Tadammm ! Cette fois c'est la bonne, je vais terminer cette fiction ! Mille excuse à tous ceux qui attendaient la suite depuis….non j'aime mieux pas le dire… !

Voici donc un nouveau chapitre. J'ai déjà écris le suivant et je vous promet de le publier avant trois jours. On n'approche de l'épilogue. Encore un ou deux chapitre et vous connaîtrez enfin toute l'histoire.

Je vous souhaite à tous une bonne lecture.


Altiru : Merci pour ta review. J'espère que la suite te plaira.

Remington : Un très grand merci pour tes intéressantes review ! Tu as raison je maîtrise encore pas tout en ce qui concerne la concordance des temps. ça me fait très plaisir de connaître enfin ton avis sur cette fic qui, tu le sais, me tiens très à cœur. La bête…bonne suggestion, je n'y avait pas pensé ! Je me réjouis de savoir ce que tu pense du prochain chapitre.


Chapitre 8: La riposte des Loups

La terre asséchée par plusieurs jours de canicule absorbait instantanément l'eau que leur donnait l'ancien Loup de Mibu.
« Pourquoi arrosez-vous les fleures alors que l'orage gronde, Fujita-san ? Demanda Oki en s'approchant de l'inspecteur.
- Lorsque la terre est humide, elle absorbe mieux la pluie que lorsqu'elle est sèche. La terre très sèche forme une croûte sur laquelle la pluie ruisselle sans pénétrer en profondeur. » Saïtô lui répondis machinalement sans vraiment prêter attention à la jeune fille. Aujourd'hui il n'était pas censé aller travailler et ça tombait bien car il avait besoin de réfléchir. A priori le portrait de Tashimi décrit par Oki ne lui rappelait personne. Mais Tokyo est une grande ville et ce n'est pas difficile de se fondre dans la masse. Tout à ses réflexions, Saïtô qui avait fini d'arroser son jardin alla déposer le seau et la louche d'arrosage près du puits. Oki le suivi en silence.
« Pensez-vous vraiment que ce portrait pourra vous être utile ? Fini-t-elle par demander. Saïtô se retourna et la toisa de toute sa hauteur.
- J'ai si peur qu'il me retrouve. En disant cela elle croisa le regard transperçant de l'inspecteur. Il s'approcha d'elle et son expression se radouci, il pausa ses mains sur ses épaules et les tiens fermement.
- Tu est en sécurité ici. » Il la fixa encore un instant avant de la prendre par la main pour l'entraîner à l'intérieur.

Un coup de tonnerre retentit et la pluie s'abattit sitôt qu'ils furent à l'abri de la véranda. « L'été est fini » fit Saïtô en rentrant.

Il n'avait pas fait trois pas à l'intérieur qu'un boulet poilu et dégoulinant d'eau surgit sous la véranda, juste en face de la porte, si vite qu'il dérapa sur le parquet jusque dans la pièce manquant de peu heurter Saïtô. Yûta n'avait pas encore le réflexe de rentrer ses griffes pour permettre aux coussinets d'adhérer sur la surface lisse du sol mais malgré tout il fini par s'arrêter tant bien que mal. Il toisa l'inspecteur puis la jeune fille, qui avait du mal à s'empêcher de rire, ce qui le vexa. Alors, l'aire de rien, il s'ébroua en les ignorants superbement et alla ce coucher dans son coin préféré de la cuisine pour se sécher sous le regard accusateur de Saïtô dont le kimono était maculé de petites gouttelettes d'eau sale.

Jamais personne n'avait ignoré Saïtô lorsqu'il avait cette expression de colère. Sauf peut-être son vieille ami décédé. Il fixa encore le loup qui continuait de l'ignorer tout en semblant parfaitement conscient d'être observé. Alors, chose hautement rarissime, l'ancien loup de Mibu éclata de rire. Puis il s'avança jusqu'au loup et le gratifia d'une caresse sur la tête que celui-ci accueilli par quelques battements de queue. Saïtô parti se changer.

