Disclamer : Tout est à moi. Je suis J. K. Rowling déguisée sous un pseudo fort peu tendancieux. J'ai lu toutes les fics concernant mon œuvre et je suis devenue accro aux slashs. D'ailleurs, le tome 7 de Harry Potter ne sera constitué que de lemons. ... Ben quoi ? On peut rêver non ? Hélas, je ne suis pas madame Rowling, mais j'aimerais bien. Avec son pognon, je créerais le Temple Sacré du Yaoi... Le paradis... -commence à divaguer-

Avertissement : Cette fiction est à classer dans le registre du yaoi, homophobes allez vous faire voir, blablabla... Vous connaissez la chanson je crois.

Note importante : Mmh... Je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit d'important à préciser... Si ce n'est « bonne lecture » !

Rating/Slash : HPDM. Ben oui, il va y avoir du slash, du lemon, du sexe, de la baise ! -s'étouffe devant sa grossièreté- Hum, donc les petits enfants (ça me va bien de dire ça, vu l'âge que je me paye) retournez dans les fictions de dessins animés tout meugnons.

RaR's aux anonymes :

Un énooorme merci à Lyly, Nepheria, Larina Black ! Voilà la suite !

Macatou : Ah je suis bien d'accord avec toi, même moi j'ai moins aimé ce chapitre (dur dur à écrire la transition). J'espère que celui-ci te plaira plus ! Bisous et merci pour ta fidelité !

Didi : Aïe, je suis désolée, ce chapitre a l'air de ne vraiment pas t'avoir plu… Le dernier Draco est un farceur un peu téméraire et la confrontation entre le Dray colérique et Harry est pour ce chapitre. Encore désolée de t'avoir déçue. J'espère que ce chapitre rattrapera le précédent ! Merci d'avoir reviewer quand même. :) Gros bisous !

Zelda-sama : Hello toi ! Ah la la qu'est-ce que ta review m'a fait rire ! « Encore un complètement jeté… », « Ramasse tes dents Weasley, c'est bien fait pour toi ! »… Ah mon dieu, j'étais morte de rire ! « Plus d'action » parce que dans le chapitre 3, je trouve qu'il ne se passe pas grand-chose… Et je sais, je suis méchante avec Ron… huhu mais c'était nécessaire, tu verras. -sourire diabolique- Mais en plus d'être méchante, je suis un peu folle parce que en me relisant, c'est vrai que c'est un peu délire la râlerie d'Hermione. Mais je me comprends : en fait, elle était sur son petit nuage après le compliment de Dumbledore, mais Ron l'a fait redescendre en posant une question tellement idiote que ça la met en boule. Bizarre, je sais… Enfin bref, voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira ! Plein de bisous et merci pour ton commentaire !

Lilou : Ah, les frères et sœurs qui squattent, je connais bien ça… J'ai une petite sœur, hélas, plutôt envahissante. Merci pour les encouragements, en espérant que la suite te plaise ! Bisous bisous !

Tasuki : Merci beaucoup ! Ta review m'a fait très plaisir ! Voilà la suite, et plein de gros bisous pour toi !

NOTE : Voilà la suite ! Heureusement que j'avais dit « dimanche, si tout va bien »… impossible de me connecter sur feufeunet jusqu'à cette nuit ! Je ne sais pas si c'est un bug, ou mon nouvel antivirus qui joue à me bousiller les nerfs en un temps record, mais en tout cas, ça m'a bien énervée. Mais j'arrête de râler, et je vous laisse à votre lecture. Pour me faire pardonner, je poste le dernier chapitre dans trois jours. :)


CHAPITRE QUATRIEME : Recherche intensive après Draco Malfoy.


Tout le monde avait été consigné dans son dortoir, sauf Blaise, Pansy, Vincent, Gregory, Harry, Ron et Hermione, qui se demandaient bien pourquoi ils avaient été convoqués dans le bureau du directeur. Ils en étaient déjà à se lancer des regards menaçants quand le vieux barbu fit son retour dans ses appartements. Il s'assit, visiblement à l'aise, alors que des clones d'un de ses élèves se promenaient on ne sait trop où dans le château. Et c'est justement pour cette raison qu'il avait appelé ces étudiants en particulier.

