Disclamer : Tout est à moi. Je suis J. K. Rowling déguisée sous un pseudo fort peu tendancieux. J'ai lu toutes les fics concernant mon œuvre et je suis devenue accro aux slashs. D'ailleurs, le tome 7 de Harry Potter ne sera constitué que de lemons. ... Ben quoi ? On peut rêver non ? Hélas, je ne suis pas madame Rowling, mais j'aimerais bien. Avec son pognon, je créerais le Temple Sacré du Yaoi... Le paradis... -commence à divaguer-
Avertissement : Cette fiction est à classer dans le registre du yaoi, homophobes allez vous faire voir, blablabla... Vous connaissez la chanson je crois.
Note importante : Mmh... Je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit d'important à préciser... Si ce n'est « bonne lecture » !
Rating/Slash : HPDM. Ben oui, il va y avoir du slash, du lemon, du sexe, de la baise ! -s'étouffe devant sa grossièreté- Hum, donc les petits enfants (ça me va bien de dire ça, vu l'âge que je me paye) retournez dans les fictions de dessins animés tout meugnons.
RaR's aux anonymes :
Macatou : Tu aimes les contrastes toi ! Le timide et le pervert, totalement opposés… Je suis soulagée de ne pas t'avoir déçue. Merci encore pour toutes tes reviews, comme d'hab' quoi huhu ! Bisous poulette, et bonne lecture.
Didi : Coucou ! Frustrée ? Huhu, désolée… Voilà la fin, j'espère qu'elle te plaira. Bisous et meci pour tes commentaires et ta fidélité ! Ca fait plaisiiir ! PS : Bonne lecture.
Diane : Une idée de génie ? Carrément ? Merciii ! Je suis très heureuse d'avoir pu te faire rire. Plus sérieusement, je n'arrive pas à te joindre avec ton adresse, alors je n'ai pas su te prévenir pour ce chapitre. Si tu veux être prévenue automatiquement, inscris toi sur le site, et quand tu veux être prévenue des nouveaux chapitres d'une histoire, clique sur la flèche à côté de « submit review » en bas d'une page de cette histoire puis sélectionne « add story to my story alerts ». Si tu as une question, n'hésite pas ! J'espère que tu trouveras. Merci beaucoup en tous cas, et gros bisous !
Tif : Hello aussi ! Et oui, j'ai un ordi maudit… mais bientôt j'en aurais un à moi toute seule et là, ça ira mieux ! Je suis bien contente que ça t'ait plu et t'inquiète, Harry va bien finir par tous les rattraper, sinon l'histoire ne se finira pas comme on l'espérait… huhu. Merci pour la chance, au fait ! Gros bisous, gros mercis et… bonne lectureuh ! Bisouuus !
Lyly : Merci beaucoup ! Voilà déjà la suite (j'ai jamais posté aussi vite, huhu) j'espère que ça te plaira. Bisous tout plein, et encore merci pour ta review !
Krystene : Coucou ! Dis donc, avec toi, ma mauvaise coupure se transforme en méga moment de suspens, huhu ! Merci beaucoup en tous cas, et bonne lecture de ce dernier chapitre ! Bisous bisous !
Tetsushi : Tu es ravie, c'est le paradi ! Je suis heureuse de pouvoir t'apporter la fic que tu attendais ! Pour le colérique… mmh… ça sera sous-entendu, tu vas voir huhu. Dès que ta fic est finie, tu m'appelles okay ? En attendant, plein de gros bisous et merci beaucoup pour ta review ! Bonne lecture !
Zelda-sama : T'inquiète, moi aussi je ne suis pas toujours tendre avec Ronnychou… Heureuse de t'avoir fait rire quand même ! Merci beaucoup (comme toujours) pour ta fidélité et bonne lecture ! Bisouuus !
Bonne lecture à touuus !
CHAPITRE QUATRIEME : Dénouement intensif grâce à Draco Malfoy.
