Jack était piégé mais il lui restait peut être une solution… Il observa attentivement les tentures qui étaient non seulement riches mais aussi très amples. Après quelques secondes de réflexion, il dégaina son épée et trancha net les tentures en marmonnant :

A situation critique, moyen critique !

Il entoura les deux extrémités de la tenture autour de ses poings et monta sur la balustrade du balcon en hésitant un peu, mais lorsqu'un soldat fit irruption sur le balcon en criant « il est là !», il n'eut d'autre choix que sauter avec un formidable « Whouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa » !

Heureusement sont idée avait bien marchée, sa tenture était assez ample pour lui servir de parachute. Il atterrit assez durement sur le sol mais au moins il était en un seul morceau !

Il se mit en marche en regardant les soldats qui pestaient au balcon en criant avec des gestes théâtrals:

Que ce jour reste dans vos mémoires comme celui ou vous avez faillit… Commença-t-il, malheureusement il se prit les jambes dans sa tenture et s'étala de tout son long.

D'accord… marmonnât-il en relevant la tête.

Puis il jeta un coup d'œil aux soldats et vit qu'ils n'étaient plus là, ça ne voulait dire qu'une chose… Qu'il fallait filler !

Il se releva d'un bond et roula sa tenture en boule puis détalla comme un lapin, les soldats aux trousses. Il rencontra quelques hommes en route mais heureusement pour lui, ils ne réagirent pas assez vite, trop étonné de le voir courir comme un dératé pour agir. Il put donc sans difficulté passer la grille et s'enfoncer dans la forêt qui bordait le fort militaire.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

Mercer, l'homme de main de Lord Culter Beckett pénétra dans la modeste chaumine qui bordait l'océan indien, non loin du siège de la Compagnie des Indes orientales. Un homme attendait devant une fenêtre, la posture droite et noble.

Milord… Salua-t-il.

L'homme qui n'était autre que Beckett se retourna lentement sans daigner saluer son inférieur.

Vous êtes à l'heure Mercer…

Comme toujours milord…

Alors ?

Black a accepté le marché…

Hum… Parfait… N'a-t-elle pas posée trop de problème ?

Je doit dire que l'entrevue était assez explosive… mais elle ne pouvait pas refuser, sa cher sœur est tout ce qu'il lui reste…

Ne me dites pas que cette gamine est encore en vie ?

La date de son exécution est prévu pour dans deux semaines…

Vous n'avez pas exécuté mes ordres Mercer ?

C'est que voyez-vous milord, je ne veux pas que cette exécution parvienne aux oreilles de Black, je sais qu'elle va tenter de la délivrer et j'en profiterais pour la capturer et tuer cette gamine devant ses yeux… avant de la tuer elle-même, Sparrow n'étant dès lors plus une menace… Dit-il avec un sourire mesquin. Bien sur, si vous me le permettez milord, j'aimerais m'amuser avec elle avant de la saigner, c'est une fort belle femme…

C'est fâcheux, Mercer… Voyez-vous, il se trouve qu'un pirate s'est introduit dans ma demeure cette nuit et je mettrais ma main à couper que c'était Sparrow… Je me suis donc empressé d'envoyer des assassin à ses trousses… et à celle de Black s'il la croisent car si Sparrow lui parlent de certaines chose par inadvertance, elle risque de devenir un problème… Mais je vous le permets… si elle est toujours en vie…

Je vous remercie milord…

Bien, j'ai ce que je voulais… vous pouvez prendre congé Mercer…

Bien milord… Dit Mercer en sortant.

Beckett resta un moment devant la fenêtre, le sourire aux lèvres, désormais plus personne ne pouvais l'arrêter, il serait le maître des océan maintenant que Jones était sous ses ordres et que Sparrow, qui était le seul capable de faire échouer ses plans, sera bientôt mort, il ne restait plus que Turner et les quelques vermines qui l'accompagnaient, mais ce n'était qu'un moindre danger… il s'en occuperait plus tard… Le roi tomberait bientôt…

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Jack avait fini par semer ses poursuivants dans la forêt après avoir fait de nombreuses acrobaties pour se cacher… C'est qu'ils étaient coriaces ceux-la !

Il se baladait maintenant tranquillement dans les ruelles dans la ville de Kate, plongé dans ses pensées.

Bon sang, il fallait qu'il récupère ce cœur ! Pourquoi cet imbécile de Norrington a-t-il directement été le donner à Beckett ! Il s'était douté que c'était lui qu'il l'avait volé quand il ne l'avait pas trouvé dans le bocal, Norrington voulait aussi le cœur et il aurait du se douter qu'il ne se sacrifiait pas pour rien ! Quand il s'était renseigné un peu partout parmi les gens du coin, un soldat ignorant lui avait révélé que Beckett était entré en possession d'une arme qui plierait tous les océans à sa volonté… Aucune autre arme que le cœur de Davy Jones ne pouvait faire ça ! Et si Beckett contrôlait les océans, nul doute que la piraterie ne ferait plus de vieux os ! Sauf pour servir ses intérêts… Et comme Jack tenait à sa liberté il fallait à tout prix détruire ce cœur maintenant que le calamar géant de Jones avait disparut !

