Waaah ! Contente que ça vous plaise ! Au fait, pendant que j'y pense ... ROOOOOOYYYYY !
Roy : Oui ?
Moi : Pourrais-tu me rendre un service ?
Roy : Ca dépends quoi.
Moi : Ben, tu sais Akabane-girl ... Mais reviens ici !
Roy part se cacher sous mon lit : Naon elle va me manger !
Moi : Mais non ! Pis je suis là moi. Allez, fais-lui juste un bisou, elle sera contente et elle te fera plus peur.
Roy : C'est vrai ?
Moi : Oui.
Roy : Bon. Smack. Voilà.
Moi : Très bien. Et Akabane-girl, sois gentille de ne plus lui faire peur, au pauvre petit.
Le lendemain, Roy constata que les bohémiens levaient le camp. Il en demanda la raison à Norah.
" C'est plus prudent pour nous. Nous avons chassé les soldats une fois, mais ils reviendront en force. Combien de temps croyez-vous que nous pourrons tenir, nous pauvre famille face à un bataillon ?" répondit Norah.
Roy reconnut la valeur de cet argument. Il alla ensuite aider Djaïna à préparer leur voyage.
" Comment feras-tu pour retrouver les tiens s'ils s'en vont ?" questionna-t-il.
" Je sais où ils se rendent, ne t'en fait pas. Bon : je crois que nous pouvons y aller nous aussi !" annonça-t-elle en regardant leur paquet.
Ils aidèrent ensuite le reste de la famille à plier bagage, puis chacun partit de son côté après des au revoir attendrissants. Roy et Djaïna se rendirent à la gare. Ils devaient se rendre dans les montagnes du Céor, qui étaient une frontière naturelle avec un petit pays. Selon la magicienne, l'eau dont ils auraient besoin pour rompre l'enchantement se trouvait au sommet de l'une d'elles. Autrement dit, ils auraient un peu d'escalade à faire.
Le train siffla, puis se mit en route. Assit à côté de la fenêtre, Roy se posait des questions :
" Que va-t-il se passer quand le sort sera rompu ? Les autres vont-ils comprendre qu'ils m'ont oublié ? "
Djaïna lui avoua qu'elle n'en savait rien : c'était la première fois qu'elle était confrontée à ce genre de cas.
Entre-temps, Envy était revenu au manoir, où les autres homonculus l'attendaient. Il avait beau changer de forme, ses caractéristiques de lapin ne disparaissaient pas. Pour éviter d'être ridicule devant les autres, il tenta de passer par ailleurs. Peine perdue.
" Mais !" fit Sloth en le découvrant.
" T'as trouvé quelque chose maman ?" demanda Wrath.
" ENVY ?!" s'exclama l'homonculus de la paresse.
" Shhht !"
Les autres vinrent voir ce qui se passait. Sloth qui élevait la voix, ça devait mériter le déplacement. Quand il découvrirent de quoi il retournait, leur mâchoire en tomba par terre et leur yeux firent un saut à l'élastique horizontal.
" Pfffrrrtt !" fit Lust.
" WOUAHAHAHAHAHAHAHAHA !" fit Wrath.
Il fut rejoint par Gluttonny, Lust et Sloth. Même Pride ne put rester impassible. Les cinq homonculus rièrent à se faire dessus. Envy résista tant bien que mal au désir de leur démolir la tête. Il en avait assez de tomber. Ces éclats de rire intriguèrent Dante qui vint voir ce qui se passait. En découvrant l'aîné des homonculus son chignon fit un saut périlleux.
" Mais que t'es-t-il arrivé ?" demanda-t-elle.
" F'est une foutue bohéfienne qui m'a fait fa." répondit Envy.
" Viens par là que t'arrange ça."
L'homonculus la suivait en sautillant, accentuant l'hilarité des autres. Il se tenaient les uns aux autres pour ne pas tomber.
