Chapitre 8

Il a mis du temps à venir, désolée,...je manquai d'inspiration et de temps (plus de temps que d'inspiration, en fait !)

Caldwell s'approcha du technicien, lequel attendait son ordre pour ouvrir le bouclier,

- Y a t'il un code d'identification ?

- Pas encore, Monsieur, je n'ai rien recu,

- Et d'où le vortex a t'il été ouvert ?

- Aucune idée, Monsieur, il semblerait que l'adresse soit volontairement inidentifiable.

Il s'interrompit, semblant hésitant, se tourna vers son supérieur et reprit, la voix légèrement plsu basse :

- Pensez vous que cela puisse venir de...là-bas ?

- Peut-être. Dans ce cas, nous nous devons d'être particulièrement vigilants.

Caldwell appela alors une bonne cinquantaine de Marines, qui investirent la salle de la Porte des Étoiles. Une athmosphère d'attente régnait, tout comme un lourd silence pénétrant. Tous les esprits semblaient avoir la même pensée : "C'est calme, beaucoup trop calme", rendant ainsi l'attente de plus en plus insupportable. Caldwell finit par briser le silence :

- Alors, toujours rien ?

- Non...

Plusieurs minutes passèrent, sans que personne ne dit mot. Le temps semblait s'être arrété, quand soudain le rythme s'accelera. Le technicien, se tournant vers Caldwell, lui annonca d'une voix tremblante :

- Colonel...je recois un code...c'est celui du Colonel Sheppard.

Le militaire ordonna de lever le bouclier, tout en intimant aux soldats de rester extrèmement vigilants. Après tout, ceci ne pouvait être qu'un leurre ! Par mesure de précaution, une équipe médicale fut appelée, mais elle resta en retrait.

Quelques instants après, une silhouette passa la Porte des Étoiles, et Caldwell ordonna de baisser le bouclier. Les Marines étaient toujours en alerte, et n'avaient pas baissé leurs armes, leur supérieur ne leur ayant donné aucun ordre. En effet, celui-ci avait du mal à reconnaitre l'homme qui se tenait au milieu de la pièce, bras ballants, silencieux l'air complètement perdu. Où était le Sheppard qu'il connaissait, qui, dans les pires situations, trouvait toujours le moyen de plaisanter, et rassurer son entourage ? Il avait toujours secrètement admiré cette qualité, bien que des fois, cela l'énervait un peu...Mais là, rien, il semblait se trouver face à un corps vivant, mais sans âme...comme si il n'y avait plus rien à l'intérieur. Caldwell fut interrompu dans ses tristes reflexions par un bruit, venant d'en bas. Il jeta un coup d'oeil, apercevant rapidement le Major Lorne qui se précipitait vers le milieu de la pièce.

- Major, faites attention...

Mais ce dernier ne semblait pas écouter son supérieur. Il se dirigea vers Sheppard d'un pas rapide, ne le quittant pas des yeux, comme hypnotisé par ce qu'il voyait. Un visage pâle, mal rasé, de grandes cernes violettes, et surtout ces yeux. Des yeux vides, sans aucune expression, sans une seule petite étincelle et perdus dans le vague, sembant ne pas reconnaitre tous ces visages amis autour d'eux. Lorne se tenait à 1 mètre de son supérieur, le scutant attentivement, attendant la moindre parole, ou même la moindre expression. Mais rien ne se passa. Caldwell observait la scène d'en haut, et de multiples questions affluèrent dans son esprit, dont une surtout : Que s'était-il passé ? Il entendit Lorne appeler Sheppard, et ce dernier releva brièvement la tête. Après quelques instants, le jeune major crut déceler une légère lueur de vie dans les yeux de son supérieur. Ce dernier, d'un geste lent et qui semblait alors lui couter toutes les forces du monde, chercha quelquechose dans sa poche. Il en ressorti une petite fiole, étiquetée, qu'il remit à Lorne, tout en murmurant :

- Pour Carson...

Puis il sembla vaciller et ferma les yeux. Le major fit signe à deux marines qui s'aprochèrent pour soutenir Sheppard, tandis que Caldwell, descendu entre temps, faisait signe à l'équipe médicale...

- Alors, Dr Beckett, c'était bien le même gaz ?

- Oui. Le même qu'Elizabeth, enfin, le Dr. Weir a respiré.

- Et vous avez réussi à faire quelquechose ?

- Le Colonel Sheppard m'en a ramenée une assez grande quantité pour que je puisse l'analyser. Nous avons donc réussi à établir la formule, et les recherches pour trouver un remède sont en cours.

- Alors elle sera bientôt guérie ?

- Si tout se passe bien, oui, mais à priori, ce n'est pas elle qui m'inquiète le plus.

- Comment va...

- Il est là ?

Caldwell fut interrompu par Rodney, qui arrivait presque en courant dans l'infirmerie, suivit, bien qu'avec peine, par Teyla et Ronon.

- Eh bien, la nouvelle a fait rapidement son chemin !

Le scientifique lanca un de ses regards exaspérés dont il avait le secret au militaire, avant de se tourner vers Carson, l'interrogeant du regard. Le médecin baissa les yeux, il paraissait embarassé. Teyla le questionna, l'air inquiète :

- Il va s'en sortir, n'est ce pas ?

- Oui...oui, surement, mais ca va prendre du temps, beaucoup de temps...

Il se tourna vers le lit qui se trouvait au fond de la pièce. Quand Sheppard était arrivé à l'infirmerie, Carson avait été saisi de voir 'état dans lequel il se trouvait, et il n'avait pas été le seul. Bon nombre de personnes qui se trouvaient là avaient partagé la même expression. De la pitié et de la compassion. Au fur et à mesure des examens, Carson avait pu voir l'étendu des dégâts, tout en imaginant ce qu'avait pu subir son ami. Il l'avait laissé ensuite se reposer, n'osant imaginer l'état de fatigue dans lequel se trouvait le miltaire.

Rodney était assis près du lit de Sheppard, légèrement somnolent, quand ce dernier ouvrit brusquement les yeux. Le scientifique sursauta et se rapprocha du lit, près à demander à son ami comment il allait, mais celui ci le devanca, lui annoncant d'une voix faible :

- Il y a un traitre sur Atlantis...