Il n'avait peut-être pas été loin cette nuit mais maintenant il savait où se trouvait le bureau de Beckett… Il savait que Beckett n'était pas assez stupide pour avoir mis le cœur dans son bureau, il devait certainement l'avoir caché quelque part… mais où ? La prochaine fois qu'il se rendrait dans son bureau, il chercherait le moindre indice qui pourrait le mettre sur une piste… En attendant il allait aller se désaltéré dans la taverne du coin !

Quand il tourna l'angle d'une rue quelque chose percuta son estomac et il entendit :

Jaaaaaacccccccckkkkkkk !

Jack sourit, désormais il n'avait plus aucune chance d'aller à la taverne !

Il écarta le quelque chose de lui et s'agenouilla.

Qu'est-ce que tu fait dans les rues à cette heur-ci Cat ? La réprimanda Jack.

J'étais inquiète pour toi, je ne t'ai pas vue de l'après-midi… Répondit la petite avec une moue adorable.

J'étais occupé…

A boire du rhum ?

Jack sourit de toutes ses dents.

Non, je me promenais…

Dis Jack, on peut aller voir la mer ?

Tu sais que ta mère ne veux pas…

S'il te plaiiiitttttt !

Bon…D'accord… Mais je te préviens, si ta mère me tire les oreilles, tu ne me verras pas pendant deux jours !

La petite gloussa et Jack la prit dans ses bras, direction les quais…

Tout au long du trajet vers les quais, Jack ne se sentit pas à l'aise, il avait l'impression que quelqu'un l'observait et ses cheveux se hérissaient sur sa nuque mais il fit semblant de rien.

Arrivée aux quais, Catherine regarda la mer, émerveillée puis elle leva la tête vers le ciel constellé d'étoile.

Ho Jack regarde ! Dit-elle en montrant les étoiles du doigt. Tu en as déjà vu autant ?

J'en vois souvent en mer, ma chérie…

J'aimerais bien devenir un pirate comme toi !

Jack fut touché à un point inimaginable, jamais quelqu'un ne lui avait dit qu'il voudrait être comme lui… Il dit cependant :

Je ne crois pas que ce soit un bonne idée… Ta maman…

Il s'interrompit soudain, percevant un mouvement du coin de l'oeil.

Ho maman n'aura rien à dire, quand je serai grande, je ferai ce que je voudrai ! Qu'est ce que tu fais Jack ?

Jack était en train de rebrousser chemin vers le village.

Il se fait tard, ma chérie, et les rues ne sont pas sures la nuit… Dit-il en scrutant l'endroit où il avait perçut le mouvement.

Jack pourquoi est-ce que tu vas si vite ?

Le pirate ne s'était pas aperçu qu'il courait à moitié, il fallait absolument qu'il mette la petite à l'abris, il sentait un danger et son instinct de pirate ne le trompait jamais, il s'en voudrait terriblement s'il arrivait quelque chose à Catherine.

Lorsque Jack et Catherine arrivèrent devant la chaumine, Jack ressentit le besoin de se retourner. C'est là qu'il l'aperçut.

Adossée nonchalamment contre un mur, une silhouette se découpait dans l'obscurité. Il arrivait néanmoins apercevoir qu'elle, car il devinait que c'était une femme vue ses formes, portait un pistolet dans sa main gauche et sa main droite devait reposer sur la garde de son épée. Elle appartenait sans aucun doute à la piraterie, car la marine anglaise ne prenait pas de femme et Jack n'avait aucun doute sur ses intentions à son égard, elle n'était pas là par hasard et certainement pas là pour faire ami-ami avec lui !

Le pirate déposa Catherine au sol et lui glissa :

Tu vas vite rentrer dans ta maison Cat, c'est très important !

La petite qui n'avait pas remarqué la femme hocha la tête, sans poser de question.

Aller file ! Ordonna Jack.

Quand Catherine fut rentrée, Jack se tourna vers la femme et attendit, la main sur la garde de sa propre épée.

Si elle attaquait, il saurait se défendre…

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Voilà encore un chapitre fini! J'espère qu'il vous aura plu comme les autres!

Un grand merci à Alisa Adams, Marquise des Anges et Mijyo qui me laissent régulièrement une revieuw! Je ne sais pas comment vous remercier ça me fait vraiment plaisir!

Merci aussi à ceux qui font la démarche de lire ma fanfiction!

Voilà tout est dit!

Bisous

Sirius-05