Promesses retenues
Générique
Auteur : Robin4
Inspiration JKR mais très UA quand même !
Traduction : Petite Plume
Relecture et mise en ligne : Fénice
Merci pour les encouragements et les voeux de rétablissement: Bee, Alana Chantelune, Kalou, Dante
Nous non plus Mystick, on aimerait pas être à la place de James ! Avec ou sans fauteuil (Ryan) !
Chapitre quatre: On a toujours le choix
Les membres de l'Ordre avaient finalement quitté Poudlard par petits groupes de deux ou trois, emmenant leurs enfants avec eux. Remus les regarda partir, en leur adressant quelques mots de remerciement, certains souriaient en retour, ou du moins, tentaient de sourire. Quelques uns des membres plus âgés de l'Ordre, cependant, lui jetaient des regards soupçonneux et même des regards amers quand ils croyaient qu'il ne regardait pas. Remus aurait aimé pouvoir dire qu'il n'était pas surpris par cette réaction.
L'Ordre du Phénix ne s'était pas réuni au complet depuis des années. Dumbledore réussissait à le diriger efficacement, mais toujours dans un demi secret. La plupart des membres ne savaient même pas qui étaient les autres, à moins qu'ils ne fassent partie d'un des divers groupes que Dumbledore avait formés pour traiter de problèmes spécifiques. Seul le Premier Cercle était au courant de tout, et encore, Dumbledore gardait beaucoup de choses pour lui-même. Remus ne cessait de découvrir des choses que Dumbledore n'avait jamais mentionnées depuis qu'il avait pris sa place. Le fait qu'il ait dû réunir tout l'ordre immédiatement ne l'avait pas vraiment aidé ; d'un coté, Remus pataugeait comme jamais un chef ne devait le faire, et de l'autre coté, l'Ordre était terrorisé. Si Voldemort voulait les détruire, c'était l'occasion rêvée. Il devait agir, découvrir la vérité, et vite.
Cependant, il se demandait si c'était vraiment une bonne idée. En apparence, tout s'était bien déroulé… mais il sentait leur mécontentement intérieur grandir.
Il secoua la tête pour dissiper son inquiétude, et remarqua soudain que Dung l'observait. Ils étaient seuls dans la grande salle maintenant, Sirius était en réunion privée avec les Aurors, Lily, Peter et Harry étaient allés voir James. Les Weasley étaient partis en dernier et Remus leur en était reconnaissant, ce n'était pas qu'il n'aimait pas cette famille, mais il avait besoin de prendre de la distance vis-à-vis des gens qui dépendaient de lui pour agir comme l'héritier d'Albus Dumbledore. En résumé, il avait besoin d'être avec ceux qui le connaissaient suffisamment bien pour savoir comment il se sentait.
Dung gloussa. "Tu as l'air épuisé."
"Je le suis." Remus haussa les épaules, il n'avait pas honte de l'avouer. "La journée a été longue."
"Ces deux derniers jours ont été longs en fait," acquiesça le professeur de métamorphose. "Pour nous tous."
"Et il y a encore beaucoup à faire."
"Je sais." Dung regarda la salle vide. "Je suis content qu'ils soient partis. Je ne savais même pas qu'il y avait tant de membres. Enfin, je ne m'en rendais pas comte. C'est différent de voir leurs visages."
"Oui." Remus fixa son ami en silence, réfléchissant. L'ordre du Phénix semblait peut être grand entre les murs de la grande salle mais dans le monde extérieur, il était vraiment petit. Une centaine de personnes s'était réunie ici mais en comparaison du reste de la communauté magique – ou même du nombre de mangemorts — 85, c'était vraiment peu. Mais c'était en même temps beaucoup trop.
"Alors, on fait quoi maintenant?"
"Ce que nous avons à faire," répondit automatiquement Remus, il s'interrompit en grognant. Je n'ai jamais fait de remarque aussi inutile de toute ma vie. Il eut un faible sourire et haussa les épaules, il vit à l'expression de Dung qu'il avait comprit. "Pour une fois, je suis content que les élèves soient partis… au moins, ils sont en sécurité pour l'été."
Les yeux verts de Dung s'agrandirent. "Tu crois que Poudlard est sa prochaine cible ?"
"Je pense que ce serait logique," répondit calmement le directeur en espérant se tromper. Rien que l'idée le rendait malade et, à en juger par son regard, l'ex-Auror n'en pensait pas moins. "Que ferait-il d'autre ? Voldemort a pris l'avantage maintenant Dung. Encore quelques coups d'éclat comme celui du ministère et nous serons vaincus."
"Mais—"
"Mais quoi?" le défia gentiment Remus. "Le Ministère était le principal symbole de la lutte contre Voldemort après Dumbledore lui-même. Maintenant tous les deux n'existent plus, Poudlard est tout ce qui reste."
"Et c'est le seul endroit qu'il ait essayé de prendre et échoué," remarqua Fletcher d'une voix tendue. Le professeur de Métamorphose ferma un instant les yeux et acquiesça sombrement. Il fronça les sourcils et ajouta, "À moins qu'il n'attaque d'abord Sainte Mangouste."
