Promesses retenues

Générique

Auteur : Robin4

Inspiration JKR mais très UA quand même !

Traduction : Petite Plume

Relecture et mise en ligne : Fénice

Bon et même si on a pas écrit, merci à Mystick, Namyothis, Xarkaos (Promesses tenues la meilleure fic du site et bien au moins c'est clair !), Juliette (Et il a pas fini d'être triste Fumseck !) Kaira, Kalou, Dante, Alana Chantelune (Aïe, pas les coquilles !), Antadélie et Ryan de leurs encouragements !


Chapitre trois: Serpentard contre Gryffondor

"Je m'attendais à ce que ce soit Sirius qui vienne," dit tranquillement Harry tout en espérant qu'il n'allait pas le blesser. Après tout, il pensait sincèrement que Poudlard avait besoin de son directeur, maintenant plus que jamais. Mais Remus se contenta de sourire.

"Sirius est plutôt de très mauvaise humeur aujourd'hui, Harry," répondit-il. "Il aurait sûrement fini par se disputer avec ton père à propos d'une broutille." Remus haussa les épaules. "De toutes façons, on a tiré à la courte paille et j'ai perdu."

"Vous avez quoi?"

Le directeur pouffa. "Laisse tomber, c'est un truc Moldu; je doute que tu en aies déjà entendu parler. En résumé, c'est moi qui ai hérité du devoir de t'apprendre la mauvaise nouvelle."

"Quelle mauvaise nouvelle?" demanda prudemment Harry, ces paroles ne lui disaient rien de bon.

Mais le vieil ami de son père ne lui répondit pas et ils continuèrent à marcher en silence dans les couloirs de Sainte- Mangouste, évitant la sorcière du bureau d'accueil. Le regard confus de Harry glissait sur Remus sans lui faire le moindre effet, finalement il soupira et se dit qu'il découvrirait la vérité bien assez tôt. Cependant, il avait du mal à ne pas laisser éclater sa frustration. Depuis qu'il avait vu sa mère à Poudlard la veille, les questions se bousculaient dans sa tête et il savait que personne ne lui répondrait. L'Ordre s'était réuni, il le savait mais il ignorait pourquoi. Dumbledore et Arabella Figg étaient morts tous les deux, de même que de nombreux autres – mais en dehors de ça, il n'était au courant de rien.

Le petit-déjeuner du matin s'était révélé très instructif, presque tout l'Ordre était présent avec leurs enfants. L'ambiance était survoltée, et jamais Harry n'avait vu un tel groupe d'adultes si effrayés. Naturellement, personne ne l'avait exprimé tout haut, mais la tension dans l'air était palpable et tous étaient sur les nerfs. L'attaque du Ministère avait été complètement inattendue, et ses conséquences, Harry le sentait, se feraient sentir encore longtemps.

"Où est Sirius, en ce moment ?" demanda-t-il finalement.

"Au Ministère. Lui et les Aurors recherchent toujours des survivants." Remus conduisit Harry dans un autre couloir. "Il y a passé la majeure partie de la journée d'hier et presque toute la nuit."

"Oh." Articula Harry. "Le choses ne vont pas en s'améliorant alors ?"

Remus se tourna pour le regarder dans les yeux, Harry fut surprise par son calme. "Oh non," répondit-il d'une voix plate. "Mais je crois que tout n'est pas perdu. Pas encore."

"Certains parents disent que nous devrions nous rendre maintenant," Harry dit tranquillement.

Le commentaire fit tourner vivement la tête de Remus, ses yeux bleus se durcirent. La même aura de puissance l'enveloppait que le jour où il avait tellement effrayé Malefoy. Soudainement, le directeur lui sembla dangereux. Sa voix était très douce, mais ferme. "Qui a dit cela, Harry?"

Harry hésita. "Je ne suis pas vraiment sûr... c'est Fred qui a surprit une conversation." Cette remarque n'avait pas semblé importante aux yeux de Harry et il n'avait aucune idée de la personne qui avait pu la faire – mais Remus semblait prendre ce manque de confiance très au sérieux – trop au sérieux.

"Ah." Son regard redevint normal et Harry eut à nouveau l'impression de côtoyer le Remus Lupin qu'il avait toujours connu. "Bien, nous y voilà."

Ils s'étaient arrêtés avant une porte sans aucune inscription au quatrième étage ; deux Aurors surveillaient la porte et laissèrent entrer Harry et Remus sans commentaire. Harry savait que sa mère avait passé la majeure partie de la matinée à l'hôpital avant que Peter ne l'entraîne de force à Poudlard pour qu'elle se repose. Harry avait résisté à l'envie de la bombarder de questions, et avait été récompensé de ses efforts quand Remus lui avait proposé de l'emmener à l'hôpital. Il ne s'y attendait pas et avait sauté sur l'occasion. N'être au courant de rien commençait à le rendre fou.

