Disclamer : Tout est à moi. Je suis J. K. Rowling déguisée sous un pseudo fort peu tendancieux. J'ai lu toutes les fics concernant mon œuvre et je suis devenue accro aux slashs. D'ailleurs, le tome 7 de Harry Potter ne sera constitué que de lemons. ... Ben quoi ? On peut rêver non ? Hélas, je ne suis pas madame Rowling, mais j'aimerais bien. Avec son pognon, je créerais le Temple Sacré du Yaoi... Le paradis... -commence à divaguer-
Avertissement : Cette fiction est à classer dans le registre du yaoi, homophobes allez vous faire voir, blablabla... Vous connaissez la chanson je crois.
Note importante : Mmh... Je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit d'important à préciser... Si ce n'est « bonne lecture » !
Rating/Slash : HPDM. Ben oui, il va y avoir du slash, du lemon, du sexe, de la baise ! -s'étouffe devant sa grossièreté- Hum, donc les petits enfants (ça me va bien de dire ça, vu l'âge que je me paye) retournez dans les fictions de dessins animés tout meugnons.
RaR's aux anonymes :
(Désolée mais il n'y en aura pas cette fois hélas, sinon le chapitre aurait mis une semaine de plus a arriver, je me connais. Mais sachez que c'est vraiment grâce à vous que - je ne sais pas pour les autres auteurs mais pour moi c'est le cas - je continue d'écrire!)
Okay. Respire, respire, RESPIRE ! Ah mon dieu ! Une avalanche de reviews s'écroule sur moi ! Je sais, ce n'est pas tant que ça, mais pour moi c'est… un vrai miracle, je ne vois pas d'autre mot. Pourvu que la suite soit à la hauteur. Merci à tous pour les encouragements et… désolée du retard ! Des mois sans ordi, ça fait mal. Enfin, je suis de retour cette fois…
CHAPITRE SECOND : Rapprochement intensif avec Draco Malfoy.
- Est-ce que quelqu'un va enfin se décider à m'expliquer ce qui s'est passé ici ? s'impatienta Hermione en battant furieusement du pied.
Ron tourna la tête vers elle et sembla enfin la remarquer. Il couru s'agripper à son bras, comme si il venait d'avoir la peur de sa vie.
- Le gentil Draco... Il vient de dire... qu'il était attiré par Harry ! bégaya Ron en montrant le blond du doigt.
Hermione chercha confirmation dans le regard de Draco. Elle y lu la sincérité et soupira. Ça devait arriver, une obsession pareille pour le Survivant ne pouvait pas être uniquement basée sur la haine. Elle dégagea son bras de l'emprise de son ami et lui demanda un peu sèchement d'arrêter de faire l'enfant. Il faut dire que Ron regardait Draco comme si il était un pitiponk à deux pattes au lieu d'une seule. Elle profita de l'état de choc du roux qui précédait la tempête furieuse pour aller s'assurer de l'état du premier concerné, qui n'avait pas encore pipé mot. Elle lui passa une main devant les yeux en l'appelant doucement. Harry eu un sursaut et rit nerveusement.
- T'as entendu ça, Hermione ? C'est la meilleure hein ? dit-il en se grattant la nuque.
- Hum. Désolée Harry mais je pense qu'il a dit vrai, chuchota la brune.
- Ah...
Ce fut tout ce que Harry put répondre. Il fixait les deux Draco d'un air curieux et ne semblait pas bien assimiler l'information. Hermione décida donc de vite changer de sujet.
- Bon ! Tu ne devais pas rejoindre ton dortoir, toi ? demanda-t-elle le plus naturellement possible au Draco timide.
