Silver Shadows

Auteur : Wolven Spirits

Traductrice : Panthere

Correctrice: Ptronille

Disclaimer : Rien n'est à moi. Les personnages appartiennent à J.K Rowling ou à Wolven Spirits. Il n'y a que la traduction qui m'appartient. Je ne gagne rien du tout.

Résumé : Accusé de meurtre, Harry se trouve condamné à Azkaban, alors que le monde sorcier se croit débarrassé de Voldemort pour toujours. Seul Harry connaît la vérité mais personne ne le croit. Trahi par ses amis, Harry découvre son héritage et disparaît de la circulation. Après le recommencement de sa vie dans un nouvel environnement, il s'aperçoit que son passé n'a pas l'intention de le laisser seul.

Bonne lecture !

Chapitre 4 : Affrontement

« Joyeux anniversaire Wolf ! »

Naomi donna à Harry un paquet ovale surmonté d'un grand et gros ruban. Soulevant un sourcil moqueur, il prit le cadeau. Ils n'offraient pas de cadeaux d'anniversaire à l'autre d'ordinaire, voyant qu'ils ne pouvaient rien demander de plus. Apercevant son sourire espiègle, il ouvrit le paquet enveloppé avec précaution. Ce n'était pas si lourd, et ça avait l'air assez rempli…

L'emballage fut déchiré et révéla un journal aux images qui bougeaient, et un texte dont le titre était :

Le Survivant Mort ?

Harry fixa le journal, stupéfait, avant de reprendre ses esprits et de lire le texte en dessous.

Le corps du Survivant, ou plus communément connu sous le nom du Garçon-qui-a-Trahi, a été trouvé la nuit dernière dans les quartiers pauvres de l'Angleterre, écrit Rita Skeeter, reporter de la Gazette des Sorciers. Le corps a été découvert par Ronald Weasley, un auror de haut rang.

Harry laissa échapper un rire. Un auror de haut rang ? Il se demandait bien avec quoi d'autre il avait pu être payé pour trahir Harry. Ron n'avait pas reçu assez de BUSES pour devenir auror.

Mr Weasley a trouvé le corps dans une gouttière, percé à de nombreux endroits, et des petits morceaux de métal, qui se révèlent être des balles (ndt : de pistolet). Le seul commentaire que Mr Weasley nous a donné est « Bon débarras » avant de transplaner chez lui pour voir sa femme bien-aimée, Hermione Granger, une fille de moldus, et ses deux enfants.

Peu pleurent sa mort. La majorité de la population sorcière célèbrent le départ définitif du Traître. Des centaines de sorciers se sentiront plus en sécurité dans leur maison. Le corps a été incinéré car il n'y avait aucun endroit pour l'enterrer sans qu'il ne déshonore par sa présence les autres sorciers qui y reposent.

Harry fixa la photo. Une fumée s'élevait d'un petit corps à l'apparence maigre. Les sorciers s'amassaient autour, de la joie inscrite sur tous les visages. Il vit le sourire de Dumbledore, les yeux brillants, jusqu'à qu'il décide qu'il ne voulait plus être sur l'image, et qu'il parte.

Jetant le papier à Kai qui regardait curieusement le regard incrédule d'Harry, Harry rejeta sa tête en arrière et rigola. Kai le rejoignit bien vite, tout comme les quelques personnes qui étaient venus féliciter Harry. Essuyant une larme de rire qui menaçait de couler, il sourit.

« Bon débarras en effet » gloussa Harry, avant de se tourner vers Naomi.

« Je ne pouvais pas recevoir un meilleur cadeau ! » dit-il, l'attirant près de lui et lui donnant un baiser sur les lèvres.

Face aux sifflements et aux applaudissements, il arrêta son baiser et s'éloigna un peu d'elle.

« Comment as-tu fait ça ? »

Elle haussa les épaules.

« Ton ancien toi ressemble beaucoup à une bûche » (ndt : le bois pas le gâteau)

Elle sourit quand elle vit son visage faussement fâché.