Le vent glacé le décoiffa aussitôt, rougit ses joues et frigorifia son nez et ses mains. Harry n'avait pas du tout prévu cette escapade aérienne, et n'avait sur lui que sa chemise blanche, dont les manches flottaient au vent, ainsi que son léger cardigan gris. Il frissonna et donna une poussée à son balai, histoire d'en finir le plus vite possible. D'une main, il lorgna une dernière fois du côté de la carte : s'il contournait la tour d'astronomie, il couperait la route à Malfoy et pourrait l'arrêter assez facilement.
Théoriquement.
La réalité fut tout autre : Harry prit bien son tournant, mais Draco le remarqua trop tôt, et bifurqua violemment vers le parc. Le gryffondor pesta, et se plaça à une dizaine de mètres du blond, pile dans sa trajectoire. Se voyant poursuivit, Draco fit une plongée spectaculaire. Erreur fatale, car Harry s'était bien entraîné à la feinte de Wronski. Sa bouche se transforma en un sourire machiavélique rarement vu sur ses lèvres auparavant, et il piqua lui aussi une tête à la verticale.
Draco se retourna. Ce maudit Potter le suivait toujours ! Et tout sourire en plus ! Il s'abaissa sur son manche et prit encore de la vitesse, se précipitant lui-même vers le sol. Il n'était pas dit qu'aujourd'hui Harry Potter battrait Draco Malfoy en audace. Malheureusement pour lui, l'herbe se rapprochait dangereusement, et le survivant n'en démordait pas, et gagnait du terrain même. Trop fier, Draco se rendit compte trop tard qu'il ne pourrait plus redresser son balai et qu'il courrait à la catastrophe. Il ferma les yeux, se maudissant à l'avance pour ses membres cassés à cause de son amour-propre.
Ils n'étaient qu'à une dizaine de mètres du sol, et Harry n'avait presque plus qu'à tendre le bras pour toucher Malfoy. Celui-ci semblait résolu à s'écraser, mais le gryffondor ne le voyait pas de cette façon. Il chopa de justesse le col de son ennemi et tira dessus de toutes ses forces, priant pour ne pas l'étrangler sur le coup, puis tenta de cambrer un maximum son balai. L'atterrissage se fit en catastrophe, heureusement qu'une petite plaque de neige amortit leur vol plané. Harry prit le sol de plein fouet, sentant son épaule se briser face à tant de violence. Il se redressa assis, les cheveux pleins de poudre blanche et froide, et vit avec horreur un Draco en pleine forme se jeter sur lui, l'air vraiment enragé. Et un deuxième choc pour sa pauvre épaule.
- Emmerdeur ! Tu ne peux pas me foutre la paix deux minutes d'affilée ? Hurla Malfoy en plaquant Harry au sol, s'asseyant à califourchon sur son ventre.
Harry se débattit comme il put. Sachant que son épaule gauche était sûrement démise, il n'obtenu qu'un piètre résultat.
- Tu te crois tout permis parce que tu es sensé sauver tout le monde ? Laisse moi rire, tu ne battrais même pas ton copain Weasley ! continua-t-il en secouant Harry comme un prunier. Tu n'es qu'un pourri gâté surprotégé ! Tu m'écoeures ! Saint Potter l'Ami des Sang-de-Bourbe… Saint Chieur, ouais ! Et tu as fait pleurer une partie de moi cet après-midi… je te jure que tu vas le payer, ça !
Draco leva le poing, maintenant le brun au sol de son autre main. Son visage était marqué par la rage et son souffle était court à force d'avoir crié. Harry s'arrêta de respirer, attendant que le blond esquisse un mouvement. Le coup le secoua comme un cognard reçu de plein fouet, mais malgré cela, il releva courageusement son regard vers Draco, le fixant intensément, respirant bruyamment, ses yeux lançant des éclairs. Peu à peu, ils se radoucirent, et le blond porta une main à la joue meurtrie de Harry, qui ouvrit la bouche de stupéfaction.
- Merde ! grogna-t-il soudain en se relevant, s'éloignant le plus possible du gryffondor.
