Disclaimer : Tous les personnages d'Harry Potter ainsi que le monde qui les entourent sont la propriétés de J.K. Rowling et non la mienne.
Je suis sincèrement désolée du temps que j'ai pris pour poster ce chapitre. Pour être franche, ce sont les trois dernières pages qui m'ont pris le plus de temps, car les sept premières étaient écrites à peine deux semaines après la publication du premier chapitre. Mais avec l'université, mon travail, et ma physiothérapie que je dois suivre suite à un malheureux accident en août, je n'ai plus beaucoup de temps pour moi.
Chapitre 2
La répétition
« Je crois que nous devons parler, toi et moi, Harry. »
« Moi aussi, professeur, » assura Harry en se plaçant un peu plus confortablement sur son séan.
« Pourquoi ne me raconterais-tu pas ce qui s'est passé avant que tu n'arrives ici? » demanda le professeur Dumbledore en le regardant par-dessus ses lunettes en demi-lune.
Alors, Harry lui raconta tout : de la recherche des horcruxes, jusqu'à l'idée d'Hermione à propos du dernier objet, en passant par leur fuite face aux mangemorts dans le département des mystères, et finalement, la rencontre avec le fameux sablier.
« Je n'avais jamais vu un sablier comme celui-là, » expliqua Harry, le regard vague, comme s'il voyait de nouveau le sablier, « il était immense et il y avait des centaines, peut-être même des milliers, de visages qui apparaissaient et disparaissaient dans le bois. On aurait dit que des gens y étaient prisonniers, mais ils semblaient heureux de l'être. »
« As-tu touché ce sablier? »
Harry tourna la tête et plongea ses yeux dans ceux du professeur Dumbledore.
« Oui, » répondit franchement le jeune homme.
Le professeur Dumbledore n'ajouta rien et continua de le regarder intensivement. Mal à l'aise, Harry bougea légèrement et sourit au vieil homme.
« Alors? »
Dumbledore eut un faible sourire. Il parassait plutôt las.
« Je suppose que tu veux savoir ce qui t'es arrivé? »
« Ce serait bien, non? »
« Je ne sais pas ce qui s'est passé, Harry. Tout ce que je sais, c'est que tu es arrivé il y a un peu moins de trois heures, dans mon bureau, alors que j'étais en train de me couper les poils de nez; je sais également que tu provoques une certaine agitation au sein du ministère qui voit en toi une grande menace, et je peux aussi affirmer que tu ressembles étrangement à l'un de mes anciens élèves qui porte le même nom que toi. »
« Je vois, » murmura Harry en baissant les yeux. Ce qui voyait surtout, c'est que même le professeur Dumbledore ne savait pas quoi faire et c'était, selon Harry, le plus inquiétant de tout.
« Est-ce que vous allez me cacher? »
Devant le regard inquisiteur du professeur, Harry ajouta :
« Je veux dire, pendant mon...séjour, ici? »
« Non, Harry, nous n'allons pas te cacher, car nous ignorons totalement combien de temps tu vas rester. Peut-être repartiras-tu dans une semaine, ou dans trois ans? Il faut également évoquer la possibilité que tu ne retrouves jamais ton époque et les êtres qui te sont chers. »
Le coeur d'Harry fit un bond dans sa poitrine. Jamais l'idée de rester ici pour toujours ne lui était passée par la tête.
« Mais...vous allez faire quelque chose, n'est-ce pas? » interrogea-t-il avidemment, « Vous allez trouver une solution...? »
Dumbledore garda le silence et Harry compris qu'il réfléchissait profondément à la question : il s'abstint donc de l'interrompre.
« Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour te renvoyer chez toi, Harry. Malheureusement, je ne peux te promettre davantage. J'espère que tu comprends. » répondit le professeur.
« Madame Pomfrey a raison, » continua-t-il en se levant, « tu dois te reposer, Harry. Je viendrai te revoir demain. » Puis, il s'en alla dans un chuintement de soie.
