Le Ninja Violet à l'école de la Grue
Brefs blablas d'avant chapitre
Le Ninja Violet répond à vos reviews : Je le savais : à peine deux semaines, et voilà déjà des fans qui se jettent à mes pieds. Bon, je sais, je sais, j'exagère un peu, mais bon, on me compare déjà avec un irréductible Gaulois au plus aussi malin que moi : la preuve, je vais demander à l'administration le laissez-passer A380B26. Ainsi, je reviendrai victorieux de cette difficile épreuve : l'épreuve du labyrinthe.
Idael répond à vos reviews : Mes hypothétiques lecteurs ont enfin pris chair derrière une unique review, mais ô combien importante à mes yeux! Merci TiaKin ! Maintenant, j'ai énormément de pression sur les épaules pour ne pas décevoir mon unique lectrice (ou du moins, la seule qui se soit manifestée) ! C'est pourquoi, j'ai décidé de faire un petit bonus dans les brefs blablas d'après chapitre : "Le Ninja Violet demande le laissez-passer A380B26".
Droits d'auteur : Je tiens à préciser que si le Ninja Violet ne m'appartient pas, l'allusion au laissez-passer A38 d'Astérix et la description explicite de Tenshinhan dans le bonus sont aussi de la contrefaçon pure est simple. Mais c'est une fanfiction, et en conséquence, j'acclame mon innocence et m'excuse auprès des auteurs du tort que je peux leur donner...
Chapitre 4 : La salle 9341
J'ouvre la trappe…
VLAN ! SPLATSCH ! Clic !
L'ouverture de la trappe a déclenché un mécanisme diabolique dont le but était de renverser un seau d'eau qui, dans un malheureux hasard se trouvait au-dessus de ma tête !
Qui a osé ? Qui a osé mettre mon illustre personne dans une situation aussi déplorable ? Je soulève le seau qui recouvrait ma tête, et la lumière m'apparaît ! ... Ou plutôt le flash d'un appareil photo qui me donne la réponse : une grosse paire de lunettes, un crâne dégarni, un sourire sarcastique aux lèvres… M. Leplugran !
Ne croyez pas que je suis un vil pleutre qui n'ose pas punir l'audace de son professeur éhonté ! Non, ce n'est pas le cas, mais, voyez-vous, dans la vie, un ninja doit toujours faire preuve d'un remarquable sang-froid…
- Si vous aviez l'obligeance d'ôter votre magnifique couvre-chef et de rejoindre cette pièce…
Il me désigne une porte surmontée de l'inscription « Salle 9341, côté Yin ». Sans hésiter, j'entre dans cette salle que j'ai eu tant de mal à trouver.
La surprise me cloue sur le seuil de la porte : un paradoxe presque surnaturel surgit de cette pièce à double face : des tables noircies de graffitis côtoient des installations informatiques de dernier cri, un escalator recouvert d'un tapis rouge à bordure dorée fait honte à la misérable porte grinçante par laquelle je suis entré.
Pas le temps de me poser trop de questions, il faut agir vite : les places de luxes me reviennent de droit, hors de question de me les faire voler par des incompétents, d'autant plus qu'une de ces places est déjà occupée par Riton-Sans-Cervelle (je me demande d'ailleurs comment a-t-il réussi a arrivé avant moi, celui-là). Mais j'ai encore le choix entre une vingtaine de bureaux de première classe !
Je me redresse, mets un peu d'ordre dans mes vêtements trempés, m'assure que ma superbe coiffure de ninja n'a rien perdu de son éclat, et me précipite vers le côté Yang de la pièce !
BLAM !
Je m'écrase lamentablement contre un mur invisible me bloquant l'accès à ces merveilles technologiques de l'entreprise CAPSULE CORP. ! Impossible de passer ! Je me rends compte avec horreur que je suis prisonnier dans cette demi-pièce insalubre !
J'empoigne avec brusquerie une des chaises couvertes de graffitis pour m'affaler dessus… et je me retrouve brusquement à terre ! Maudissant cette chaise à trois pied, le rire goguenard de Riton, et la malice de M. Leplugran, je rejoins le fond de la pièce, m'asseois sur une chaise sans dossier, et m'adosse sur le mur.
Le temps d'attendre les autres élèves m'a paru extrêmement long, mais m'a au moins permis de comprendre comment Riton est arrivé avant moi : l'escalator mène directement aux sanitaires où il était entré devant moi !
Je me maudis de ne pas avoir eu une envie pressante à ce moment, d'autant plus qu'un insupportable grésillement parvient à mes oreilles. J'en comprends vite la cause : M. Leplugran s'est installé face à un microphone (côté Yang, bien entendu) et nous, pauvres élèves du côté Yin, devons subir cette sonorisation médiocre qui rend la compréhension impossible.
Une demi-heure plus tard, le (trop) long discours de M. Leplugran s'arrête enfin. Celui-ci quitte son bureau pour actionner une manette un peu plus loin. Aussitôt, le mur sur lequel je suis adossé disparaît dans le plafond et je me retrouve pour la énième fois de la journée étalé sur le dos sous les rires moqueurs des autres élèves.
Je me relève, enlève l'hypothétique poussière de mes vêtements trempés et observe mon nouvel environnement : le mur du fond de la classe s'est ouvert sur un paysage urbain !
Fin du chapitre 4
Brefs blablas d'après chapitre
Bonus : Compte-rendu du Ninja Violet demandant le laissez-passer A380B26.
Ayant difficilement élaboré plus d'une centaine de plan pour venir à bout de ce dédale d'escaliers, de couloirs et de salles, je décidai d'emprunter la méthode d'un petit Gaulois presque aussi malin que moi : je vins demander à l'administration de l'école le laissez-passer A380B26.
Je me préparais à frapper lorsque la porte s'ouvrit brusquement, écrasant mon nez et laissant le passage libre à un grand homme chauve et athlétique à trois yeux. Il partit sans même une excuse pour mon beau visage peut-être défiguré à jamais.
Je le maudis intérieurement et frappai en remettant mon nez en place. Sans attendre de réponse, j'entrai dans une grande salle impressionnante par sa grandeur et par son dépouillement. Seul un bureau trônait au fond de la pièce, bureau derrière lequel était assis Riton-en-Costard. Je m'approchai avec un brin de méfiance de cet australopithèque bien habillé et lui demandé d'une voix que je voulais assurée :
- Cher Bonsieur, auriez-bous l'ababilité de be donner le laissez-basser A380B26, s'il bous blaît.
J'attendais sa réponse en espérant que le ciel n'ait pas donné le même cerveau ridicule aux deux Ritons.
- Le laissez-passer, hein ? C'est le laissez-passer que vous voulez, hein ? Eh ben, je vais me faire une joie de vous le donner votre laissez-passer, me dit-il, un sourire carnassier aux lèvres.
Et il m'administra un coup de poing dans l'oeil et un coup de pied dans la partie la plus charnue de mon individu qui m'éjecta hors de la pièce.
Non, je n'ai pas pu obtenir de laissez-passer. Non, je ne suis pas encore venu à bout de ce labyrinthe de fous. Et non, le ciel n'a pas fait de cadeaux aux Ritons : ils ont bel et bien le même cerveau préhistorique !
Suite : Voici la fin de mon petit bonus, j'espère que ça vous a plu ! Rendez-vous pour le prochain chapitre !