« Tu as utilisé une bûche pour me remplacer ? » dit-il, rejetant ses mains en un geste de défaite.

« Eh bien, tu dois admettre que tu étais plutôt….heu, comme une brindille avant. »

Elle fit un léger sourire narquois, alors qu'il gémissait et cachait sa figure avec ses mains, pendant que les autres riaient. Décidant qu'un rapide changement de sujet était nécessaire, il passa à ses plans pour la journée.

« J'ai pensé faire un voyage aujourd'hui », dit-il avec un léger sourire quand il vit le visage d'Angel s'éclairer. « Chez les Moldus, finit-il. »

Angel poussa un cri de joie.

« Nous vivons en France depuis quelques années à présent, et nous n'avons jamais été à Paris. »

Il sourit, prit Angel, et la déposa sur ses épaules.

« J'ai loué deux voitures, annonça-t-il, adressant à Kai et aux autres un léger haussement d'épaules. J'ai pensé que vous, les gars, voudriez profiter aussi de cette belle journée. »

Il inclina légèrement sa tête, avant de se sortir par la porte, tandis qu'Angel essayait de rassembler ses cheveux (ndt : ceux de Harry) en une tresse.

Ils arrivèrent à Paris quelques heures après, réussissant à trouver une place au parking pour la voiture. Le premier arrêt fut le Tour Eiffel, où Angel décida que cela valait la peine de monter. Malheureusement, elle fut épuisée au quart de la montée, et dut être portée, de peur qu'elle se fatigue tant qu'elle tomberait des escaliers et qu'ainsi elle soit perdue pour toujours. Kai et les autres étaient partis pour « faire une pause-café » dans un des cafés. Harry soupçonnait sournoisement que c'était parce qu'ils voulaient se reposer. Bien sûr, monter tous ces escaliers n'était pas une partie de rigolade.

S'arrêtant à un des points d'arrêts, Harry aida Angel à regarder au dessus de la balustrade, pour admirer la vue magnifique de la France. Il s'adossa à la grille, tandis qu'Angel montrait à Naomi les plus beaux bâtiments qu'elle pouvait trouver. Il était sur le point de leur signaler une structure particulièrement colorée, lorsqu'il entendit des voix juste à sa gauche.

« …bonne idée de venir ici pour célébrer sa mort ? »

Durant un moment, Harry fronça les sourcils, essayant de mettre un visage à cette voix.

« Oui, je suppose que ça l'était, bien que ce n'est pas comme lors de la mort de Tu-Sais-Qui… »

« Ca aurait pu être aussi bien que ça l'a été », dit la voix venimeuse.

Les yeux d'Harry se plissèrent, puis s'élargirent légèrement. Ron. Ron et Hermione étaient ici… Pour célébrer sa mort ? Il releva sa tête et laissa échapper un faible rire, pensant qu'il était assez silencieux. Il sembla cependant attirer l'attention de Ron, qui, pour de nombreuses raisons, pensa que cela était dirigé contre lui. Bien sûr, dans ce cas, c'était vrai, mais Harry pouvait facilement avoir parlé à sa famille.

« Vous ! Qui a-t-il de si amusant ? » grogna la voix coléreuse.

Harry prit un moment de pause, tourna sa tête, et adopta une fausse expression moqueuse et surprise.

« Oh », dit-il avec innocence. « Vous me parlez à moi ? » demanda-t-il.

Ron fronça les sourcils.

« Oui, vous. Qui a-t-il de si drôle ? Vous étiez en train de rire de nous. »

Il leur lança un regard noir, se redressa, faisant de son mieux pour paraître intimidant, voire arrogant.

« Presque comme Malfoy, pensa Harry. » Mais il devait admettre que pour les Malfoy, cela venait naturellement, et ça… eh bien ! Cela fonctionnait parfois. Malheureusement, dans le cas de Ron, ça ne marchait pas.