- Tous les professeurs sont déjà à la recherche des messieurs Malfoy, mais je crains qu'ils ne fassent choux blanc car, je ne me leurre pas, les élèves connaissent à présent bien mieux le château qu'eux, confia Dumbledore. Je vous ai donc appelés parce que vous êtes proches de monsieur Malfoy, et qu'il vous sera plus facile qu'à nous de le dénicher de sa… ses cachettes.

- Et nous, qu'est-ce qu'on vient faire là-dedans ? objecta Harry.

- Vous, vous possédez quelque chose qui va nous être très utile pour retrouver tout ce petit monde, répondit Dumbledore avec un petit sourire complice.

Ron lança un regard discret à Harry et articula silencieusement 'la carte'. Harry se retourna vers son professeur, l'air étonné. Alors même pour la carte des Maraudeurs, il savait.

- Je voudrais que vous partiez de suite à sa recherche, mais je vous en prie, pas d'effusions de sang, demanda le vieillard en essuyant ses lunettes.

Tous acquiescèrent de plus ou moins bonne foi mais dès la sortie, les serpentards snobèrent Harry et ses deux amis pour partir seuls de leur côté. Dans le fond, ce n'était pas si bête, songea-t-il : il valait mieux se disperser.

Ils commencèrent par aller récupérer la carte dans la valise du survivant et ensuite se trouvèrent un petit coin tranquille pour la consulter. Ils examinèrent chaque étage et repérèrent déjà quelques Draco, dont un pas loin, un étage plus haut, enfermé dans une salle de classe abandonnée.

- Ça va être du gâteau avec la carte, claironna Ron en se mettant en route.

- On verra si ça sera toujours aussi facile quand il faudra convaincre un Malfoy de nous suivre et de boire la potion, rajouta Hermione la mine sombre.

- Mais pourquoi faut-il toujours que tu me contredises ? protesta Ron en s'arrêtant soudain. C'est insupportable à la fin !

- Ne sois pas si susceptible, Ronald, je suis juste réaliste, répliqua la jeune fille en s'arrêtant à son tour pour faire face au rouquin exacerbé.

- Et depuis quand tu m'appelles 'Ronald' ? Déjà dans la grande salle, tout à l'heure, tu t'es fichue de moi et de mon idée !

- Mais non, gémit-elle en crispant les poings et en se forçant à rester calme, je trouvais ça juste étonnant de ta part.

- Parce que je suis trop bête pour avoir de bonnes idées ? s'emporta Ron, presque en criant.

- Si on pouvait se concentrer sur les recherches, et arrêter de se disputer pour rien…, proposa faiblement Harry.

- Mais Harry, elle insinue que je suis un crétin incapable de formuler la moindre idée potable !

- Mais non enfin ! Ecoute moi un peu ! » s'écria Hermione, énervée à son tour.

Harry soupira et s'interposa entre ses deux amis en furie pour leur ordonner de se calmer. Ils prirent tous deux un air contrit et ne dirent plus rien, s'ignorant délibérément l'un l'autre. Ils se remirent en route, malgré Ron et ses bougonnements contrariés, et atteignirent rapidement la salle de classe où l'un des Draco était apparemment caché. Harry s'approcha silencieusement de la porte, toqua trois petits coups et attendit. Rien ne se passa évidemment.

- Je pense qu'il ne nous enverra pas d'invitations, ricana Ron, on ferait mieux de forcer la porte.

- Je m'en charge, dit Hermione en passant devant Harry.

Elle lança un alohomora décidé et fit sauter le verrou de la classe. Un petit nuage de poussière s'échappa de la pièce sombre et Harry entra le premier, presque à tâtons. Les fenêtres étant condamnées, leur seule source de lumière était celle qui venait du couloir et passait par l'embrasure de la porte. Une fois au centre de la pièce, Harry appela Malfoy et une forme apparut derrière le vieux bureau en ruines.

- Lumos, dit Harry pour vérifier l'identité de la silhouette.

Un Draco un peu poussiéreux se dirigeait vers eux d'un pas hésitant. En voyant ses manières craintives, Harry devina immédiatement qu'ils avaient affaire au Draco timide. Celui-ci les surpris en s'arrêtant devant eux, prêt à les suivre.

- Oui, en fait, j'ai été me cacher ici puisque tous mes doubles faisaient pareil, se justifia-t-il en regardant ses chaussures. Mais moi, ça ne me dérange pas de redevenir un. Parce ce que, tu sais…

Il marqua une pause durant laquelle il releva la tête pour fixer Harry dans les yeux.