Celui hocha la tête et s'en alla en courant, soulagé de pouvoir enfin échapper au regard scruteur du Survivant. Subir un rejet est affreux, mais lorsqu'on n'obtient pour toute réponse qu'un regard indéfinissable, c'est encore plus insoutenable. Le gentil Draco tentait donc de faire bonne figure et il proposa d'un ton faussement joyeux de passer à table. En effet, l'heure du repas approchait et les estomacs commençaient à le rappeler. Harry acquiesça en silence et suivit ses amis vers les portes de la grande salle. Elle était encore vide, aucun bruit de couvert ne résonnait. Même les professeurs n'avaient pas encore pris place. Mais en longeant les longs bancs, ils remarquèrent un Draco, sagement assis à la table des Serdaigles. Il lisait un livre et ne semblait pas prêter attention à l'intrusion des Griffondors. Son double rouge et or le croisa et lui demanda si tout allait bien dans sa nouvelle maison. L'autre jeta simplement un regard qui apparemment, dans le langage des Draco, voulait dire oui. Ron l'observa d'un air qui se voulait assuré, mais l'effet fut gâché quand Hermione l'envoya faire la toupie deux mètres plus loin en le bousculant précipitamment. En fait, elle voulait absolument savoir le titre du livre du serdaigle. Malheureusement pour elle, cette partie de Draco n'était pas très causante et elle reçu juste un grognement.
- Oh allez, je voudrais juste voir si je l'ai déjà lu, suppliait-elle.
Draco consentit à relever son bouquin pour laisser apparaître un titre calligraphié en lettres d'argent : « L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu ». Les yeux de la jeune fille se mirent aussitôt à briller.
- Je ne l'ai jamais vu ! Où te l'es-tu procuré ? Oh, attends. Peut-être que dans ce livre, on pourrait trouver une potion pour te soigner toi et tes doubles. Qu'est-ce que tu en penses, c'est une bonne idée non ?
- Je l'ai emprunté exprès pour ça, je cherche depuis une bonne heure, marmonna Draco sans même lever les yeux des pages.
Hermione se rembrunit quelque peu mais ne se laissa pas décontenancer pour autant.
- Je pense qu'avec une bonne potion de concentration, on devrait pouvoir faire quelque chose, dit-elle en croisant fièrement les bras.
- Cette potion ne fonctionne que contre les sorts, elle n'a aucun effet sur un philtre, marmonna machinalement le Draco de Serdaigle.
Cette fois Hermione fut carrément outrée. Elle assura qu'elle le savait parfaitement, qu'elle voulait juste tester le blond. Celui-ci émit un petit rire et la guerre fut déclarée. Une véritable bataille de connaissance s'engagea entre les deux adolescents et c'était à celui qui clouerait le bec à l'autre avec une chose qu'il ignorait.
- Les Botrucs ont trois doigts en forme de brindille, siffla la jeune brune.
- Ils n'en ont que deux, répliqua Draco sereinement.
Hermione avait presque de la vapeur qui s'échappait de ses oreilles. Rouge d'humiliation, elle fit brusquement demi-tour et s'enfuit vers la porte de la grande salle. Ron se précipita pour la rattraper et Harry se retrouva seul avec les deux Draco. Il profita de cet isolement pour poser une question au gentil Draco. Une question qui le tracassait depuis un petit temps.
- Hum. Si… Si vous êtes tous la même personne, ça veut dire que vous tous vous avez les même euh… sentiments ?
- Nous avons tous les sept le béguin pour toi, si c'est ce que tu veux savoir, intervint le serdaigle.
- Ça m'étonnerait tout de même que le Draco agressif ressente quoi que ce soit dans ce genre, répondit Harry en riant.
- Pourtant c'est le cas, mais il ne se l'avoue pas. C'est une des parties de nous qui rejette ce sentiment.
Harry ne trouva rien à répondre, ne croyant qu'à moitié le fait que Draco puisse… il n'arrivait pas à trouver le mot qui correspondrait. En tout cas, Malfoy venait de prouver une fois de plus, à lui comme à Hermione, qu'il pouvait être très sensé quand il le voulait. Enfin, quand cette partie de lui le voulait.
Heureusement pour Harry, cette journée n'était pas complètement perdue. En effet, aujourd'hui on servait son dessert préféré : une énorme dame blanche dégoulinante de chocolat fondu. Il ronronna presque de bonheur en engloutissant la première bouchée et profita de ce petit moment de paix pour faire le point. Il avait un problème, et pas un petit. Apparemment, Draco était vraiment attiré par lui mais ça, ce n'était pas encore le plus grave. Harry sourit inconsciemment quand il pensa que son pire ennemi en pinçant pour lui n'était pas encore trop catastrophique. Bonjour le positivisme. Non, le plus ennuyeux, était qu'il y avait sept Draco à ses trousses, dont au moins un qui voulait furieusement sa peau. Peu probable que celui-là soit réellement entiché de qui que soit, mais d'après le Draco de Serdaigle, c'était bien le cas.