Harry se remit sur ses pieds en tenant son épaule douloureuse et regarda Draco s'insulter lui-même d'être trop gentil, et jurer comme un vendeur de l'Allée des Embrumes. Il attendit patiemment qu'il se calme puis posa une question sans vraiment en mesurer les conséquences. Il avait envie de savoir, et ses lèvres avaient prononcé les mots sans le vouloir.
- Toi aussi, tu m'aimes ?
- Certainement pas ! nia férocement Draco en se retournant vers le survivant.
Harry baissa imperceptiblement la tête et ne put s'empêcher de sentir de la déception. Il mit ça sur le compte du rejet au terme général, et non pas sur celui de l'identité de la personne qui l'avait remballé. Un silence incertain s'installa, et on put entendre des animaux se déplacer dans les buissons de la Forêt Interdite. Draco fit un pas vers lui, faisant crépiter la neige, puis se ravisa, l'air à la fois indécis et exaspéré. Harry préféra ne rien dire, de peur de réveiller la colère de son ennemi. A la place, il se contenta de trembler sous les assauts du vent d'hiver et de la douleur qui le lançait toujours. Draco n'y avait pas été de main morte.
- Bien, je vais la boire ta satanée potion, grommela-t-il, brisant le silence inconfortable. Mais nom de Dieu, je te jure que j'ai vraiment envie de te refaire sérieusement le portrait en ce moment ! Bouse, j'en ai marre. Et excuse-toi au moins !
- Hein ? Mais c'est toi qui…
- Tu t'excuses sinon tu vas devoir me battre, puis me traîner jusqu'au château ficelé par les pieds, c'est clair ? Tu as fait pleurer une partie de moi, tu t'excuses.
- Pardon, dit sincèrement Harry, ce n'était pas du tout mon intention. Je me suis laissé emporté et…
- Ça va, c'est bon ! Je te demande pas un roman non plus…, râla-t-il, coupant net Harry dans son élan de repentance.
Il partit à grands pas vers les portes de Poudlard, et Harry jura qu'il avait décelé une infime rougeur sur les pommettes pâles du blond. Mais peut être était-ce le froid.
…
Pendant ce temps, au septième étage, deux serpentards s'en allaient reprendre leurs recherches, laissant Ron et Hermione se débrouiller seuls. En se mettant en chemin, le grand rouquin sentit le besoin de mieux s'expliquer au sujet de sa dispute avec son amie. Aussi, il dit d'une petite voix, l'air de rien :
- Je ne t'en veux pas tant que ça tu sais, pour mon idée, tout ça…
- Non non, répondit précipitamment la jeune fille, c'est de ma faute. J'aurais dû surveiller mes paroles.
- Tu avais le droit de donner ton avis, reprit sérieusement Ron. Je me suis emporté trop vite, comme d'habitude.
Ils continuèrent jusqu'au bout du couloir, s'arrêtant au niveau du portrait de la Grosse Dame, pour décider de la direction à prendre – au hasard, maintenant qu'ils n'avaient plus la carte du maraudeur.
- Tu sais, dit Hermione après avoir inspiré un grand coup, quand tu t'énerves, moi je trouve ça plutôt mignon…
Ron la regarda avec de grands yeux, n'en croyant pas ses oreilles. Hermione lui sourit et avec un soupir d'extase mental, s'approcha d'elle dans l'espoir de lui montrer que, lui aussi, il la trouvait parfaitement craquante. Il n'eut pas le temps d'amorcer un mouvement, car un cri venait de résonner derrière eux. Mais la seule chose derrière eux, à par le portrait de leur maison, était une tapisserie. Celle-ci virevolta alors, laissant place à un escalier qu'un Draco venait de dévaler. En passant, il bouscula Ron, qui n'avait toujours pas bougé, près à enlacer la fille qui peuplait ses rêves. Ça sera pour plus tard, car Pansy et Blaise, déjà de retour, débarquèrent également par le raccourci et leur ordonnaient à nouveau de les aider à attraper leur ami. Ron songea à les brûler sur un bûcher puis se mit en route à contre cœur, tout comme Hermione.