- Quand je suis un, mes autres moitiés cachent ma timidité, et je peux m'approcher de toi sans me devenir confus, rougit-t-il.

- Euh, je…, hésita Harry un peu déconcerté, …eh bien dans ce cas, tu peux te rendre dans le bureau de Dumbledore. Il vous attend tous pour vous donner la potion.

Le blond prit la direction de la sortie et Ron se réjouit en disant que ça allait même être encore plus simple que du gâteau. Harry lui resta silencieux. Ils interrogèrent à nouveau la carte et prirent cette fois la direction des cachots, où se trouvaient deux des sept Draco. Ils descendirent silencieusement les escaliers, et tournèrent pas mal de temps dans les entrailles humides et sombres de Poudlard. La petite salle indiquée sur la carte semblait ne pas avoir d'accès bien réel et, toujours aussi taiseux, Harry bifurquait sans relâche dans les mêmes couloirs. Les yeux rivés sur le parchemin magique, suivi de près par Hermione et Ron, il arpentait les longues galeries pour trouver la porte, le tableau ou la statue qui dissimulait l'entrée de la pièce apparemment secrète.

- Alors, fini par constater Ron, les Malfoy t'aiment vraiment bien, c'est dingue. On dirait que j'avais raison finalement…

- Je suis désolée, Ron, murmura Hermione en baissant les yeux, se sentant visée et regrettant son attitude équivoque.

- Ah, mais euh… non, ce n'est pas…, balbutia Ron en voyant la peine de son amie.

Harry se retourna et vit son grand ami efflanqué prendre maladroitement la petite brune dans ses bras, faute de mots pour lui expliquer qu'il ne lui en voulait pas du tout. Hermione lui rendit son étreinte, et Harry put apercevoir les oreilles du rouquin rougir formidablement. Il regarda la scène une seconde, l'air attendrit, et appuya son épaule contre un mur de pierre. Aussitôt il sentit celui-ci vibrer et avant d'avoir pu dire quoi que ce soit, il fut emporté dans le tourbillonnement du pan de mur qui pivotait sur lui-même. Il atterrit durement un sol de granit, dans un vrombissement terrible venant du mur qui reprenait sa place initiale. Harry se redressa, massa ses paumes endolories par sa chute et se saisit de la carte du maraudeur, qui reposait à côté de lui, dans l'ombre. Alors qu'il allait prononcer l'incantation pour s'informer de sa position, un faisceau de lumière l'aveugla.

- C'est pas vrai… Toi, le pire idiot de Gryffondor, tu as réussi à nous retrouver jusqu'ici ? railla une voix traînante. Tu avais tord, ce n'était pas une bonne cachette.

- Et si tu commençais par abaisser ta baguette ? » suggéra la même voix, mais sérieuse cette fois.

La lumière descendit le long du corps de Harry puis vint s'arrêter sur le sol. La pièce était en fait assez petite, elle pouvait contenir maximum une petite dizaine de personnes. Elle ne devait servir qu'à ranger des balais, car elle était dans un état épouvantable. Les araignées venaient certainement ici pour passer leurs vacances, car des toiles blanches pendaient un peu partout. Harry songea à Ron, qui avait bien fait de rester dans le couloir. Il posa ensuite son regard sur la source de lumière. Comme il s'en doutait après avoir entendu les voix, c'étaient bien deux Draco qui se trouvaient en face lui. L'un deux pestait contre les mécanismes de passages secrets trop flagrants, et l'autre tentait de le raisonner. Harry toussota pour attirer leur attention, puis leur demanda gentiment de le suivre jusque chez le directeur - bien qu'il soit persuadé qu'ils ne coopéreraient pas aussi facilement que le précédent de leur double.

- Pas question ! s'écria en effet le premier Draco en faisant une grimace affectée. Mes doubles me font presque aussi honte que toi et tes minables amis. Plutôt mourir ici que de retourner dans le même corps que ces déchets !

- Mais ils font partie de toi, comme ce Malfoy-ci, protesta Harry en désignant le Draco intelligent. Tu ne peux pas rester ainsi, avec seulement un septième de ta personnalité.

- Lui, c'est différent, c'est le seul qui ne soit pas totalement ridicule, protesta le blond.