Harry promena un instant son regard sur la grande salle bruyante pour compter tous les Malfoy, qui étaient le centre des conversations en ce moment même. Le timide à Poufsouffle, Le gentil était deux place plus loin que lui, l'intelligent mangeait tranquillement sa glace à la table des Serdaigles, Le colérique lui jetait des regards haineux depuis la tablée des vert et argent et… et…
- Mphrrm !
Harry avait failli avaler son biscuit de travers car, juste à la droite de la boule de nerfs qui rêvait de l'étriper, se trouvait un autre Draco, les cheveux légèrement défaits, la chemise ouverte et la cravate disparue. Il fixait Harry intensément, son regard en était presque assombri. Le griffondor eut soudain très chaud : Malfoy venait de tremper son doigt dans sa glace et le suçait de façon très provocatrice. Tout le monde l'observait les yeux ronds, mais lui ne regardait que Harry, ne détachant pas ses yeux des siens une seule seconde. Il sortit le bout de sa langue et lécha sensuellement ses doigts, envoyant des œillades brûlantes d'envie au pauvre Harry qui ne savait plus où se mettre. Il pouvait presque entendre les petits gémissements que Malfoy était peut-être entrain d'émettre. Il baissa son regard sur sa glace, qu'il finit rapidement, avec l'impression d'avoir les joues incendiées. Quand son regard croisa à nouveau par curiosité celui du Draco aguicheur, il le regretta aussitôt. Le blond n'avait pas cessé son manège et passait à présent sa langue sur ses lèvres entrouvertes. Harry se leva brusquement, arrachant un cri de surprise à Hermione, et quitta la salle le visage résolument baissé vers ses pieds. Le Draco séducteur s'essuya les mains et le suivit un sourire satisfait aux lèvres. Il rattrapa aisément le griffondor et l'apostropha au détour d'un couloir. Harry frissonna et fit semblant de ne pas l'entendre, accélérant le pas. Il sentit alors qu'on lui attrapait le bras pour l'attirer contre le mur. Le regard gris bouillonnant du blond entra encore dans son champ de vision et il prit peur.
- Lâche moi Malfoy sinon tu vas goûter à ma baguette, siffla Harry.
- Mmh, murmura-t-il en se rapprochant de Survivant pour le coincer contre le mur, tout dépend de quelle baguette tu me parles…
- Arrête ça, grogna le griffondor, ça ne te mènera absolument nulle part.
- Ah oui ?
Harry sentit avec horreur les battements de son cœur s'accélérer tandis que Malfoy collait son corps au sien, pressant doucement son bassin contre son ventre. Dans la foulée, il pu également remarquer que le torse du blond était relativement bien foutu, vu que sa chemise blanche ne cachait plus grand-chose. Harry se tortilla, pesta, se débattit, mais rien n'y fit, le Draco tombeur le maintenait contre la pierre de tout son corps visiblement plus puissant qu'il n'en avait l'air. Le seul effet qu'il obtint, c'est d'exciter plus encore le blond, qui lui murmurait des choses obscènes à l'oreille en lui caressant les hanches.
- On pourrait aller dans ma chambre… Je suis sûr que tu es une bête de sexe Potter. Et crois moi, je saurais te faire crier de plaisir, jusqu'à ce que tu sois trop épuisé pour en redemander…
Il commençait à ondoyer de tout son corps, frottant ainsi son entrejambes contre celle d'Harry. Le griffondor émit un petit cri aigu en le sentant se frayer un chemin dans son cou. Il sentait le souffle chaud de Draco sur sa peau, et le sien devenir plutôt irrégulier. Il secoua brusquement la tête, reprenant ses esprits, et envoya un bon coup de genoux à Malfoy. Il ne savait pas exactement où il l'avait percuté, mais l'effet fut immédiat et le blond recula d'un pas, l'air grimaçant.
- T'es malade ou quoi ? pesta Draco.
- C'est toi qui es complètement givré, fulmina Harry, un peu chamboulé. Ça te prend souvent de sauter sur les élèves au détour d'un couloir ? T'es frustré à ce point ?
- Ça ne me prend qu'avec toi Potty, et sache que non, je ne suis pas frustré, répliqua-t-il, piqué au vif.