Mais au moment où ils entrèrent dans la chambre de son père, Harry se prit à souhaiter qu'ils ne soient pas venus. Bien qu'il ait déjà rendu visite à son père à l'hôpital (il y a quelques mois pour être exact), Harry ne l'avait jamais vu si mal en point. Le visage de son père était couvert de bleus, et il semblait si petit allongé dans son lit... même s'il avait été averti de son état, Harry fut choqué. Les jambes de son père étaient molles et sans vie sous les couvertures, il était évident que les médecins devaient trouver encore une solution à la paralysie soudaine de James Potter.

"Lunard ! Harry!" Malgré tout, un sourire éclaira le visage de son père. "Qu'est-ce que vous faîtes là ?"

"Lily, ne t'as pas dit qu'on venait ?"

"Eh bien, elle a juste dit que quelqu'un amènerait Harry, mais je pensais que tu préfèrerais ne pas quitter Poudlard." Il échangea un regard lourd de sous entendus avec Remus, avant de se tourner vers Harry en souriant. "Ne t'inquiète pas, c'est moins grave que ça en a l'air."

"Peter a dit que tu ne pouvais plus marcher," répondit-il d'une toute petite voix.

Son père hésita. "Euh… non, pas pour l'instant," admit-il. "Mais ça va aller. Les médecins ont juste un peu de mal à trouver comment tout guérir."

"Mais ça devrait être simple ?" demanda Harry. "Je veux dire, si tu t'es cassé une vertèbre, pourquoi ils ne peuvent pas simplement la soigner ?"

Du coin de l'œil, il vit Remus froncer les sourcils.

"C'est aussi ce que je pensais," répondit son père avec un haussement d'épaules. "Mais je crois que c'est un peu plus compliqué que ça. Pour l'instant, je ne sens plus rien en dessous du bassin… mais ça va s'améliorer. Ne t'inquiètes pas."

Harry se mordit les lèvres. "Tu es sûr ?"

"Ouais, je suis sûr." Son père lui prit la main et Harry s'assit sur le lit en luttant pour ne pas pleurer. Il avait onze ans, il était beaucoup trop vieux pour pleurer. Harry essaya de sourire, mais échoua lamentablement. Son père serra sa main. "Tout va bien se passer."

"D'accord." Il hocha la tête, ne sachant pas quoi faire d'autre - son père semblait sûr de lui et Harry se devait de lui faire confiance. Il ne voulait pas savoir ce qui se produirait s'il ne remarchait pas.

"Alors, qu'est-ce qui t'amène ici, Remus?" demanda légèrement son père, Harry lui fut reconnaissant d'avoir changé de sujet.

"J'ai des nouvelles," répondit le directeur. "Une bonne et une mauvaise, je commence par laquelle?"

"La mauvaise," répondit James sans hésiter. "De toutes façons, la journée ne pourra pas empirer."

Remus renifla. "Attends de savoir."

"Oh, ça me rassure. Crache le morceau Lunard."

"Bon, la mauvaise nouvelle, c'est que Fudge prétend au poste de ministre de la magie."

C'était une chose très bonne que la maman de Harry ne soit pas là, parce qu'elle n'aurait certainement pas aimé les mots qui sortirent de la bouche de son mari en réponse à cette révélation. L'expression de Remus, cependant, laissait penser qu'il était plutôt d'accord avec la manière plutôt vulgaire de James d'énoncer son opinion. Harry pour sa part, se contentait d'écouter, il ne connaissait pas bien Cornelius Fudge, mais il en savait assez pour penser que l'ambitieux chef du département des catastrophes magiques ferait le plus mauvais chef que le monde magique puisse avoir. Même sa mère le détestait, et ça en disait long

Remus attendit que James cesse de jurer pour poursuivre. "La bonne nouvelle, c'est que nous avons trouvé quelqu'un pour lui barrer la route."

"Me voila soulagé. C'est qui?"

"Toi."

Harry n'avait jamais vu son père si choqué, dans d'autres circonstances, ça aurait même été drôle. Mais là, c'était juste effrayant - Remus n'était probablement pas sérieux. Son père, ministre de la Magie ? L'idée semblait tout simplement tordue !

Après un long bégaiement inintelligible, James Potter sembla partager l'avis de son fils. Il cilla plusieurs fois, et sa bouche s'ouvrit et se referma à plusieurs reprises avant qu'il ne la contrôle et se mette à fixer son ami. Son regard pourtant, était tout sauf amical et si un regard pouvait tuer, Remus Lupin serait mort sur le champ. Finalement, le père de Harry sembla retrouver l'usage de la parole.

"C'est une blague de très mauvais goût mon cher."

Le regard bleu de Remus était inflexible. "Je ne plaisante pas James."

"Tu ferais mieux", répliqua sombrement James en le fusillant toujours du regard.

Remus continua à le fixer.

James le fixait également.