L'infirmière fit son entrée presqu'immédiatement, marmonnant pour elle-même. Harry ne comprenait pas ce qu'elle disait, mais il crût reconnaître les mots 'insensé' et 'repos'. Elle pénétra dans son bureau, et en ressorti aussitôt avec un plat de victuailles dans les mains, visiblement destiné à Harry. Elle le lui plaça doucement sur les genoux, replaça les oreillers de manière plus confortable en leur donnant de solides coups de poing.
« Mais qu'est-ce que vous attendez, monsieur Potter? Mangez! »
« Je croyais que je devais me reposer.. » répliqua Harry d'un ton qui, il s'en rendit compte par après, semblait insolent.
Devant le regard noir que madame Pomfrey lui lança, Harry décida de garder tout autre commentaire pour lui et plongea sa fourchette dans le ragoût qui dégageait un arôme délicieux.
Le lendemain, il ne devait pas être plus de 6h du matin, lorsqu'Harry se réveilla, il trouva le professeur Dumbledore calmement debout près de son lit.
« Je vois que tu es réveillé, Harry. J'aimerais que tu t'habilles maintenant et que tu viennes avec moi. »
« Pourraawwquoi? » interrogea Harry dans un baillement.
Dumbledore se contenta de lui sourire et sortit de l'infirmerie.
Harry, très intrigué par ce que venait de lui dire le professeur, sauta aussitôt sur ses pieds, enleva le pyjama qu'on lui avait mis, et enfila les vêtements qui reposaient sur la table de chevet.
En ouvrant le battant de l'infirmerie, le jeune homme sentit une bouffée d'air à l'odeur familière lui fouetter le visage. Il regarda frénétiquement à gauche et à droite, à la recherche du professeur. Il le vit soudain, qui le regardait derrière la statue de Wilfrid Martel – personnage historique qui croyait que donner des coups de marteau répétitif sur la tête des moldus les transformeraient en sorciers. Toujours souriant, Dumbledore disparut au coin du mur.
« Hé! Attendez professeur! » cria discrètement Harry. Il sortit sa baguette et fit un mouvement en direction de ses chaussures, avant de se lancer à la poursuite du professeur. À cause du sort qu'il venait de jeter, ses chaussures ne faisaient aucun son lorsqu'ils entraient durement en contact avec le plancher, ce qui, bien entendu, n'attirerait pas l'attention.
Il courut ainsi après Dumbledore pendant près d'une demi-heure. Le vieil homme lui souriait au coin d'un mur et disparaissait aussitôt. Lorsqu'Harry arrivait au même coin de mur, le professeur était déjà beaucoup plus loin et l'attendait tout aussi calmement. Il était si rapide, qu'Harry se demanda – malgré les commentaires répétitifs d'Hermione à ce sujet – s'il ne transplanait pas.
Finalement, au détour d'un mur – Harry pensa qu'ils devaient être dans l'aile nord du château, probablement au cinquième étage – Dumbledore l'attendait à l'entrée d'une porte. En gardant son éternel sourire mystérieux, il pénétra dans la pièce, invitant Harry à le suivre.
Lentement, il s'approcha de la porte qui, au premier coup d'oeil, semblait tout à fait ordinaire. Pendant la poursuite de Dumbledore, Harry n'avait pas vraiment réfléchi à ce qu'il faisait, trop fatigué et curieux qu'il était. Mais maintenant que la course était terminée, il songea qu'il n'était peut-être pas judicieux d'avoir suivi Dumbledore. Il agissait de façon si étrange...
« Ce n'était peut-être même pas Dumbledore, » ne pu s'empêcher de penser Harry.
Son coeur battait follement dans sa poitrine, menaçant d'exploser à tout moment. Alors qu'il se rapprochait de plus en plus de la porte – et par le fait même, de la réponse à ses questions – une douce musique parvint aux oreilles d'Harry. Une musique des plus familières.