Harry allait lui prouver qu'au contraire - ses pulsions devaient vraiment être insatisfaites pour qu'il tente de le violer à même le mur - quand il entendit des voix l'appeler. Il reconnu ses amis et cria leurs noms pour les guider dans les couloirs du château. Ron apparu le premier, un peu essoufflé, et se remit à courir quand il aperçu Harry seul avec un des Draco.
- Qu'est-ce qu'il t'a fait, demanda le roux en fusillant le serpentard du regard.
- Rien, mentit Harry, pas vraiment enclin à assister à une bagarre entre les deux garçons, et un peu honteux aussi.
Le Draco séducteur jeta un dernier regard au survivant. Harry le soutint furieusement et au dernier moment, alors que le blond allait passer l'angle du couloir, il lui fit un petit clin d'œil coquin. Harry aurait voulu répliquer en lui offrant un beau signe de contestation du majeur, mais trop tard, Draco avait filé. Hermione, qui contrairement à Ron avait saisit le geste du serpentard, soupira en voyant Harry hésiter à aller rattraper son ennemi pour relancer l'altercation. Elle lui saisit le bras et l'emmena vers leur prochain cours, qui se trouvait être métamorphose.
Le professeur McGonagall était d'une humeur massacrante, et pour cause : les trois Malfoy de Serpentard faisaient un chahut pas possible et ne trouvaient pas de places libres dans sa classe. Elle se pinça l'arrête du nez fit apparaître des chaises depuis son bureau, où les Draco prirent place en se chamaillant pour ne pas se retrouver à côté des griffondors avec qui ils avaient cours. Harry fut soulagé quand le Draco colérique et le Draco séducteur allèrent s'asseoir dans la rangée opposée à la sienne. Par contre, le troisième vint prendre place à côté d'Hermione, et Harry redoutait déjà que son caractère fût horrible. Il avait peut-être eu tort de s'inquiéter car le début du cours se passa sans problème. Il était entrain de voir le sortilège de désillusion, un sort plutôt compliqué qui consistait à faire prendre à un objet ou une personne la texture du paysage derrière lui, le rendant ainsi presque invisible. Comme toujours, Hermione s'en sortait admirablement, et Harry Ron pataugeaient un peu. Le professeur leur distribua des petits objets divers et des parchemins de couleur, à placer derrière. Ils devaient s'arranger pour que l'objet prenne la couleur du parchemin. Hermione allait rendre sa statuette de chat complètement mauve lorsque son poignet dévia et alla envoyer son sort sur le bureau de McGonagall, qui prit les teintes du tableau et du parquet mélangées, ce qui donnait un immonde vert plus très frais.
- Mademoiselle Granger, qu'est-ce qui vous prend ? s'écria la vieille femme en s'éloignant prestement du bureau.
- Désolée, bafouilla Hermione, semblant surprise elle-même d'avoir manqué sa cible.
- Cinq points de moins à Griffondor pour vous apprendre à mieux vous concentrer, dit-elle d'un ton agacé, regardant d'un œil sévère les serpentards qui tentaient de jeter le sort de désillusion à ce pauvre Neville.
Hermione passa le reste du cours à regarder sa statuette sans bouger, sans parler, les yeux au bord des larmes. A part Rogue, jamais un professeur n'avait eu à lui retirer des points. Ron lui tapotait gentiment le dos en disant que ce genre de bourdes lui arrivait une fois par jour, mais la jeune fille restait inconsolable. Quand l'heure se termina, elle sortit dans les premiers et Harry dû courir pour la rattraper. Son erreur de tantôt lui semblait trop grossière et son comportement un peu étrange.
- Il ne faut pas t'en vouloir Hermione, ça peut arriver à tout le monde, dit-il avec gentillesse alors qu'ils se rendaient en botanique.
- A moi, ça n'aurait pas dû arriver, murmura la jeune fille en accélérant.
- Mais enfin, tu as droit à l'erreur ! Personne n'est infaillible, moi en premier, répliqua Harry en marmonnant la fin de sa phrase.
Hermione s'arrêta, les yeux encore un peu flous.
- Oui mais là, ce n'était pas ma faute. Malfoy m'a donné un coup de coude lorsque je m'apprêtais à jeter mon sort, grogna-t-elle. Et bien sûr, monsieur s'est amusé à énumérer toutes les insultes qu'il est capable de prononcer durant le cours entier.