Draco dévalait les marches quatre par quatre, hautement amusé par cette course-poursuite improvisée. Il avait au moins deux volées d'avance sur ses poursuivants, mais ne décèlerait pas pour autant. Il sauta la fin des marches pour atterrir sur le palier du quatrième étage, puis reprit sa course sans s'apercevoir que qu'il fonçait droit sur quelqu'un.
…
Harry avait déposé Draco au bureau le plus rapidement possible, craignant qu'il ne change d'avis. Les autres doubles s'impatientaient, et Dumbledore avait du mal à les distraire en attendant le dernier d'entre eux. Harry fit rapidement soigner son épaule avant de repartir d'un pas de plomb. Il était tout courbatu, et le chocolat gracieusement offert par le gentil Draco n'y changeait hélas pas grand-chose. Il avait froid, et aurait bien aimé avoir pu manger ne serait-ce qu'une pomme de terre lors du souper interrompu. Il devait être dix heures et demie du soir maintenant. Harry monta péniblement les marches pour rejoindre Ron et Hermione qui se trouvaient quelques étages plus haut, avec les deux serpentards. Etrangement, ils se déplaçaient assez vite sur la carte. Il allait s'engager sur un énième escalier en mouvement, quand une tornade blonde, plus communément appelée Draco Malfoy, lui fonça littéralement dedans. Ils tombèrent, Draco étouffa un cri de douleur, mais se remit vaillamment en route.
- Attend ! cria Harry en réussissant à saisir sa main.
Draco stoppa immédiatement et se retourna vers le gryffondor, posant alternativement son regard sur lui, puis leurs mains jointes. Un énorme sourire étira ses lèvres - ce qui donnait une drôle d'impression son visage habituellement méprisant - puis il se blottit sans crier gare dans les bras du survivant toujours assis à terre. Celui-ci émit un cri anormalement aigu, mais ne put se défaire du câlin du blond.
- Et bien, on ne s'ennuie pas ici ! Pendant que nous on court, vous vous faites des mamours… Bonjour l'injustice ! se moqua Blaise en arrivant avec les trois autres.
Gêné et honteux, Harry se releva sans se soucier du sort de Drago. Il ordonna à tout le monde de le suivre et n'écouta pas le blond se plaindre de ses doubles trop rabat-joie à son goût. Il fit également semblant de ne rien entendre quand il insinua que si il se rendait chez Dumbledore, c'était bien pour faire plaisir à Harry. Il eut envie de se boucher les oreilles quand il expliqua ce qu'étaient devenues toutes ces farces qu'il avait acheté chez Zonko. Apparemment, ce Draco était particulièrement bavard : même une fois devant la porte du bureau du directeur, il babillait toujours. Harry soupira, soulagé, en songeant que c'était probablement la dernière fois qu'il entendrait Draco papoter sans arrêt. Il en venait presque à préférer quand il se comportait en parfait emmerdeur.
- Enfin vous voilà ! s'écria Dumbledore, affalé sur son bureau, la tête posée sur ses mains jointes. Je n'ose même pas vous raconter comme ils ont été infernaux. Pas un pour racheter l'autre.
- Désolé professeur, mais on a eu du mal a attraper ce Malfoy-ci, répondit Ron.
Le vieil homme les rassura en les félicitant pour leur boulot de récupérage. A présent, il pouvait enfin leur administrer la potion. Il le fit les yeux brillants, et Harry pu comprendre le sentiment de victoire qui faisait pétiller son regard. Avoir à rester des heures, dans la même pièce que plusieurs Malfoy en effervescence, le laisserait lui aussi un peu sur les nerfs. Les sept Draco prirent donc leur potion l'un après l'autre, et Harry pria pour que cette solution quelque peu bancale fonctionne. Après quelques grimaces au sujet du goût de l'élixir, le Malfoy sournois fut comme aspiré par le timide. Le colérique alla rejoindre le corps du gentil, et l'intelligent celui du farceur. Le séducteur fusionna avec le timide, qui lui-même se confondit avec le farceur. Le gentil alla finalement terminer la réunification en s'associant avec le dernier restant. Il ne restait plus qu'un seul Draco, qui avait l'air un peu hagard. Il se prit la tête dans les mains, semblant soudain en proie à une terrible migraine. Après quelques gémissements, il se redressa pour regarder l'assemblée avec horreur. Perdu dans ses propres souvenirs, il porta ses mains à sa bouche, scandalisé.