" Houhouhou ! J'avais jamais autant rigolé de ma vie ! Envy, le lapin bondissant ! On s'en souviendra !" fit Lust, écroulée de rire.
" Dommage qu'on ne puisse pas immortaliser ça ! Personne n'a un appareil photo par hasard ?" demanda Sloth.
" Non ! Toutes façons Envy nous casserait la tête si jamais on s'avisait de prendre une photo de lui comme ça." dit Wrath en essuyant ses yeux.
" Avec tout ça, je parie qu'il n'a même pas pu tuer Mustang." dit Pride.
" Ah ben ça me semble évident !" reprit Lust.
" Dans ce cas, tu n'as qu'à y aller avec Gluttony." ordonna Pride.
" Rien du tout ! J'ai pas envie de me retrouver comme Envy ! Ou pire."
Elle avait raison, car malgré tous ses efforts, Dante ne parvint pas à rendre Envy comme avant. Ce dernier était fou de rage, et hurlait qu'il allait tuer cette bohémienne de ses deux. Il alla dans sa chambre, prit un manteau à capuche, et sortit en claquant la porte du manoir, ignorant les gloussements de rire des autres.
Roy et Djaïna étaient pour leur part arrivés près des montagnes du Céor. Ils décidèrent de louer une voiture pour commencer leur ascension.
" Nous en avons pour un moment à grimper." avertit Djaïna.
" T'aurais pas un sort en boutique pour que ça aille plus vite ?" demanda Roy.
" Si, mais apprends qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire." répliqua-t-elle.
" C'est ça ! Sauf que moi je sais pas conduire !"
" Ben on va prendre un chauffeur !"
Donc, nos deux amis faisaient vaillamment route vers le sommet, sans se douter de ce qui les y attendait (gnihihi ). Un bruit d'explosion leur parvint soudain. Le chauffeur pila aussitôt, envoyant Djaïna faire une bise à la boîte à gant.
" Désolé." dit-il.
" Oé ..."
Le chauffeur fit un rapide demi-tour, et alla se garer près d'une caverne.
" Merde ! Ce sont encore ces deux villagesqui s'affrontent !" dit le chauffeur.
" De quoi ? " demanda Roy.
" Dans ces montagnes vivent deux villages très anciens, qui ont coutume de se fracasser régulièrement la tête. Vaudrait mieux redescendre." répondit le chauffeur.
" T'en pense quoi Djaïna ?" interrogea Roy.
" Nous avons besoin de cette eau. On y va, ne nous attendez pas !" décida-t-elle.
Tous deux sortirent du véhicule, sous l'air ahuri du chauffeur qui se disait qu'ils étaient fous. Roy et son amie faisaient bien attention de ne pas se faire découvrir. Quand ils trouvèrent des soldats, chacun les neutralisa à sa façon : Roy sectionna le canon de leur arme avec un arc de feu, Djaïna les changea en autre chose. Ensuite, le colonel dut les assommer pour qu'ils puissent passer. Ils naviguèrent ainsi d'un camp à l'autre, en prenant bien garde ne pas se faire tirer dessus. Djaïna avait d'ailleurs prévu une protection magique. Vers midi, ils firent une pause, sur une corniche qui surplombait les deux camps. Roy surveillait leurs mouvements avec des jumelles, Djaïna sortait les provisions de son sac.
" Tiens, une peu de poulet." dit-elle en lui tendant un morceau.
Deux secondes plus tard retentit un grand cri :
" WAAAAILLLEEEEE !"
" Oh pardon désolé ! Je voulais pas ..." fit Roy.
" Arrière cannibale !" s'exclama Djaïna en se tenant la main.
Elle souffla sur son petit doigt, que Roy venait gentiment de croquer.
" Mais puisque je te dis que j'ai pas fait exprès ! J'ai pas vu que ton petit doigt était là !" reprit Roy en essayant de ne pas rire.