- Tu plaisantes ? s'exclama Harry. Mais pourquoi tu n'as rien dit ? McGonagall aurait compris et l'aurait envoyé en retenue.
- Tant pis, c'est trop tard, dit Hermione. Maintenant tais-toi, on arrive.
Ils pénétrèrent dans la serre et Harry se promit d'exposer à Malfoy sa façon de penser.
Malheureusement, les 7 Draco furent très souvent convoqués par le directeur pour tenter de trouver une solution à leur dédoublement. Et quand ils n'y étaient pas, ils testaient les potions de du professeur Rogue au fin fond des cachots. Harry aurait pourtant bien voulu régler cette histoire mais à chaque fois qu'il entr'apercevait une tête blonde, elle s'engouffrait aussitôt dans une salle de classe différente de la sienne. Après une semaine de cache-cache, Harry en eu plus qu'assez, et même si Hermione avait presque oublié l'incident, lui n'abandonnait pas l'idée de se venger, ou au moins de faire ravaler à Malfoy sa fierté. Et tant pis si certains des sept le prenaient mal. Bref, sa patience avait des limites, et elles venaient d'être atteintes. Harry tenait beaucoup à Hermione, et après l'avoir vue dans cet état, il ne pouvait pas rester à rien faire. Il décida donc que puisque qu'il n'y avait pas moyen de voir les Malfoy le jour, il irait la nuit.
Le soir même, il attendit patiemment que Ron ait écoulé sa réserve de bâillements et Hermione finit ses devoirs pour prétexter une recherche urgente qui lui était sortie de la tête. Trop fatigués, les deux amis ne posèrent pas de questions et montèrent se coucher avec plaisir. Harry sortit alors sa cape d'invisibilité de sous le canapé de la salle commune et partit en direction des cachots. Malgré sa fâcheuse habitude de vadrouiller la nuit, il fallut à Harry un certain temps avant d'arriver à destination sans se faire prendre par les professeurs qui faisaient leur ronde. Il se plaça devant le mur de pierres humides et chuchota le mot de passe, qu'il se félicita encore une fois d'avoir pu soutirer au gentil Draco.
- Regard sombre.
L'épaisse muraille pivota sans un bruit, ce qui était plus angoissant encore qu'un grincement de vieille porte pourrie, dans le fond. Harry se faufila, toujours invisible, dans la salle commune plongée dans le noir et trouva sans trop de mal la porte menant au dortoir des garçons. Le plus dur à présent était d'identifier dans quel lit était Malfoy, et ce sans réveiller les autres. Il tira doucement le rideau du baldaquin du premier lit mais il faisait trop obscur pour voir quoi que ce soit. Ne sachant plus vraiment comment s'y prendre, Harry souleva précautionneusement quelques rideaux, dans l'espoir que n'importe quel signe puisse l'éclairer sur les occupants des lits. Alors qu'il passait la tête par une énième embrasure de tissu, il cru sentir quelque chose de différent. Une odeur qui lui rappelait quelque chose. Il eut un réflexe idiot et ouvrit plus grand les yeux, ce qui ne servit bien sûr à rien. Il respira un grand coup et la liaison se fit : c'était le parfum qu'il avait sentit lorsqu'un des Malfoy l'avait coincé contre le mur il y a une semaine. Tout les Draco devaient sentir la même chose puisqu'ils étaient une seule et même personne, c'est du moins à cette idée que Harry se raccrocha. Il se glissa entièrement dans l'espace du lit et referma les rideaux, près à lancer un sortilège du silencio si Malfoy mouftait un peu trop. Par mesure de précaution, il laissa aussi sa cape sur lui.
- Hey, Malfoy, souffla-t-il. Malfoy !
Harry entendit les bruissements de couvertures et put imaginer que le serpentard était entrain de se retourner vers lui. Malheureusement, il n'était pas réveillé pour autant. Le jeune homme avança prudemment sa main pour lui secouer l'épaule mais tomba sur quelque chose de plus… poilu. Et doux. Harry retira vivement sa main en espérant que le blond n'avait pas sentit sa main dans ses cheveux. A en juger par sa respiration régulière, il dormait toujours comme un bienheureux. Harry se reprit et donna une tape sur le corps allongé.
