Où était-il ? Cette lumière blanche, si forte, l'empechait d'observer les lieux, et lui vrillait le crane d'une douleur lancinante. Il essaya de se rappeler ce qu'il s'était passé...Ah, oui, Rodney qui trainait, les balles qui sifflaient autour d'eux, et...cette morsure qui lui avait déchiré l'épaule, le regard affolé du scientifique, à qui il avait ordonné de partir, pensant qu'il allait s'en sortir...
Mais il n'avait pu atteindre la porte, il était resté derrière, lui, le soi-diant grand militaire, sans peurs et sans reproches...sans peurs suffira, pensa t'il tristement, les reproches, Dieu sait combien on pouvait lui en faire...Mais, d'un autre côté, s'il avait demandé de l'aide à Rodney, celui ci aurait peut-être été blessé, voir tué, et cela, John n'aurait pu le supporter. Rodney, c'était quelqu'un de bien, un ami, comme un membre de sa famille...
- Mais à quoi je pense, moi , murmura t'il pour lui même...Je ferais mieux d'essayer de trouver une sortie.
Il se leva, ou, du moins, il essaya. Après 2-3 essais malchanceux, il réussi à se mettre debout, chancelant, se raccrochant au mur. Un mur en béton...ca ne servirait à rien de mettre le feu...un espoir de s'évader en moins. Il fit relativement rapidement le tour de la pièce, pour arriver à une simple conclusion : pour le moment, aucun moyen de sortir...Il fallait attendre.
Il partit se rasseoir, de toute facon, il n'aurait pas pu rester plus longtemps debout. Il lui semblait que toute la pièce se mettait à tourner. Son épaule lui faisait un mal de chien. Il passa la main sur la blessure, et la retira pleine de sang...
- Hmmm, quel sens de l'hospitalité...même pas fichus de soigner leurs invités !
Il trouva dans ses affaires une bande de secours, et essaya maladroitement de l'enrouler autour de son épaule. Il laissa bien vite retomber son bras, épuisé. Il avait une migraine horrible, une envie de vomir pas possible, l'omoplate surement en petits morceaux, tout allait bien, quoi !!!
Il esperait que Lorne allait venir rapidement le sortir de là...il prenait les bonnes décisions, Lorne, il saurait quoi faire...en attendant, il valait mieux se reposer.
Il sembla à Sheppard qu'il venait de fermer les yeux, quand un bruit sourd se fit entendre. Il ouvrit ses paupières douloureuses, juste à temps pour apercevoir trois gardes ou militaires, un type à l'air important, et un autre qui ressemblait à un médecin rentrer dans la pièce.
- Vous pourriez frapper avant d'entrer...c'est très genant d'être dérangé comme ca. Par contre vous, il se tourna vers ce qui lui semblait être un medecin, je suis plutot content de vous voir...j'ai une légère douleur dans le bras.
Le chef se tourna vers Sheppard et le toisa de la tête aus pieds, d'un regard dédaigneux. Quand il eut finit son examen, un rictus apparut sur son visage.
- Vous savez, ce n'est pas très poli de dévisager les gens comme ca, sans même s'être présenté...Votre maman ne vous a t'elle pas appris les bonnes manières ?
Le chef murmura comme pour lui même :
- Tout à fait selon la description de Kolya, impertinent, un humour qui laisse à désirer, une pseudo-bravoure...je sens que l'on va bien s'amuser...
Le médecin se rapprocha d'un air impatient, et sembla guetter un signe de la part de son supérieur, signe qui se présenta sous la forme d'un bref signe de tête. Le chef se dirigea alors vers la sortie, et, sur le pas de la porte, se retourna.
- Vous vouliez des soins, Monsieur le Lieutenant-Colonel, vous allez les avoir, et gratuitement en plus !
Sur ces mots sinistres, il quitta la pièce, laissant à Sheppard un sentiment croissant de malaise...Où est ce qu'il s'etait encore fourré, et question ô combien plus importante, comment allait-il s'en sortir.
Mais ses reflexions furent interrompues par les deux gardes, qui, le prenant sous les bras, le trainèrent jusqu'au milieu de la pièce, au pied du médecin. Sheppard étouffa un gémissement de douleur...ces deux là devraient faire un stage de brancardiers chez Carson...ils ne pourraient que s'ameliorer.
Le médecin s'accroupit près de la tête du militaire, étendu à plat ventre sur le sol, et lui dit dun ton doucereux:
- Ne vous inquiétez pas, je vais vous l'enlever cette balle, le seul problème étant que...nous avons des problèmes de livraison, et donc plus d'anesthésiants, ni d'antalgiques...il va falloir faire avec les moyens du bord.
Il avait finit la phrase sur un ton badin, léger, mais qui ne laissait aucun doute sur ses intentions. Et comme pour confirmer cette impression, il rajouta:
-Et puis, comme on dit, tout ce qui ne tue pas rend plus fort...
