Ouf! Enfin posté! Qu'es-ce qu'il ma fait suer ce chapitre. J'ai bien cru que je ne trouverai jamais le temps de le publier. C'est que je me disais toujours que j'aurai le temps de l'écrire lorsque je serai de nouveau au chômage, mais à la fois hélas et heureusement, je n'ai finalement plus été au chômage. Je tâcherai de faire mieux pour le prochain. Au moins, en compensation, celui-ci est long. J'espère qu'il vous plaira…
Bonne lecture et à bientôt dans vos reviews!
Elizabeth: encore une review qui m'aura fait chaud au cœur. J'espère que ce nouveau chapitre sera à nouveau digne de ton attention et que mon style aura continuer à s'améliorer. J'ai un peu soucis que le rythme de mon histoire devienne un peu trop ample au goût des lecteurs mais d'un autre côté, je ne vois pas comment j'aurai pu faire autrement. Je me réjouis donc de connaître ton avis à ce sujet.
Dirty Ponce: merci pour tes conseils avisés. C'est un peu tard pour changer ce prologue, mais je m'en souviendrais pour le prochain. Je tiens également à te remercier, du temps que tu nous as déjà consacré à ma fiction et à moi-même, cela me fut précieux…
La rencontre des loups
Chapitre 5 : Le cœur des loups
Lorsque, quelques heures plus tard, l'inspecteur Fujita rentra chez lui, il retrouva une Oki paisiblement endormie sous le regard bienveillant de son loup. Sa température était encore assez élevée, mais diminuait régulièrement tandis que les accès de délire semblaient avoir disparu. Néanmoins, la première chose dont Saïtô s'occupa en rentrant, fut de lui administrer ses médicaments. Elle était toujours sans connaissance mais cela ne l'inquiéta pas. Il quitta la pièce suivi de près par le loup. Amusé, il se retourna et fixa l'animal qui s'assit face à lui, sa queue proprement ramenée sur ses pattes de devant. Yûta le fixa à son tour en se léchant les babines l'air interrogateur, les yeux brillants d'espoir. Quelques secondes passèrent avant que Saïtô n'éclate de rire devant le loup perplexe. Ne voulant pas laisser plus longtemps cette pauvre bête affamée dans l'expectative, il se dirigea vers le seau qu'il avait ramené, y plongea la main, et en ressortit une magnifique volaille qu'il lui tendis.
Le lendemain matin, alors qu'il venait juste de changer ses pansements, d'aérer ses draps et de la rafraîchir à l'aide de serviettes humides, Oki s'éveilla. Avant d'apercevoir Yûta ce qui l'apaisa immédiatement, elle parcouru la pièce d'un regard totalement désorienté. Son compagnon, couché non loin, ou plutôt, étalé de tout son long dans la chaleur bienvenue d'un rayon de soleil, mu par un sixième sens, s'éveilla sitôt qu'elle posa son regard sur lui. Encore trop faible pour le saluer même que d'une simple caresse, Oki se contenta de lui sourire ce qui le fit bondir de joie. Continuant son inspection malgré sa vision encore un peu trouble, son regard chargé de questions fini par croiser celui de l'inspecteur revenu sur ses pas.
"Bienvenue chez moi", fit-il en guise de réponse.
Oki, à nouveau désorientée, avisa le loup non loin, l'air incrédule. Celui-ci, abaissa son regard d'un air d'excuse, en agitant faiblement la queue. Penaud, il vint s'assoire tout près d'elle et la gratifier de quelques coups de langue au visage. Vaincue par la fatigue, Oki se rendormit.
Le soir, comme la nuit tombait, l'inspecteur revint auprès de la souffrante qu'il trouva éveillée.
"Contant de voir que tu as l'air d'aller mieux, dit-il d'un ton plutôt sympathique. Comment te sens-tu ?"
Oki, le regard tourné vers quelque chose qu'elle seule semblait voir, garda le silence, hébétée. Compréhensif, Saïtô posa doucement sa main sur son épaule afin de capter son attention. Ce contacte, fit tressaillir Oki violemment qui tourna vers lui un regard épouvanté.
"Comment t'appelles-tu ?" demanda-t-il gentiment afin de l'assurer de ses bonnes intentions.
"Oki."
Elle avait répondu sans réfléchir, le regard à nouveau tourné vers nul part. Avant de sortir, Saïtô la dévisagea rapidement et lui désigna de la tête le bol de soupe fumante, qu'il avait apporté à son intention.
"Bois ça, ça te fera du bien."