" 'tain t'as des jumelles et t'es même pas foutu de voir un doigt à deux centimètres de ton visage ? "
" Moins fort ! Avec la gueulante que t'a poussé y'a dix secondes, on a dû t'entendre jusqu'au Q.G de Central !" fit Roy.
" Et à qui la faute ?"
Roy décida quand même de bouger, histoire qu'ils ne se fassent pas surprendre. Bien lui en pris, car deux hommes armés débarquèrent. Roy les chassa à coup de flammèches, puis lui et son amie reprirent leur déjeuner. Quand ils eurent fini, la bohémienne consulta sa carte pour savoir où s'orienter. Ils se remirent ensuite en marche. Sauf qu'un groupe de six hommes les encerclèrent.
" Halte-là !" fit l'un d'eux, un barbu.
" Je te demanderais qu'une chose Djaïna : si tu peux leur ôter leur arme de mains, je m'occupe d'eux." fit Roy.
" Ca marche."
Elle prononça une formule, et tous les fusils s'envolèrent. Roy réagit aussi sec, et entreprit la distribution de ses célèbres châtaignes maison. En plus il faisait une promo : double ration pour le même prix. Un quart d'heure plus tard, leurs assaillants étaient par terre, à contempler le ciel et les nuages. C'est beau la vie.
" C'est impressionnant ce que tu fais." commenta Djaïna.
" Ca s'appelle des arts martiaux, j'ai appris ça y'a un p'tit bout de temps déjà." expliqua Roy.
" Ah d'accord ! Bon, on continue, la source n'est plus très loin."
Nos deux amis arrivèrent sur un plateau, pour le moment désert. Roy attrapa Djaïna par l'épaule.
" Attends. C'est trop tranquille, je n'aime pas ça." dit-il.
Il grimpa sur une corniche assez haute. Effectivement, un tireur était embusqué là. Roy s'en approcha silencieusement. Soudain, il se rendit compte de son ombre pouvait le trahir. Hélas, il était trop tard. Le tireur se retourna vif comme l'éclair. Roy se jeta sur le côté au moment où le coup partit. Puis tendant la main il fit fondre l'arme.
" Mais que ..." fit l'autre en voyant son engin inutile.
" Je ne suis pas là pour te tuer. Je ne suis même pas d'ici. Je ne veux qu'une chose : me rendre à la source dans le coin." dit Roy.
" Menteur ! Tous les gens du village Heakson ne sont que des menteurs !" siffla le tireur.
" Sauf que je ne viens pas de ce village." reprit Roy.
Peine perdue. Il ne le croyait pas, et se jeta sur lui. Roy para son attaque avec une clé au bras, qui le fit chuter sur le dos.
" T'es bouché ou stupide ? Je suis un étranger." dit le brun.
Son adversaire se dégagea et lança un coup de pieds, facilement paré par le colonel. Ce dernier vit briller une lame. Allons bon. Roy esquiva les coups de couteau, avant d'attraper le poignet de son adversaire et de lui ôter son arme.
" Bon t'as fini dis ?" demanda Roy.
Apparemment non. Le tireur se jeta à nouveau sur lui. Cette fois, Roy lui attrapa le bras et le fit ainsi se pencher en avant.
" Dernier avertissement : ou tu calme ou je te casse le bras ! Je ne viens ni d'un côté, ni de l'autre !" prévint Roy.
La douleur empêcha son ennemi de lui répondre.
" J'ai rien entendu !" reprit Roy en forçant.
" Ok d'accord ! Tu ... tu peux passer !" céda-t-il.
" J'espère bien ! Et méfie-toi : si tu tente quoi que ce soit, je te casse."
Roy le fit tomber en avant, et s'éloigna à reculons, pour garder un oeil sur lui. Quand il revint en bas, Djaïna lui sauta au cou, à sa grande surprise.
" Roy ! J'ai eu peur en entendant le coup de feu !" dit-elle.
" Il s'en est fallu de peu en effet. Mais je suis arrivé à le calmer, du moins je l'espère." répondit le colonel.
