Je vois que le premier chapitre a eut du succès... Faut dire qu'il se passe rien, en espèrant que cette suite vous motive pour les reviews ;-p

- Faut reconnaître que le coin est joli, déclara le colonel Sheppard en arrivant à proximité des premières habitations, une belle et grande forêt, un torrent…

- Je ne vois pas de torrent, répliqua McKay.

- Pourtant il y en a un, dit Teyla, écoutez bien.

Le scientifique tendit l'oreille. Rien à part le chant des oiseaux. Il haussa les épaules et continua son chemin. Les habitants les regardèrent passer d'un air tranquille, ils ne devaient pas être les premiers visiteurs. Un enfant sortit d'une des tentes rondes et resta sans voix lorsque Ronon le dépassa, il faut dire que peut importe la planète il était difficile de trouver un homme plus imposant.

Arrivé au cœur même du village le petit groupe s'arrêta.

- Bonjour, lança John, nous sommes des explorateurs pacifiques. Pourrions-nous parler à votre chef ? Ou votre leader, meneur, grand manitou… Je ne sais pas comment vous l'appeler.

Un homme aux cheveux clairs et au regard dur sortit de l'attroupement qui s'était formé.

- Je suis Kemal, c'est moi qui dirige cette communauté.

- Nous sommes enchantés Kemal, répondit l'athosienne, je suis Teyla, voici Ronon, le docteur McKay et le colonel John Sheppard. Nous venons ici dans le but de faire du commerce.

Kemal les détailla longuement. Ses yeux s'arrêtèrent quelques temps sur les armes terriennes.

- Vous êtes les bienvenus ici. Veuillez me suivre.

Il fit signe aux villageois de s'écarter et conduit l'équipe vers une tente plus grande que les autres. L'intérieur était sombre et il y régnait une chaleur étouffante. Tout le monde prit place sur d'épais coussins, fait de paille et de toile épaisse.

- De quel monde venez-vous ? questionna Kemal.

- Je suis athosienne et mes amis…

- Nous venons de très loin, coupa John.

- Je connais le peuple athosien, il est réputé pour être honnête lors d'échange de biens et de nourriture.

- Je suis heureuse de l'apprendre, répondit Teyla.

- Hélas, continua l'homme, une sélection nous a poussé à fuir notre planète. Ceux que vous avez vu sont les rares survivants. Nous devons repartir de zéro, une fois de plus.

- Je suis navrée.

- J'en déduis que vous n'avez pas de récolte, déclara McKay.

- Mais nous pourrions vous fournir de l'aide, intervint le colonel.

- Pourquoi feriez-vous cela ?

- C'est normal de s'entraider, surtout après une sélection.

Kemal hocha la tête.

- Elles sont de plus en plus dures, mon peuple en a subi deux en l'espace de deux ans. Nombre d'enfants sont orphelins maintenant, et nombre de parents ont perdu leurs enfants. Quel genre d'aide pourriez-vous nous offrir ?

- Des moyens matériels pour l'agriculture, humains aussi. Je suis certains de trouver des hommes volontaires pour vous donner un coup de main.

- Je vous en remercie. Puis-je vous offrir un verre de Kor'h ? C'est une boisson traditionnelle.

-Hé bien… On m'a toujours dit de ne pas boire pendant le service mais je ne pense pas que quelqu'un sera mis au courant… Avec plaisir Kemal.

- Et moi je vais faire un tour dehors, dit le scientifique.

- Rodney… murmura le colonel avec insistance.

- Je vais tomber dans les pommes si je reste là, il fait trop chaud, répliqua McKay sur le même ton. Il faut vraiment que j'y aille.

Sans attendre de réponse claire il s'éclipsa.

- Euh… commença le militaire, il supporte très mal l'alcool, ça le rend malade.

McKay s'approcha d'une corbeille de fruits. Il en prit un, le renifla et le reposa avec une grimace de dégoût. A croire que les pommes pourries étaient monnaie courante ici. Il continua son inspection des alentours, respirant avec bonheur l'air frais. Comme il aimerait être sur Atlantis au lieu de moisir sur ce caillou. Soudain un choc dans son dos le fit se retourner. Une petite fille d'une dizaine d'années venait de lui rentrer dedans. Elle était tombée à terre.

- Tu peux pas faire attention ? s'écria le scientifique.

La petite le regarda avec crainte. Comprenant que son ton l'avait sûrement effrayée le scientifique se baissa et l'aida à se relever.

- Je suis désolé, dit-il, mais fais attention la prochaine fois.

La gamine acquiesça timidement. La main toujours posée sur son épaule Rodney demanda :

- Tu pourrais peut-être me faire faire le tour du village, tu dois bien le connaître.

Mais avant qu'il n'ait pu ajouter la moindre parole la petite fille retomba à terre. Son corps se crispa et bientôt les tous ses membres furent agités de convulsion. Le scientifique resta interdit une brève seconde et se mit aussi tôt à sa hauteur, complètement paniqué.

- Venez ! Au secours ! Venez vite !

- Loréa ! Loréa !

Une femme accourait dans leur direction, les traits déformés par la panique.

- Loréa !

- Mais qu'est-ce qui se passe ?!

Le colonel Sheppard venait d'apparaître entre deux tentes. McKay se releva et se dirigea vers lui au pas de course :

- C'est la petite, je ne sais pas ce qui s'est passé ! Elle…

- Poussez-vous.

Le militaire s'avança vers la femme et l'enfant dont les tremblements avaient cessé.

- Madame ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Loréa… Loréa… répéta-t-elle en serrant sa fille contre elle.

- Madame !

- Répond-lui Trini.

Kemal venait d'arriver à son tour. La femme l'ignora.

- Trini, tu dois nous dire ce qu'il s'est passé, ordonna le chef du village d'une voix plus dure.

La dénommée Trini daigna enfin le regardait, continuant de serrer sa fille. Elle désigna le scientifique d'un doigt décharné.

- C'est lui, cracha-t-elle, c'est lui qui a fait ça !