Harry pencha sa tête légèrement.

« Comment savez-vous que je l'étais ? » demanda-t-il d'une voix nonchalante, inspectant ses ongles, faisant de son mieux pour paraître ennuyé, alors qu'intérieurement, il riait.

Il avait attiré l'attention de Naomi, et elle le regardait durement, bien qu'il était sûr qu'il y avait une lueur d'amusement dans ses yeux.

« Eh bien ! Manifestement, vous avez écouté notre conversation », insista Ron. « Vous ne prêtiez pas attention à votre fille et votre put-femme »

Il tenta un sourire dédaigneux.

Les yeux d'Harry s'assombrirent au choix des mots de Ron, malgré le fait qu'il se soit corrigé par la suite. Il laissa passer, cependant, décidant que tourmenter est bien plus amusant que d'être tourmenté, bien que la tentation de lancer un sortilège qui durerait jusqu'à la semaine prochaine à son autoproclamé meilleur ami était vraiment très tentante.

« Hé bien, je serais surpris si personne ici n'avait entendu les mots venant de votre grande bouche. En fait, je suis sûr que vous n'aurez jamais besoin de hurler : les gens peuvent vous entendre à des kilomètres autour sans que vous ne hurliez. »

Il eut un léger sourire narquois, savourant la joie que lui procurait le visage colèreux de Ron. Les Weasley avaient toujours été prompt à rougir et à la rage.

« Vous ne savez pas à qui vous vous adressez, dit Ron, s'avançant, les yeux noirs. « Vous devriez faire mieux attention à vous ou alors… »

« Oh non, Weasley. Je pense que c'est plutôt le contraire, siffla Harry, fixant froidement le roux. Je pense que vous, vous ne savez pas à qui vous parlez. »

Il regarda avec satisfaction Ron bafouiller, essayant de comprendre comment ce parfait étranger connaissait son nom.

« Oh oui, le plus jeune des garçons Weasley. Un des meilleurs aurors. »

Harry sourit dédaigneusement.

« Combien avez-vous été payé pour trahir un innocent ? » cracha Harry, sa voix perdant de sa chaleur, jusqu'à qu'on ait l'impression que l'air autour de lui ait gelé.

Bien sûr, cela aurait pu être vrai, mais Harry contrôlait bien son élément. C'était probablement l'imagination de Ron.

« Regardez, je ne prends pas bien le fait d'être menacé, donc vous devriez mieux prendre votre… »

Ron eut une grimace de dégoût, avant de dire les mots suivants :

« …famille et nous laisser en paix. »

Le roux lui lança un regard mauvais, se redressant le plus possible, utilisant le fait qu'il était un peu plus grand qu'Harry à son avantage. Enfin, il essayait. Les traits d'Harry se durcirent. Il vit qu'Hermione le fixait, un air étrange s'étalant sur son visage, lorsque ses yeux rencontrèrent les siens. Il regarda ailleurs.

« Et je n'obéis pas aux personnes qui trahissent de sang-froid, condamnant ceux qui sont innocents, exploitant les autres, pour leur seul intérêt. Maintenant, je vous suggère de ramener votre femme et vos enfants chez vous, avant d'être blessés », siffla Harry, les yeux luisant dangereusement. « Je suis certain que votre famille apprécierait les excuses de leur père, et ne voudrait pas retourner chez eux sans l'un des leurs. »

Ron tressaillit et se recula. Il pointa un doigt tremblant vers Harry.

« V-Vous vous fâchez avec la mauvaise personne ! » prévint Ron, alors qu'il reculait encore, puis amena sa femme, qui le regardait avec inquiétude, et ses enfants, qui eux le fixait avec curiosité, aussi loin que possible de Harry.