Oki n'avait encore jamais entendu rire l'inspecteur et son rire lui plût tout de suite. Elle adressa une prière muette au ciel pour pouvoir l'entendre à nouveau. L'orage ne dura pas mais il fut violent et surtout rafraîchit enfin l'atmosphère. Oki, pas encore tout à fait remise de sa blessure, s'endormi juste après le repas de midi que Saïtô avait préparé pour eux.

A son réveille le souper était déjà entrain de cuire. Yûta se trouvait couché sous la véranda et regardait l'ancien Shinsengumi s'entraîner au sabre. Oki vint discrètement rejoindre son ami qui ce blottis contre elle. Elle était fascinée par l'expression farouche qu'affichait Saïtô alors qu'il effectuait tout sorte de kata très complexe, si vite qu'elle ne parvenait pas toujours à suivre ses mouvements. Oki ne pût s'empêcher de frissonner en imaginant le nombre de personnes qu'il avait sans doute tuées pour en arriver à une telle maîtrise de sa lame. Elle l'ignorait, mais Saïtô était un maître de l'école " Mugai Ryu ". Lorsqu'il eu fini, elle s'approchât de lui pour lui tendre une serviette afin qu'il puisse essuyer la sueur qui perlait sur son visage. Il la saisit pour s'éponger le front, et comme elle croisait son regard elle fut un peu effrayée par son expression. Ses yeux avaient les pupilles très dilatées et il avait l'air dément. Il remarqua qu'elle l'observait et son visage redevint serein puis, sans crier gare, il la prit dans ses bras et l'embrassa. Oki resta figée de surprise. Elle mit plusieurs secondes à comprendre ce qui lui arrivait. Elle le repoussa de toutes ses forces et partit en courant s'enfermer dans sa chambre. Lui resta planté là, les bras ballants, aussi surprit qu'elle par son geste. Se ressaisissant, il partit se rafraîchir au puits en ressassant ce qui venait de se produire. Jamais il n'avait ressenti pareille émotion pour une femme. L'intense effort physique qu'il venait de produire lui avait procuré comme toujours une grande sensation de bien-être et alors quand il l'avait vue, si jolie dans son kimono vert, il avait été submergé par une vague de désir. Pourtant il s'en voulait à mort. Il n'avait pas eu l'intention de l'effrayer et il était bien placé pour comprendre ce qu'elle avait du ressentir après tout ce qu'elle lui avait révélé de son passé. Elle avait dût se sentir trahie ! Son acte irréfléchis le peina grandement, ce qu'il eu du mal a admettre, étant donné qu'il ne se souciai jamais vraiment de ce que les autres pouvait bien penser de lui. C'était la première fois que cela lui importait.

Sitôt arrivée dans sa chambre, Oki submergée par un torrent d'émotions ne pu retenir ses larmes. Yûta qui l'avait suivie, se serra contre elle. Elle avait eu très peur, pourtant, jamais personne ne l'avait embrassée avec autant de tendresse. Elle ne comprenait pas. Tout s'embrouillait dans sa tête. Elle avait honte mais elle devait bien admettre qu'elle n'avait pas trouvé ça désagréable elle avait eu peur, c'est tout. Mais lui ne l'avait pas forcée. Il ne l'avait pas retenue, même s'il en aurait eu la force. Elle étais très troublée : c'étais la première fois qu'on l'embrassait et qu'elle aimait ça. Elle rougit en repensant à son odeur, à la douceur de sa bouche sur la sienne. Elle se sentait soudait comme sur un nuage. Bien, si bien.

Malgré sa gêne à l'idée de devoir affronter le regard de l'inspecteur, Oki se décida à sortir de sa chambre pour aller manger. Lorsqu'elle arriva à la cuisine, Saïtô avait revêtu son kimono d'intérieur et venait de servir le repas. Il se retourna en l'entendant arriver et, voyant ses yeux rougis par les larmes, eu l'air désolé. Incapable de soutenir son regard, Oki lui sourit en espérant que cela suffirait pour qu'il comprenne qu'elle ne lui en voulait pas. Ensuite elle s'assit et mangea, en prenant bien soin de toujours éviter le regard de l'inspecteur. A la fin du repas, Saïtô rejoignit son bureau où il s'installa pour écrire un rapport. Il avait vu le sourire d'Oki et en avait déduit qu'elle ne lui en voulait pas. A son attitude, il avait compris qu'elle était juste gênée par ce que s'était produit. Mais ne sachant pas quoi faire ou dire il préféra garder le silence. Peu de temps après, il entendis Oki qui entrait dans la pièce qu'il n'avait pas fermée. Il se retourna et comme elle pleurait il se leva et alla la prendre dans ses bras. Elle s'y abandonna entièrement alors il la souleva dans ses bras et l'emmena à l'autre bout de la pièce sur son futon. Il s'y assit en la déposant sur ses genoux, sans cesser de l'enlacer. Là comme il l'avait déjà fais auparavant il imprima à leur corps un mouvement de va et vient et la berça contre lui jusqu'à ce qu'elle s'endorme.