"Sirius étudie déjà cette possibilité," répondit Remus. "Mais je ne crois pas qu'il le fasse. Il viendra plutôt ici."
Rien qu'à l'évocation de ces mots, des images s'imposèrent à son esprit. Il cilla, essayant de les éloigner, les images défilaient trop vite pour que Remus puisse les détailles… Des mangemorts. Des détraqueurs. Les cachots de Poudlard – des cris.
Des rires.
Il frissonna. Le tourbillon d'images, de voix, tout allait trop vite. Il était inutile d'espérer comprendre la vision avant qu'elle ne se termine—
Des cris. Des rires. Les ténèbres.
"Tu vas bien Remus?"
Il déglutit et secoua la tête. "Ca va." Avant, il ne savait pas ce que Voldemort comptait faire… mais à présent, il savait. Voldemort allait venir à Poudlard. Il ne savait pas quand, mais la question n'était plus de savoir si ça allait arriver. Cette certitude lui glaça l'estomac. Il aurait tellement aimé se tromper… "Attaquer Sainte Mangouste ne ferait qu'énerver les gens Dung," continua le directeur en se forçant à parler normalement. "Même s'il détruit l'hôpital et tue les malades, la peur sera moins forte que la colère. Cela ne ferait que renforcer la résistance."
Aucun n'eut le courage de rappeler à l'autre à quel point la destruction du Ministère rendait la résistance difficile.
Il y eut un long silence avant que Fletcher ne demande calmement, "Tu pourras protéger Poudlard?"
Il ne savait évidemment pas pour la fontaine, mais Fletcher était loin d'être stupide. Il savait que le directeur avait changé, que sa connexion avec le château s'était renforcée. Ce n'était pas un manque de respect que de poser cette question – Poudlard avait déjà résisté à Voldemort mais sous la direction de Dumbledore. Dans les plus sombres épisodes de la guerre, le seigneur des ténèbres avait essayé de prendre le contrôle de l'école mais avait été contré par le plus grand sorcier que le monde magique ait connu.
Mais aujourd'hui, Dumbledore était mort et Voldemort revenait.
"Oui," répondit Remus après un moment. "Si j'ai à le faire."
Dung leva les sourcils, surpris. "Tu es sûr?"
"Oui." Cette fois, il n'hésita pas. "Ce ne sera pas facile mais j'en suis capable. Je le ferai. Poudlard doit résister."
La confiance dans sa voix surprit Fletcher autant que Remus lui-même. Il le pensait vraiment mais n'y avait encore jamais pensé en ces termes. Il n'avait jamais pensé devoir affronter seul Voldemort (malgré son immersion dans la fontaine, il n'était pas suffisamment puissant ou intrépide pour le faire), mais avec le château comme allié, il serait capable de faire face au Seigneur des Ténèbres. Il en était capable et le ferait parce qu'il savait qu'il n'aurait pas le choix… et il avait le sentiment que ce jour ne se ferait plus beaucoup attendre. L'idée de Voldemort dans son école le fit presque frémir mais une partie de son inconscient le contrôla. Le château était là, toujours là, s'ajoutant à son instinct. Il lui donnait une confiance qu'il n'aurait jamais eue sinon: le mur entre Voldemort et ses élèves.
Ce n'était pas dans la nature de Remus de courir au devant de ses ennemis pour provoquer la chance en ne comptant que sur ses connaissances et son pouvoir pour l'emporter. Mais il était prêt à mourir pour défendre Poudlard et irait au devant de Voldemort si cela se révélait nécessaire. Qu'importe ce qui pourrait arriver, il l'affronterait, il serait prêt.
"Tu as changé Remus," dit Fletcher d'une voix apaisée. Heureusement, il ne demanda aucune explication – ni Fletcher ni Rogue n'avaient demandé. Seuls James, Sirius, et Peter savaient, parce que Remus ne pourrait jamais leur cacher quoi que ce soit. Mais à part ça, la fontaine était son secret et même ses amis ignoraient tous ses effets.
"Pas tant que ça", répondit-il finalement, riant sous cape. Remus, avec un sourire en coin, changea de sujet. "A propos de changements... tu as réfléchi à mon offre?"
Fletcher grogna et le fixa.
"Je suis sérieux, Dung."
"Moi aussi," répliqua le professeur de métamorphose. Ses yeux verts s'étaient assombris considérablement et le regard hostile qu'il adressa à Remus en aurait fait reculé plus d'un — mais Remus le connaissait depuis trop longtemps. Il s'était préparé à cette réaction… simplement parce que c'était toujours la même.
En dépit de sa patience (que Sirius qualifiait de sainteté pour rire), Remus s'impatientait. "On a besoin de toi," dit-il calmement.
"Non." Les yeux de Fletcher lancèrent des éclairs. "Offre le poste à Rogue."