- Arrête d'insulter tout le monde comme ça, c'est vraiment insupportable, s'énerva Harry, tu t'insultes même toi-même ! Maintenant, vous me suivez chez Dumbledore, s'il vous plait ! »

Il sortit sa baguette et la tendit impérieusement vers les deux Malfoy, se rappelant que le directeur comptait sur lui, et qu'il voulait tout sauf le décevoir. Draco sortit également la sienne, mais son double la lui arracha des mains.

« Qu'est-ce que tu fais ? couina-t-il en voyant leurs deux baguettes être envoyées au survivant, qui les attrapa au vol.

- Je t'aide à ouvrir les yeux, répondit le blond. Si tu restes comme tu es en ce moment, tu ne risques pas d'avoir une chance avec Harry… pas vrai ?

- Je… oui, ça c'est sûr, bafouilla Harry, un peu gêné.

Pendant un instant, le Draco sournois sembla peser le pour et le contre, envoyant des menaces du regard à son double – qui visiblement avait tout prévu en venant avec lui, pour le prendre ainsi au piège. Il dévisagea ensuite longuement Harry, augmentant ainsi son embarras, puis passa une main dans ses cheveux impeccables.

- Vous avez vraiment intérêt à ne plus jamais faire quoi que ce soit qui puisse nuire à ma réputation, siffla-t-il, l'air extrêmement contrarié.

Harry soupira de soulagement et remercia le Draco intelligent d'un petit sourire. Il actionnèrent le passage du mur et se retrouvèrent à nouveau dans le couloir presque aussi obscur que le cagibi dont ils venaient. Harry s'éloigna un peu pour consulter la carte – décidément très utile ce soir – et repéra Ron et Hermione dans un couloir adjacent. Il emmena les deux Malfoy dans cette direction et tomba vite nez à nez avec ces amis au détour d'un conduit.

- Ah te voilà toi ! On t'a cherché dans tous les cachots, et on a même failli se faire prendre par Rogue, qui n'aurait eu aucun mal à nous trouver un motif de retenue si tu veux mon avis.

- Désolé Ron, mais j'ai trouvé leur cachette d'une façon un peu… brutale. En tous cas, ils sont prêts à se rendre chez Dumbledore, et je pense qu'on peut leur faire confiance, dit Harry.

- C'est ça, ouais… maugréa le Draco prétentieux un peu plus loin, mal à l'aise.

Ron s'assura qu'ils n'étaient pas entrain de les rouler dans la poudre de cheminette en préférant s'enfuir plutôt que de boire la potion. Après les avoir fait jurer qu'ils iraient bien là où ils devaient, les trois griffondors se remirent en route. Dans le hall, ils déplièrent la grande

carte des maraudeurs à leur aise, puisque tous les élèves étaient retenus dans leurs dortoirs. A par Miss Teigne, il n'y avait pas un chat. Ils se penchèrent attentivement sur le cinquième étage : des petites traces de pas tournaient en rond, dans la salle de bain des préfets, et portaient l'étiquette 'Draco Malfoy'. Harry, en s'engageant dans les escaliers magiques, se demanda brièvement comment il avait fait pour avoir le mot de passe. Heureusement pour eux, Hermione était préfète de Gryffondor, donc cette porte ne leur poserait aucun problème.

- Ne rêvez pas trop, je demanderai à changer le mot de passe une fois Malfoy réuni, s'indigna Hermione en voyant les deux jeunes hommes sourire béatement à l'idée de prendre de bons bains à l'œil durant le reste de l'année.

Ils passèrent la statue de Boris le Hagard, puis comptèrent jusqu'à la quatrième porte à gauche, avant que Hermione ne prononce le mot de passe avec mauvaise foi, elle qui n'était surtout pas sensée le faire devant des élèves non préfets.

- 'Ecume vivifiante'.

La porte s'ouvrit mais aucune trace de blond en uniforme vert à l'intérieur. Harry dégaina à nouveau sa baguette par mesure de prudence et entra avec Ron, presque aussi méfiant que Maugrey Fol Œil lui-même. Ils firent le tour de la pièce d'un regard circulaire, mais décidément, pas l'ombre d'un Draco. Un clapotis retentit alors, et les deux garçons crurent qu'il venait de la baignoire. Impossible, elle était vide. Ron tirailla la manche du survivant et lui indiqua le tableau accroché au mur. La même sirène qui avait aidé Harry à percer le mystère de sa deuxième tâche en quatrième année se tenait toujours là, sur son rocher, à paresser en trempant le bout de sa nageoire dans l'eau. Elle leur adressa un petit signe de la main, puis montra du doigt un recoin derrière une colonne, juste à sa droite. Harry leva le pouce en signe de compréhension, puis avança sans bruit jusqu'au pilier de marbre.

