Le Ninja Violet à l'école de la Grue
Brefs blablas d'avant chapitre
Personnages : Le ninja Violet n'est toujours pas à moi ( je n'ai malheureusement pas réussi à obtenir les droits d'auteur ), ni Taopaïpaï qui n'apparaît ici que dans l'imagination fertile de notre grandiose héros. En revanche, M. Leplugran, ce bel homme rabougri et bigleux est de ma création ! Dommage pour les demoiselles, il ne donne jamais d'autographe, quelle déception !
Autre : La technique pour se débarrasser des mauviettes (quatre manchettes et deux coups de pied) m'a été inspirée par Tenshinhan lors des éliminatoires du championnat. Il utilise la même ! Quel copieur !
Chapitre 2 :M. Leplugran
Je suis dans la salle ! Assis à l'opposé de Riton-Sans-Cervelle (Qu'est-ce qu'il fait ici, celui-là ? Comment l'administration peut-elle avoir l'audace d'avoir mis un ninja de ma qualité avec cet hippopotamme de bas-étage ?), je supporte avec calme et dignité les moqueries des trois chipies assises au dernier rang, dominant ainsi les quelques élèves déjà arrivés.
Les autres n'ont pas encore du trouvé leur chemin. Faut dire, tout le monde n'est pas aussi doué que moi pour réussir cet exploit en 1 heure et 28 minutes seulement !
Une heure et demie plus tard. Tous les élèves doivent être présents. Seul le professeur manque à l'appel. Peut-être un retard avec l'administration…
J'imagine déjà… Le célébrissime Taopaïpaï en personne insisterait pour nous dispenser ses cours car il aurait décelé dans la classe un ninja dont le potentiel est incommensurable. Tous les élèves se regarderaient. Le redouté assassin s'approcherait de moi, me serrerait chaleureusement les mains et exprimerait toute son admiration…
Mais, une heure et quart plus tard, ce n'est pas Taopaïpaï qui entre dans l'amphithéâtre, mais un petit homme à moitié chauve avec une grosse pair de lunettes sur le bout du nez et une petite mallette noire au bout du bras.
Ma déception est grande, mais s'estompe vite avec les paroles du nouveau-venu :
- Bienvenue à tous et à toutes, veuillez excuser mon retard. Mais cette classe est une nouveauté de cette année spécialement conçue pour vous, ce qui explique quelques retards administratifs.
J'ai bien entendu ? Une classe spéciale ? Aurait-il déjà repéré mon talent prometteur ? Oh oui ! J'en suis sûr ! Si l'administration m'a fait attendre pendant cinq ans, c'était le temps nécessaire pour créer une classe spéciale ; une classe de surdoués !
J'écoute attentivement la suite de son discours, histoire de ne pas louper le moment où il me citerait comme exemple devant mes camarades ébahis et jaloux !
- … Et donc une classe spéciale a été mise au point pour laisser une chance à tous ces rebus qui ne réussiront jamais les examens d'entrée à l'instar du Ninja Violet, ici présent, qui rata par cinq fois sans jamais obtenir une note au-dessus de 10/100.
QUOI ? Qu'il répète, s'il l'ose ! Une classe de sous doués ? Je fais partie d'une classe de sous doués ? QUOI ? Il ose me prendre comme exemple ! Moi ? Exemple typique du rebus ? Trop, c'est trop ! Je ne peux pas le tolérer, et il va le comprendre !
Je me lève d'un bond, surprenant quelques élèves endormis et vocifère quelques injures bien méritées à ce nabot bigleux avant de me retrouver les quatre fers en l'air au fond de l'amphi.
Qu'est-ce qui s'est passé ! J'ai rien compris ! Pourquoi le prof se frotte-t-il les mains d'un air satisfait debout sur ma table ?
- Bien. J'espère que cette petite correction me dispensera de vous dire que mon niveau n'est pas comparable au vôtre. Afin de ne pas vous laisser sombrer dans l'ignorance, je vais, dans un élan magnanime, vous apprendre que j'ai exécuté quatre manchettes et deux coups de pied, méthode classique pour évincer les adversaires dont le potentiel de combat est quasi-nul… comme tous les élèves de cette classe.
Il part de ma table, rejoint son bureau et empoigne sa mallette qui n'a pas servi.
- Bon, je ne vais pas perdre mon temps, l'heure du déjeuner approche à grands pas et mon ventre crie famine. J'abrège donc : vous êtes en 1ère spé, je suis votre professeur principal M. Leplugran, et votre premier cours commence à 14h30, salle 9341, escalier T, couloir J6, étage 4. Et c'est sur ces mots que je vous quitte.
A peine finit-il sa phrase que la pièce n'abritait plus M. Leplugran. Je profitais de la surprise générale pour me relever et retrouver ma dignité perdue dans une posture inconvenante à ma qualité. Et discrètement, je m'échappe de l'amphi, évitant ainsi les brimades des élèves.
Fin du chapitre 2.
Brefs blablas d'après chapitre
Eh oui, déjà la fin de ce chapitre ! Ravalez votre désarroi, et soyez heureux ! Les déboires du Ninja Violet ne font que commencez !