"Tu sais que je ne peux pas." Remus fixa ses yeux pleins de colère et continua. "Tu ne pourras pas te cacher éternellement, Dung."
"Je ne me cache pas."
"Non?" demanda-t-il gentiment. "Je crois que si."
Fletcher affronta son regard, la colère déformait son visage couvert de cicatrices. "Tu n'as aucun droit de me juger", grogna-t-il.
"Non et je ne le fais pas," lui accorda Remus. "Mais en tant qu'ami, j'aimerais t'aider."
"Drôle de façon de le montrer."
Le directeur ignora la réponse acide. "Je sais que c'est dur pour toi, tout comme je sais que tu ne veux plus rien avoir à faire avec les forces du mal, mais tu ne peux pas continuer à te cacher. Peut-être qu'avant tu pouvais, mais maintenant, c'est terminé. On a besoin de toi, Dung. Et pas seulement à Poudlard. La guerre ne sera plus aussi loin de nous l'année prochaine. Elle va venir jusqu'ici, et j'aurai besoin de toi, entraîné et prêt à agir."
"Je devrais peut-être te reparler de l'attaque des géants," remarqua Dung.
"Ca n'a rien à voir et tu le sais," répondit-il.
"Et quel est le rapport avec le poste de professeur de défense contre les forces du mal?" demanda Fletcher.
"Tout. Tu n'es pas le seul qui doit être prêt pour l'attaque de Voldemort," lui rappela Remus. "Les élèves devront être capables de se défendre —parce que, bien que je prie pour qu'ils n'aient pas à le faire, ils y être préparés. Et je ne vois personne d'autre capable de le leur apprendre."
Fletcher eut un soupir excédé. "Vas au diable, Remus Lupin." Pourtant, la colère dans sa voix avait disparut. L'évocation des étudiants avait eu l'effet attendu — Dung savait ce qui se préparait, et, plus que quiconque, il savait qu'il serait nécessaire de faire face. Quoi qu'il en soit, Mundungus Fletcher était fort et il savait reconnaître ses devoirs. "Bien, je le ferais. Mais ne t'attends pas à des miracles."
"Je ne m'y attends jamais."
"Nous avons des problèmes," déclara Jones.
Sirius leva les yeux au ciel. "Tu ne m'apprends rien."
Ils étaient dans un vieux souterrain qui menaçait de s'écrouler. C'était l'une des cachettes les plus anciennes des Aurors, un refuge à employer seulement en cas d'urgence – ce qui était le cas. Le Ministère avait été détruit, et avec lui le département entier de l'application des lois magiques. À la connaissance de Sirius, seulement une poignée d'employés du département de détournement de l'artisanat Moldu en était sortis vivants, les tireurs de baguette d'élite, hormis deux en mission à l'extérieur, étaient tous morts. Mais les Aurors avaient été les plus touchés. Leurs rangs étaient passés de près de 90 à seulement à dix-neuf, et d'une certaine façon, Sirius avait été choisi comme chef.
Personne ne l'avait vraiment désigné, naturellement, mais après l'expédition à Azkaban, ils le respectaient. Personne ne s'étaient attendu à ce que Sirius tourne dans ce couloir pour aller faire face à Lord Voldemort – encore moins Sirius lui-même - mais il l'avait fait, et de cette manière, il avait accepté le fait que quoi qu'il se passe dans cette guerre, il aurait toujours un rôle important. C'était un fait qu'il en était venu à accepter depuis quelques semaines, mais l'attaque sur le ministère avait jeté la confusion. James n'était plus là pour diriger les Aurors, ce que Sirius lui avait très volontiers laissé faire. Maintenant, c'était à lui de le faire.
"C'est pire que ce que tu crois," répondit-elle catégoriquement. Parmi tous les Aurors, Sirius était le plus proche d'un "vétéran" - et il avait disparu pendant une décennie, enfermé dans l'enfer d'Azkaban. Après lui, Alice Londubat était la plus ancienne, mais Hestia Jones avait pris le rôle de chef de la sécurité, quelque chose dans sa voix le força à se taire et à l'écouter.
"Quoi?"
"Fudge, Kingsley est avec lui maintenant, mais mis à part l'enfermer, il n'y a rien que nous puissions faire pour l'arrêter. Je sais que tu ne veux pas qu'il parle au public, mais il a déjà pris un rendez-vous avec WWN - "
" C'est une plaisanterie," intervint Alice Londubat. Son visage rond était plus mince et plus pâle qu'habituellement. Comme beaucoup d'autres, Alice aurait probablement du aller à Sainte Mangouste, mais elle avait préféré une consultation rapide. Il y avait trop à faire et pas assez de temps pour le faire. Et nous avons gaspillé des heures à Poudlard, se souvint Sirius avec colère. La réunion de l'ordre avait été nécessaire mais... ils n'avaient toujours rien fait, hormis apprendre combien tout le monde était effrayé.