« Non...c'est impossible, » murmura Harry d'un ton incrédule.
La pièce ressemblait à toutes les autres classes vides, excepté qu'à la place des habituelles chaises et tables, se trouvait le sablier.
De Dumbledore, aucune trace. C'était comme s'il s'était volatilisé, laissant la place à l'objet magique. La musique et les odeurs étaient de nouveau là. Les visages rieurs se baladaient toujours sous le bois du sablier. Harry se dit qu'il détenait là l'unique chance de retourner chez lui. Il s'avança donc vers le sablier. La lumière qui en émanait devint subitement plus aveuglante et la mélodie plus assourdissante. Bientôt, Harry dû se boucher les oreilles avec ses deux mains. Il continua d'avancer de plus en plus péniblement. Il avait l'impression qu'une main invisible l'empêchait d'aller plus loin. Rassemblant ses forces, il s'obligea à continuer, puis, lorsque le sablier fut à portée de main, il enleva sa main droite de sur son oreille et la plaça sur le verre du sablier. La musique lui vrillait le tympan et il gardait les yeux obstinément fermés devant la trop grande clarté.
Soudain, tout cessa.
Prudemment, Harry ouvrit un oeil. C'était comme si le temps était en suspension...
La musique ne jouait plus. La lumière avait diminué, et le sablier projetait à présent un doux éclairage tamisé. Harry ne percevait plus qu'une odeur : celle de la terre humide du terrain de quidditch juste avant un match. Il s'agissait probablement d'une de ses odeurs favories.
Les visages sur le sablier ne disparassaient plus. Ils étaient toujours là, souriant et faisant des clins d'oeil. En raison de leur étrange immobilité, Harry eut le loisir de les examiner plus attentivement...et ce qu'il vit lui glaça le sang.
Se trouvait, devant lui, sculptés dans le bois, les visages joyeux de Hagrid, du professeur Dumbledore, de Cédric Diggory, de Sirius et de ses parents.
Soudain, un puissant « bang » se fit entendre juste derrière Harry. Rapidement, il se retourna, cherchant la source de ce bruit. La porte s'était fermée de façon inexplicable, mais il était peu probable que cela fut la cause du bang. Il jeta un dernier coup d'oeil autour de lui et revint au sablier.
Le cri d'Harry se bloqua dans sa gorge...car à présent, les visages exprimaient de la terreur. Leurs yeux roulaient dans leurs orbitres et paraissaient paniqués. Puis, leurs bouches s'ouvrirent et laissèrent échapper de longs cris qui hérissèrent le poils d'Harry, et l'obligèrent à se boucher les oreilles à nouveau. Un nouvel éclair l'ébloui et un violent coup de vent le projeta par terre, l'envoyant se percuter contre le mur.
Pour la deuxième fois en deux jours, Harry fut assailli par un cauchemard. Dans celui-ci cependant, il rêvait qu'il poursuivait le professeur Dumbledore dans les couloirs interminables du département des mystères.
« Arrêtez, professeur! Attendez...! »
Mais Dumbledore continuait de courir, sans un regard derrière.
Tout à coup, il bifurqua à gauche et entra dans une salle qui venait d'apparaître sur le mur. Harry entra à sa suite. Le sablier était là, mais plus imposant qu'il ne l'était en réalité. Dumbledore se tenait devant, impassible. Soudain, son visage commença à se liquéfier, et Harry pu apercevoir son crâne à vif sous la peau qui fondait. Les mains du professeur prirent feu, ainsi que sa robe.
Les visages sur le sablier semblèrent s'agiter et se mirent à hurler. La lumière qui en émanait était insupportable. En dépit de cela, Harry continuait à observer Dumbledore qui fondait, complètement terrifié.
« Que puis-je faire professeur! » cria-t-il, hors d'haleine.
Il essaya de s'approcher, mais il fut brusquement ramené en arrière.
