Suite à leur petite escapade en montagne, Djaïna et Roy avaient décidé de prendre une journée de repos. Le colonel avait rappelé à la jeune fille que les homonculus risquaient de croiser à nouveau leur route. Mais la bohémienne restait sceptique à ce sujet.
" Ils ne savent pas où nous sommes. Ils possèdent peut-être des capacités physique hors normes, mais ils ne sont pas voyants." dit-elle.
" Ce n'est pas une raison pour baisser notre garde. D'autant plus qu'il y en a un qui a une dent contre toi." insista Roy.
" Je dirais même deux dents, deux grandes dents."
Roy sourit. Envy en lapin c'était vraiment hilarant. Le Flame Alchemist demanda ensuite quelle sera leur prochaine étape.
" Une magnifique forêt de l'autre côté des montagnes Céor. Tu verras ça vaut vraiment le déplacement. J'y suis allée étant petite, et ça m'a marqué." raconta-t-elle.
" Si tu le dis ..."
En attendant, ils décidèrent de visiter un peu la ville où ils se trouvaient. Roy trouva une petite gourmette qu'il trouva ravissante. Il entra et la fit graver à son nom. Djaïna l'attendit dehors. Une fois encore, il lui rappelait qu'il était déjà pris. Ah là là là. Roy ressortit, et ils poursuivirent leur viste jusqu'au soir.
Chez Dante, Envy harcelait Pride pour savoir s'il avait réussi à localiser Mustang et la bohémienne.
" Mais bien sûr que je sais où ils sont ! J'ai l'oeil qui voit tout je te rappelle !" s'exclama l'homonculus de l'orgueil.
" Alors ! Dis-le moi fe f'y aille ! Marre d'êtfe à moitié lafin !"
" Ils sont près de la frontière, dans la région du Ceor." reprit Pride.
" Merfi ! Fe m'en fais leur fanter une tyfolienne moi !"
Envy sortit du manoir, camouflé sous manteau. Le généralissime avait du mal à ne pas rire en présence de l'adolescent. Mais c'était difficile, avec ce défaut de prononciation et surtout son apparence ... enfin. Quand il serait occupé de la sorcière et du curieux, tout rentrerait dans l'ordre. L'adolescent arriva à la gare, et prit un billet. Le guichetier haussa un sourcil en l'entendant parler. Envy s'éloigna en sautillant, ses pieds relativement cachés par son manteau.
Il monta dans le train, et se cacha derrière une banquette. Le premier qui lui faisait une remarque il lui exploserait la tête. D'ailleurs un enfant et sa mère s'assirent devant lui. Le petit aperçut les deux longues dents d'Envy.
" Dis maman, t'as vu le bonhomme là derrière ? T'as vu ses dents ?"
Pour son malheur, Envy l'entendit. Il se redressa d'un bond en hurlant. Le garçon et sa mère hurlèrent à leur tour et se sauvèrent. Envy éclata de rire et se rassit. Le train siffla, et partit. Durant le trajet, l'homonculus réfléchissait à ce qu'il pourrait bien faire subir à Roy et Djaïna.
Ces derniers rentraient se coucher. Ils partiraient tôt le lendemain, pour traverser la montagne. Roy rêva une fois de plus de sa petite amie :
" Riza ... hmm ... arrête ... vilaine fille ... ça chatouille ... "
Il sourit dans son sommeil. Son joli rêve ne dura pas bien longtemps. Comme il le lui demandait, Riza arrêta de le chatouiller, et s'en alla. Roy voulut la rattraper, quand elle lui dit qu'elle ne le connaissait pas. Roy la poursuivit jusque dans les toilettes. C'est en se regardant dans une glace qu'il se rendit compte qu'il n'avait plus de visage.
" Mon visage ! Où est mon visage ? Pas étonnant qu'on ne me reconnaisse pas !
Roy sortit des toilettes, et retourna dans son bureau. Riza s'y trouvait. Elle se leva et lui demanda qui il était. Le reste de l'équipe entra à son tour, et lui posa la même question :
" Qui êtes-vous ? On ne vous connaît pas ... vous n'êtes qu'un étranger ... sortez d'ici ... on ne vous connaît pas ... qui êtes-vous ?"
" Plus personne ne me reconnaît ! Je n'ai plus de visage, personne ne pourra savoir qui je suis ! " s'exclama Roy.
Il s'agitait dans son sommeil à présent.
" P-personne ... me connaît ..." dit-il.
Roy tourna et vira, puis se réveilla en sursaut. Il lui fallut quelques secondes pour reconnaître la chambre de son hôtel. Roy retomba sur son oreiller avec un soupir de soulagement. Un cauchemar, ce n'était qu'un cauchemar. Mais que Riza et les autres l'aient oublié, ça c'était la réalité. Roy attrapa sa montre d'alchimiste, et regarda l'heure. Sept heures. Bon, autant se lever. Il alla se laver la figure, et s'habilla. Ceci fait il descendit prendre son petit déjeuner. Djaïna ne se lèverait pas avant un moment.