Le directeur leva un sourcil, il attendait calmement la riposte. Elle ne se fit pas attendre.

"Non."

"Non ?" fit Remus en écho.

"Non," cracha James Potter. "Non, comme dans non, il est hors de question que je prenne ce poste. Même mort ! Jamais! Je ne le ferai pas. Pas dans les mille prochaines années."

"Ah. Je vois."

"Remus !"

"Alors dis-moi, James, à qui d'autre penses-tu ?" demanda poliment le directeur. "Je suis certain que tu connais quelqu'un de suffisamment connu et puissant pour gagner contre Fudge. J'oubliais, cette personne doit évidemment faire partie de l'Ordre – du Premier Cercle de préférence qui, je te le rappelle, a subi de lourdes pertes il y a peu." Le sourire de Remus disparut. "Mais je suis sûr qu'il y a quelqu'un d'autre que toi qui remplit tous ces critères."

James grogna.

"On a besoin de toi, James," continua Remus de sa voix douce. "On a besoin de quelqu'un qui redonne de l'espoir aux gens, quelqu'un en qui ils aient confiance. On a besoin de quelqu'un qui ait prouvé qu'il n'a pas peur d'agir. On a besoin de toi."

Son père cilla, et Harry vit la colère s'effacer lentement de son visage. Après un moment, il se mordit la lèvre pensivement tout en continuant à fixer Remus d'un air désapprobateur. Ils furent tous deux silencieux un long moment, se contentant de se regarder comme pour savoir qui allait parler en premier. Finalement, James détourna le regard.

"Demande à Sirius," marmonna-t-il.

Remus eut un léger sourire. "Tu vas le faire alors ?" demanda-t-il tranquillement. "C'est à toi de décider, James."

"Ouais," renifla le père de Harry. "C'est mon choix." Il leva les yeux au ciel. "Tu me joues un sale tour, tu sais. Très sale. C'est bas, Remus. Je m'attendais à mieux venant de toi."

"Mes amis ont dû déteindre sur moi."

James marmonna quelque chose dans sa barbe qui fit sourire Remus.

"Tu disais ?" demanda-t-il.

"J'ai dit oui, espèce d'idiot!" aboya James. Mais il n'y avait pas de colère dans sa voix. "Va au diable!"

"Surveille ton langage, James," le reprit Remus en pouffant. "Il y a des enfants ici."

Harry rit en voyant son père hausser les épaules et répondre nonchalamment, "Il a entendu pire."

" Lui oui, mais pas Lily…"

"Si tu lui racontes Lunard, je ne t'adresse plus jamais la parole!"

Remus éclata de rire. "Evidemment que tu ne me parleras plus."

"Tu—"

Harry et Remus eurent la même idée au même moment, en souriant, ils levèrent leur baguette en envoyèrent des oreillers sur la tête de James. Cependant, les oreillers ne résistèrent pas à deux sorts soudain, il se mit à pleuvoir des plumes et tous les trois se mirent à rire. D'une certaine façon, quand on est avec sa famille, il est plus facile d'oublier la noirceur du monde extérieur. Pendant quelques instants, Harry oublia les ténèbres qui les menaçaient.

-

"Severus..." - siffla la voix, Rogue du résister au besoin de frissonner. Même après si longtemps, il était difficile de maintenir sa voix neutre.

"Monseigneur."

La seule bonne chose était qu'ils étaient seuls. Même Malefoy n'était pas présent, ce qui en soi était étrange, mais Severus pensait que s'il avait été découvert était sur le point de mourir, le Seigneur des Ténèbres ne l'aurait pas tué en privé. Non, la mort d'un traître était un spectacle, une leçon pour que les autres apprennent - pas quelque chose qui était accompli tranquillement dans l'ombre. Pas si Voldemort était concerné. Severus se dit que les Moldus aurait qualifié le Seigneur des Ténèbres d'homme de spectacle, immédiatement il se demanda d'où lui venait une telle idée.

Il s'empêcha de grogner. De telles pensées triviales étaient indignes d'un Serpentard, et prouvaient qu'il avait passé trop de temps avec ces fous amoureux des Moldus qu'étaient les Gryffondors - Dumbledore. Son souvenir s'imposa subitement à lui et menaça de lui faire perdre son self-control. Il sentit ses entrailles se glacer. Albus était un Gryffondor. Seules les années de expérience en occlumencie de Severus l'empêchèrent de se trahir – mais sa fureur, bien que cachée, était réelle. Tu es un salaud, pensait-il derrière son masque impassible. Il avait essayé d'oublier, de surmonter la douleur, mais il avait échoué – ça ne l'avait mené nulle part. Voldemort avait tué Dumbledore.