- Sors Malfoy, tu es repéré, intima Harry d'une voix qu'il espérait convaincante.

Un soupir se fit entendre, puis un Draco sortit des ténèbres.

- Coucou ! On dirait que vous m'avez eu finalement, sourit-il tristement.

- Ah, c'est toi, dit Harry en reconnaissant avec soulagement l'uniforme rouge et or du gentil Draco. On s'est inquiété pour rien. Maintenant, il faut que tu ailles vite chez Dumbledore pour boire la…

- Non ! s'exclama Draco en palissant soudain. Je ne veux pas redevenir unique !

- Mais c'est une maladie chez eux, ou quoi ? souffla Ron en levant les yeux au ciel. Et on peut savoir pourquoi tu ne veux pas aller boire cette fichue potion ?

- Parce qu'une fois réuni, je vais recommencer à être ignoble avec vous, alors que je vous aime bien moi, lâcha-t-il résolument. Je vais encore vous blesser, et ça je ne le veux surtout pas.

- On sait bien que toi tu ne veux pas ça, dit timidement Hermione, restée en retrait jusque là. Je te promets de ne pas t'en vouloir à toi si lorsque tu seras de nouveau un, tes autres parties décident de nous insulter.

- Moi aussi, renchérit Harry, décidé à ramener tous les Malfoy coûte que coûte. Je ne t'en voudrai pas. Toi non plus, hein, Ron ?

Ron émit un gargouillement que tous prirent pour un oui. Draco convaincu mais peiné, prit laborieusement le chemin du bureau du directeur. Avant de disparaître du couloir, il claironna tout de même avec un grand sourire innocent :

- Au fait, Ron, j'ai laissé le prix du tournoi d'échec sur ton lit !

- Mais c'est pas possible de s'acharner comme ça…, gémit le rouquin en se pinçant l'arête du nez.

Hermione se frotta les mains avec entrain.

- Bien, il ne nous reste plus que trois Malfoy à dénicher ! Le seul petit problème, c'est que ce sont les trois serpentards…

Leurs mines s'assombrirent d'un coup, et ils se firent violence pour activer la carte et continuer les recherches. Hermione émit alors un petit « oh » d'étonnement en pointant un Draco qui se trouvait… quelques pas derrière eux.

Juste derrière eux serait plus juste.

Et il tenait dans sa main un objet qui était presque aussi rassurant que son sourire diabolique.

- Eh bien, vous ne m'attrapez pas ? s'amusa-t-il en faisant passer une boule noire de sa main à l'autre.

Harry voulu s'élancer vers lui, mais Draco laissa tomber sa boule à terre, qui explosa aussitôt pour former un énorme nuage noir autour d'eux. Complètement perdu, le survivant tendit ses bras vers l'endroit où Malfoy devait être, mais il s'était déjà fait la malle évidemment. Ron jura et percuta Hermione dans sa recherche de lumière. Ils s'effondrèrent tout deux et Harry dû attendre la retombée de la brume sombre pour les voir s'empêtrer et s'excuser en rougissant. Harry se retint de rire, et alla plutôt les aider à se relever. Une fois debout et remit de ses émotions, Ron se rappela qu'avant de tomber, il y avait quelque chose contre laquelle il devait pester.

- C'est un véritable fan de mes frères on dirait ! Ce qu'il vient d'utiliser, c'est de la Poudre d'Obscurité Instantanée. Fred a eu cette idée l'année dernière et ça a eu un véritable succès, je m'en rappelle.

- Ça marche drôlement bien en plus, soupira Harry en observant le couloir encore un peu brumeux, et surtout dénué de tout Draco à présent.

- Allez courage, l'autre Draco se trouve toujours dans la galerie des armures, et ce n'est que deux étages plus bas ! encouragea Hermione, les voyant en pleine déconfiture.

Et ils se remirent en route, quelque peu découragés tout de même.