Saïtô arriva à la préfecture au point du jour apportant avec lui le portrait. Comme souvent il était le premier. Il s'attela directement à la rédaction de quelques rapports pour son supérieur et ce mis au plus vite au travaille sur l'affaire Kayama/Tashimi. Il avait déjà une petite idée de la manière dont il allait utiliser le portrait mais il fallait concrétiser ses plans. Il était très pris dans ses recherches et ce ne que très tard qu'il partit en pause. Comme souvent, il opta pour un ramen qu'il prit au restaurant juste à côté de la préfecture. Lorsqu'il revint, la porte de son bureau était ouverte.
« Dégage de là ! Qui t'as permis d'entrer ici ? Aboya Saïtô une main déjà posée sur la garde de son katana.
- Inspecteur Fujita ! Je…je suis navré. Je suis nouveau ici et c'est mon premier jour, des collègues m'on dis que les fournitures de bureau ce trouvent ici. Mon nom est…
- Ils se sont foutus de toi ! Les fournitures c'est à l'étage au dessus. Et maintenant dégage de là. » En prononçant cette dernière phrase l'inspecteur put lire un mépris mal dissimulé par un respect craintif dans le regard de son vis-à-vis. Heureusement celui-ci déguerpi le plancher promptement. Si il y a une chose que l'inspecteur Gôro Fujita ne tolérait pas c'était l'hypocrisie…. Il balaya la pièce du regard et constata qu'apparemment rien n'avait bougé depuis son absence. Décidément il n'avait jamais compris que ce que les officiers trouvaient de si drôle à envoyer les nouveaux se perdre dans son bureau !

Lorsqu'il quitta la préfecture le soleil était déjà bien bas sur l'horizon. L'air était frais. L'orage de la veille avait définitivement rafraîchit l'atmosphère après des semaines de canicules.

Comme toujours entre chien et loup, Yûta pris tranquillement le chemin de la forêt. Il se faufilait discrètement dans les ombres des ruelles. Cette fois attiré par quelques odeurs appétissantes, il emprunta un autre chemin que d'habitude.

Pour profiter un peu de cette fraîcheur bienvenue Saïtô décida de faire un détour pour rentrer en passant par la rivière qui serpente paisiblement non loin de la ville. Saïtô allumait une cigarette lorsque son regard fût attiré par un mouvement juste à la périphérie de sa vision. " Tiens, tiens, je suis pas seul dirait-on " Faisant mine de rien, l'inspecteur continua tranquillement sa route tout en tâchant en repérant un maximum de ses ennemis dissimulé dans l'ombre. Faut dire qu'ils n'étaient pas bien doués. Entre celui qui laisse les derniers rayons du soleil se refléter dans sa lame et celui qui faisait plus de bruit qu'un régiment au pas de charge, la tâche n'était pas trop ardue ! " Bon, à vue de nez je dirais qu'ils sont cinq. Donc j'en tue quatre et je fais parler le cinquième. " En même temps qu'il évaluait la situation un sourire sadique apparu sur ses lèvres et ses yeux ce mirent à briller de manière inquiétante. Voilà qui était fort réjouissant pour lui ! Ces gars ne devaient pas être du coin, parce qu'ici rare était ceux qui osaient encore s'attaquer à l'inspecteur Gôro Fujita. Ce qui était plutôt frustrant pour un homme d'action tel que lui… Malheureusement, il était de notoriété publique dans le milieu que ce dernier n'était pas à prendre à la légère et que mieux valait ne pas avoir affaire a lui car il n'était pas du genre à faire beaucoup de prisonnier. Un ou deux de temps en temps histoire de faire illusion auprès de ses supérieures mais pas plus. Ceux-ci ne se plaignirent d'ailleurs jamais de ses méthodes expéditives.