« Rien. »
Et il explosa.
« Arrêtez de faire autant de bruit. Vous allez réveiller mes patients. »
Harry se réveilla en sursaut, transpirant abondemment, et regarda autour de lui, à la recherche des voix qu'il entendait.
« C'est complètement insensé! » protestait une femme, d'une voix pleine de mépris. Harry songea qu'il devait s'agir de la dame asiatique au visage antipathique.
« Comment pouvez-vous seulement admettre qu'il soit ici? Avec tout ce qui se passe? »
« Calmez-vous, messieurs. Je suis sûr qu'il n'y a aucune raison de s'alamer. »
« Vous en êtes sûr! »
« Je vais le questionner, si vous le voulez bien, et comme ça vous serez rassurer, » suggéra Maugrey. « Et je vais commencer dès maintenant, puisqu'il est réveillé depuis cinq bonnes minutes. »
Une migraine faisait rage dans la tête d'Harry. Il n'arrivait pas à se rappeler pourquoi il était là, ni qui l'avait ramené à l'infirmerie. De plus, la conversation qui se déroulait présentement, lui semblait étrangement familière.
Le même Maugrey que la veille apparu alors dans le champs de vision d'Harry.
« Salut, mon gars, » dit-il.
« Euh...salut, » répondit Harry, de plus en plus mal à l'aise. La similarité entre cette conversation et celle de la veille commençait à devenir franchement effrayante.
« Je vais te résumer la situation, tu veux bien. Tu as été trouvé, complètement nu et inconscient, dans le bureau du Professeur Dumbledore. Personne ne sait qui... »
« Quoi! » s'exclama Harry. « Non! Ça s'est passé hier... »
« Quoi donc? » interrogea l'homme noir, dont Harry se souvint était le Premier ministre de l'époque.
« Tout ça! » fit Harry en écartant les bras autour de lui. « Cette situation. Cette conversation. Tout ça, ça s'est déroulé hier. »
Le Premier ministre échangea un regard de connivence avec Maugrey.
« Quel est ton nom? » demanda soudainement le professeur Dumbledore qui sortit de l'ombre pour venir à sa rencontre.
« Harry Potter, » ronchonna ce dernier. Et comme il voyait la bouche du Premier ministre s'ouvrir, il ajouta, de plus en plus de mauvaise humeur : « Et non, je ne suis pas parent avec Lucas et Mabel Potter, » et comme il regardait Dumbledore, il se hasarda : « Professeur Dumbledore, monsieur, pourrais-je vous parler seul à seul? »
Un torrent de protestations répondit à cette demande.
« Vous n'y pensez pas jeune homme! »
« Vous devriez envoyer un hibou à Azkaban sur-le-champs, Dumbledore! »
« Est-ce une plaisanterie! »
Dumbledore, quant à lui, resta silencieux, et ses yeux continuèrent de jaucher Harry. Celui-ci songea qu'il était peut-être en train d'essayer d'utiliser la légilimencie sur lui et décida donc de baisser ses barrières qu'ils s'étaient forgées. Il y était devenu expert pendant ce qui aurait dû être sa dernière année à Poudlard, lorsque le professeur McGonnagall l'avait pris sous aile et lui avait enseigné tout ce qu'elle connaissait sur l'occlumencie. Elle s'était révélée un professeur hautement plus qualifié que Rogue dans le domaine.
Pendant un bref instant, un air de surprise passa sur le visage de Dumbledore, pour redevenir, le moment suivant, complètement impassible.
« Je vous prie, messieurs, dames, de me laisser en tête-à-tête avec le jeune Harry. »
La jeune femme aux cheveux noirs s'avança vers le vieil homme, visiblement inquiète.