"Mais à quoi il pense?" demanda Bill Weasley. Comme Frank Londubat, Adam Macmillan, et Jessica Avery qu'il avait choisi de rester Auror, en dépit de ses expériences à Azkaban. Leur présence portait donc le total des Aurors à vingt-trois – en comptant Kingsley Shacklebolt et les deux Aurors qui gardaient actuellement James Potter.
"Ce salaud est ambitieux, voila ce qu'il est," siffla Jones, puis elle haussa les épaules pour s'excuser. "Il parle déjà d'essayer d'apaiser Voldemort -"
"Quoi?" hurla presque Frank, presque tous les autres lui firent écho. S'il y avait une chose dont Sirius pouvait être sûr, c'était qu'il n'y avait aucun traître dans cette pièce.
Jones hocha sinistrement la tête. "Il veut être ministre et espère le devenir en promettant de mettre un terme à la terreur une fois pour toutes '."
"Il faudrait être stupide pour le croire," précisa quelqu'un.
"Oui mais tout le monde en a envie," répondit tranquillement Alice. Plusieurs personnes ouvrirent la bouche pour protester mais elle secoua la tête. "Il y a encore une semaine, nous étions au sommet. Nous avons pris Azkaban et nous avons montré que nous pouvions gagner cette guerre -mais aujourd'hui le ministère est en ruines, Dumbledore est mort et Voldemort a soudainement repris le dessus. Pensez à combien de personnes ont perdu des membres de leur famille dans l'attaque. Ils sauteront sur cet espoir de paix."
"C'est pourquoi nous devons le faire taire," intervint Sirius. "Et l'empêcher de faire de la politique."
Hestia renifla. "Impossible. Fudge ne sait faire que ça."
"En fait, ça ne doit pas être si difficile que ça," Sirius sourit légèrement. "J'ai été en contact avec tous les chefs des départements - excepté bien sûr Fudge - à la demande de James. Tous ont accepté de faire de James le ministre provisoire étant données les circonstances."
"C'est légal?" demanda Bill.
"Oui," répondit Alice avant que Sirius n'en ait le temps. "En cas d'urgence. Mais ça ne peut pas durer."
"Ce n'est pas grave," répondit Sirius. "Nous organiserons des élections plus tard. Pour l'instant, la chose la plus importante à faire est de faire taire Fudge."
Jones renifla. "Il va détester ça."
"Comme si c'était mon problème," répliqua Sirius, il haussa les épaules. "Bien. Fudge est écarté – au moins pour un temps. Mais la raison pour laquelle je vous ai appelé ici concerne nos autres problèmes."
"Si tu veux régler tous nos problèmes, Sirius, on risque de rester ici des siècles," commenta sèchement Frank, plusieurs autres rirent sous cape. Sirius, aussi, se prit à sourire. Ca faisait du bien de savoir que, même dans des moments aussi noirs, ils pouvaient encore rire. Il n'y avait pas une sorcière ou un sorcier dans cette pièce qui n'avait pas compris la gravité de la situation, ou ignorait combien beaucoup ils avaient perdu -mais au moins ils pouvaient encore rire. À la différence de beaucoup de membres de l'ordre, les partenaires de Sirius ne tremblaient pas de peur. Ils n'étaient pas effrayés, et ils ne pensaient pas à la défaite. Ils étaient seulement prêts - sinistres parfois, mais prêt – à affronter ce qui allait venir.
"Dans ce cas, je voudrais m'assurer que nous serons encore là dans quelques années," répondit Sirius. Il ne voyait aucune raison de tourner autour du pot. "Si nous devons affronter les partisans de Voldemort, nous avons besoin de plus d'Aurors."
"Ca va être difficile," remarqua Oscar Whitenack, parlant pour la première fois. "Nous n'avons plus les ressources du ministère, ni aucun de nos vieux équipements de formation -"
"Excepté Avalon," s'exclama froidement Alice, une vague d'émotion courut dans la pièce.
Devant d'autres personnes, ces mots n'auraient rien évoqué, même dans le monde magique, Avalon était juste une légende. De nos jours, personne ne savait si l'île magique avait oui ou non existé, mais pour les Aurors, ça n'avait pas vraiment d'importance. Avalon avait été leur camp d'entraînement de formation supérieure pendant des années, protégée, cachée, et défendue par une magie bien plus forte que toute autre. Le nom lui avait été donné il y a bien longtemps par une Auror dotée d'un drôle de sens de l'humour - et d'un goût encore plus intéressant pour l'histoire. Personne ne se souvenait de pourquoi elle avait choisi ce nom, mais il avait collé en dépit des tentatives de changement qui avaient été faites ces derniers siècles. Leur Avalon ne ressemblaient en rien à l'Avalon de la légende, en dehors du fait que c'était une île.
Plus exactement, c'était une île désagréablement proche d'Azkaban, c'était la raison pour laquelle il n'y avait plus personne là bas depuis 6 ans.