La galerie des armures était plutôt un long couloir attenant à la Salle des Trophées, éclairé par des chandeliers muraux, et bordé de deux longues rangées de cuirasses médiévales brillantes. On pouvait trouver ici les véritables protections des plus grands chevaliers, des anciens sorciers aurors et certaines appartenaient même à des moldus. Toutes avaient le métal parfaitement luisant, ce qui était bien normal puisque les elfes de maison du château étaient entrain de les astiquer religieusement. Harry, Ron et Hermione longèrent le couloir, saluant les elfes sur leur passage, admirant leur travail d'entretient. Arrivés au bout, une seule porte s'offrit à eux. La plaque de cuivre indiquait 'Salle d'Exposition'. Harry poussa la porte de quelques centimètres et n'aperçu personne. Il l'ouvrit alors franchement mais le regretta aussitôt, lorsque une main lui saisi subitement le bras pour l'entraîner dans la pièce. Il ne voyait pas son agresseur dans son dos, mais se doutait de son identité. Désireux de se dégager de la poigne de Draco le plus rapidement possible, il se tordit dans tous les sens. Mais le blond encercla adroitement ses bras autour du corps du gryffondor et le maintint prisonnier de sa force. Harry cria après ses amis, mais une voix chaude et langoureuse vint résonner à son oreille, la chatouillant de vibrations profondes :

- J'ai verrouillé la porte, ce n'est même pas la peine de gaspiller ta salive. On pourrait en avoir besoin pour autre chose…

Harry s'immobilisa et fut soulagé de ne pas avoir affaire au Malfoy colérique. Si ça avait été le cas, il aurait déjà été dans une sacrée panade, prit comme un débutant dès le départ. Il pria le ciel de s'en sortir sans se retrouver embrassant le Draco séducteur cette fois, car la nuit précédente l'avait laissé tellement perplexe qu'il ne comptait jamais recommencer l'expérience. Le voyant calmé, ledit Draco desserra son emprise et retourna Harry pour lui chuchoter lascivement qu'il lui avait manqué depuis hier. Harry inspira douloureusement pour ne pas recommencer à faire des bêtises qu'il regretterait sûrement et ordonna gentiment mais fermement à son ennemi de le laisser partir.

- Ah non, pas question. Maintenant que tu es revenu, je ne te lâche plus, contesta Malfoy. Au fait, je suis flatté que tu sois parti à ma recherche aussi vite, reprit-il en revenant à son ton lubrique. Pour tout te dire, j'étais entrain de chercher le passage secret qui est sensé se trouver ici, d'après mes sources. Malheureusement, il est drôlement bien dissimulé. Tu ne veux pas m'aider à le trouver, histoire que je m'échappe de ce maudit château ?

Harry jeta un coup d'œil à la pièce circulaire et joliment éclairée par de grosses lucioles dorées qui dérivaient à hauteur du plafond. En effet, pas de traces de passage quelconque. Les murs teintés de l'éclat ambré des lucioles étaient couverts d'étagères vitrées et de présentoirs d'objets incongrus de toutes tailles et origines. Il aperçu vaguement un vieux kilt, un gros vase en terre cuite affublé d'yeux curieux, un imposant fossile d'où dépassaient deux bras desséchés assez inquiétants, un sarcophage, un coffre enchaîné, des lézards empaillés et même, au centre de la pièce, un énorme aquarium contenant les poissons les plus singuliers qu'il ait jamais vu. Il se demanda comment il avait pu rater une pièce aussi intéressante, et se promit de la signaler à Hermione.

- Tu veux t'en aller aussi alors ? soupira-t-il finalement en s'attardant sur l'étalage des 'Objets Trouvés Mystérieux et Potentiellement Dangereux'.

- Tu voudrais que je reste ? s'étonna le blond en levant un de ses fins sourcils.

- Tu n'es jamais sérieux, une seconde ?!

- Si je redeviens un, ça m'étonnerait que je puisse t'approcher à nouveau comme je le fais là, susurra-t-il en se penchant vers Harry pour lui faire un petit bisou sur le front tout en l'enlaçant plus fort.

Harry sentit son front chauffer sous l'effet de l'effleurement, tout comme ses joues. Il protesta en grognant, mais ne se dégagea pas pour autant des bras qui le serraient. Draco le constata avec un sourire et ne pu se retenir d'ajouter, l'air rieur :

- Tu sais, si je m'écoutais, tu serais déjà allongé sur le sol entrain de te tortiller de plaisir… Alors à ta place, je serais content de mon sort !