Après un temps que Saïtô jugea, au nombre de mégots abandonnés au cendrier, suffisant, il retourna voir sa jeune pensionnaire, bien décidé à avoir, au moins, un début de conversation sur le sujet hautement intéressant que représentait Tashimi. Il était temps qu'il sache si tout cela le mènerait quelque part ou non. Bien que le soji soit ouvert, il s'apprêtait à frapper afin de signaler sa présence, lorsqu'il retint son geste. La belle ne l'avait pas attendu et dormait déjà profondément. Jugeant préférable de ne pas la déranger, il remit cet entretien au lendemain. Parcourant silencieusement la pièce, il éteignit les lampes, ramassa la vaisselle, puis comme Yûta se redressa alors qu'il passait à côté, gratifia le loup d'une brève caresse sur la tête avant de quitter la chambre enténébrée.
Le vent soufflait rageusement faisant tourbillonner les feuilles mortes à leurs pieds. L'air était lourd et des nuages noirs menaçaient d'éclater à tous moments. Il s'était mis en garde et fixait son adversaire, prêt à anticiper le moindre de ses gestes. En adoptant cette posture, il avait hermétiquement fermé son cœur, laissant son humanité de côté. Son attaque fût fulgurante et c'est sans merci aucune qu'il terrassa son adversaire d'un simple coup d'estoc, sa spécialité. Il sentit l'odeur fétide du sang et sut avec certitude qu'elle ne le quitterai plus jamais. Okita se tint soudain à ses côtés et lui souriait. Il était jeune, mais son regard démentait cette jeunesse.
"Alors mon ami, toujours pas décidé ?"
Puis il disparut comme il était venu, le laissant seul avec ses désillusions. Des gémissements retentirent dans le lointain puis se fut la nuit.
Saïtô ne comprit pas tout de suite ce qui l'avait réveillé. Il avait encore à l'esprit l'image de son jeune ami décédé lorsqu'il se rappela ce qui l'avait tiré de son sommeil. Se levant précipitamment, il se dirigea à grand pas dans la chambre voisine. Oki était prostré sur son futon, le teint livide, Yûta tout serré contre elle. En voyant Saïtô s'approcher, elle fut prise de panique. Elle tenta de se lever, mais ses jambes refusaient de lui obéir. En détresse, elle le supplia de ne pas s'approcher, d'avoir pitié et de ne pas leur faire de mal. Ses paroles étaient entrecoupées de sanglots et tout son être exprimait un indicible désespoir. Saïtô compris qu'elle était perdue dans un monde de cauchemar. Il recula d'un pas pour la rassurer
"Tout va bien, dit-il, c'est fini. Tu es en sécurité dans cette maison et Yûta veille sur toi."
Comme il l'espérait, le son de sa voix ramena la jeune fille à la réalité. Dans un sursaut, son expression changea du tout au tout. Une furtive lueur sembla traverser son regard avant qu'elle n'enfouisse son visage dans l'abondante fourrure de son loup et pleure de nouveau. Longtemps. Ces larmes, pas moins douloureuses, et tout aussi amères n'avaient, néanmoins, plus rien à voir avec les précédentes. Lorsqu'elle cessa, Saïtô s'approcha d'elle et lui tendit une tasse de thé. Elle relâcha le loup et s'en saisi l'air absente. Elle but quelques gorgées puis ignorant la présence de Saïtô, s'allongea sur son futon et se rendormi instantanément, épuisée.
Trop énervé pour se recoucher, Saïtô enfila son uniforme, prit son sabre et sortit. L'air frais lui fit du bien et comme à son habitude sur le chemin de la préfecture de police, il alluma une cigarette et entreprit d'organiser mentalement sa journée. Si l'affaire Kayama était déjà plus au moins réglée, celle concernant Tashimi était toujours au point mort. Il avait appris hier la mort, accidentelle bien sûr, du dernier agent chargé d'infiltrer le réseau. Oki était pour l'instant, sa meilleure carte. Il avait été surpris par sa violente crise d'angoisse de ce matin et était persuadé que Tashimi n'y était pas étranger. Elle était morte de peur et il était évident qu'il n'obtiendrait rien d'elle pour l'instant.
Les jours suivants, bien que son l'état de ses blessures lui aurait permit de se lever quelque peu, Oki n'en fit rien. Elle restait couchée, le regard perdu au loin, vide de toute volonté. Même son loup était impuissant devant ce mal intérieur qui rongeait son amie. C'est tout juste si elle s'alimentait. Les premiers jours, Yûta n'avait pas cessé de la presser de se lever. Il passait sa tête sous son bras en gémissant, pressait son nez dans son cou ou grattait le sol près d'elle en agitant frénétiquement la queue et en jappant comme un louveteau mais elle se contentait de poser distraitement sa main sur sa tête, sans même lui accorder un regard. Alors, comme rien ne semblait pouvoir la distraire, Yûta se résignai. Impuissant, il abaissait tristement la tête et venait se blottir dans les bras qu'elle lui tendait machinalement. Elle pleurait souvent et Yûta paraissait pleurer de même. Invariablement depuis plusieurs jours déjà, chaque fois que Saïtô rentrait dans la chambre, Yûta agitait légèrement la queue et baissait les yeux comme en singe d'excuse, et à chaque fois, Saïtô pouvait lire l'inquiétude et une infinie tristesse passer comme une ombre dans le magnifique regard doré du loup. Cela ne lui arrivait pas souvent, mais Saïtô était de jour en jour plus étonné de constater combien Yûta était un compagnon fidèle, sensible et compréhensif. Sensibilité et compréhension qu'il étendait à Saïtô. En effet, contrairement à la plus part de ses semblables qui ne parvenait jamais à saisir quoi que ce fût de ses sentiments ou émotions, Yûta avait la capacité de le comprendre instantanément, qu'il le veuille ou non, ce qui, aux yeux de Saïtô, faisait de lui son égale. Finalement, il devait bien se l'avouer, plus il côtoyait le loup et plus il avait envie de gagner sa confiance et de devenir son ami.