Harry regarda ailleurs, fermant ses yeux un instant. Il pouvait sentir la rage bouillant dans son estomac. Il avait toujours su que ce serait dur d'être confronté aux gens de son passé, mais il ne pensait pas que ce serait si difficile. Son corps était chaud et froid à la fois, comme si l'épouvante le remplissait, quelques minutes après la rencontre, au lieu de quelques minutes avant. Il s'efforça de se relaxer, lorsqu'il sentit une étrange émotion ébranler son cœur, comme s'il voulait le briser. Il fronça légèrement les sourcils, incertain de ce qu'était ce qu'il ressentait, quand il réalisa : Douleur. La douleur liée à la trahison. La soudaine réalisation que Ron l'avait vraiment trahi ; il n'y avait plus d'erreurs à ce propos. Il avait toujours espéré au plus profond de lui-même que ce n'était pas vrai –que Ron ne l'avait pas trahi, mais maintenant, il savait la vérité. Il savait qu'il n'y avait plus de retour possible vers ceux qu'il avait aimé auparavant.

Il sentit une main réconfortante sur son épaule. Il se retourna et vit Naomi lui souriant tristement.

« Ce n'est jamais facile », dit-elle doucement, lui massant les épaules de ses pouces.

Il caressa ses cheveux avec douceur.

« Rien ne l'est jamais. »

Elle soupira, juste au moment où Angel revenait vers eux, une petite et blanche colombe dans ses mains.

« Maman ! Papa ! Regardez ce qui est tombé dans mes mains ! Pouvons-nous la garder ? S'il vous plaît ? » supplia-t-elle, tandis que la colombe tourna sa tête vers eux, comme si elle aussi les suppliait.

Naomi jeta un coup d'œil au visage tourmenté d'Harry et éclata de rire.

« Comment pourrions-nous dire non ? » sourit Naomi.

« Venez !dit Angel. Il reste tant de Paris à voir ! »

Hermione fixa le journal dans sa main. Mais ses yeux ne semblaient pas vouloir regarder les mots imprimés. Elle savait ce que ça disait. Harry Potter était mort. Maintenant, elle devenait paranoïaque. Partout où elle regardait, elle s'attendait à voir Harry partir, en vie, comme il l'avait toujours fait. Mais ça ne se produirait plus jamais.

Elle ferma ses yeux. L'image de l'homme aux cheveux d'argent éclaira son esprit. Ses yeux… Ils lui rappelaient tant Harry. Le vert brillant, éblouit par des émotions silencieuses. Mais elles paraissaient être contrôlées si facilement. Brillant à la lumière du soleil, il avait caché toutes émotions avant même qu'elle ait pu les lire. Le moment où leurs yeux s'étaient rencontrés, elle avait pensé qu'elle allait fondre en larmes. Mais elle était parvenue à les retenir, et avait continué à le fixer. Il avait ensuite regardé ailleurs et menacé Ron.

Ron avait été furieux. Hermione avait envoyé les enfants dans leurs chambres pour jouer, puis elle avait fait de son mieux pour le calmer. Il marmonnait encore au sujet de l'insolence pour leurs protecteurs. L'homme était sans aucun doute un sorcier (et un briseur de lois selon Ron). Il les avait vus malgré le repousse-moldu et le « ne-me-remarque-pas », lancé par Hermione.

Elle serra sa main autour du journal, jeta un bref coup d'œil au minuscule et insignifiant article annonçant la mort d'un auror et sa famille. Elle secoua légèrement sa tête, avant de remettre le journal sur la table tandis que Ron faisait interruption dans la pièce.

« Dumbledore organise une réunion, annonça-t-il, marchant vers la cheminée. Les enfants ne peuvent pas venir. »

Il prit une pincée de poudre de cheminette et partit après avoir dit « 12 Grimmauld Place. »

Hermione fixa la cheminée. Dumbledore n'avait pas organisé une réunion depuis des années. Pourquoi en faisait-il une maintenant ?

TO BE CONTINUED

NDT: Voilà le chapitre 4! J'en suis au chapitre 10 mais les chapitres seront publiés au fur et à mesure que Ptronille m'envoie la correction!