Le Ninja Violet à l'école de la Grue

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Brefs blablas d'avant-chapitre !

Disclaimer : Pourquoi est-on obligé d'utiliser cet affreux anglicisme pour décliner toutes les responsabilités de personnages que nous n'avons pas créés. Après tout, c'est logique que certains personnages ne nous appartiennent pas, c'est dans la définition même d'une fanfiction ! Mais comme je n'ai pas le courage d'aller lire les règles anglaises pour savoir si je suis obligée ou pas de le mettre, je l'écris quand même, au cas où on aurait l'intention de me traîner devant les tribunaux pour vol de droits d'auteur... Mais, n'oublions pas l'essentiel : ni le Ninja Violet, ni Lunch ne m'appartiennent !

Avis aux lecteurs (et aux lectrices, bien entendu) : J'ai l'impression (j'espère non partagée) que ce chapitre est un peu moins bien que les autres. Alors pour me faire pardonner, je vous ai créé un petit blog exclusivement dédier au Ninja Violet et à ses camarades ! N'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en pensez ! Blog du Ninja Violet : http/www.ninjaviolet. aux reviews par Idael : Eh oui, chère RAIDEMO, tu n'as vraiment pas de chance, d'autant plus que je t'ai fait attendre avec ce chapitre ! Mais je ne suis absolument pas sadique avec le Ninja Violet, c'est juste que la réalité ne lui fait pas de cadeau, rien de plus. Hum.

Réponse aux reviews par le Ninja Violet : Je le savais, je suis une idole ! Mes fans admirent mon intelligence exemplaire, mon charme irrésistible, ma force surhumaine. Seuls mes supérieurs hiérarchiques sont aveugles devant tant de brillance, mais je ne désespère pas, et un jour, je leur montrerai tout ce dont je suis capable ! Et alors, ce sera une nouvelle ère, l'ère du Ninja Violet !

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Chapitre 6 : Nouvelle élève, nouvelle prof.

Le lendemain, mal réveillé, j'arrive à l'école en traînant les pieds, le dos courbé et les cheveux en pagaille. Je déambule dans les couloirs sans savoir où aller. Je ne connais pas le numéro de la salle, et je ne suis pas d'humeur à demander un renseignement au bureau de Riton-En-Costard. Mais, au détour d'un couloir, une merveilleuse vision me rend tout mon charisme habituel : une jeune fille innocente semble perdue dans cet immense labyrinthe. Je bombe le torse et m'approche avec un sourire charmeur pour lui proposer mon aide, ce à quoi elle répond :

- Euh… En fait, je ne sais pas trop ce que je fais ici… Mais à voir le papier que je tiens dans la main, je suppose que je dois me rendre à la salle 1003, escalier R, couloir L2, étage 5. Et apparemment je dois être dans 1ère spé.

- En 1ère spé ? Quelle coïncidence, je suis dans la même classe ! Si vous le désirez, je peux vous conduire à votre salle !

Aujourd'hui est mon jour de chance ! Non seulement, je rencontre la plus charmante personne qui soit, et en plus, elle me donne le numéro de la salle que je ne connaissais pas ! Je bondis de joie à son accord, et l'accompagne durant quelques heures (le temps minimum pour que je trouve mon chemin) à travers les longs couloirs de l'école.

Enfin, j'arrive devant la salle 1003. La porte est grande ouverte, mais sur l'estrade, une impressionnante tignasse rousse et crépue a remplacé le crâne dégarni de M. Leplugran. Lunch (la nouvelle élève aux longs cheveux bleus marine) se dirige vers de la remplaçante (qui n'est pas si mal que ça au demeurant), tandis que je reste prudemment sur le seuil de la porte en me demandant si je ne me suis pas trompé d'endroit. Mais un bref coup d'œil à l'intérieur de la pièce me renseigne aussitôt : Riton-Sans-Cervelle est déjà installé au troisième rang, devant les triplettes Zéli, Zély, et Zélie qui me narguent d'un regard moqueur !

Je me décide enfin à entrer quand une voix suraiguë m'arrête net !

- ON NE VOUS A PAS APPRIS A SALUER LES GENS QUAND VOUS ENTREZ DANS UNE PIECE !

Je me retourne les mains sur les oreilles et grimace un sourire et murmure un petit bonjour avant de rejoindre une place vers le fond de la salle.

- AVEZ-VOUS ENTENDU CE QUE J'AI DIT ? QUE DIT-ON QUAND ON ENTRE DANS UNE PIECE ?

Je me retourne une nouvelle fois. Pas de doute, c'est à moi qu'elle parle. Je renouvelle mon salut d'une voix plus assurée et m'assois.

- MAIS VOUS LE FAITES EXPRES ? DITES BONJOUR OU SORTEZ DE MON COURS !

- MAIS CA FAIT LA TROISIEME FOIS QUE JE VOUS DIS BONJOUR ! ECOUTEZ UN PEU QUAND ON VOUS PARLE !

Cette fois, elle a semblé comprendre ce que je lui ai dit. Elle cherche ardemment quelque chose dans son sac, le trouve et le met dans son oreille et dit d'une voix calme :

- Pardon ? Vous m'avez dit quelque chose ?

Après quelques minutes de silence, le temps que je m'aperçoive que l'objet rechercher était un cornet acoustique, je réponds avec lassitude :

- Je disais que je vous avez déjà dit bonjour trois fois.

- Ah ? Excusez-moi, je ne vous avais pas entendu, répond-elle d'une voix innocente.

Au bout de trois quarts d'heure, le cours peut enfin débuter, tous les élèves étant présents. La remplaçante rousse se lève et crie :

- BONJOUR ! JE SUIS MME ROUX, VOTRE PROFESSEUR DE GENERALITES, C'EST-A-DIRE QUE JE… MAIS QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ TOUS A VOUS BOUCHER LES OREILLES ?

Un brouhaha s'élève dans la salle, puis s'intensifie devant l'incompréhension évidente de l'enseignante. Mais, à la surprise générale, j'ai la solution à notre problème. Je monte sur la table pour attirer son attention, et grâce à un langage des signes très complexe, je parviens à lui expliquer qu'elle devrait utiliser son cornet acoustique.

- Ah oui, excusez-moi. Mais, ajoute-t-elle d'une voix cassante, que faites-vous sur la table ? Descendez immédiatement, ou vous serez de corvée de ménage toute la semaine ! M. Riton senior se fera une joie de vous surveiller.

Elle se prend pour qui cette prof ? C'est tout de même grâce à moi si elle est capable de nous entendre correctement, et elle veut m'envoyer chez Riton-en-Costard ! Mais, dans un élan magnanime, je lui pardonne sa hardiesse et descends piteusement de ma table pendant qu'elle continue son discours.

- Je disais donc que j'étais votre professeur de généralités, c'est-à-dire que je vous enseignerez toutes les matières qui ne sont pas spécifiques aux ninjas, mais qui sont à la base de tout savoir. Et pour ne pas faire de vous des incultes, je me vois dans l'obligation de…

Ce n'était que le début d'un long monologue qui s'éternisa jusqu'à la sonnerie de midi.

Fin du chapitre 6