Le Ninja Violet à l'école de la Grue

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Brefs blablas d'avant-chapitre

Personnages : Le Ninja Violet ne m'appartient toujours pas, ni le "SATAN" du T-shirt que vous découvrirez dans ce chapitre, en revanche, j'ajoute un nouveau personnage à mes créations. Avec un regard aussi vif et intelligent que le sien, on se demande ce qu'il fait dans cette classe spéciale "échecs"...

Réponse aux reviews par Idael : Merci TiaKin pour cette nouvelle review, je suis très contente que mon petit bonus te plaise ! Je ne sais pas si tu es ma seule lectrice (enfin, il y a aussi ma petite soeur), mais en tout cas, tu es la seule à t'être manifestée, et je t'en remercie sincèrement ! Tu ne peux pas savoir à quel point ça m'encourage à continuer ! Quant aux mots collés, j'ai corrigé mes fautes du chapitre 4, et je ferai dorénavent attention à éviter toute faute de frappe !

Petit problème sans importance mais qui m'énerve : Impossible de séparer mes "brefs blablas" de mon chapitre ! Les lignes ne s'inscrivent plus sur mon ordi ! Donc, je suis désolée si les séparations ne sont pas très nettes, c'est un problème "technique".

Autre : J'avais précisé au début de l'histoire que mes chapitres étaient courts pour me faciliter la tâche et votre lecture. Si j'avais eu l'intention de faire des chapitres longs, le premier chapitre se serait vraisemblablement arrêté à la fin de celui-là. Enfin, je ne sais pas si je suis très claire, ni si ça intéresse quelqu'un de le savoir, mais c'est dit !

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Chapitre 5 : Cours en « ville »

Les autres élèves me rejoignent rapidement dans cette ville reconstituée au beau milieu de l'école. Je n'ai rien compris de ce qu'il fallait faire, et à la place de me préoccuper de ce point secondaire, je décide de faire un tour en « ville » afin de découvrir les surprises qu'elle recèle.

Et je ne suis pas déçu !

Parmi les magasins plus vrais que nature se trouve une pâtisserie dont les gâteaux exposés enflamment mes papilles gustatives ! Je salive d'envie devant la vitrine lorsqu'une voix féminine m'enlève à mon rêve gourmand :

- Hi hi hi ! Il ne doit pas comprendre ce que signifie « cours de discrétion » pour rester planter au milieu de la rue comme un piquet, celui-là ! Hi hi hi !

Je lève la tête et aperçoit une des insupportables triplettes accoudée à la fenêtre du premier étage de la boutique, aussitôt rejointe par ses deux complices. Je grince des dents : évidemment, elles faisaient partie des élèves incontinents du côté Yang, elles ! Elles doivent connaître les consignes de l'exercice, elles !

Mais leurs langues de serpents trop pendues me les ont révélés par inadvertance, et maintenant, je suis au même point qu'elles ! Et même, je suis en avance sur elles ! La discrétion ! Voilà un domaine où je suis extrêmement doué ! Je n'ai pas mon pareil pour dénicher les cachettes les plus improbables !

Je commence mon inspection de cette pseudo-ville et distingue enfin la cachette idéale ! Une poubelle ! Qui aurait l'idée de chercher dans une poubelle ?

Je soulève le couvercle : vide ! Je renifle encore méfiant : aucunes odeurs nauséabondes ! Bien sûr ! La ville n'est pas une vraie ville, personne ne vit ici !

J'entre dans la poubelle quand je me rends compte que des traces d'eau trahissent mon refuge secret, mais, j'en connais la cause : mes vêtements sont mouillés à cause de ce minuscule crâne d'œuf qui me sert de professeur principal !

Je prends mon mal en patience et m'applique à effacer ces marques traîtresses avec un morceau de tissu (un T-shirt affublé d'une tête de champion de lutte à la coiffure plus qu'envahissante légendée d'un SATAN aux lettres rouges) trouvé dans le magasin d'à côté.

- Tiens, tu as oublié ça.

Un échalas chauve à l'air ahuri me tend une peau de banane. Après quelques microsecondes d'incompréhension, ma colère explose :

- Espèce d'imbécile analphabète breveté, je ne fais pas le ménage ! Débarrasse le plancher ! IMMEDIATEMENT !

L'ahuri me regarde avec des yeux ronds comme des soucoupes, puis fait demi-tour, peau de banane en main avec, pour dernières paroles « Mais qu'est-ce que j'en fais, moi ? ».

Après son départ, je finis rapidement mon nettoyage et me glisser subrepticement dans ma cachette.

Les minutes s'égrainent, je ne vois rien, je n'entends rien.

Tout à-coup, des pas… Une phrase…

« Bon, ben, je vais la mettre à la poubelle moi. »

A peine ces mots sont prononcés que le couvercle qui me protége se soulève et qu'une peau de banane s'écrase sur ma tête.

Je retiens les mille injures qui me viennent à l'esprit et m'enfonce silencieusement dans le fond de ma poubelle avec le fol espoir de demeurer introuvable. Et j'y arrive ! Le couvercle se referme sur moi !

Soulagé, je reprends mon attente. C'est long. Très long.

Enfin, j'entends le joyeux tintement de la cloche qui annonce la fin des cours, suivi, quelques minutes plus tard du chahut des élèves.

A l'approche de ceux de ma classe, je surgis de ma cachette fier de ma performance ! J'avoue que j'aurais certainement eu plus de classe sans cette abominable peau de banane dans les cheveux.

Le silence, des regards ébahis, et soudain… un grand fou rire éclate au sein des élèves !

- Eh bien, au lieu d'assister au cours de théorie, vous vous entraînez déjà à la pratique ? Dans une POUBELLE ?

Les rires redoublent avec les paroles de M. Leplugran, puis triplent avec mon air béat.

Heureusement pour moi, mon calvaire finit rapidement car tout le monde est toujours pressé à la sortie des cours. Seul le dadais chauve m'adresse la parole :

- Ben, finalement, tu la voulais, la peau de banane !

Je le foudroie du regard et m'en vais sans un mot.

Fin du chapitre 5

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Brefs blablas d'après-chapitre

Pauvre Ninja Violet ! Après cette première journée de dur labeur, il a bien mérité un peu de repos. Je dis bien "un peu", car ses péripéties sont loin d'être terminées ! Rendez-vous au prochain chapitre pour connaître la suite des évènements !