« Professeur Dumbledore...je ne crois pas – et je crois que Maugrey est d'accord avec moi là-dessus – que ce soit une très bonne idée. »
« Je ne crois pas que nous ayons quoi que ce soit à craindre venant d'Harry, Hestia. Mais je te remercie de ta sollicitude, » termina Dumbledore avec un sourire à l'adresse d'Hestia Jones, qu'Harry n'avait pas reconnu jusqu'alors.
Maintenant qu'il la regardait d'un oeil nouveau, il se demandait comment il avait fait pour ne pas la reconnaître. La jeune femme qu'il voyait présentement était le portrait craché de la femme qu'il avait vu dans la cuisine des Dursley, quatre ans plus tôt, et qui faisait partie de la garde rapprochée envoyée par l'Ordre du Phoenix. Enfin...avec quelques années en moins.
Non sans quelques dernières mises en garde, tout le monde, y compris Maugrey et Hestia, sortirent de l'infirmerie. Avant de fermer la porte derrière lui, Maugrey adressa à Harry un regard qui signifiait très clairement 's'il lui arrive quoi que soit...garde à toi...'
« Alors, Harry...si nous reprenions du début? »
Et pour la deuxième fois dans le même nombre de jours, Harry raconta ce qu'il l'avait amené dans le bureau du directeur. La seule exception fut qu'il parla également du drôle de phénomène de la répétition de la journée, un peu comme le film américain 'Le jour de la marmotte' qu'il avait vu quelques années auparavant. Il espérait tout de fois qu'il ne vivrait pas la même situation que le personnage dans le film et qu'il serait obligé de vivre plusieurs centaines de fois la même journée.
« Tu dis que c'était moi qui t'as guidé vers le sablier, c'est ça? »
« Oui...enfin, ça vous ressemblait énormément. Mais j'avais comme l'impression que ce n'était pas vous. Vous étiez trop...trop...irréel. »
« Et dans ton rêve...tu as dis que je fondais... »
« Oui, et quand je vous ai demandé ce que je pouvais bien faire, vous m'avez répondu 'rien', et après vous avez explosé. »
« Vraiment? »
Harry ne savait pas pourquoi, mais le professeur Dumbledore semblait très intrigué par ce qu'il avait dit dans son rêve. Harry ne connaissait pas vraiment le professeur Dumbledore, mais il le connaissait tout de même suffisamment pour savoir qu'il avait vu là quelque chose de très important. Mais il ignorait quoi.
« Vous croyez que cela pourrait dire quelque chose, professeur? »
Dumbledore sourit alors qu'un éclair brillait dans ses yeux.
« Peut-être bien, Harry. Peut-être bien... » répéta-t-il tout bas, comme pour lui-même.
« Harry, » s'exclama soudainement le professeur, faisant sursauter l'interpellé, « je crois qu'il serait préférable pour toi de cacher aux autres qui tu es et d'où tu viens. À part le professeur McGonagall, Maugrey, Hestia, madame Shizaki, le Premier ministre Forrester et moi-même, personne ne sait que tu es ici, et je crois qu'il serait mieux que cela reste ainsi. »
« Mais je ne vais quand même pas rester cloîtrer à Poudlard jusqu'à ce que vous trouviez une solution! » s'indigna Harry en se redressant comme s'il s'était assis sur un punaise. « Vous m'avez dit vous-même hier, enfin aujourd'hui, qu'il était probable que je ne retourne plus jamais chez moi! »
Dumbledore leva une main, faisant taire Harry qui n'en revenait toujours pas.
« Harry, es-tu familier avec la potion de métamorphis? »
« Oui, » grommela le jeune homme en se renfrognant, « c'est une potion qui permet à un sorcier de changer d'apparence pendant toute une journée. Pourquoi? »
« Parce que, Harry, malgré que tu ne sois pas de la parenté de Lucas Potter, tu as une ressemblance bouleversante avec son fils de 21 ans, James. »
À l'évocation du nom de son père, le coeur d'Harry fit un bond dans sa poitrine. Il s'était bien douté d'avoir reculé dans le temps, mais aucune preuve ne l'avait encore confirmé.