- J'ai… j'ai été gentil avec vous ! hurla-t-il à l'adresse de Ron et Hermione, pâle et tremblant.
- Tu es redevenu normal ! ne put s'empêcher de crier Harry en étreignant le blond dans un élan de bonheur.
- Et toi, je t'ai emb…
Harry couvra violemment la bouche de Draco pour lui éviter de commettre une belle bourde. Il s'excusa nerveusement auprès de son directeur et camarades et s'exila dans le couloir en emmenant le serpentard abasourdi avec lui. Dehors, Draco laissa exploser son indignation.
- J'arrive pas à croire que j'aie… qu'une partie de moi ait pu… argh !
- Je n'ai pas vraiment eu le choix non plus, rétorqua le brun, piqué au vif.
Le regard du blond changea soudain, prenant un air calculateur. Harry recula d'un pas.
- Tu avais pourtant l'air d'aimer ça, siffla-t-il.
Voyant que le gryffondor ne répondait pas, il fit mine de s'en aller. A peine eut-il fait quelques pas en direction des escaliers, que la voix de son ennemi résonna, mal à l'aise.
- Tu regrettes ?
- Et toi ? répondit Draco en faisant volte-face, le visage d'une neutralité extraordinaire.
- Toi d'abord, hésita Harry, de mauvaise foi.
Draco le rejoignit en quelques enjambées décidées et se posta en face de lui, une main sur la hanche, l'air très ennuyé.
- Tu es un homme. Et celui qui m'exaspère le plus. Poutant…
Il se pencha légèrement vers Harry, qui retint son souffle. Les yeux gris qu'il avait en face de lui l'oppressaient littéralement et, rien qu'être soumis à leur regard pénétrant le faisait perdre ses moyens. Depuis quand le serpentard lui faisait-il cet effet-là, juste en le fixant ? Le survivant ne put chercher la réponse plus longtemps, car Draco s'approchait encore plus près, toujours plus près… N'y tenant plus et oubliant tout ce en quoi il était persuadé – son hétérosexualité par exemple – Harry franchit les derniers centimètres de lui-même. Draco sourit contre ses lèvres, amusé par cette impatience. Mais quand le jeune homme s'accrocha à son cou et commença à le mordiller pour obtenir son baiser, Draco le lui céda avec plaisir. Harry eu l'impression de se perdre dans le même tourbillon exaltant que la nuit passée. Il ressentit les mêmes frissons, si ce n'est plus, en pensant que cette fois, c'était un peu comme si il embrassait les sept Malfoy en même temps. Et tous étaient consentants. Il avait réussi à concilier les sept facettes du caractère du blond sur au moins une chose : embrasser Harry Potter n'était pas déplaisant. Du tout.
Draco du se résoudre à briser leur câlin un peu brutalement. Ron, Hermione, Blaise et Pansy venaient aussi de sortir du bureau de Dumbledore. Ils passèrent devant eux en évitant de les regarder pour vite rejoindre leurs camarades de maison dans le hall. En effet, le repas allait enfin pouvoir avoir lieu à présent, et ce n'était pas pour déplaire à ces centaines d'estomacs gargouillants. Néanmoins, avant de descendre les escaliers, Blaise appela Théodore Nott et Draco, curieux, quitta une seconde Harry des yeux pour voir ce qu'ils manigançaient. A sa grande horreur, ses deux amis faisaient – très bien – semblant de se peloter. Blaise embrassait le cou de Théodore et passait sa main sous sa chemise, tandis que son ami prenait un air de vierge effarouchée très crédible et poussait des petits cris d'extase où fusaient des 'oh non, Blaise-chéri, pas ici… je suis gêné…'. Un groupe de jeunes filles passant par là s'arrêta pour admirer la scène, la bave aux lèvres. Draco, par contre, prit la mouche devant la moquerie qui lui était destinée. Il s'empara de la main du survivant, qui, étonné, le suivit dans la direction opposée aux deux serpentards railleurs.
