Voilà la suite, merci pour les reviews !

McKay était poussé sans ménagement à chaque fois que son rythme ralentissait. Trois hommes l'entouraient, l'un muni des armes de Sheppard.

- Ecoutez-les gars, y a sûrement moyen de s'arranger. Franchement, j'ai une tête de meurtrier ?! Je voulais juste l'aider à se relever, ce n'est pas un crime quand même ! Lorsqu'un enfant tombe à côté de vous, vous ne restez pas à le regarder sans rien faire quand même ?!

- Boucle-la, répliqua un des villageois, tu auras besoin de toute ta salive pour crier tout à l'heure.

Le scientifique trébucha sur une racine et manqua de s'étaler par terre.

- Je n'ai rien fait ! et puis la petite va bien, pourquoi vous tenez absolument à me tuer dans ce cas ?

- Si sa mère n'était pas arrivée tu l'aurais privée de sa vie.

- Mais arrêtez avec toutes vos idées de primitifs ! Je ne suis pas un Wraith ! Je ne suis pas un monstre ! Je suis juste un être humain, comme vous !

- Avance.

- Mais… Je… Je ne veux pas…

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- Je ne veux pas mourir !

- Calmez-vous Monsieur, où avez-vous mal ?

- Partout !

Les yeux de Rodney roulaient dans leurs orbites, incapables de trouver un point sur lequel se fixer. Des ombres partout, des cris, une sirène. Et la douleur… Il avait l'impression qu'on lui écrasait les jambes, sa poitrine protestait à chaque respiration. Son regard fou s'arrêta finalement sur une forme noire, devant lui. Non, ça bougeait… De… De la fumée qui sortait, mais d'où ?

- Qu'est-ce qui s'est passé ?gémit-il.

- Vous avez eu un accident de voiture, un 4X4 est venu s'encastrer dans votre véhicule.

McKay porta une main à son visage mais l'homme à ses côtés arrêta son geste.

- Nous allons tenter de vous dégager Monsieur, il ne faut pas que vous bougiez.

Ce qui compressait ses membres inférieurs commença à se soulever, lentement. Tellement lentement. Rodney hurla, il avait l'impression que le moindre centimètre carré de sa peau était mis à nu, broyé, brûlé vif.

- Je ne veux pas mourir, répéta-t-il.

Son corps n'était plus qu'un assemblage tordu, brisé.

- Je… ne… Je… Mourir.

McKay sanglotait. Il ne ressentait plus rien ; même la peur avait disparu tant son esprit se concentrait sur la douleur.

- Mourir, balbutia-t-il. Je veux… Mourir.

Le sauveteur à ses côtés lui injecta une première dose de morphine.

- Désolé, mais avec votre caractère ça sera pour une prochaine fois.

- Mourir…

- Une prochaine fois Monsieur, une prochaine fois.

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McKay baissa la tête pour éviter une branche de sapin. Les oiseaux s'étaient tus, seul le murmure du vent parvenait aux oreilles des quatre hommes.

- Dîtes, commença-t-il, je ne suis pas certain d'avoir très envie d'aller à votre lieu des sacrifices.

- Mais tu n'as pas le choix, répliqua une voix dans son dos.

- Vraiment ?

- Oui.

- Dans ce cas.

Le scientifique se retourna et envoya son poing dans le premier visage qui se présenta. Le sang jailli mais il n'en avait cure. Un villageois tenta de l'immobiliser mais Rodney, dans un hurlement de rage, le précipita contre un arbre. Le dernier homme ne tenta pas de l'attaquer. Il se recula et le pointa avec le P-90 de Sheppard.

- Vas-y ! hurla McKay. Tire ! Qu'est-ce que j'ai à perdre de toutes façons ?!

L'homme hésita, il n'en fallait pas moins pour le scientifique. Il se précipita sur lui et l'assomma d'une droite bien placée.

- Je… Je les ai eus.

Il prit appui contre un arbre, juste dix petites secondes, le temps de reprendre son souffle. Que devait-il faire ? La porte, oui, c'était ça. Mais non, il n'avait plus son code d'identification. Alors ? Prendre les armes, retourner au village ? Menacer tout le monde puis s'enfuir avec ses amis ? Non, beaucoup trop risqué, un pistolet ne peut rien contre un couteau bien envoyé… Absorbé par ses réflexions il ne remarqua pas la main qui, petit à petit, se rapprochait du P-90.

- Ne bouge plus.

Un des hommes, le plus grand, le menaçait. McKay se redressa.

- Tu paieras pour ça aussi.

- D'accord… D'accord, je me rends.

Il fit quelques pas de côtés et plaça avec précaution son pied sous une branche morte. Ronon lui avait montré comment faire, il pouvait y arriver. Je peux y arriver !

- Et tu souffriras, je peux te l'assurer, continua l'homme. Tu nous supplieras de t'achever.

- Oui… Mais une prochaine fois.

Il souleva la branche et la balança dans la tête de son adversaire. Avec une rapidité dont il ne se serait jamais cru capable il se retourna et commença à courir. Des balles sifflèrent, il accéléra.

Fuir.