« Vraiment? » dit Harry en répétant ce que Dumbledore avait dit un peu plus tôt dans la conversation.
« Étrange, n'est-ce pas? » questionna Dumbledore d'un ton qu'Harry jugea ironique. « Enfin, » continua le vieillard, nullement décontenancé, « je crois qu'il serait plus sage si tu utilisais toi-même la potion de métamorphis. Ainsi, tu pourrais circuler à ton aise, te faire des amis, trouver un emploi...quel genre d'emploi occupais-tu dans ton monde, dis-moi? »
« Aucun..., » répondit Harry, un peu surpris du brusque changement du sujet, « mais je crois que j'avais toutes les qualifications pour devenir un bon auror. Encore que j'aurais préféré devenir un joueur de quidditch professionnel. Mais pour revenir à la potion de métamorphis...c'est Rogue qui va la faire, non? Il va donc savoir qui je suis...
« Rogue? »
« Ben oui...le professeur Rogue. Le maître des potions. Vous savez, des longs cheveux gras, un gros nez crochu, toujours habillé en noir... »
« Serais-tu en train de parler de Severus Rogue? »
À cet instant, Harry n'aurait sû dire pourquoi, il ressentit de la sueur glacée lui couler dans le dos, et ses poils se dresser sur ses bras.
« Severus Rogue est mort il y a des années. Il venait d'avoir dix-sept ans. Je me souviens, qu'en effet, il était très doué pour les potions. Mais notre maître, le professeur Evans, est également très douée... peut-être même plus. »
Le coeur d'Harry fit un bond dans sa poitrine.
« Evans? Comme dans Lily Evans? » demanda-t-il en hésitant légèrement.
« Je vois que tu la connais... »
« Non! » dit Harry un peu trop fermement. « Enfin...j'ai entendu parler d'elle, mais je ne l'ai jamais rencontré, » expliqua-t-il rapidement. Dans un sens, il disait la vérité. « Alors...? C'est elle qui va...qui va faire ma potion de métamorphis? »
« Effectivement. Je me débrouille plutôt bien en potion, mais cette potion est particulièrement difficile à préparer, et le professeur Evans le fait beaucoup mieux que moi. »
Le cerveau d'Harry était en ébullition. Non seulement il venait d'apprendre que le professeur qu'il détestait le plus était mort alors qu'il n'était encore qu'un adolescent, mais en plus, le profeseur Dumbledore venait de lui apprendre que c'est sa mère qui occupait le poste de Rogue, ce qui voulait donc dire que sa mère se trouvait dans le château. Tout près de lui.
« Je vais te laisser maintenant, Harry. Tu dois te reposer, » dit doucement Dumbledore qui se tenait à présent à côté de la porte de sortie.
« Professeur...qu'est-ce que je fais si demain est encore aujourd'hui? » interrogea Harry, incertain si ce qu'il venait de dire était compréhensible.
« Tu répéteras ton histoire. Je suis certain qu'elle serait encore plus riche qu'aujourd'hui. Mais selon moi, Harry, demain sera un autre jour. » Sur ce, il quitta l'infirmerie, laissant Harry avec ses songes.
Il se demandait encore ce qu'il avait bien pu arriver pendant la nuit, ainsi que la signification de son rêve étrange. Puis, il pensa à sa mère et un sourire éclaira son visage. Il allait enfin la voir, après toutes ses années à rêver à elle...Harry pensa également à Rogue et à sa mort prématurée. Il essayait de deviner ce qui avait pu lui arriver, lorsque la réponse lui vint subitement à l'esprit, aussi vif qu'un éclair, et il ne put s'empêcher de murmurer :
« Sirius... »
J'ignore quand je posterai le troisième chapitre, mais je tenterai d'être plus rapide.
Bisou et bonne Action de Grâces pour tous les canadiens,
Nick-avec-une-tête