Roy sortit ensuite sur la terrasse de l'hôtel, et s'accouda au balcon. Il observa sans vraiment les voir les quelques voitures qui passaient. Bon dieu que sa petite amie lui manquait ! Ca le rendait vraiment malheureux qu'elle l'aie oublié. Jamais il n'aurait pensé qu'une chose pareille pouvait arriver. Riza qui oubliait son supérieur, c'était impensable, inimaginable, paranormal tant qu'on y était. Et pourtant, c'était arrivé. Roy en frisonnna : Riza était l'être qui comptait le plus au monde pour lui. Vous imaginez si la personne dont vous avez le plus besoin ne sait même plus qui vous êtes ?
" Tiens tu es là ?" fit Djaïna derrière lui.
" Oh bonjour Djaïna. Bien dormi ?" répondit Roy avec un sourire attristé.
" Voui. Notre visite d'hier m'a épuisée. Tu as déjeuné ?" demanda-t-elle.
" Oui et toi ? "
" Aussi, nous allons pouvoir partir tout de suite."
" Je vais chercher mes affaires dans ce cas."
Quelques instants plus tard, ils tournaient dans une petite rue pour arriver à la gare. C'est là qu'il virent un être avec deux grandes oreilles.
" Tiens ? Bugs Bunny est de sortie ?" fit Roy.
" Falut à foi, beau goffe. Tu feux dire à fa cofine qu'elle me rende mon affarenfe, tu ferais fou." lança Envy.
" Oui, il serait bien fou de me demander ça." sourit Djaïna.
" Pas fou, fou. Mignon foi." rectifia Envy.
" Oh. Ben non désolée, je te préfère comme ça."
Envy poussa un cri de rage. Il sautilla vivement jsuqu'à eux. Roy poussa Djaïna, et bloqua un coup de pieds de l'homonculus. Il riposta par un coup de poing au visage, et enchaîna par un balayage. Envy chuta sur le dos. Il faucha à son tour les genoux de Roy, et se mit à califourchon sur lui.
" F'est pas afrès foi fe j'en ai, mon beau. Fa m'ennuiefais d'abîmer fa gueule d'anfe." dit-il.
" Lâche-le ou je te rajoute la fourrure !" lança Djaïna.
Envy lui sauta dessus, mais Roy le retint par la cheville.
" Ouft !"
" Sauve-toi Djaïna, grouille !" dit Roy.
" Mais Roy ..."
" COURS !"
La bohémienne ne pouvait se résoudre à le laisser seul. Elle transmuta une cage, puis aida Roy à se relever. Tous deux prirent ensuite la fuite. Envy brisa les barreaux de sa cage, et se lança à leur poursuite. Le colonel lui lança une boule de feu qui l'envoya bouler. Le train était sur le point de partir. Roy et Djaïna le rattrapèrent juste à temps. Une fois dedans, ils virent Envy dehors faire de grands gestes, visiblement très énervé. Ils poussèrent un soupir de soulagement.
Le trajet se fit dans le silence. Contrairement au précédent, il fut beaucoup plus court. Nos deux amis louèrent un véhicule, et se rendirent aux abords de la forêt où ils devaient toruver les herbes nécessaires à la préparation du contre-sort.
" Cette forêt est splendide." dit Roy en regardant autour de lui.
" Oui tellement qu'on la baptisée la forêt d'Eden. Mais si je me rappelle bien ce que disait mon père, certains coins sont dangereux." dit Djaïna.
" Ah oui ?"
Ils arrivèrent dans une sorte de labyrinthe naturel. La bohémienne avait un mauvais pressentiment. Elle déplia de nouveau sa carte, pour savoir où ils se trouvaient.
" Hmmm que ça sent bon ici !" fit Roy.
" Ces fleurs ... ces odeurs printannières ! Oh crotte il faut sortir de là vite !"
Djaïna partit en courant. Ce n'est que bien des mètres plus tard qu'elle se rendit compte que son ami ne la suivait pas.
" Mais ... Djaïna t'es où ?" appela Roy.
" Roy ! Surtout ne bouge pas, si tu me cherche dans ce dédale on va jamais se trouver !" cria Djaïna.
Elle réalisa qu'elle ne savait pas du tout par où aller. Mince, comment faire ? Ces barrières de feuilles étaient très épaisses mine de rien.
" Bon : c'est pas des buissons qui vont faire la loi !" dit-elle.
Elle lança un sort, et un grand trou apparut dans les buissons devant. Elle aperçut Roy, allongé au milieu des herbes. Djaïna se précipita, pour voir avec horreur des dizaines d'araignées autour et sur lui.
" Roy je t'en prie lève-toi !" s'exclama-t-elle.
" Pourquoi ? Il est si confortable ce lit. Tu devrais essayer." répondit Roy, complètement shooté.
Djaïna sentait que le parfum alentour lui montait à la tête. Elle coupa sa respiration, et récita une nouvelle formule. Une mini-tornade apparut et eomporta les araignées au loin. La bohémienne tira Roy par la main et l'entraîna loin de ce coin maudit. Elle s'arrêta près d'une petite cascade et lui aspergea le visage.