Sans trop savoir comment, Draco se retrouvait de nouveau avec Harry dans les bras, dans son dortoir, afin de profiter de leur isolement. Tous deux assis sur le bord du lit du blond, ils s'abreuvaient de baisers, ne se lassant pas de cette caresse follement agréable. Harry voulait parler, mais il n'en eu jamais l'occasion, car Draco lui reprit passionnément ses lèvres. On n'aurait jamais cru qu'il y a une seconde, il s'exclamait avec effroi qu'il avait embrassé son ennemi juré. Harry, bon perdant, se laissait faire jusqu'à ce que la main froide de Malfoy le surprenne en entrant en contact avec la peau sensible de son ventre. Il baissa les yeux et constata que sa chemise ne tenait déjà plus qu'à un fil. Remarquant avec affolement que les choses se précipitaient, il se pencha à l'oreille d'un Draco occupé à couvrir son cou de baisers délicats qui lui procuraient des bouffées de chaleur.
- Je n'ai jamais couché avec qui que ce soit, chuchota-t-il angoissé, et encore moins avec un homme. A vrai dire, je n'ai jamais vraiment fait…
- Parce que tu crois que moi j'ai déjà baisé tout Poudlard, peut-être ? répliqua Draco en parlant contre clavicule de Harry qu'il était occupé à retracer de ses lèvres.
Le survivant étouffa un petit rire, puis entreprit de tester ses maigres connaissances à propos de sa propre anatomie. Il se rappela être particulièrement sensible aux caresses dans le bas du dos, qui une fois avait été accidentellement effleuré à cet endroit par Katie Bell. Il essaya donc une légère caresse sous la chemise de son compagnon, à cet endroit précis. Cela eut pour effet de faire soupirer Draco et cambrer un peu son dos. Un sourire victorieux naquit sur les lèvres du brun, aussitôt effacé par un baissé fiévreux de son compagnon.
Quand leurs chemises furent entièrement défaites, Harry sentit se cœur cogner comme un dingue dans sa poitrine. Avait-il vraiment envie de ce qui se passait ? Si l'on en jugeait d'après la chaleur qui électrisait tout son corps, bon dieu oui, il en avait terriblement envie ! Leurs gestes se faisaient plus désordonnés, emportés par le désir naissant. Leurs souffles devenaient irréguliers. Et lorsque Harry se retrouva allongé sous un Malfoy prédateur apparemment sacrément excité, il ne put retenir un petit gémissement d'appréhension.
Draco embrassa amoureusement son torse et, dans une poussée d'enivrement, il passa lentement sa langue sur l'un de ses tétons. Harry sentit une boule de honte et de plaisir exploser dans sa tête. Il s'accrocha aux draps pour ne pas perdre pied pendant que le blond lui chatouillait le bas du ventre de sa langue pointue. Son pantalon fut ouvert, abaissé et rapidement envoyé au pied du lit. Draco passa le bout de ses doigts sur le renflement qui trahissait l'avidité du propriétaire de ce superbe boxer… rouge. Le pauvre sous-vêtement subit le même sort que le jeans et, le serpentard étant trop bouillonnant, un sort acheva de déshabiller tout ce beau monde. Harry se cachait le visage de ses mains, il n'avait jamais été aussi gêné de sa vie. Entre ses doigts, il apercevait le physique de Draco : vraiment pas mal. Alors que lui était maigre, noueux, petit, gauche…
- Qui l'eut cru ? Potter a un corps délicieux, aussi bien au touché qu'à la vue, sourit le blond en captant le regard inquiet du survivant.
