De retour pour de bon! Après environ un an j'ai décidé de reprendre ma fanfiction car contrairement à ce que j'avais cru, ce site n'est pas mort ! Pardon chers lecteurs ! Fasse le ciel que vous me pardonniez ce malentendu. TT
Le chapitre ci-dessous est prêt depuis un an mais j'avais décidé de le rallonger un peu avant de la poster toutefois, j'ai décidé de le publier dès maintenant, malgré sa petitesse, afin de vous aider à patienter, si tant est que vous ayez encore envie de me lire….
Ce nouveau chapitre marque donc la reprise de cette histoire.
Bonne lecture à tous!
Elizabeth: Toujours fidèle au rendez-vous tes reviews me sont toujours aussi précieuses. Je suis navrée tu as du croire que j'avais abandonné ma fic, et c'était vrai. Mais j'ai changé d'avis, et finalement, j'irai jusqu'au bout, et sans bâcler les derniers chapitres.
Corail Zaarea: C'est ta review tardive qui m'a fait réaliser que n'était pas un site mort et qui m'a décidée à reprendre ma fiction qui finalement intéresse toujours… Dans ton commentaire tu semblais si sûr que j'allais écrire la suite que je ne veux pas te détromper. Merci.
Syl : Voici la suite (vaut mieux tard que jamais) de l'histoire de ton couple préféré. Merci de l'intérêt que tu lui manifeste.
Azalée : Merci ta longue review m'a fait chaud au cœur et je suis soulagée que mes lacunes en orthographe ne t'empêchent pas de me lire. J'y fais très attention et je fais relire mes chapitres chaque fois que je le peux car tu as raison. Trop d'erreur peuvent nuire à la qualité d'une histoire.
Chapitre 7: Le réveil du Loup de Mibu
Le soleil était à peine levé, mais déjà, les oiseaux s'en donnaient à cœur joie et égaillaient de leurs chants ce début de matinée. Comme toujours, Saïtô s'éveilla aux premières lueurs de l'aube. Toutefois, il ne se leva pas tout de suite mais vint plutôt se serrer contre Oki. Elle dormait à côté de lui et il fit naturellement bien attention de ne pas la déranger. Là, bercé par le souffle régulier de la jeune fille, il se sentait bien. Si bien...
Désormais, il ne pouvait plus se mentir. Il l'aimait. Il déposa un baiser dans le creux de son cou et la serra encore un peu plus contre lui. Oui, il l'aimait et son récit de la veille l'avait empli d'une colère terrible et il s'était juré de faire justice. Quoi qu'il lui en coûterai… Aku Soku Zan…
Les gémissements de Yûta assis devant le fusama le tirèrent de ses réflexions. Le loup avait besoin de sortir. A contrecœur, Saïtô s'extirpa de sous les couvertures et alla lui ouvrir. Du coup, il en profita pour sortir lui aussi afin de s'offrir sa cigarette matinale. C'est vrai que depuis quelque temps il fumait et surtout buvait moins, mais tout de même…
Yûta qui venait d'achever l'inspection quotidienne du jardin, courrait à présent comme un fou de droite et de gauche en prise avec un gros bout de bois mort, qui apparemment ne l'était pas encore assez à son goût, sous le regard amusé de l'inspecteur.
Ce dernier, maintenant qu'il connaissait les circonstances de sa rencontre avec Oki voyait Yûta d'un œil nouveau. Bien sûr, il avait toujours su qu'il ne s'agissait pas d'une simple relation "maître-chien" ou "dominant-dominé". De même, il avait acquis la certitude que Yûta n'était pas un loup que l'ont avait apprivoisé dès la naissance mais bien un loup sauvage qui avait décidé de son plein gré, par amour avant tout, de se lier avec une humaine. Toutefois, jamais il n'aurait imaginé pareille histoire !
Cette année là, la saison des pluies avait commencé très tôt, surprenant Oki dans sa course effrénée à travers l'épaisse forêt. Après des jours et des nuits de fuite éperdue, presque sans rien manger ni dormir, Oki s'était effondrée, épuisée et transie de froid. Malgré son extrême faiblesse, elle trouva la force de se traîner à l'abri sous un arbre énorme au bas duquel elle découvrit, dissimulée sous les racines, une grotte. Réalisant l'aubaine, elle se faufila à travers l'étroite ouverture sans plus attendre et découvris une cavité large et longue de bien deux pas, suffisamment haute pour qu'elle puisse s'y tenir debout et sèche. Exténuée, elle s'y endormi.