« Fujita ! Dis-nous comment tu as obtenu le portrait et peut-être te laisserons-nous passer ton chemin en paix. » Fit une voix, alors que cinq personne masquée sortait de l'ombre devant et derrière l'inspecteur pour lui barrer le chemin. En guise de réponse Saïtô laissa échapper un petit rire méprisant. Il dégaina lentement son katana en se mettant en position d'attaque, le sabre levée, pointé en direction de ses ennemis alors que sa main libre était tendue devant lui, parallèle au sabre. « Capturez-le ! Je le veux vivant ! Cria celui qui semblait être le chef de cette bande de malheureux. Ou devrait-on dire " ex-bande ? ". Aussitôt les quatre assassins, le sabre au clair, se jetèrent sur Saïtô qui ne bougea pas d'un poil. Il attendit le dernier instant pour faire un saut prodigieux par-dessus le cercle des ses attaquants et atterris en souplesse derrière l'un des hommes qu'il embrocha sans lui laisser le temps de se retourner. Un second adversaire l'attaqua d'un coup de taille qu'il para avec aisance puis, faisant mine de l'attaquer aux jambes, il rectifia la trajectoire de sa lame au dernier moment et le décapita.

Il avait commencé à ferrailler avec le troisième homme lorsqu'il vit Yûta débouler à toute allure en directions de deux nouveaux attaquants tout juste sortis de l'ombre. Ceux-ci ne le virent que trop tard et le premier des deux n'eut même pas le temps de comprendre ce qui arrivait lorsque le loup lui sauta au coup, emportant avec lui la moitié de sa gorge. Le second tenta vainement d'atteindre Yûta mais celui-ci, semblant deviner tous ses mouvements, put les éviter facilement. Puis sans crier gare, ses muscles se bandèrent et il se jeta sur sa proie et lui fractura le bras d'un coup de mâchoire puissant. Terrassé par la douleur, l'homme lâcha son arme pour saisir son bras qui pendait en formant un angle bizarre avec le reste du membre. Yûta l'égorgea sans une once de pitié. Entre-temps Saïtô s'était débarrassé du troisième et du quatrième homme d'un simple coup d'estoc et s'apprêtait à en découdre avec le dernier. Celui qu'il avait décidé de faire parler… Seulement, Yûta emporter par l'excitation de la bataille et par l'odeur du sang, se jeta dans la mêlée empêchant Saïtô de mener à bien son attaque sous peine de blesser le loup. Celui-ci percuta leur ennemi si fort qu'il bascula et tomba lourdement au sol. « Yûta non ! » cria Saïtô, mais trop tard. Emporté par sa rage Yûta l'avait déjà égorgé.
« Merde ! » bougonna l'inspecteur. Yûta viens s'assoire devant lui et, penaud, quémanda quelques caresses en jappant comme un louveteau. Saïtô le regarda dans les yeux avant de s'accroupir pour se mettre à sa hauteur et lui dire : « Merci pour ton aide loup ! Mais la prochaine fois abstient toi de tous les tuer avant que j'en ai fait parler au moins un. » Sentant à la fois le reproche et la gratitude dans la voix de l'inspecteur Yûta essaya de prendre un air contrit pour la circonstance, sans toutefois réussir à cesser de battre de la queue. Comment aurait-il put comprendre ces préoccupations typiquement humaines ? Amusé par les mimiques du loup, Saïtô le gratifia de quelques brèves caresses sur la tête. « Un adversaire redoutable ce loup. » ce dit-il à part lui.

Il entrepris de fouiller les attaquants mais ne trouva rien de concluant sur leur cadavre et leur visage ne lui rappelait rien. " Bon, je n'ai plus qu'à retourner à la préfecture maintenant. Faut que quelqu'un vienne nettoyer ça. Comment vais-je leur expliquer les morsures…" Pensa-t-il, un peu contrarié. « Tu viens avec moi Yûta ?»