Il avait un corps délicieux ? Pas à sa connaissance… Mais si il plaisait à Malfoy, alors il remerciait Dieu de le lui avoir donné.
- Tu es bien mieux que moi, soupira-t-il en laissant tomber ses mains, conscient de sa puérilité.
- Continue Potter, j'adore les compliments, répondit Draco en léchant malicieusement le sexe qui le narguait.
Cette vision de son ennemi penché sur lui, occupé à passer et repasser langoureusement sa langue sur sa virilité lui fit l'effet d'un feu d'artifice intérieur. Draco avait dit ne jamais avoir eu d'expérience dans le domaine du sexe ? Il faudrait qu'il vérifie ça, parce que d'après les coups de langue qui l'excitaient à mort, Harry devait être au moins son cinq centième partenaire. Hélas pour lui, le serpentard mit fin à sa caresse aguichante pour diriger sa propre virilité entre ses fesses rondes. Voyant ce geste, Harry paniqua et se redressa soudainement sur ses coudes. Draco lui fit un bisou sur la joue pour le rassurer et le persuader de le laisser faire. Mais le gryffondor avait beau essayer de se détendre, de penser à autre chose, de faire confiance à Malfoy, la douleur le fit quand même sursauter. Il respira doucement et se concentra sur tout ce qui lui passait par la tête. Draco continua sa pénétration et cette fois, ce fut insupportable. Harry gigota en se crispant, tentant de ne pas importuner le blond qui faisait de son mieux pour lui éviter toute souffrance.
- Bon, dit-il brusquement en se retirant.
- Non attends, paniqua Harry, ça va aller, je vais… qu'est-ce que tu fais ?
Draco était entrain de se placer à califourchon au dessus de son bassin. Harry s'affola deux fois plus en voyant ce qu'il s'apprêtait à faire. Sans lui donner une once de choix, Draco s'empala d'un coup sec sur le membre érigé de son compagnon. L'intrusion le fit grimacer et Harry, malgré le fait qu'il désapprouve totalement ce sacrifice, ne put faire autrement que de lâcher un long gémissement.
- Tu n'étais pas obligé, souffla-t-il en observant Draco, magnifique dans cette position.
Le blond ne répondit pas et ondula du bassin pour faire taire le gryffondor. Manœuvre réussie car celui-ci se mit à perdre la tête en marmonnant son plaisir. Jamais il n'aurait imaginé Draco aussi entreprenant et, surtout, jamais il n'aurait pensé que faire l'amour à un homme était aussi bon. Pour Draco par contre, ça n'avait pas l'air particulièrement amusant.
- Tu as mal ? s'inquiéta-t-il, bredouillant entre deux halètements de plaisir.
- Non, mais si tu pouvais arrêter de me dévorer des yeux comme ça, j'aurais peut-être plus facile à me concentrer, grogna Draco.
Harry sourit et il lui vint une idée. Il saisit le blond par les hanches et, d'un mouvement de rein calculé, le fit basculer sous lui. Il s'informa auprès de Malfoy pour voir si ça lui convenait mieux comme ça et pour toute réponse n'obtint qu'un baiser ardent. Draco l'encouragea à amorcer des mouvements en l'attirant contre lui pour lui morde le cou. Déchaîné de ses angoisses par le plaisir que lui procurait le blond en lui mordillant ainsi la peau, Harry se décida à entamer un va-et-vient soutenu.
- J'arrive pas… à croire… que je suis entrain de faire ça…, dit Harry, pantelant.
- Moi non plus, si tu veux tout savoir… Ah !
Le brun s'arrêta immédiatement : Draco s'était figé, une drôle d'expression sur le visage.
- Tu… tu peux refaire ça ? reprit-il d'un ton fébrile.
Harry répéta le mouvement du bassin qu'il venait de faire précédemment. Cela eut pour effet de faite crier Malfoy de surprise. Il supplia Harry de recommencer encore et encore, les yeux fermés, la tête dodelinant dans tous les sens. Le survivant ne se fit pas prier et enchaîna des coups de hanches identiques à celui qui avait procuré tant de jouissance à son compagnon.