Il avait pleuré une fois, en privé, quand personne ne pouvait le voir. Si quelqu'un le lui demandait, il nierait. Rogue n'admettrait jamais avoir pleuré la perte du vieil homme, même à ceux qui pouvaient comprendre - et en étant honnête avec lui-même, il réalisa que bien peu le comprendraient. Un Severus Rogue ne pleure pas. Pendant longtemps – trente longues années – il n'avait pas versé la moindre larme. Jusqu'à ce qu'il voie la vérité en face.

Albus était mort, et tout avait changé.

Remus avait raison, il le savait. Rien ne serait plus jamais comme avant. Bien que, malheureusement, tant de choses soient restées les mêmes... Ainsi il se retrouvait là, à genoux devant le Seigneur des Ténèbres une fois de plus, priant quelque dieu de ne pas avoir été découvert. Pour la première fois dans sa vie, Severus était d'accord avec Sirius Black, rien n'expliquait qu'il n'ait pas été au courant de l'attaque du Ministère. Même si le Seigneur des Ténèbres n'avait pas eu l'intention de lui demander de participer (en raison de ses fonctions à Poudlard), Severus aurait dû savoir. Après Lucius Malfoy et Bellatrix Lestrange, il était le Mangemort le plus haut placé dans la hiérarchie, et il n'était pas logique qu'il n'ait pas été informé d'un raid aussi important. Au moins, il aurait du savoir qu'ils préparaient quelque chose.

Au lieu de cela, rien. Et maintenant, il vraiment à avoir peur.

"Lève-toi." L'ordre fut donné après un moment étrangement long, et, en dépit de sa conviction qu'il n'allait pas être exécuté, Rogue se sentit mal à l'aise. Que se passait-il ? Il obéit pourtant sans hésitation. Pour un Mangemort, il n'y avait aucune autre alternative. Ainsi, il attendait en silence que Voldemort parle.

"Dis-moi comment Poudlard résiste."

Il ne s'attendait pas à ça ; Rogue inspira profondément avant de répondre. "Difficilement, Monseigneur," répondit-il avec précaution. "L'arrivée du Phénix était inattendue, de même que la… promotion de Lupin. Beaucoup de membres de l'ordre du Phénix ne sont pas rassurés par la mort de Dumbledore."

"En effet..."

C'était la vérité, bien qu'incomplète, et ce n'était pas tout à fait un mensonge. Souvent, Rogue se demandait si Voldemort sentait quand il ne lui disait pas tout. Bien sûr, il n'était pas encore mort, mais il y avait des moments où lui-même doutait de son contrôle sur la situation. De quel côté suis-je vraiment - se demanda silencieusement Rogue, sentant un bloc de glace dans son estomac. Il écarta ses émotions. Il avait l'habitude de se conduire ainsi. Tel était le prix de son existence.

"Beaucoup ont peur, Monseigneur," continua-t-il dans le silence. "Même quand L'ordre du Phénix s'est réuni à Poudlard, ces craintes ont persisté. Lupin n'est pas Dumbledore, et Potter est gravement blessé. La combinaison de ces facteurs peut conduire beaucoup à votre côté."

"Et le personnel de Poudlard ? Combien de tes collègues pensent ainsi?"

"Je ne sais pas, Monseigneur." Rogue hésita. "Peut-être Vector ou Trelaweney, mais aucun des autres ne sont assez effrayés. Fletcher, en particulier, il préfèrerait mourir."

"Je ne t'ai pas demandé un discours, Severus."

Il baissa la tête immédiatement face au reproche acide. "Pardonnez-moi, Maître. Ce n'était pas mon intention de faire des pronostics."

"Bien sûr que non," renifla le Seigneur des Ténèbres. "Les partisans idiots ne me servent que dans une certaine limite et ta ténacité ne m'a jamais étonné. Cependant, ne va pas trop loin. Ma patience est limitée."

Je le sais bien, pensa-t-il silencieusement, mais sa réponse fut dévouée : "Oui, Monseigneur."

Le Seigneur des Ténèbres fut à nouveau silencieux, apparemment il réfléchissait à ce qu'il allait dire ensuite. Rogue eut du mal à ne pas retenir son souffle, bien que rien dans l'attitude de Voldemort ne laisse penser qu'il sache qu'il était un traître, la possibilité persistait - et maintenant plus que jamais. Attention, Severus, se dit-il rapidement. Agis avec prudence, et peut–être que tu survivras. Une pensée drôle, presque aussi drôle qu'imprudente. Survivre, il l'avait compris il y a bien longtemps, n'était pas quelque chose qu'il était susceptible de faire.

"Lupin devient un problème plus gros que ce que tu ne pensais," la voix froide fit frissonner Rogue. Non, Lupin devient un problème plus important que vous n'aviez prévu, pensa-t-il avec acidité, mais vous ne voulez pas l'admettre maintenant. Voldemort continua, incapable d'entendre les pensées rebelles du Mangemort : "Pourtant avec le temps, il se révèlera incapable de supporter une telle pression. Qu'en penses-tu ?"

La question était chargée de sens.

