Epilogue
Lorsque enfin Oki trouva le courage de se lever, elle eu le plaisir de découvrir qu'il avait neigé. Tout était blanc et immaculé. La maison était vide. Saïtô était partis travailler de bonne heure et Yûta était absent. A cette pensée, Oki ne put retenir un soupir, son compagnon lui manquait terriblement. Elle était heureuse de sa nouvelle vie mais depuis qu'elle était devenue la femme de l'inspecteur Gôro Fujita, Yûta avait commencé à partir de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps, jusqu'à ne revenir plus qu'une ou deux fois par semaine, parfois moins. Cela lui faisait naturellement de la peine, mais elle ne voulait surtout pas le culpabiliser de reprendre peu à peu sa liberté. Elle comprenait son envie d'espace et d'aventure, c'était un loup, pas un chien. Il l'avait protégée lorsqu'elle en avait eu besoin, mais maintenant elle n'avait plus rien à craindre. Yûta avait accordé toute sa confiance à Saïtô sur ce point. Il y deux semaines, Yûta était revenu à la maison affamé et méchamment blessé. Toutefois, malgré son état piteux, il affichait un air de conquérant. Son attitude avait convaincu Oki et Saïtô qu'il était maintenant devenu un chef de meute. Oki avait eu peur que se soit là sa dernière visite mais comme il était revenu deux jours avant-hier elle s'était sentie rassuré : Il ne l'avait pas totalement abandonnée. Sans doute la meute n'était-elle pas trop loin d'ici. Il ne l'oublierait pas elle en avait maintenant la certitude. Malgré tout il lui manquait mais elle ne pouvait rien y faire. Seulement profiter à fond de ses visites.
La nuit n'était pas encore tombée mais il s'était remis à neiger lorsque Saïtô rentra chez lui. « Quelle joie que tu sois déjà de retour ! T'as journée à été bonne ? » Comme d'habitude, Tokio était là pour l'accueillir et comme d'habitude, elle rayonnait. Quelle femme merveilleuse, pensa Saïtô. Il croisa le regard interrogateur de sa femme. « Que caches-tu donc sous ton manteau ? » Saïtô lui adressa un sourire énigmatique. Une de ses mains était repliée contre lui, dissimulée sous son manteau qui formait un renflement curieux juste à la hauteur de sa poitrine. Comme il ne répondait pas, Oki lui adressa une petite moue boudeuse. Elle avait remarqué que Saïtô n'y résistait jamais longtemps, et ne se privait pas de l'utiliser pour parvenir à ses fins. L'ancien loup de Mibu, incapable de résister plus longuement, ouvrit largement son manteau et révéla une petite boule noire frileusement blottie contre lui. « C'est pour toi, dit-il. Je sais que Yûta te manque beaucoup alors je me suis dis que celui-ci te tiendra compagnie. ça ne le remplacera pas mais je me suis dis que ça te fera plaisir… ! » En disant cela il lui tendis le petit chat qui semblait contrarié d'être arraché à la douce chaleur de sous le manteau et le faisait savoir bruyamment. Il avait beau être petit, à peine trois mois, il avait des cordes vocales déjà bien développées. Oki le saisi avec ravissement et s'empressa de le presser contre elle. Le chaton se mit à ronronner en la dévisageant de ses grands yeux verts.
« Merci ! Il est tellement mignon ! Comment s'appelle-t-il ?
- je ne sais pas, c'est à toi de décider.
- Dans ce cas je vais l'appeler Kuroko ! (petit noir). »
Le petit chat était épuisé d'avoir joué toute la soirée avec Oki et semblait avoir trouvé une place de choix sur le ventre de la jeune fille pour se reposer. Oki était ravie de la présence du chaton et n'avait cessé de rire de ses facéties. Même Saïtô n'avait pu rester totalement insensible au charme de la petite bête.
Tous deux étaient occupé à la cuisine, elle à coudre et lui à aiguiser son sabre lorsque le chaton bondis soudainement de sa place en soufflant. En même temps la jeune femme laissait échapper un cri de surprise. « Qu'y a-t-il ? Lui demanda l'inspecteur inquiet. » Il abandonna son sabre et se porta à son côté. Oki lui adressa un magnifique sourire. « Il a bougé ! Je l'ai sentis bougé ! » Elle attrapa la main de son mari et la posa sur son ventre. « Attends, je suis sûr qu'il va bouger encore ! » « Là ! Tu l'as sentis ? » En guise de réponse Saïtô l'attira dans ses bras pour l'embrasser. Sa joie n'avait pas de limite depuis qu'il savait qu'Oki était enceinte mais sentir le bébé bouger l'émouvait plus que tout. Il allait devenir père ! Lui qui avait déjà tant tué avait contribué à donner une vie !
Voilà, ainsi s'achève la rencontre des Loups.
Comment trouvez-vous la fin ? J'ai hâte de connaître vos avis.
J'ai longtemps hésité sur la fin que je voulais donner à cette histoire, surtout concernant Yûta. A la base il devait connaître une fin tragique mais je l'aime trop et je n'ai pas pu. Finalement j'aime l'idée qu'il soit retourné auprès des siens. Je pense que c'est la meilleure fin pour lui. Je n'avais pas le cœur à faire de lui un vulgaire animale domestique, ça ne lui ressemblait pas.
J'ignore dans quelles circonstances Saïtô c'est marié, ni si c'était un mariage d'amour ou non (les femmes à l'époque n'avait pas vraiment droit au chapitre à se sujet), mais dans le cas d'un mariage d'amour, je n'arrêtais pas de me demander comment une femme pouvait aimer un meurtrier. D'un autre côté, Saïtô était quelqu'un de très connu et de respecté, je pense. C'est le côté ambiguë de cette situation qui m'as donné envie d'écrire cette fic. Cela m'a demandé beaucoup de réflexion sur le caractère de mes personnages et de Saïtô.
Mes sources pour écrire cette fic, à part le manga, je les ai principalement trouvés sur wikipedia . J'y ai également trouvé plein d'informations concernant le Shinsengumi. Toutefois, je me suis appliquée à respecter le plus possible le caractère que Nobuiro Watsuki a imaginé pour Saïtô.
Cher Lecteur, je vous remercie chaleureusement de m'avoir lue et encouragée.
Bien à vous,
Lukyléo