Voyant que Draco se retenait outrageusement de gémir, fierté oblige, Harry se donna encore plus de mal, jusqu'à le faire crier. Il sentait son propre orgasme pointer le bout de son nez, aussi il accéléra encore un peu. Draco finit par lâcher prise et gémir bruyamment, sans aucune retenue. Harry ouvrit un œil et la vision d'un Draco noyé dans la débauche, se tortillant sur les draps défaits, des gémissements dépassant la limite de l'érotisme sortant continuellement de ses lèvres entrouvertes vinrent terminer son ascension vers l'orgasme. Il fut ravageur, Harry vit des étoiles et se sentit s'envoler. Un longue plainte rauque lui échappa et il se sentit soudain perdre toutes ses forces pour laisser place à un bien-être d'une incroyable volupté. De son côté, Draco reprenait également ses esprits.
- Mmh… ouh, la vache…, murmura-t-il en souriant de satisfaction, les yeux remplis de reconnaissance et de délectation.
Ils prirent une douche chaude pour se débarrasser de la sueur qui couvrait leur corps. Harry dit, l'air de rien, qu'il aurait quand même bien voulu savoir l'effet que ça faisait d'être pris. Draco le prit au pied de la lettre et, après l'avoir lubrifié avec une huile de massage, lui rendit le plaisir qu'il avait reçu auparavant. Après avoir accueillit le blond en lui, il ne savait toujours pas quelle position il préférait car les deux le laissaient béat.
Se sentant tout propre, brumeux de fatigue et plus repu que jamais, il ne refusa pas l'invitation de Draco à dormir dans sa salle commune cette nuit. Il enfila un pyjama prêté par Malfoy et se retint de faire remarquer que la doublure en satin, c'était doux, mais un peu too much. Ils tirèrent les rideaux verts et Harry hésita un peu avant de finalement se lover contre le torse de Malfoy.
- Dis, Potter…, commença-t-il en caressant les cheveux de l'interpellé.
- Je crois qu'à ce stade tu peux oublier le nom de famille, suggéra paresseusement Harry.
- Mouais. C'était euh… quelle partie de moi qui était la plus… Enfin, celle que tu préférais quoi.
Harry sourit en repensant que toutes lui en avaient un peu – beaucoup – fait baver. Sans hésiter, et ravissant ainsi Draco, il répondit qu'il préférait de loin l'original, le véritable Draco Malfoy.
Depuis la réunification du serpentard, Ron et Draco semblèrent mieux s'entendre. Cela commença réellement à se voir lorsque le serpentard, qui discutait avec Pansy, s'écria bien haut et bien fort que, d'après ses sources, 'cette idiote de Granger rêvait de s'offrir la collection de l'Encyclopédie Sorcière depuis un bout de temps'. Bien sûr, il s'était assuré que le rouquin n'était pas loin et qu'il avait bien capté l'information. Avec l'argent du tournoi, Ron acheta les volumes et les offrit à Hermione en même temps que sa demande, enfin formulée.
Inutile de préciser que la jeune fille accepta aussi chaleureusement les bouquins que la proposition de son ami.
FIN
Non, c'est finiiiii ! Mon Dieu, c'est vraiment fini. Ça fait tout bizarre… mais surtout… MERCI A VOUS TOUS/TOUTES de m'avoir suivie avec enthousiasme ! Je ne le répèterai jamais assez mais si vous n'étiez pas là, je n'aurais pas le courage d'écrire tout ça. J'espère ne pas vous avoir déçues, mais si c'est le cas, n'hésitez pas à me dire en quoi. Pas assez d'action ? Mauvais style ? Syntaxe pourrie ? Scène de sexe pas assez chaude ? Euh… ça peut être positif aussi, si vous voulez…
Bisous bisous bisous partout ! Je vous aime très fort ! - fait un gros câlins à tous ses lecteurs - Et bonne merde pour vos examens !