"Je crois que c'est probable, Monseigneur," répondit prudemment Severus.

"Bien..." dit lentement Voldemort, comme s'il mesurait mentalement les possibilités que lui offrait la destruction du Ministère. "Observe-le. Soigneusement."

Il ne demanda pas pourquoi. "Oui, Monseigneur."

-

Les quatre Misfits restants étaient assis dans le dortoir des garçons de troisième année, ruminant leur impatience et leur frustration. C'était l'unique endroit où ils pouvaient se réfugier pour parler de leurs secrets; Neville et Ginny étaient restés dans la salle commune, et Percy n'oserait jamais mettre les pieds dans le domaine privé des jumeaux par crainte des tours qu'ils pourraient lui jouer. Les Misfits ne voulaient pas abuser de ce refuge. Ils savaient que s'ils passaient trop de temps ensemble les autres pourraient commencer à se poser des questions et ça risquait de conduire au désastre considérant ce qu'ils avaient l'intention de faire.

"Tu auras une énorme dette envers nous après, petit frère," grogna Fred. L'air pincé de son jumeau indiquait qu'il pensait la même chose.

"Vous voulez savoir ce qui se passé ou pas?" répliqua Ron.

"Ben, oui, mais—"

"Vous détestez qu'on vous cache la vérité autant que nous," fit remarquer Harry.

"Il marque un point, Fred," soupira George.

"Malheureusement. Il faut une première fois à tout."

Ron rougit. "Hé !"

Harry sourit malgré lui. C'était, en fait, le premier plan réalisable de Ron, à chaque fois qu'il avait eu une idée de blague, tout avait d'une manière ou d'une autre tourné à la catastrophe. Cette fois, il pouvait se vanter d'avoir trouvé un moyen de découvrir exactement ce que L'Ordre du Phénix faisait, mais Harry ne lui en voulait pas. Tout ce dont il s'inquiétait était de trouver un moyen de savoir.

"Vous marchez ou pas?" demanda-t-il avec un sourire faussement affecté, sachant pertinemment que les jumeaux refuseraient jamais un tel défi.

"Bien sûr qu'on marche," répondit Fred alors que George marmonnait : "Maman va nous tuer."

"Ça en vaut la peine," déclara Ron.

Les jumeaux levèrent les yeux au ciel. "Facile à dire pour toi."

"Ce n'est pas toi qui va être dans la ligne de mire -"

"Risquant ta vie, bravant le danger comme de bon petits agneaux destinés au sacrifice," termina George.

Harry grogna. Il y avait des moments où le talent des jumeaux Weasley pour le mélodrame allait un peu trop loin. "Alors on y va quand ?" demanda-t-il. "C'est maintenant la réunion, vous savez."

"Ouais," convint gaiement Fred alors qu'ils se levaient. "Maman va nous tuer."

George acquiesça. "Mettons fin à nos souffrances."

-

Le cri strident à crever le tympan de Molly Weasley signala à Harry et Ron que tout allait bien. Bien cachés sous la cape d'invisibilité de Harry, les deux garçons échangèrent un sourire. Comme prévu, Fred et George avaient maladroitement essayé d'écouter clandestinement la réunion de l'ordre qui était en train de se dérouler et avaient été repérés par la vigilante Mme Weasley. Comme prévu, elle réprimandait les jumeaux, complètement sourde à leurs protestations.

"JE N'ARRIVE PAS À Y CROIRE! COMME SI JE NE VOUS AVAIT PAS DEJA REPETE DES CENTAINES DE FOIS QUE VOUS ETES TROP JEUNES! LES REUNIONS DE L'ORDRE NE VOUS REGARDENT PAS—"

Le sourire de Ron s'élargit et il leva son pouce devant Harry. Fred et George avaient été découverts devant les portes principales de la Grande Salle, restant cependant suffisamment dans l'ombre pour que personne ne se rende compte de la supercherie. Cependant, leur présence près de ces portes signifiait que Mme Weasley devrait s'éloigner de la porte latérale que les professeurs avaient l'habitude d'emprunter pour accéder à la Grande Salle. C'était par là que Harry et Ron étaient entrés, cachés sous la cape d'invisibilité. Ils s'étaient brièvement demandés ce qu'ils feraient si la porte était fermée, mais la chance était avec eux, et les deux garçons la trouvèrent légèrement entrebâillée. Il y avait juste assez d'espace pour que tous les deux puissent regarder à l'intérieur sans avoir à la faire bouger, rien ne pourrait trahir leur présence.

Harry a jeta un coup d'oeil à la Carte du maraudeur par dessus l'épaule de Ron pour s'assurer qu'ils étaient seuls. Mme Weasley avait fermé les portes principales de la Grande Salle, ils ne l'entendaient donc plus crier (Harry suspectait que quelqu'un ait jeté un sortilège de silence pour ne pas l'entendre), mais elle était toujours avec Fred et George sur la carte. Échangeant un autre regard victorieux, les garçons ont avancèrent et découvrirent l'ordre du Phénix.

