VII Une drôle de bonne femme

Dans sa boutique, Ayamé se prépare à fermer. Son associée est partie il y a deux heures et le serpent a dû s'occuper seul d'une dizaine de clients. »Pff … L'époque des mariages n'a pas encore commencé et il y a déjà foule au magasin … « pense t-il à bout de force. « Il va falloir que j'engage quelqu'un »

Soudain, la sonnette de la porte carillonne et une grande femme aux cheveux blancs extrêmement longs et aux yeux dorés déboule devant lui. Elle a l'air très sure d'elle et elle est aussi très extravagante.

« -Désolé madame mais il est l'heure que je ferme. Vous pourrez revenir demain … murmure l'homme, terriblement exténué.

-C'est mademoiselle ! Et je ne viens pas pour acheter mais pour vous faire une offre. Annonce la nouvelle arrivante.

-Une offre ? répète le serpent, vaguement intéressé.

-Oui une offre ! Je viens d'emménager dans le coin et je n'ai pas de travail. Et lorsque je suis passé devant cette boutique, je me suis dit que c'était l'endroit rêvé ! explique t-elle.

-Ah ? Vous avez pensé cela ? dit le frère de Yuki, flatté. Et pourrez vous me dire pourquoi je devrais vous prendre à mon service ? »

La grande femme a l'air outré par la question. Puis elle répond :

« -Mais parce que je suis la plus belle des femmes ! s'emporte t-elle. Grâce à mon éclat, tous les hommes des environs rentreront dans votre magasin ! Et je serais ravie de pouvoir raviver leurs fantasmes en enfilant d'abord les articles qu'ils voudront offrir à leurs femmes ! Tous ces regards gourmands sur moi, vous ne pouvez pas savoir à quel point ça m'éxite ! dit elle avec les yeux brillant.

-Oh si ! Je vous comprends tout à fait ! lui répond Ayamé, des étincelles dans le regard. Bien ! se reprend t-il. Vous êtes engagé mademoiselle …

-Mademoiselle Aléna Séka !

-Très bien Aléna ! A partir de maintenant, je te tutoie, et toi, tu m'appelle soit par mon nom : Ayamé, soit par monsieur Soma, ou même par patron ! … Ah non ! Je préfère « maître » !

-Je peux dire »mon sublime maître » ? questionne très sérieusement Aléna.

-… C'est très bien ! Avant que je ferme, va choisir tes vêtements de travail dans l'arrière boutique ! ordonne Ayamé.

-D'accord ! »

Cinq minutes plus tard, elle revient avec une combinaison d'hôtesse de l'air sur elle. Une petite jupe bleu moulante qui lui arrive au dessus des genoux, avec un chemisier blanc à moitié boutonné. Sur sa tête repose un tout petit chapeau. Aléna a gardé ses cheveux serpentant dans son dos.

« -Comment me trouvez vous ? veut elle savoir.

-MA-GNI-FIQUE ! … Puis je savoir où se dirige le prochain vol, très chère hôtesse ? questionne t-il en plaisantant.

-Le prochain vol, pour vous, est en partance directe pour un petit somme dans votre lit, chez vous ! Vous m'avez l'air très fatigué !

-Oh … râle l'homme. Et es-ce que ma charmante hôtesse m'accompagne jusqu'à ma descente d'avion ?

-Non, car sinon, avec moi, vous ne dormirais pas de la nuit ! répond la jeune femme avant de partir.

-Demain à 9H ! lui cri le serpent. Le magasin ouvre à 10H !

-Je serais à l'heure ! »lui assure t-elle.