Ce n'est que bien des heures plus tard, lorsqu'elle s'éveilla, qu'elle trouva un jeune loup maigre à faire peur, galleux et blessé à la cuisse allongé au fond de la grotte. Elle ne sut jamais si le loup y était déjà ou s'il était entré là durant son sommeil, mais il ne lui fallut pas long pour comprendre qu'il était à l'agonie. Alors que son regard reflétait pourtant une envie farouche de vivre, il était si faible qu'il ne pût esquisser le moindre geste lorsqu'elle tenta de s'approcher. Bouleversée, voyant en l'animal agonisant le reflet de son âme meurtrie, elle soigna le loup du mieux qu'elle put, usant ses dernières forces. C'était plus fort qu'elle : symbole de sa propre volonté, il fallait que le loup survive, et il survécu.
A dater de ce jour, uni par un lien mystérieux d'une force peu commune, ils devinrent inséparables.
De retour dans la chambre, Saïtô revêtit silencieusement son uniforme et partit à la cuisine se faire un thé. Oki vint le rejoindre peu après et l'inspecteur lui en servi une tasse. Il observait tendrement la jeune fille entrain de déguster quelques gorgées lorsque son regard s'assombri et se porta au-delà de cette dernière. Le visage subitement mélancolique de son vis-à-vis l'intrigua et Oki se retourna afin de comprendre ce qui attirait ainsi son regard. Ce fut facile, car la paroi derrière elle ne présentait nul autre ornement qu'un katana posé horizontalement sur deux supports en bois.
"Vous semblez bien pensif tout à coup, est-ce à cause de ce sabre ? Appartenait-il à l'un de vos proches ?" risqua-t-elle de sa voix douce.
De longues secondes s'écoulèrent avant que Saïtô ne réponde.
"Oui…Il était fort jeune, mais pourtant son habileté au maniement du sabre et son intelligence, faisait de lui un être hors du commun. Il était le seul ami que je n'ai jamais eu, la seule personne sur laquelle je n'aie jamais compté… » Saïtô bu lentement quelques gorgées de thé avant de se décider à continuer. «Nous étions capitaine dans le Shinsengumi. »
Oki dévisageait l'inspecteur alors qu'elle se rappelait les discutions des gens d'armes de Tashimi qu'elle écoutait en cachette, jusqu'à ce que le doute ne lui soit plus permis : « Saïtô Hajimé… c'est vous, n'est-ce pas ? »
D'un hochement de tête le loup de Mibu acquiesça.
Oki était loin de connaître toute l'histoire du Shinsengumi, néanmoins, elle avait suffisamment entendu parler de Saïtô le féroce loup de Mibu pour se sentir en sécurité près de lui. Elle se rappela la crainte et le respect que ce nom évoquait parmi les hommes de Tashimi, même les plus habiles et les plus violents.
A mesure que ces souvenirs lui revenaient, son cœur se mit à battre la chamade et elle ne fut bientôt plus capable de retenir ses larmes. Saïtô vient la prendre dans ses bras et elle s'agrippa à lui de toutes ses forces. « Protégez-moi ! »
Le soir même, sitôt rentré du travail Saïtô emmena Oki à travers un dédalle de ruelles sombres jusque dans les bas quartiers de la ville. Là, ils s'arrêtèrent devant un modeste cabanon. «Tsunan Tsukioka ? » fit Saïtô en frappant légèrement à la porte. Quelque seconde plus tard celle-ci s'ouvrit sur un jeune homme qui le dévisagea un instant avant de lui faire signe d'entrer.
L'habitat ne comportait qu'une pièce dont les murs étaient décorés de magnifiques estampes diverses et variée. Le sol était jonché de peinture inachevée, de feuille de papier ou d'estampes entrain de sécher.
« C'est elle ? »
« Oui. »
Oki leva un regard interrogateur en direction de Saïtô.
« Je t'ai emmenée ici pour que tu lui décrive Tashimi afin qu'il en fasse un portrait. »
Maintenant vous savez tout sur le passé de mes deux héros. Est-ce un peu trop tiré par les cheveux ? trop mièvre ? Avez-vous aimé ? A vous la parole.
