- Comment ca, vous n'avez rien pu faire ?

Lorne tournait comme un lion en cage dans la salle de conférence. Ses yeux qui se posait sur chaque membre de l'équipe reflétait un mélange de colère, de fatigue et de résignation. Teyla repris les explications, il fallait qu'elle essaye de limiter les dégats :

- Et bien, dès que nous sommes arrivés sur cette planète, nous avons sécurisé les alentours, tandis que Rodney essayait de reperer des signes de vie.
- Et vous n'avez rien remarqué ?

McKay releva la tête, il ne semblait pas très fier :

- Non, le détecteur était formel...il n'y avait personne dans un rayon de 10 kms, et...
- Alors comment expliquez vous que l'instant d'après vous ayez été attaqués par une centaine de soldats ?
- Je...je ne sais pas, j'ai entr'apercu qu'ils portaient tous une sorte d'appareil, à la ceinture, cela leur permettait peut-être de brouiller nos detecteurs.
- Donc ils ont une technologie plutot avancée...ce qui expliquerait aussi le fait que l'on ne peut plus retourner sur cette planète, parce qu'ils ont du mettre un bouclier à la porte.

Il murmura comme pour lui-même : Et on a encore perdu un MALP...

Lorne s'assit, et semblant plus calme qu'auparavant :

- Il y a eu beaucoup de victimes ?
- Que des blessés : 5 marines, Ronon,...et le colonel Sheppard qui...
- Oui, Sheppard...

Lorne poussa un soupir, puis:

- Vous pouvez aller vous reposez, je vous tiendrais au courant. Je ne sais pas encore ce que l'on va faire.

Teyla se leva et partit sans un mot. Rodney était toujours assis, le regard dans le vague, l'air abasourdi. Il semblait complètement perdu. Lorne, se dirigeant vers la sortie, lui serra brievement l'épaule.

- Ils vont s'en sortir ?

Carson ne répondit pas tout de suite. Il finit de brancher la perfusion avant de se tourner vers Ronon.

- Oui, ca va prendre quelques jours, mais ils s'en sortiront. Pour vous, ca ira surement plus vite, vous êtes plus résistant.
- Alors, vous ne pourriez pas m'enlever tout ces tuyaux, pour que je puisse aller aider les autres. Je serais plus utile avec eux qu'ici.
- J'aimerai...mais je dois quand même vous gardez en observation. Le Major Lorne était clair : il apprécie toute aide, mais si c'est pour que vous tombiez dans les pommes...
- Faire une syncope, Carson, faire une syncope, combien de fois vous l'ai je répété !

Rodney venait d'arriver. Il echangea un sourire complice avec le médecin, puis s'approcha de Ronon et lui dit d'un air entendu :

- Vous n'aimeriez pas faire une...syncope devant Teyla, n'est ce pas ?

Ronon lui lanca un regard du genre"si-je-n'avais-pas-tout-ces-tuyaux-qui-

pendent-un-peu-partout-tu-serais-déjà-mort-sur-place ", mais bougonna simplement en guise de réponse :

- Vous trouvez encore le moyen de faire de l'humour dans une situation pareille, vous ?!
- Je dois dire qu'Atlantis bénéficie d'un excellent maitre en la matière, et..

Il s'arrêta soudain, et un silence gêné, lourd, s'insinua entre les trois hommes. Carson le brisa en premier :

- Hem...mais Rodney, pourquoi étiez vous ici ?
- Oh, heu, et bien, je venais voir comment tout le monde se portait, Elizabeth,...

L'arrivée du Major Lorne coupa court à son énumération. Il paraissait débordé.

- Carson, Rodney, Ronon.

Il leur fit un bref signe de tête, puis tourna les yeux vers le box occupé par le Dr. Weir :

- Comment va t'elle ?
- Ses constantes sont stables, mais elle risques d'avoir des séquelles psychologiques si l'on attend trop avant de la réanimer. Le virus attaque les cellules de son cerveau. Si seulement j'avais la formule de ce gaz !

- Mais on ne l'a pas,...et pire encore, le Colonel Sheppard est prisonnier, et l'on a aucun moyen de le libérer...

Les quatres hommes baissèrent la tête, perdus dans leurs pensés, et Rodney se rememora la scène, plus clairement que jamais.

- Bon Dieu, dêpechez-vous, McKay, vous êtes le dernier.

Sheppard courait derrière le scientifique...il fallait qu'ils arrivent à passer la porte, quand soudain :

- Ouch !!!

Une balle transperca l'épaule du militaire. Il tomba de tout son long dans l'herbe, la douleur lui coupait les jambes. McKay s'était retourné, il voulait l'aider.

- Non, allez devant, je vous rejoins !

Mais il ne l'avait pas rejoint...il ne les avaient pas rejoints...