"Tu lis dans mes pensées," dit tranquillement Sirius. "Nous allons devoir déplacer de quartier général des Aurors à Avalon, et nous n'en parlerons à personne. Nous n'avons plus les vieilles méthodes de recrutement du Ministère pour sélectionner les candidats, nous devrons donc être très prudents en les amenant sur l'île - et même une fois qu'ils y seront, je ne veux pas qu'ils sachent comment y revenir."
Des hochements de tête lui répondirent, il pouvait tous les voir penser. Il y avait quelques visages désappointés dans le groupe, mais tous semblaient disposés à écouter, malgré tout, Sirius ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter un peu. Il s'était attendu à des protestations concernant la proximité avec Azkaban (malgré les articles optimistes de la gazette du sorcier, il savait que la prison serait reconstruite rapidement), mais personne n'émit la moindre objection. Soit il les avait convaincus, soit ils lui faisaient trop confiance.
Un frisson parcourut son échine et il espéra que c'était le dernier.
Quelques heures plus tard, Sirius était sorti de leur obscur refuge souterrain et se trouvait dans un environnement considérablement plus clair. Les murs blancs de Sainte Mangouste contribuaient probablement à cette impression, bien qu'il les ait trouvé d'une blancheur à rendre malade sans aucune exagération. Cependant, la perspective de voir son ami améliorait son humeur, et, pendant un moment, Sirius aurait presque pu oublier qu'ils étaient au beau milieu d'un combat perdu d'avance. Il pouvait presque se convaincre que quand il ressortirait de la chambre d'hôpital de James, ce ne serait pas pour retourner dans un monde de ténèbres où la défaite n'était plus qu'à quelques centimètres - et qu'il ne serait pas celui qui devrait mettre un terme à tout ça.
Pour le moment, les quatre maraudeurs étaient réunis pour la première fois depuis l'attaque de Voldemort sur le ministère, et rire leur faisait du bien. Lily et Harry étaient là aussi, et le fils de James était bien silencieux. Le visage rouge de confusion, il écoutait Remus lui faire la morale parce qu'il avait espionné une réunion secrète.
"Alors vous pensiez sérieusement qu'envoyer les jumeaux faire diversion m'empêcherais de remarquer que toi et Ron étiez introuvables?"
Harry devint encore plus rouge alors que Remus reniflait et que Sirius souriait. C'était amusant de voir Lunard conserver son rôle de voix de la raison, directeur ou pas. "Bon... ce n'était pas mon idée!" objecta le garçon.
"Bien sûr. C'est ce qu'ils disent tous, " rit Peter.
"Mais c'était l'idée de Ron," essaya de se défendre Harry. "Et comment nous aurions pu deviner que -"
Mais son père le coupa. "Harry, la première règle de du fauteur de trouble est -"
"Bien choisir ses alliés et ne se faire prendre," s'exclamèrent en chœur quatre maraudeurs, en éclatant dans le rire. Après un moment, Harry éclata de rire à son tour, et Lily secoua la tête en marmonnant :
"Comment se fait-il que je sois la seule personne raisonnable dans ce groupe?"
Sirius renifla. "Tu n'es pas raisonnable, Lily. Tu t'es mariée avec Cornedrue."
"Hé!" Même affaibli et dans un lit d'hôpital, James n'avait pas perdu son sens de l'humour et prit un air outragé. "Regardez qui dit ça, Patmol"
"Et vous avez eu Cornejeune, ici présent..."
"Sirius!"
"Je crois qu'on dit un faon, Sirius," remarqua sérieusement Peter.
"Des mots." Il haussa les épaules et s'appuya sur le dossier de sa chaise. "Babillage total."
Lily fixa Sirius avec un regard supérieur. "Tu verras quand tu auras des enfants."
Sirius s'étrangla, et les autres maraudeurs rirent. Remus finit par intervenir alors que Sirius s'étranglait toujours (il jouait la comédie mais Lily avait marqué un point).
"Patmol ? Des enfants?"
"Des chiots?" - ajouta Peter avec une grimace malicieuse.
Remus renifla. "Attendez qu'il se marie avec Lassie!"
Sirius lutta pour avoir l'air offensé alors que les autres riaient, mais finalement il se mit à rire avec eux. Bien qu'il ait beaucoup de mal à associer Julia avec Lassie, l'image l'amusait. Evidemment, il était sûr que Julia n'approuverait pas... Qui j'essaye de tromper ? Elle essayerait sûrement de paraître offensée exactement comme je l'ai fait et finirait par rire. Finalement, l'hilarité générale disparut et Sirius essaya de détourner le sujet de la conversation des chiens... de peur qu'ils proposent quelque chose pour Remus qui ne serait pas très approprié pour les jeunes oreilles de Harry.
"Alors, qu'est-ce que tu penses des Cannons?"
James renifla. "Sirius, tu es un idiot."
"Comme si on ne le savait pas!" répliqua immédiatement Peter, Lily haussa un sourcil. Remus, bien sûr, se contenta de sourire et dit de son insupportable voix calme:
"Qui se ressemble s'assemble, James…"
Sirius soupira et se tourna vers son ami. "Je crois que nous sommes minoritaires, Cornedrue."