Et le chaos qui régnait sur la réunion.

Harry ne savait pas qu'il y avait tant de monde. Les longues tables avaient été déplacées de sorte qu'elles forment un carré et tout autour, il y avait de confortables chaises. Presque tous étaient occupés, et bon nombre des sorciers assis lui étaient familiers. Il était étonné légèrement de voir plusieurs des professeurs : Sinistra et Vector étaient présent, assis l'un à coté de l'autre, fronçant les sourcils. Il remarqua l'absence de Rogue.

Deux sorciers roux étaient assis côte à côte à la table la plus proche, il y avait un siège vide à côté de Bill et Arthur Weasley et Harry en déduit que ça devait être celui de la mère de Ron. Non loin, la mère de Harry était assise entre Peter et une sorcière que Harry ne connaissait pas.

Silencieux, les Aurors occupaient le bout de la table la plus éloignée, faisant face aux deux fauteurs de troubles. Ils avaient tous l'air sinistre, ils avaient le regard assombrit et les traits tirés de ceux qui en ont trop vu. Mais ils restaient calmes. Alors que les disputes éclataient, ils se contentaient d'observer, assis à la droite de leur nouveau chef. Ils étaient peu nombreux à présent, beaucoup moins nombreux qu'ils ne l'avaient été mais le front uni qu'ils représentaient était familier à Harry. Ils étaient le mur protégeait le monde magique de la terreur. Un mur à présent fissuré mais qui n'avait pas cédé. Pas encore.

Le regard de Harry dériva sur les Aurors, pour se poser sur Sirius ; il était assis silencieusement à l'extrémité de la table, avec son menton appuyé dans des mains lasses. Ses yeux habituellement lumineux étaient voiles alors qu'il regardait les discutions s'animer. Le parrain de Harry était indifférent et ne semblait même pas écouter.

Au centre de la table qui était à gauche table, Remus était calme au milieu de cette tempête. Il était assis, grave et sérieux, Fumseck perché sur le dos de sa chaise, tous deux observaient les autres crier et discuter avec les yeux incrédules.

Harry mit un long moment à comprendre quel était exactement le sujet de la discussion : tout le monde parlait en même temps et il était difficile de distinguer une voix des autres. Cependant, après quelque minutes d'attention, il réalisa qu'il y avait deux sujets de désaccord : d'abord, certains discutaient au sujet de l'inclusion immédiate de tout les Aurors dans l'ordre du Phénix ; ensuite, d'autres étaient en désaccord sur la façon de traiter l'attaque du Ministère. Ils s'inquiétaient des retombées, de l'opinion publique, et de la réaction des Moldus – sans oublier bien sûr le fait que les Aurors n'avaient retrouvé aucun survivant. La paranoïa était à son comble et l'absence de survivants signifiait évidemment que l'Aurors étaient de l'autre côté.

Leur logique échappait à Harry, mais le problème ne le concernait pas. Trouver une solution ne lui appartenait pas non plus mais, en observant les adultes, il se demanda si un œil nouveau ne pourrait pas les aider. Si les sorcières et les sorciers adultes ne pouvaient pas avoir de raisonnements cohérents sous la pression, peut-être qu'ils avaient besoin de quelqu'un pour les mettre sur la voie. Alors que les disputes s'envenimaient, il se disait qu'une intrusion ne pourrait pas empirer la situation. Mais d'un l'autre côté, si sa maman ou Mme Weasley avait à donner leur avis, Harry ne deviendrait jamais un membre de l'Ordre avant ses 60 ans, alors que la guerre serait terminée depuis des années.

Harry étouffa un grognement. Pourquoi ne se rendaient-elle pas compte que la guerre les affectait eux aussi? Nous partageons leurs craintes, même si nous sommes jeunes — et nous comprenons! Il serra les dents pour contrôler son irritation. Je veux avoir un rôle à jouer. Je ne veux pas être mis de côté.

Parfois, même sa maman agissait comme si Harry avait grandi dans un monde protégé et confortable, loin de la guerre. Parfois, il se demandait si elle savait que lui aussi ressentait la douleur et les difficultés. Avant, Harry avait cru qu'ils avaient raison – il ne savait pas - mais maintenant il savait. Il avait appelé la défunte vice ministre de la magie "tante Bella" depuis sa plus tendre enfance, et bien qu'il ait à peine eu le temps de penser à sa mort, il était dur pour lui d'imaginer un monde sans son ancienne nounou. Jusqu'à présent, il avait eu de la chance malgré la guerre - Harry n'avait encore jamais perdu un être cher. Ses grands-parents étaient morts avant sa naissance, et bien que David et Diana Potter aient été les victimes de la colère de Voldemort, Harry n'avaient jamais perdu quelqu'un avec qui il avait grandi et qu'il aimait.