- Quoi ? gémit Malfoy d'une petite voix.
- Pas trop tôt, râla Harry. Je dois te parler, et je ne te conseille pas d'essayer de crier.
Il pointa sa baguette à l'endroit où il pensait que Malfoy se trouvait, même si celui-ci ne pouvait rien voir. Il y eu un petit moment de silence où le griffondor se demanda presque si l'autre ne s'était pas rendormi, quand une main lui agrippa le bras pour le tirer brusquement dans le lit. Avant d'avoir compris quoi que ce soit, Harry sentit le corps de Draco venir l'immobiliser contre le matelas.
- C'est toi qui vas crier, mon petit Harry, susurra une voix à son oreille.
En effet, Harry eut envie de crier. De désespoir d'être tombé sur ce Malfoy-là, et d'indignation pour les deux mains qu'il sentait sur ses hanches.
- Laisse-moi, ce n'était pas à toi que je voulais parler, maugréa-t-il, c'est au Malfoy qui était à côté d'Hermione en métamorphose.
- Il a fait quelque chose de mal ? demanda tout bas Draco, ayant l'air bien plus absorbé à frôler le cou du survivant de ses lèvres que par sa question.
- Il l'a ridiculisée, lui répondit Harry agacé, en attrapant sa tête pour l'éloigner de sa gorge. Arrête ça, je ne suis pas du tout intéressé.
- Attention, tu vas réveiller les autres, prévint le blond en lui attrapant les mains pour les immobiliser au dessus de sa tête.
- Lâche-moi maintenant, et dis-moi où se trouve le lit de ce Malfoy-là, ordonna Harry, qui commençait à en avoir sérieusement marre d'être coincé sous ce corps d'homme. Tout cela était ridicule, le Draco séducteur perdait vraiment son temps.
Le Draco en question allait répondre quand une voix, identique à la sienne résonna dans le dortoir :
- Draco, c'est toi qui parles ?
Harry cessa immédiatement de remuer, et il sentit également le corps de Malfoy se figer.
- Dis-lui qu'il n'y a personne, chuchota nerveusement Harry.
- Alors tu me laisses t'embrasser, répondit le blond de but en blanc.
- Ça ne va pas ? Jamais je ne te...
- Alors je te balance, conclu Draco sans aucun remord.
- Draco, il y a quelqu'un avec toi ? répéta la voix, plus proche cette fois.
- Tu n'as pas de chance, c'est la partie de moi qui veut ta peau.
- C'est dégueulasse, et toi tu veux ma perte, objecta Harry, de plus en plus inquiet.
- Non, moi je veux ton corps. Il arrive, qu'est-ce que je dis ? questionna Malfoy en sachant pertinemment que son prisonnier n'avait pas trop le choix.
- Okay, c'est bon, dis-lui que tu es seul, vite ! céda le survivant, trop paniqué à l'idée de se faire prendre. Tu es vraiment abject.
- Une seconde, je veux d'abord être sûr d'être payé, l'interrompit le serpentard, gardant le sens des réalités.
Harry allait ordonner à Draco de d'abord répondre à son double mais trop tard : il sentait déjà son souffle sur ses lèvres. Il ferma les yeux très fort, comme lorsqu'on se prépare à passer un mauvais moment. Après tout, c'est comme si il avait un gage idiot, ça allait vite se terminer. Mais le gage idiot prit une nouvelle ampleur lorsqu'il sentit les lèvres du blond prendre doucement possession des siennes. Harry entendit vaguement l'autre Draco reposer encore sa question, ce qui fit redoubler le rythme des battements de son cœur déjà transporté par la légèreté du baiser de son ennemi. Au fur et à mesure que Malfoy le couvrait de baisers, il oubliait qu'il pouvait se faire prendre d'une seconde à l'autre. Il se surpris même l'envie de faire quelque chose, lui aussi, qui ferait ressentir à Draco ce qu'il ressentait en ce moment. Mais jamais il n'avait vraiment eut d'expérience dans ce domaine, aussi il laissa le blond le submerger de picotements dans la nuque, de chaleur dans la poitrine, de tremblements agréables. Il ne se choqua même plus lorsque Draco lâcha ses mains pour aller les reposer sur ses reins, et alla jusqu'à poser maladroitement les siennes sur son dos. Draco s'appuya un peu plus sur le corps fébrile et son baiser se fit plus sensuel. Harry commençait à se sentir partir et rendait à présent sans honte le baiser que le serpentard lui offrait. Leurs souffles se firent plus désordonnés, leurs mains commencèrent à caresser le tissu fin de leurs pyjamas. Objectivement, Harry aurait voulu que cela ne s'arrête jamais, mais seulement voilà, c'était de Malfoy dont il s'agissait. Et malgré les gémissements qui menaçaient de s'échapper de ses lèvres, une voix dans sa tête ne cessait de lui crier « arrête, c'est un homme, c'est Draco Malfoy, c'est ton ennemi ! ». Mais c'était tellement bon, cette euphorie que s'emparait de lui. Heureusement pour la santé mentale de notre survivant, Draco mit peu à peu fin au baiser. Harry était déjà sûr que - même si il lui avait été donné par un homme - ce serait certainement un des meilleurs de sa vie, même sa fierté masculine ne pouvait nier ça.
