien nettoyer.

-… Contentez-vous de la soigner, fit l'inspecteur d'un ton las, cela vaudra mieux. De tout façon, il n'en savait rien. Il connaissait le nom du loup pour l'avoir entendu lors de la conversation avec Kayama, mais il ignorait encore le nom de la blessée.

Avant de partir et d'empocher de généreux honoraires contre la promesse de sa discrétion absolue, le docteur remit à Saïtô, quantité d'herbe à infuser ou à appliquer en cataplasme ainsi que de nombreuses instructions pour le bon rétablissement de la blessée. Epuisé par cette longue nuit, Saïtô prit tout de même le temps de ranger la chambre et de mettre tremper les vêtements ensanglantés de sa nouvelle « pensionnaire » comme il l'appelait déjà, avant de prendre exemple sur Yûta confortablement roulé en boule contre sa protégée, et d'aller s'allonger dans la pièce voisine qui, en plus de son bureau, allait devenir sa chambre.

Il s'éveilla tard dans la matinée, dérangé par les appels délirants de sa pensionnaire, emprise à un violent accès de fièvre. Elle était toujours sans connaissance, mais il parvint néanmoins entre deux délire, à lui faire absorber l'amer décoction du Dr Genzaï qui abaissa à nouveau sa température et lui permit de retrouver le sommeil réparateur dont elle avait tant besoin. Après cela, il entreprit de se débarbouiller au puits derrière la maison et de se changer, pendant que Yûta rassuré par le sommeil tranquille de son amie, sortit se soulager dans le jardin après une inspection minutieuse des lieux. Ensuite, après avoir nettoyé et mit à sécher les vêtements d'Oki, il se restaura en vitesse d'un reste de riz qu'il partagea avec Yûta et sortit, assuré que sa maison n'aura jamais été aussi bien gardée. Il se rendit directement à la préfecture qui, comme il l'avait prévu, ressemblait présentement à une ruche d'abeilles en folies, car, bien entendu, le corps sans vie et étrangement mutilé de Kayama avait été découvert plus tôt dans la journée. Toutefois, personne ne fût surpris de son manque d'étonnement car il était de notoriété ici, que l'inspecteur Fujita était taillé dans le marbre. Etant donné la similitude avec les meurtres de la forêt sur lesquels il enquêtait déjà, c'est lui qui fut naturellement chargé de l'enquête. Maintenant qu'il savait Tashimi impliqué dans l'affaire, il redoubla de prudence ainsi que de méfiance et préféra taire les événements de la nuit passée, afin de ne pas alerter les taupes que Tashimi n'aura pas manqué de se payer au sein de la police. Après tout, ce ne sont pas les candidats qui manquent, se dit-il, et s'il fallait tous les éliminer, on risquerait de sérieux problèmes d'effectif. De plus, les taupes peuvent parfois s'avérer bien utile… Enfin, du moment que l'on sait s'en servir. Un fin sourire étira ses lèvres alors qu'il portait à sa bouche la cigarette qu'il venait d'allumer.


"&??!?&" de programme à la ?!?& qui veut pas faire les espaces et mettre les "" là ou je les voudrai.....Enfin....

Comme toujours, j'attends vos reviews avec impatience….

Léo