Oki avait perdu le compte des jours, elle se sentait entièrement engourdie. Elle avait conscience de se qui l'entourait, mais ne parvenait pas à se concentré dessus. Elle sentait la présence réconfortante de son loup et celle plus inquiétante de l'inspecteur mais comme sa présence ne semblait pas déranger Yûta, elle fini par s'en accommoder. Elle se rendait vaguement compte de l'inquiétude de son ami, mais elle ne parvenait pas vraiment à en saisir la raison. Bien des images et des idées tournaient dans sa tête, mais chaque fois qu'elle voulait en examiner une pour voir de quoi il s'agissait, tout s'embrouillait pour finalement disparaître. Tout lui paraissait sans espoir aucun. La vie n'avait plus assez de saveur ni de couleur, pour qu'elle s'y intéresse. Les dernières paroles de Kayama l'avaient brisée. La souffrance qu'elle avait éprouvée avait été si forte, qu'en dernier recours, elle s'enferma derrière de hautes murailles d'indifférence. A l'abri desquelles, elle s'était petit à petit perdue dans un monde de douleur et de désespoir.
Un après-midi, comme à son habitude, Saïtô entra dans la chambre. Un bref regard échangé avec le loup, lui appris que rien n'avait changé. Yûta paraissait toujours plus abattu et désespéré. Il se leva, et vint, pour la première fois vers Saïtô quêter quelque réconfort. Il se pressa contre sa jambe et passa sa tête sous sa main. S'agenouillant afin de se mettre à sa hauteur Saïtô le gratifia de quelques caresses sur la tête. Yûta gémit gentiment en le fixant d'un air suppliant. Comprenant, sa supplique muette il se releva et se dirigea vers le futon pour s'agenouiller à nouveau à côté de celui-ci. Le loup et lui échangèrent un dernier regard entendu avant qu'il se tourne résolument vers Oki.
"Regarde–moi. REGARDE–MOI ! Cria-t-il, comme Oki restait les yeux braqués dans le vide."
Elle sursauta légèrement et tourna vers son loup un regard apeuré. Celui-ci rapprocha, mais sans montrer la moindre agressivité envers l'inspecteur. Comme ce dernier répétait son ordre, un ton plus bas néanmoins, elle fixa Saïtô avec un air d'animal traqué. Satisfait de l'avoir quelque peu tirée de sa léthargie il poursuivit d'une voix qui se voulait calme et rassurante, son but n'étant pas de l'effrayer d'avantage.
"Tu es en sécurité ici, mais que tu le veuille, ou non, il va bien falloir que tu te bouges et crois-moi, il vaudrait mieux que tu le veuille…"
Oki roula vers lui des yeux effrayés. Mais très vite, son regard devint à nouveau vide, et elle se remit à admirer le néant. Saïtô poussa un soupir et partit.
La nuit était tombée depuis longtemps déjà, mais Oki ne parvenait pas à trouver le sommeil. Perdue dans son monde de détresse, les paroles de l'inspecteur lui revenaient sans cesse. Cet homme l'effrayait, pourtant, et cela la troublait énormément, Yûta semblait lui faire confiance, allant même, jusqu'à la laisser seule alors que cet individu était dans la maison. Chaque jour, l'homme paraissait plus énervé de la voir silencieuse et renfermée mais, néanmoins, jamais il n'avait eu le moindre geste agressif à son encontre. Jamais il n'avait profité de sa faiblesse. Au contraire, il l'avait soignée et nourrie. Mais pourquoi ? Pourquoi faisait-il cela ? Que mijote-t-il donc ? Une idée lui traversa soudain l'esprit : il veut la livrer et toucher la récompense. Tout son corps frémit a cette pensée, et le désespoir la submergea. Tout ceci ne finirait donc jamais ? Elle rumina sa peine encore bien longtemps puis soudain tout lui paru clair. Résolue, elle se leva. La tête lui tourna mais elle réussi à tenir debout. Comme chaque nuit, Yûta était sortit se dégourdir les pattes. Elle eu un terrible pincement au cœur en l'imaginant parcourir nuitamment la forêt mais sa décision était prise. Elle sortit de la chambre et s'avança jusque devant le soji clos de la pièce voisine. Lorsqu'elle entendit le souffle régulier de l'inspecteur endormi elle fit silencieusement coulisser le soji et s'introduit furtivement dans la chambre. Ses yeux étant déjà habitués à l'obscurité, il ne lui fallut pas longtemps pour repérer ce qu'elle cherchait.
