- Un nouvel alchimiste d'état a fait son apparition dans les rangs de l'armée, annonçait la présentatrice de télé dont l'émission passait sur toutes les chaînes de Central. Son nom est Virgil Warren. Unique rescapé de la famille Warren qui avait été dévastée par le terrible incendie il y a quatre ans.
Dans l'ombre d'une ruelle, un œil rouge s'illumina et un sourire s'étira sur un visage malsain.
- Stupide, petit frère. Stupide.
Il s'en alla, retournant à son repère situé dans un des quartiers les plus malfamés de la ville.
Au QG :
Roy et Riza étaient les deux derniers
présents dans le bureau. Tous les autres étaient
partis. Riza s'apprêtait à partir, lorsque le général
la retint par la manche. Elle se retourna. Roy, se fichant éperdument
des conséquences – qui pouvaient être un calibre de
9mm sur le crâne – prit possession des lèvres du
lieutenant-colonel. Celle-ci écarquilla les yeux alors que la
langue de Roy s'insinuait dans sa bouche, leurs langues entamant un
lent ballet entre elles. Riza répondit à son baiser.
Puis elle détacha à contrecœur ses lèvres de
celles de son supérieur pour le laisser explorer son cou.
Finalement, Roy se détacha de sa subordonnée et la
prit par le poignet pour l'entraîner vers les appartements
des alchimistes. Ils franchirent la porte, puis Roy ferma les cadenas
sur sa porte et entraîna Riza jusqu'à sa chambre. La
nuit promettait d'être longue.
Un quartier malfamé :
Virgil marchait, Sharingan activé, dans les rues délabrées de Central, les sangles de son masque plus serrées que jamais. La concentration était à son comble. Il était tellement concentré à essayer de voir ce qui se dresserait devant lui qu'il ne remarqua même pas l'ombre se glisser dans son dos. Sa vision se fit plus trouble et une drôle de douleur lui irradiait la nuque. Ce ne fut que lorsqu'il fut par terre qu'il remarqua que quelqu'un l'avait frappé.
Lieu inconnu :
Il fut réveillé par un douloureux coup de pied dans les côtes. Ses yeux s'ouvrirent sur un visage malsain au sourire moqueur et aux yeux noirs brillant d'une lueur morbide.
- Bienvenue chez moi, petit frère, annonça son kidnappeur.
- Josh, parvint à murmurer Virgil.
- Eh oui, ce bon vieux Josh. Toujours là à commettre des meurtres de manières plus horrible les unes que les autres.
- Pourquoi ? Pourquoi avoir incendié la maison ?
- Ce n'était plus rien qu'un vieux tas de briques.
- Et notre famille ?
- Un ramassis de vieillard gras et boiteux.
- Et moi ?
Josh ne répondit pas. Son petit frère était peut être l'une des rares personnes que le Warren gardait dans son cœur. Ca ne l'avait tout de même pas empêché d'indirectement le défigurer.
- Je sais pourquoi tu es venu, Virgil. Et je ne t'en empêcherai pas. Toutefois, chaque chose a un prix. Si tu veux me voir mort, il faudra me battre. Cependant, j'aimerais au moins une fois voir les horreurs que je t'ai fait sans le vouloir. Ce n'est pas toi qui étais visé.
Les mains de son frère s'aventurèrent derrière le crâne de son cadet puis défirent les sangles avant d'enlever le masque et de voir les brûlures causées par l'incendie sur la peau de son cadet. Il replaça le masque et renoua fortement les sangles.
- Allez ! relève-toi et bats-toi.
Le cadet des Warren se releva et adopta une posture de combat. Chacun des deux frères activa son Sharingan. Virgil regarda attentivement la pupille droite de son frère. Le Sharingan de celui-ci était étrange : les trois virgules étaient réunies en une sorte d'hélice à trois branches, ne laissant qu'un trou au centre de cette hélice. Alors à ce moment, Virgil se rendit compte de ce qu'avait son frère. Il l'avait lu dans un ancien livre.
- Alors, tu l'as finalement développé.
- Oui, stupide petit frère. Je suis le seul à le posséder. Et tu veux que je te dise comment il faut faire ? Il faut tuer un membre de sa famille. Et je compte bien t'ajouter à mon tableau de chasse.
Les deux frères se mirent en position de combat. Le combat promettait d'être ardu. Il n'avait que le Sharingan. Son frère, lui, possédait le Mangekyô Sharingan. Josh attaqua le premier. Virgil contra facilement. Le Sharingan de son frère était énormément plus performant. Virgil se sentait captivé par ce Sharingan. Il secoua la tête et revint à son combat. Josh lui lança un katana qu'il attrapa au vol et dû immédiatement contrer l'assaut rageur de son frère. Les lames étaient posées l'une contre l'autre, émettant des grincements sinistres. Les nez des deux frères se touchaient presque. Les Sharingan s'affrontaient mutuellement, les virgules contre l'hélice.