Maintenant, pourtant, ce genre de pertes lui semblait fortement possible. Le Seigneur des Ténèbre était passé à l'attaque, et, à presque douze ans, Harry n'était plus assez jeune pour penser que tout le monde survivrait à la guerre.

Mais l'idée de la vie sans ses parents, Remus, Sirius, ou Peter était insupportable. L'idée de perdre Ron, Hermione, Fred, George, ou Lee était douloureuse – pourtant c'était un risque. Tout était possible maintenant et il n'était plus si persuadé qu'un jour ils gagneraient. L'euphorie qui avait suivit la repris d'Azkaban par leur camp était complètement retombée, l'optimisme et l'espoir étaient maintenant difficiles. Face à la preuve du pouvoir de Voldemort, Azkaban semblait une aberration. La victoire ne semblait plus si proche.

Et elle pourrait très bien ne jamais arriver s'ils ne cessent pas de se disputer entre eux, songea amèrement Harry avant de reporter son attention sur ce qui se passait.

-

Sirius passa une main lasse sur son visage, sentant une barbe de quelques jours là où il aurait dû être rasé. Il y a des années, il avait eu les cheveux courts et avait été toujours rasé de près, mais le temps qu'il avait passé avec les Aurors l'avait lentement conduit à porter ses cheveux plus longs et un bouc. En dépit de cela et de sa personnalité insouciante, Sirius aimait avoir l'air propre, son bouc était toujours soigneusement coupé et il n'y avait aucune une chance que ses cheveux ressemblent un jour à ceux de Snape. Pourtant, à cet instant, ses cheveux étaient un peu gras, les qualifié de sales aurait été un euphémisme. Il n'avait pas eu le temps de se laver après son départ du Ministère, au lieu de cela, il était allé voir James et, en quittant Sainte-Mangouste, il s'était sentit plus mal qu'à son arrivée.

« On ne peut rien faire », avaient déclaré les médecins. À plusieurs reprises, il s'était énervé contre eux et le regrettait maintenant. Ne pas avoir dormi depuis trois jours avait eu raison du self-control qu'il avait péniblement acquis à Azkaban. Tout s'était passé tellement vite depuis l'attaque. Les évènements lui semblaient incontrôlables.

Assister à cette pitoyable réunion ne l'aidait pas à se sentir mieux, il avait de plus en plus mal à la tête. Lily se joignit à la dispute, elle avait une discussion plutôt animée avec Elphias Dodge à propos d'un sujet quelconque... Croyaient-ils encore que les Aurors étaient au service de Voldemort ? Étaient-ils vraiment stupides à ce point ?

Sirius gémit doucement, jetant un coup d'oeil à Remus et Fumseck, toujours silencieux. Fichu Lunard et son calme, pensa l'Auror. Un saint homme, je vous jure. Parfois, ça aidait de crier, et il souhaitait que Remus le fasse. Au moins ils pourraient avoir une discussion constructive. En ce moment, ils perdaient seulement du temps. Saint Lunard. Hum.

"Ca n'a aucun sens," répliqua froidement Lily. "Même Fudge ne peut pas reprocher aux Aurors ce qui s'est produit au Ministère. S'ils étaient impliqués, ils n'auraient jamais perdu deux des leurs."

"Et vous en avez la preuve? Pour ce que nous en savons, c'était juste - "

"Juste quoi?" répliqua Lily. "Du camouflage? Un leurre?" Elle sourit mais c'était un sourire dur et froid, même sur son joli visage. "Avec tout le respect que je vous dois, Mme Dodge, je ne vous ai pas vu vous battre pendant cette attaque, vous avez une bien drôle de façon de remercier ceux qui vous ont sauvé la vie."

"Comment osez vous me traiter de lâche?" aboya furieusement Dodge, rougissant de colère. "J'aurai pensé—"

"Ca suffit, Elphias," intervint soudain Remus de sa voix calme, répondant au souhait de Sirius. Enfin, presque. J'aurais voulu qu'il y aille plus fort…

"Monsieur le directeur—"

"Personne ne vous traite de lâche," dit calmement le jeune sorcier, se levant avec une douceur et une grâce qui marquaient combien il avait changé, particulièrement aux yeux de Sirius. La fontaine l'avait en effet changé, et c'était encore dur de s'y faire. Les yeux bleus de Remus parcoururent la salle, se concentrant sur les gens toujours debouts. Plusieurs d'entre comprirent l'avertissement et s'assirent. D'autres, y compris Dodge encore rouge de colère, ne le firent pas. La voix de Remus se fit plus dure. "Asseyez-vous. Svp."

Sirius nota avec plaisir que personne n'osa résister. Les membres de l'Ordre s'installèrent sur les chaises, mais échangeaient toujours des regards pleins de méfiance et dégoût. Enfin, après un long moment, Remus prit la parole, une note de déception dans la voix.

"Ca m'attriste de voir où nous en sommes."