Mû par un inexplicable pressentiment Yûta fit instantanément demi-tour et s'élança au grand galop en direction de la ville.
Saisissant la garde d'une main et le fourreau de l'autre, elle dégaina lentement, silencieusement, la lame affûtée. Elle ne tremblait pas. Son esprit était clair et sa décision inébranlable. Enfin elle tenait la solution. Un instant, très bref, elle pointa la lame sur l'homme endormi mais se ravisa. Se laissant brusquement tomber à genoux, elle leva le sabre, la lame tournée vers elle-même. A ce moment, un bruit de drap que l'on froisse se fit entendre, et elle sentit quelque chose agripper le dos de son kimono, la projetant en arrière avec force et l'envoyant valdinguer brutalement sur le sol. Surprise, elle poussa un cri suraigu et lâcha le sabre qui alla se figer dans le plancher. Lorsqu'elle vit l'inspecteur se pencher sur elle pour la saisir sans ménagement par le col de son vêtement, elle eut soudainement très peur d'avoir provoqué la colère de cet homme. La relevant comme fétus de paille, Saïtô la planta sur ses pieds. En la toisant de toute sa hauteur, il la fixa de son regard le plus dur et sans prévenir, la gifla violement. Choquée, Oki le regarda comme si elle le voyait pour la première fois. Elle porta machinalement la main à sa joue douloureuse et sembla enfin prendre conscience de se qui l'entourait. Ses yeux s'emplirent de larmes et elle se jeta rageusement sur Saïtô pour le frapper. Elle tapait de toutes ses forces, martelant la poitrine de l'inspecteur de coup de poing. Celui-ci indulgent, ne fit rien pour l'en empêcher et la laissa se défouler un moment, avant qu'il ne décide que s'en était assez et la saisisse, gentiment mais fermement, dans ses bras. Surprise pas ce geste inattendu, elle éclata en sanglots. Comment ce faisait-il qu'il ne s'énerve, ni ne la frappe ? Ce pourrait-il qu'elle se soit trompée ? Y aurait-il encore un espoir ? Ses larmes coulant le long de ses joues, venaient s'étancher sur le kimono de Saïtô qui continuait de l'entourer de ses bras.
De longue minute plus tard, Yûta arriva totalement essoufflé. Quelques secondes lui suffirent pour comprendre que son nouvel ami avait empêché l'irréparable, parvenant du même coup à ramener Oki dans le monde des vivants. Remerciant Saïtô d'un simple regard, il vint se presser tendrement contre la jambe d'Oki, qui se libéra de l'étreinte de l'inspecteur, pour se laisser glisser au sol afin de le saisir dans ses bras. Préférant les laisser seules, l'ancien Shinsen Gumi sortit. La nuit était douce. S'adossant à l'un des piliers de la véranda il alluma une cigarette. Il n'avait jamais ressenti pareil sentiment de bien-être et cela était étrange. D'où lui était venue cette idée, génial au demeurant, de la serrer contre lui ? Après une seconde cigarette qui d'ailleurs ne lui apporta, pas plus que la précédente, un quelconque soulagement, il rentra.
Oki tenait toujours fermement Yûta contre elle, mais elle ne pleurait plus. Saïtô s'approcha d'elle et déposa une couverture sur ses épaules. Elle n'avait pas dû s'en apercevoir car elle sursauta. Elle se retourna et le regarda, surprise, de ses grands yeux mordorés dans lesquels brillaient, à nouveau, cette étincelle que Saïtô avait déjà pu admirer lors de leur première rencontre. Elle parut d'autant plus surprise et incrédule, lorsqu'il s'agenouilla à coté d'elle et tendis la main vers sa joue rougie par la gifle qu'il lui avait assenée, pour appliquer une serviette froide dessus. Ils échangèrent un long regard et l'ancien loup de Mibu sentit quelque chose en elle changer sans vraiment parvenir à saisir de quoi il retournait au juste. Les yeux brillants, elle saisit la main qu'il tenait toujours sur sa joue et vint se blottir contre Saïtô qui la laissa faire, incapable de la repousser.
Voilà! Merci de m'avoir lue et surtout, n'hésitez pas à cliquer sur le bouton "go" en bas à gauche. Je serai ravie de connaître votre avis….