Dans le repaire d'un meurtrier, deux frères se faisaient face. Scellant le destin de leur famille à jamais. Les lames claquaient l'une contre l'autre, s'arrachant des étincelles. La lame de Josh ripa le vêtement de son frère, déchirant le tissu et la peau, au niveau du ventre. Un mince filet de sang s'écoula de la blessure.
Virgil sauta en arrière, abandonnant sa lame, puis plaça sa main droite, paume ouverte en tendue vers le haut, devant lui avant de créer une boule d'énergie grâce à sa main gauche. Il prit son élan et envoya la boule sur son frère qui sauta au dessus et brandit son katana au dessus de sa tête. « Maintenant, pensa Virgil. »
Lui aussi sauta, mais sans lame, le poing armé. Ce serait leur dernier assaut. Virgil évita le coup de lame et frappa avec une force incroyable son frère au niveau du cœur. Celui-ci se réceptionna bien sur le sol.
- Tu ne m'as pas eu, rétorqua-t-il.
- Si.
Soudainement, Josh s'écroula par terre et Virgil se précipita à côté de lui. Il prit la tête de son frère et la posa sur ses genoux. Josh releva le regard vers son frère alors qu'une larme s'écrasait sur sa figure.
- Tu sais, Virgil. Je ne méritais pas de vivre ou de posséder le Mangekyô Sharingan. Je ne connais qu'une seule personne digne…
Sa phrase fut entrecoupée par un crachat de sang.
- Digne de le posséder, reprit-il d'un ton plus faible, l'hémorragie interne ayant raison de ses forces. Toi.
Ce fut son dernier mot. Sa tête s'inclina sur le côté et ses yeux s'écarquillèrent. La pupille de son Sharingan s'effaça, laissant place à un iris noir. Une larme s'écoula du Sharingan de Virgil, suivie par tant d'autres. Son frère était peut être devenu un meurtrier, mais il restait tout de même son frère. La main fébrile du masqué ferma les paupières du mort et le posa délicatement par terre. Il se releva difficilement puis attrapa un bidon d'essence qu'il déversa dans toute la pièce. Il prit une allumette qu'il gratta et jeta dans l'essence. Celle-ci prit immédiatement feu. Virgil sortit, les flammes dévorant la pièce, les larmes s'écoulant silencieusement. Lorsqu'il fut sorti, il observa silencieusement le bâtiment prendre feu. Les flammes léchaient l'architecture. Si l'armée venait à chercher quelque chose ici, elle ne trouverait qu'un tas de cendres.
Virgil se retourna, puis marcha. La nuit était tombée depuis un moment déjà et les rues étaient remplies d'eau de pluie. Il pleuvait depuis beaucoup de temps, mais Virgil ne s'en était pas rendu compte. Ses cheveux noirs étaient trempés ainsi que ses vêtements. Il s'arrêta devant un magasin et tourna la tête vers la vitrine.
Les trois virgules de sa pupille se tournèrent vers le centre, puis se fondirent en une seule figure. Virgil sourit faiblement derrière son masque. Il avait rempli la condition. Maintenant, il allait devoir apprendre à vivre avec ce nouveau Sharingan. Il leva les yeux vers le ciel qui pleurait avec lui.
- Suis-je donc le dernier des Warren ? De tout mon cœur, j'espère que non.
Chapitre terminé et assez court. Je m'en excuse, mais la qualité compte plus que la quantité, non ? C'est assez triste sur la fin je dois dire. Mais ça me plaît. Alors j'espère qu'à vous aussi il vous a plu. J'ai droit à une petite review ? Non ? fait la tronche d'un gamin à qui on a refusé un cadeau de Noël
Extrait – histoire de changer – du prochain chapitre :
Cela faisait une semaine qu'il ne dormait plus. Une semaine qu'il revoyait sans cesse son combat contre son frère. Depuis une semaine, il avait la tête plongée entre ses bras sur son bureau. Il ne mangeait plus, buvait rarement, ne dormait plus. C'était plus un zombie qu'un être humain et ses dossiers en retard étaient presque aussi nombreux que ceux du général. Riza, qui avait décidé d'aller lui parler calmement et sans le brusquer – parce qu'Edward avait eu droit de revivre la transmutation de sa mère en boucle pendant 72 h suite à l'avoir brusqué –, s'avança vers lui. Elle fit un bref signe de tête aux Elric qui sortirent de la pièce. Elle prit une des chaises et s'assit à côté de lui.