Le silence accueillit ces mots, mais cette introduction pour le moins inhabituelle eut le mérite d'attirer l'attention de tous. Après un moment de silence, Remus continua.

"Je suis triste de voir que nous, qui avons toujours été solidaires, commençons à nous méfier les uns des autres à force de chercher un coupable." Sa voix, calme et déçue, sembla avoir un effet sur l'Ordre, Sirius vit plusieurs des plus vindicatifs devenir honteux. "Comme je vous l'ai dit il y a trois jours, ce n'est qu'en restant unis que nous survivrons. L'Ordre du Phénix a toujours été base sur la confiance. Je vous demande de vous en souvenir, et de travailler ensembles. Divisés, nous perdrons, et nous ne pouvons pas nous le permettre. »

"Les Aurors resteront avec nous. En l'absence de gouvernement, nous sommes tout ce que la communauté magique a pour la défendre. C'est pour cette raison que nous devons continuer à lutter contre les Mangemorts."

Plusieurs sorciers ouvrirent la bouche pour protester mais Remus continua d'une voix dure.

"Le sujet est clos."

Sirius jeta un regard aux autres, silencieux face aux mots de son ami. A en juger par l'expression calme de son ami, personne n'aurait pu deviner à quel point il était sous pression et combien la responsabilité de l'Ordre pesait sur ses épaules. A moins de savoir interpréter les rides autour de ses yeux, ou de voir son pouce droit plié, ce qui signifiait qu'il était énervé, il semblait calme et posé. Tous le regardaient avec surprise et un respect tout neuf—l'Ordre semblait avoir décidé de le suivre, mais aux yeux de beaucoup, Remus n'aurait jamais l'envergure de Dumbledore.

Pourtant, aujourd'hui, il venait de prouver que ce ne serait pas nécessaire. Remus Lupin avait sa propre personnalité, forte et unique. Beaucoup le pensaient docile parce qu'il ne parlait que s'il avait quelque chose d'important à dire. Ils prenaient sont calme pour de la faiblesse. Erreur.

"Passons à la suite," continua le directeur. "Peter, comment se passent les premiers contacts avec le reste de l'Europe?"

Leur ami se raidit, toujours aussi mal à l'aise devant une foule. "Pas très bien," admit-il. "Personne ne veut avoir affaire avec moi jusqu'à ce que nous ayons un nouveau gouvernement en place."

Depuis la mort de son supérieur, Peter était le chef du département de la coopération magique internationale. Cependant, malgré le nombre d'années qu'il avait passées en voyages diplomatiques et dans les négociations tendues, Peter Pettigrow n'avait pas le charisme qui ferait d'autres gouvernements magiques se lever et écouter. Peter prit une profonde inspiration.

"Je crois qu'il pensent que Vous-Savez —Voldemort— est notre problème", dit-il doucement. "Personne ne veut s'en mêler. Ils semblent croire qu'il ne va pas s'intéresser à eux s'ils l'ignorent assez longtemps."

Des murmures agacés s'élevèrent dans la salle mais personne ne prit la parole. Remus acquiesça. "Merci."

Peter s'assit, visiblement soulagé, Sirius leva son pouce dans sa direction. Le pauvre Queudver avait toujours détesté la foule et les discours — le mettre sous pression était le meilleur moyen de lui faire perdre ses moyens, mais il semblait s'y faire. Après tout, il avait sauvé la vie de James au Ministère et n'avait pas craqué. Peut-être que certaines choses faisaient évoluer les hommes.

Le sourire reconnaissant de Peter soulagea quelque peu la migraine de Sirius. Les amis, il le savait depuis longtemps, étaient ce qu'il y avait de plus important au monde.

Quand Remus prononça son nom Sirius se leva en souhaitant que sa fatigue n'alourdisse pas tant ses membres et ne lui fasse pas si mal partout. Il arrangea ses robes sales pour se donner le temps de rassembler ses idées et commença.

"Comme vous le savez tous, après trois jours de recherché, nous n'avons retrouvé aucun survivant à l'attaque du Ministère. Nous avons eu de nombreuses confrontations avec la police Moldue qui nous ont obligés à utiliser des sorts de mémoire pour protéger notre identité, mais il y a encore de nombreux Moldus qui savent qu'il s'est passé quelque chose d'inhabituel. Pour le moment, leurs journaux croient que l'explosion du Ministère était ce qu'ils appellent une attaque terroriste mais, tôt ou tard, ils découvriront la vérité.

"Cependant, ce n'est pas notre préoccupation majeure. Nous devons contre attaquer, et vite—"

Sirius s'était préparé à des objections mais n'avait pas pensé qu'elles seraient si nombreuses. Il eut l'impression que toutes les bouches de l'assemblée lui criaient de faire attention. Retenant un soupir, il croisa le regard de Remus qui haussa légèrement les épaules.

L'après midi allait être long, très long.


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