- Il est reparti, j'avais jeté un sort d'illusion pour qu'il me voie entrain de dormir. Je parlerai à mon double, celui que tu voulais voir, à ta place si tu veux, murmura Draco. J'aurais bien continué – et toi aussi je pense, ajouta-t-il avec un sourire malicieux – mais le marché s'arrêtait à un baiser, et je ne suis pas aussi dépravé que tu sembles le croire.
Harry était bien content que Draco prenne ainsi la parole, car lui n'était pas sûr de pouvoir assurer cette fonction. Il était tellement ailleurs qu'il ne remarqua pas que Malfoy l'avait entubé avec son sort d'illusion, et qu'il insinuait clairement que Harry avait aimé se faire embrasser par un garçon, son ennemi de surcroît. De toute façon, il avait raison.
- Je pense que tu peux partir maintenant, il est retourné se coucher, dit le blond en lui tendant sa cape et sa baguette, égarées sous les couvertures lors de leurs ébats. Rogue commence sa ronde dans vingt-cinq minutes, tu as le temps pour traverser les cachots.
Harry hocha la tête, et descendit du lit et s'apprêtait à filer sans demander son reste mais Draco le retint.
- Bonne nuit, dit-il en lui dérobant un dernier bisou, sur la joue cette fois.
- Euh… oui, dit faiblement Harry; puis il s'éloigna comme un automate.
Il s'éternisa beaucoup plus que raison sur le chemin du retour, s'arrêtant à presque chaque fenêtre pour admirer la nuit bleutée. Il n'avait même pas remis sa cape d'invisibilité, qui laissait traîner derrière lui comme un enfant le ferait avec son doudou. Lorsque la Grosse Dame, sujette au insomnies ces derniers temps, lui demanda le mot de passe comme si de rien était, il sursauta presque. Il fit un effort pour s'en souvenir, se disant que si Neville l'oubliait si souvent, c'était peut-être parce que quelqu'un qui embrassait divinement bien lui troublait l'esprit quotidiennement. Il ravala son sourire, ce n'était pas drôle du tout. Etre bouleversé ainsi pour un baiser qui devait juste servir à sauver sa peau, c'était absurde. Et pourtant, en se glissant dans ses couvertures, Harry y pensait toujours.
A SUIVRE…
Enfin ! Le chapitre 2 ! Vous avez le droit de m'injurier pour le retard, mais je tiens à dire pour ma défense que j'ai mis un temps dingue à ravoir un ordinateur.
Alors alors ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Envie de me tuer ou de me faire câlin ? Le Draco sexy peut être trop doux quand il veut… -bave- C'est lui mon préféré ! D'ailleurs, il n'en reste plus qu'un à découvrir. Nous avons déjà le gentil, le timide, le séducteur, le méchant, l'intelligent et le sournois. Les paris sont ouverts pour le caractère du dernier ! (c'est un griffondor) Au fait, à propos, dites moi si je me trompe mais la maison Griffondor s'écrit avec une majuscule tandis qu'un élève griffondor sans, c'est ça ? Je sais, question idiote.
Bref, j'arrête de dire des bêtises. J'espère que ça vous a plus quand même, et sachez que, oui, ça n'a jamais cessé, ça continuera toujours, et de plus en plus fort… : je vous aime !