"Abattus."
"Torturés."
"Dépassés."
Harry rit et Lily secoua la tête, pas vraiment surprise. Vaillamment, elle essaya de changer de sujet. "Alors, concernant le ministère—"
"Vaincus," la coupa Sirius en souriant.
Les yeux noisette de James étincelèrent. "Manipulés."
"Trompés."
"James—" Lily leva les yeux au ciel mais son mari la coupa encore. Le sourire de James s'élargit et Sirius fut heureux de le voir sourire. Même si son ami avait essayé de paraître joyeux ces deux derniers jours, Sirius avait vu les ombres dans ses yeux qui trahissaient son inquiétude et sa douleur. A cet instant, la peur s'était envolée, laissant place au vrai James.
"Déclassés."
"Surpassés."
"Sur—"
"Mais vous ne grandirez donc jamais tous les deux?" demanda Lily, sur le point de perdre patience. Cependant, sa voix était mi amusée, mi exaspérée, elle les connaissait depuis trop longtemps.
"Non." Les quatre des maraudeurs sourirent d'un air affecté.
Remus secoua tristement la tête. "Quelle question idiote."
"Allons, maman." Harry leva les yeux au ciel. "Même moi je le sais!"
"J'espérais encore," murmura Lily en jetant un regard en coin à son mari.
Sirius renifla. "Rêve."
"Tu disais ma chérie?" James jeta un coup d'oeil à son épouse avec un sourire innocent qui fit grogner Lily. Avant de répondre, elle lui tapa l'épaule.
"Je disais que tu es un mari immature et irresponsable!"
James porta sa main à ses lèvres avec une grimace espiègle. Ses yeux brillèrent. "Tu as dit autre chose."
"Oh, tu es impossible!" Mais elle sourit tendrement, et Sirius vit leurs yeux se rencontrer avec la même douceur écoeurante qui caractérisait le couple depuis des années. Ils n'ont d'yeux que l'un pour l'autre, pensa-t-il avec un sourire. Nous aurions du nous y attendre le jour où Lily a décidé de cesser détester James, mais qui aurait pensé qu'il avait raison quand il jurait qu'il se marierait avec elle en quatrième année ? En fait, en dépit du temps qui passait, Lily et James étaient toujours le couple le plus amoureux que Sirius n'ait jamais vu.
"Après seize ans, je croyais que tu t'en serais rendu compte," répondit James d'une voix enrouée.
Lily sourit légèrement, et Sirius vit l'inquiétude disparaître de son joli visage. Leurs doigts entrelacés, et leurs regards rivés sur le visage de l'autre étaient des choses que tous les maraudeurs avaient vues avant. L'expérience avait appris à Sirius, Remus, et Peter qu'il valait simplement mieux attendre que ça se termine - mais, apparemment, c'était une leçon que Harry n'avait jamais apprise.
"Papa! Maman!" Le garçon de onze ans avait rougi considérablement, visiblement embarrassé par les singeries de ses parents. James et Lily cessèrent de se regarder et rirent.
"Désolé, Harry," le taquina James. "J'avais oublié qu'on ne t'avait pas encore parlé de l'œuf et de la poule."
A en juger par l'expression de Harry, Sirius sut que ce n'était certainement pas le problème. En fait, c'était sûrement plutôt le contraire, et tous les maraudeurs rirent en voyant les joues de Harry rougir. Il marmonna, "Papa..."
"Je crois que j'ai la réponse à ta question de tout à l'heure, Lily," s'exclama Sirius, prenant pitié de son filleul et changeant le sujet. Immédiatement, il vit les visages de ses amis devenir sérieux, une expression que plusieurs de leurs anciens professeurs pensaient qu'ils n'auraient jamais. Sirius n'avait eu le temps de discuter de ses changements avec aucun d'entre eux, il était venu directement à l'hôpital après sa réunion avec les Aurors, et avant d'essayer de résoudre le problème dont il allait parler.
"J'ai parlé à tous les chefs temporaires des départements," continua-t-il, il grimaça. "Y compris Fudge. Ils sont tous d'accord – sauf bien sûr notre estimé chef du département des catastrophe magiques – pour nommer un ministre pour assurer l'intérim jusqu'à ce que nous puissions organiser des élections. Et ils sont d'accord pour que ce soit toi."
James hocha calmement la tête. Ils savaient tous ce qu'il allait dire. "Et Fudge?"
"Il essaye d'obtenir le plus de soutien possible pour les élections à venir." Étonnamment, ce fut Peter qui répondit. Cependant, en tant chef temporaire du département de la coopération internationale (le corps de son supérieur avait été trouvé dans les ruines du ministère), Peter était celui qui avait le plus d'informations. "Juste après ma discussion avec Sirius, Fudge m'a contacté. Il a fait pareil avec tous les chefs de départements pour essayer de nous convaincre qu'il est le plus à même de sauver le monde magique." Le petit homme grimaça.
"Je lui ai ce que je pensais de lui naturellement."