C'en fut trop pour Harry, qui repoussa prestement le serpentard, qui souriait toujours angéliquement. Embarrassé et irrité par son comportement obscène, il lança un sort de menotage magique à Malfoy - qui fit bien sûr une allusion plus qu'érotique au sujet des chaînes qui les liaient, et Harry dut se retenir de se taper la tête au mur.

- Désolé, mais tu vas devoir oublier tes projets d'évasion et me suivre chez le directeur.

Le prisonnier haussa les épaules et avant de confier sa baguette à Harry, il déverrouilla la porte d'un sortilège que le brun ne connaissait pas, mais retint en cas de besoin. Ron et Hermione s'engouffrèrent immédiatement dans l'entrée, baguette sortie, le visage inquiet. Ils se détendirent en voyant Harry maîtriser parfaitement la situation, ne se doutant pas que Draco lui avait étonnamment offert sa baguette magique sur un plateau d'argent.

En sortant sur le palier de l'étage, ils croisèrent Blaise et Pansy, qui avaient l'air très pressés. Ils passèrent à toute vitesse devant eux, leur criant juste de les suivre.

- On y va, dit Ron en se précipitant à leur suite, ramène-le chez Dumbledore !

- On va être rien que nous deux, c'est pas génial ? sourit Draco, satisfait.

Harry ne prit pas la peine de répondre et prit la direction du bureau du directeur pour la énième fois.

Ron et Hermione rattrapèrent vite les deux serpentards, qui devaient courir depuis un bout de temps déjà. Une fois à leur hauteur, la jeune fille s'informa de la situation. Pansy, trop essoufflée pour parler, leur indiqua du doigt un éclair vert qui venait de tourner au coin.

- Ça fait dix minutes qu'il nous traîne à travers le château, haleta Blaise.

Ils arrivèrent à un croisement et malgré leurs efforts, durent se rendre à l'évidence : ils l'avaient perdu de vue, Draco étant visiblement doué pour la course.

- Va les aider, je vais aller chez le vieux tout seul, dit soudain Malfoy.

- Ce n'est pas toi qui cherchais à t'échapper, il y a deux minutes ? ironisa Harry en continuant son chemin.

- Si j'avais vraiment voulu m'enfuir, est-ce que je me serais laissé faire comme ça, à ton avis ?

Préférant la prudence, Harry l'accompagna jusqu'à la gargouille et attendit qu'il monte les escaliers tournants. Avant de s'exécuter, le blond, malicieux, lui posa un autre bisou furtif sur la joue, et grimpa vite en riant de son exploit. Le survivant le suivit d'un regard désabusé, puis sortit la carte de sa poche. Il déplia la partie concernant les étages supérieurs et trouva d'abord les quatre points de ses compagnons au septième étage, puis l'unique point de Malfoy occupé à grimper les marches menant en haut de la tour Ouest. Quand il vit les petites traces de pas se transformer en balai et s'éloigner de Poudlard, Harry compris l'intention de Draco. Il lança un hâtif 'accio balai', enfourcha son Eclair de Feu et fila par la fenêtre à la poursuite du serpentard, s'enfonçant dans la nuit noire à toute vitesse.


A SUIVRE...
Je sais ! Je sais, c'est terriblement mal coupé. Mais je vous jure que j'ai pas trouvé meilleur moment pour séparer ce chapitre. La suite arrive dans trois jours top chrono de toutes façons, donc vous n'aurez pas le temps d'oublier ce qui s'est passé et où on en était, huhu.

J'espère vraiment m'être rattrapée cette fois, mais le moment que nous attendons toutes est dans le prochain chapitre, hélas… J'en frétille d'avance ! Et je sais pas vous, mais moi j'irais bien faire un tour dans la Salle d'Exposition. :p

Une soudaine envie d'insulter votre auteur qui vous déçoit ? Comme un brusque sentiment de frustration ? Quelque désir de me faire savoir que vous avez aimé/détesté/je ne sais pas/j'aime le flan aux pruneaux ? N'hésitez pas une seconde de plus, j'adore vous lire !

Et je vous aime aussi !

En plus, avec tout ça, j'ai même pas pu envoyer ce chapitre à Cyzia… honte sur moi !