" Bllbllbll ! Kessissépassé ?" demanda Roy.
" Les herbes de tout à l'heure. Elles endorment la volonté, de vraies drogues. D'ailleurs c'est que les gens du coin en font." expliqua la jeune fille.
" Ah ? Et c'est grave si on les respire ?" reprit Roy.
" Non ! Tu serviras simplement de casse-croûte aux araignées du coin. Rien de grave."
Roy frissonna à cette idée. Djaïna regarda à nouveau sa carte, et ils repartirent. En plus des herbes de drogue, des pièges étaient posés ça et là. Plus d'une fois ils manquèrent d'y poser le pieds.
" Dis donc ! C'est plutôt la forêt de l'enfer ici !" fit Roy après avoir échappé à un nouveau piège.
" Je commence à le croire aussi.Quand je suis venue on n'a pas dû aller aussi loin." ajouta Djaïna.
" Vivement qu'on trouve ces herbes et qu'on décampe de là."
La bohémienne hocha la tête. Ils se remirent en route, tâtonnant le sol avec un bâton pour dénicher d'éventuels pièges. Quelques temps plus tard, ils débouchèrent dans une clairière. La jeune fille trouva les herbes dont elle avait besoin, et se mit à les cueillir. Roy s'assit, et surveilla les alentours. Qui sait ce qui allait encore leur tomber dessus. Le brun repéra soudain une ruche suspendue à une branche.
" Hmm, j'ai une petite envie de miel moi." se dit-il.
Il trouva quelques petites branches, qu'il embrasa. Une épaisse fumée monta jusqu'à la ruche. Les abeilles sortirent, et furent rapidement asphyxiées. Djaïna se demandait bien à quoi il jouait. Roy attendit patiemment que les abeilles s'éloignent de la ruche. Quand il jugea qu'il n'y avait plus de danger, il fit tomber la ruche. Les imprudentes qui tentèrent de le piquer se firent consumer.
" Qu'est-ce que tu fais Roy ?" demanda Djaïna en s'approchant.
" Je mangerais bien un peu de miel, pas toi ?" répondit-il.
Il cassa la ruche, et entreprit d'en extraire le liquide doré. Djaïna se laissa finalement tenter, et plongea un doigt dans le miel. Ils vidèrent ainsi la ruche.
" T'en as partout." fit Roy à son amie.
" Ah oui, pis ça colle."
" T'as trouvé tes herbes ?" reprit le brun en se léchant les doigts.
" Vi. Prêt à retraverser cette forêt de malheur ?"
" On n'a pas le choix."
Ils abandonnèrent leur quatre heures, et se remirent en marche. Tout à coup, ils entendirent un grand cri. Et en allant voir, ils découvrirent Envy pris dans un piège. Roy soupira, et se dirigea vers lui. Le brun s'agenouilla, et le libéra du piège. Puis il lui tourna le dos. Mais l'homonculus le retint par la taille :
" Fu m'a saufé la fie ... fa mérite un bifou fa ..." dit-il l'air coquin.
" Je savais que j'allais regretter ce que j'allais faire." soupira Roy, les yeux en bille.
" Fu me trouve pas fou en lapin ?" demadna Envy en battant des cils.
" Fou ? Si mais tu l'étais déjà avant il me semble." répliqua Roy.
" NAN ! Fou, comme un fou, la flante !"
" Ca se vends en plante les fous ? Dans ce cas le Q.G c'est une serre !" dit Roy.
" F'est rigolo foi. Bon, puifque tu m'a saufé, fe fais fous laiffer tranquille. En refanche, je foudrais récupéfer mon affarenfe." reprit Envy en agrippant le bras de Roy.
" Sinon quoi ?" demanda Djaïna.
" Finon, je roule une felle au colonel et fe ne le lâfe plus." répondit Envy en regardant le brun.
" Qu'est-ce que t'attends bon sang ?" fit Roy à son amie.
" T'es sérieux Roy ?"
" Lui il l'est ! Alors dépêche !"
Djaïna soupira, et s'exécuta. Les oreilles, les dents, les pieds et la queue en pompon d'Envy disparurent. Il s'examina, et parut satisfait.
" Dommage, t'as l'air d'avoir des lèvres appétissantes beau ténébreux. Comme promis je vous laisse partir tranquille, pour cette fois. A la prochaine trésor !" dit Envy en faisant un clin d'oeil à un Roy horrifié.
L'homonculus s'en alla. Djaïna se rapprocha de son ami.
" Eh ben ! Il en pince pour toi ce gamin." dit-elle.
" J'avais remarqué merci. Allez on rentre, je commence à avoir la nausée."
Ils marchèrent sans trop rencontrer de problème, ni d'Envy. Mais au sortir de la forêt, ils sentirent qu'on les frappait dans la nuque. Et ils sombrèrent dans l'inconscience.