Remus inclina la tête, riant sous cape. "J'ai vu Molly tout à l'heure. J'ai l'impression que tout le monde lui a dit la même chose. Arthur en tous cas, l'a fait."
Les sourires qui lui répondirent n'étaient plus si joyeux, ils étaient plus sombres, c'était les sourires de ceux qui étaient bien informés et comprenaient le monde dans lequel ils vivaient. Pour des hommes comme James Potter, Sirius Black, Remus Lupin et Peter Pettigrow, il était difficile de comprendre pourquoi quelqu'un essayerait de tourner un désastre si sanglant en avantage politique, mais ils n'avaient aucun mal à imaginer les conséquences de telles actions. Alors qu'ils étaient enfants, aucun d'entre eux n'avait imaginé en être là, à porter le poids du monde sur leurs épaules, mais aucun n'était étranger aux responsabilités. Ils feraient le nécessaire.
Soudainement Lily se tendit sur sa chaise. "En parlant de Fudge..." Ses sourcils se levèrent. "Il est ici en ce moment."
"Hein?" James fronça les sourcils et Harry demanda :
"Comment tu le sais?"
Lily se contenta de sourire et de taper légèrement ses doigts sur sa tempe droite. "Les sortilèges."
Remus siffla doucement, et Sirius ne put s'empêcher d'être admiratif. Lily avait toujours été douée pour les charmes, au cours des dernières années, elle était devenue experte. Le plus étonnant était qu'elle avait acquis toutes ces connaissances sans que personne ne le sache - en dehors du Premier Cercle et du Groupe Licorne, elle était encore considérée comme une belle femme et une mère aimante. Peu se rendaient compte de sa puissance parce que Lily avait toujours préféré travailler dans l'ombre. Le fait qu'elle ait mis des protections magiques invisibles autour de la chambre de son mari n'étonnait pas du tout les maraudeurs, mais le fait qu'elle n'ait pas employé d'objet physique pour délimiter les protections était nouveau.
"Lily tu m'étonneras toujours." Sirius leva les sourcils dans sa direction. "En fait, si tu n'avais pas déjà épousé mon meilleur ami..." Il s'interrompit avec un sourire suggestif.
"Dommage hein?" elle rit. "James est arrivé avant toi."
"Hé!" Mais le mari offensé ne semblait pas très offensé.
"Sans parler du fait que Julia te tuerait," ajouta Peter avec un sourire.
"Tout à fait." Sirius haussa légèrement les épaules. "Hélas, je dois simplement -"
La porte s'ouvrit, le coupant au milieu de sa phrase. Irrité, Sirius leva les yeux, il se rappela qu'il était celui qui avait envoyé en pause les Aurors postés devant la porte. En même temps, je croyais que tous les visiteurs auraient la politesse de frapper. Il nota mentalement de réprimander Kingsley pour les avoir laissé être surpris de cette façon. Cornelius Fudge et Dolorès Ombrage s'encadrèrent dans la porte, et l'expression joviale du politicien se fana alors qu'il sentit six paires d'yeux peu amicales se fixer sur lui.
"J'ignorais que vous aviez de la compagnie, James," dit finalement Fudge.
"Et je n'attendais pas votre visite, comme ça nous sommes quittes," répondit avec désinvolture le meilleur ami de Sirius. "Et merci d'avoir frappé." Il marqua une pause alors que Fudge le fixait. Finalement il sourit. "Mais entrez, Cornelius. S'il vous plaît."
"Hum, Hum."
Ombrage s'éclaircit la gorge, et Sirius vit Lily s'agiter du coin de l'oeil. Mais James continua de sa voix faussement agréable, faisant comme s'il venait de la remarquer. "Oh, bonjour, Dolorès." Il sourit. "Je ne crois pas que vous ayez tous été présentés. Remus Lupin que vous connaissez, naturellement, mais permettez-moi de vous présenter Sirius Black, Peter Pettigrow, mon fils, Harry et Lily, que vous connaissez."
Sirius inclina la tête dans sa direction et vit le visage rond d'Ombrage se contracter. Il réalisa qu'elle ne s'attendait pas à les voir tous là. Ombrage et Fudge avaient espéré voir James seul et... Et quoi ? Sirius se retint d'éclater de rire. Si l'un de ces pantins politiques pensait qu'il pourrait intimider James Potter, il faisait erreur. Ceci pourrait réellement s'avérer amusant, pensa-t-il ironiquement. Ou distrayant, pour le moins.
"Bonjour," lâcha finalement Ombrage. Sirius gardait ses yeux sur elle pendant que James parlait, il n'a pas eu besoin de voir son ami pour savoir que James avait adopté une expression innocemment investigatrice et agissait comme il n'avait pas la moindre idée du motif de leur visite.
"Alors, que puis-je faire pour vous?" demanda poliment James.
Fudge se tordit les mains. "Je suis venu pour vous parler de la situation politique," commença-t-il vivement. "J'ai appris que vous vous aviez demandé à votre ami ici présent-" il fit un geste en direction de Sirius "- de parler à tous les chefs temporaires de département en votre nom. Même si j'admire sa bonne volonté pour vous obéir, je ne vois pas de quel droit Black fait tout ça."