Djaïna lui sourit, et le relâcha. Ils reprirent leur marche, Roy surveillant les alentours. La source n'était plus très loin à présent, et ils s'éloignaient du lieu de conflit.
" La voilà." annonça la bohémienne.
" C'est très joli ici." décréta Roy.
" Nous pouvons nous y reposer, la marche a été fatiguante."
Roy s'allongea dans l'herbe bien verte, pendant que la jeune fille prélevait un peu d'eau. Elle vint ensuite s'asseoir près de lui. Le colonel avait fermé les yeux, et pensait à sa chère Riza. Elle lui manquait, il voulait la serrer contre lui et l'embrasser jusqu'à plus soif ... Djaïna elle, le contemplait songeuse :
" Quel dommage qu'il soit déjà pris. Enfin c'est ça les beaux mecs, c'est comme les toilettes toujours occupés. Dire qu'elle ne se rappelle même pas de lui."
Elle finit par s'allonger à son tour. Roy ouvrit légèrement les yeux, regardant les nuages défiler.
" Les homonculus n'ont sûrement pas abadonné la partie. Au fait, ça se tue comment ça ? Le premier que j'ai combattu m'avait l'air coriace. Peut-être Edward le sait, il sait tellement de choses ce gosse ... raaah, je vais obligé de lui demander de l'aide à ce microbe ! C'est lourd la vie des fois !" pensa Roy avec une goutte sur le côté de la tête.
Il soupira. Enfin, si ça lui permettait d'être généralissime à la place du généralissime ( Ndla : ça vous rapelle rien ?) il pouvait bien faire ce sacrifice. Une vingtaine de minutes plus tard, il décréta que la pause était finie.
" Mince, j'étais bien moi là, à côté de lui." songea Djaïna.
Elle dut quand même se lever et le suivre. Soudain, le pieds de la jeune fille glissa, et elle chuta. Roy la retint, mais il fut entraîné par son poids. Ils dévalèrent une pente, avant d'atterrir dans un coin d'herbe.
" Ouh ! Rien de cassé ?" demanda Roy.
" Non, juste des égratignures ..."
En se relevant ils découvrirent un troupeau de bouquetins qui paissait là. Et ils n'avaient pas l'air ravis de les voir, vu que l'un d'eux baissait la tête et grattait le sol. Les autres firent de même.
" Oh mer ..." commença Djaïna.
Roy attrapa son poignet, l'entraîna à sa suite et le troupeau avec. Ils coururent aussi vite qu'il purent dans la montagne. Tout à coup ...
" Oh non un glacier ! On ne pas continuer !" s'exclama Djaïna.
" Si justement ! Prends ton sac et assis-toi dessus !" dit Roy.
Ils dévalèrent la pente de glace pile quand le troupeau les rejoignait.
" Je me demande ce qui nous attends en bas." fit Djaïna.
" Moi ... pas vraiment. Suis pas trop curieux." répondit Roy mal à l'aise.
" En tout cas, je trouverais ça marrant si j'étais sûre qu'on ne risque rien à l'arrivée." reprit la bohémienne.
" On va pas tarder à le savoir."
En effet, quelques mètres plus tard il aperçurent un lac derrière des arbres. C'était justement les arbres qui inquiétait Roy. Il eut le réflexe de serrer les jambes ( Ndla : hé hé ... vieux gag mais toujours marrant ). Précaution inutile, car le glacier se terminait par un tremplin naturel. Roy et Djaïna le franchirent, et passèrent au-dessus des arbres en un beau vol plané. Qui se termina par un magnifique saut dans le lac.
" Ben c'était sympathique en fin de compte, cette glissade." dit Djaïna en émergeant.
" Wai ! J'ai moins aimé le jogging avec les bouquetins." dit Roy.
Ils nagèrent jusqu'à la rive, et s'essorèrent. Ensuite, ils prirent le chemin de leur hôtel, trempés jusqu'aux os.