"Il est le chef de la Division des Aurors," l'informa James.
"Oh - Vraiment?" Fudge fronça les sourcils. "Ce n'est pas légal. Je suis presque certain qu'il y a plusieurs Aurors plus âgés que lui, ce qui voudrait dire - "
"Les Aurors ne sont pas une institution politique. Leurs chefs sont choisis dans leurs propres rangs et par leurs propres collègues. Fin de l'histoire." Le regard de James se fit glacial. "Trouvez autre chose pour vous plaindre."
"Hum, hum." Ombrage s'éclaircit la voix. "Je crois que M. Fudge a raison. Il y a clairement eu plusieurs vices de procédure, par les temps qui courent, nous ne nous pouvons permettre aucun doute quant à la stabilité du développement du gouvernement."
Ah, nous y voilà ! Sirius s'assit sur sa chaise et croisa les bras. A sa droite, Harry fronçait les sourcils avec indignation, Sirius vit Remus poser sa main sur l'épaule du garçon pour le calmer. Lily, toujours assise à coté de James, gardait un visage neutre, et Peter avait un étrange sourire. James, cependant, remarqua simplement:
"Certainement pas," répondit-il calmement. "Nous ne pouvons pas non plus laisser le mécontentement nous diviser, particulièrement après la destruction du ministère."
Fudge sourit, et bien que Sirius soit sûr que l'expression se voulait rassurante, son sourire lui rappela plus une vache qu'autre chose. "Je suis heureux que nous ayons trouvé un accord," répondit le politicien. "En fait, c'était pour ça que j'étais venu vous voir."
"Oh?" James réussit à feindre l'étonnement. Peter, cependant, n'est pas tout à fait parvenu à réprimer son reniflement d'impatience. Il était temps, pensa Sirius, d'accord avec son ami. Fudge, cependant, ignora admirablement la présence de Peter.
"Oui. Je suis venu pour vous faire savoir que je vous soutiendrai comme ministre intérimaire de la magie." James leva les sourcils avec incrédulité, mais Fudge continua, "... à une condition."
"Laquelle?" demande immédiatement James.
Fudge sourit. "Que vous me choisissiez comme vice ministre, naturellement."
Il semblait certain que James sauterait sur l'occasion. Le regard suffisant de Fudge se reflétait sur celui d'Ombrage, et leur satisfaction fit presque rire Sirius. Il se retint à temps, mais ne put s'empêcher de jeter aux deux politiciens un regard incrédule. Comment est-ce que quelqu'un pouvait se méprendre à ce point sur James alors qu'il avait la réputation d'être têtu et déterminé à faire ce qu'il fallait? Pensaient-ils vraiment qu'une manoeuvre politique résoudrait tout ? Après une brève pause, James répondit d'une voix très douce et intéressée.
"Je suis désolé, mais cela ne fonctionnera pas."
"Par - Je vous demande pardon?" Fudge le fixa d'un regard vide puis regagna son calme. "Pourquoi pas?"
"Je crains que nos différences politiques ne le permettent pas," répondit sincèrement James, Sirius a dû résister à l'envie de crier victoire. Ah, bien joué.
Fudge jeta à James un regard dur. "Je croyais que vous étiez conscient de l'importance du compromis en politique."
"Oh, je le suis," acquiesça James. "Probablement, plus que vous ne le pensez. Mais faire des compromis ne signifie pas s'enchaîner à un dragon mort, et, avec tout le respect que je vous dois, Cornelius, travailler avec vous en reviendrait à ça. J'ai besoin de quelqu'un qui travaillera avec moi, pas contre moi."
Fudge rougi. "Je -"
"Veux être le ministre de la magie. Vous désirez ce poste plus que moi, mais ce n'est pas le problème. Le problème, c'est que moi, je ne cours pas après le pouvoir, tout que je veux faire, c'est gagner cette fichue guerre avant qu'on soit tous morts. Et je n'ai pas le temps de jouer le jeu politique, ainsi je me vois dans l'obligation de décliner votre offre aimable."
"Dans ce cas, je ne vous soutiendrai pas," souffla l'autre.
"Faites comme bon vous semble." James haussa les épaules. "J'ai besoin seulement de l'approbation des deux tiers des chefs de départements."
Fudge leva la tête comme si on l'avait giflé, et derrière lui, le visage d'Ombrage se serra de fureur. Elle semblait sur le point de dire quelque chose mais fut coupée par son supérieur. "Vous allez le regretter, Potter."
"Peut-être." Sa voix était tranquille. "Peut-être pas. Si c'est le cas, je ne vivrais probablement pas assez longtemps pour apprécier votre victoire. Quoi qu'il en soit, j'aurais fait mon possible."
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Guerre externe, guerre interne, le monde magique est en pleine forme, non ?
On travaille sur la suite, encouragements appréciés !
