Promesses retenues
Générique
Auteur : Robin4, sous le titre original de Promises Remembered
Inspiration JKR, mais très UA quand même !
Traduction : Petite Plume
Relecture et mise en ligne… Fénice qui essaie toujours de faire face !
Sponsors officiels : Kiri, qui voudrait deviner la suite, Fée fléau a déjà deviné que Sirius est pas mort (mdr), Shima-Chan, qui trouve Lily extraordinaire et Rogue changé (pourquoi pas...)Touffue, encore une fan de Julia, Gadriel Mel Aura, qui compte aussi bizarrement mes fics (moi j'en dénombre 11, vois-tu...), Coronella, qui voudrait savoir qui est le traître (va falloir t'armer de patience)...
Chapitre vingt-huit : Ce qui compte
Elle était seule dans un coin de rue sous la bruine, baignée dans la chaude lumière du trafic auquel elle ne prêtait aucune attention. A sa gauche, son compagnon dit quelque chose en français avec un fort accent, et elle l'ignora une nouvelle fois. Il n'avait pas cessé de lui parler depuis qu'il l'avait repérée alors qu'elle dînait dans un petit pub. Julia l'avait ignoré depuis.
Soupirant, elle attendit que le feu passe au vert pour traverser la rue – les conducteurs Canadiens étaient terribles, particulièrement à Montréal. Elle avait toujours eu du mal à comprendre pourquoi les Moldus d'Amérique du Nord persistaient à conduire du mauvais côté ; elle ne savait pas grand-chose de la conduite, mais même les sorcières savaient de quel côté conduire ! En même temps, tout sur ce continent était un peu, seulement un peu (mais c'était ça l'énervant), différent de son pays, et c'était à peine surprenant. Au moins cette anomalie-là se voyait de loin.
L'étranger la suivit, babillant toujours dans son Français lamentable. Elle se faisait passer pour une Française naturellement, et c'était pour ça qu'il persistait à essayer de parler cette langue - Julia avait déjà feint de ne pas comprendre un mot d'anglais, qui était, malheureusement, pas aussi parlé à Montréal qu'il l'était par exemple aux Etats-Unis. Mais, son accent l'aurait trahie, tandis qu'au Canada, elle pouvait tranquillement feindre d'être française. Malheureusement, la plupart des gens du pays parlaient français. Ou du moins essayaient.
Julia continuait à marcher, souhaitant qu'il parte, ou qu'elle puisse trouver un moyen discret de lui jeter un sort. Mais elle évitait le monde magique canadien, comme elle avait fui celui de Grande-Bretagne et continuerait à éviter tous les mondes magiques. Elle pouvait se mélanger aux Moldus - leur monde était le seul endroit où Voldemort n'avait pas d'espions. Là, et seulement là, elle avait une chance d'être en sécurité.
Elle faillit renifler.
En sécurité.
Discrète.
Seule.
C'était plus ou moins la même chose, et elle n'aimait pas ça, même si elle était forcée de vivre comme ça. Julia était déterminé à ne pas jouer la demoiselle en détresse, à ne pas laisser Voldemort l'employer contre Sirius - et il le ferait, s'il en avait l'occasion. Elle aimait son frère mais elle le connaissait très bien. Lucius l'avait sauvée une fois. Il ne le ferait pas une deuxième. Si elle voulait s'en sortir, elle devrait se débrouiller seule.
Elle marchait dans une sombre rue canadienne, seule avec cet autochtone désagréable qui semblait penser qu'elle avait des cheveux de la couleur du clair de lune et des yeux de la couleur de diamants pâles. Oubliant qu'elle avait les yeux gris. Ca ne semblait pas le déranger.
Mais il avait les cheveux noirs, juste assez longs pour lui rappeler douloureusement quelqu'un qu'elle aimait et à qui elle n'avait même pas pu dire au revoir. Elle l'avait presque perdu autrefois, ça avait failli arriver... mais maintenant, c'était elle qui était partie, elle priait pour que Sirius comprenne. Elle n'avait même pas osé lui écrire, par crainte d'être découverte, mais l'au revoir qu'elle avait laissé à James n'était pas suffisant. Il n'aurait jamais pu l'être. Y penser lui serrait douloureusement le coeur. Il y avait beaucoup d'actes manqués dans sa vie; seuls quelques uns lui brisaient le coeur.
Julia se mordit les lèvres. S'il y avait une chose que la vie lui avait apprise, c'était que les Malefoy ne pleuraient jamais.
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"Fred ! George !" La voix de Molly Weasley résonna dans tout le terrier. "Vous êtes prêts ?"
La voix de Percy leur parvint. "Qu'est-ce qui peut leur prendre autant de temps ? C'est si difficile de - ouch"
"Oh, désolé, Percy !" fit Ginny. "C'était ton pied?"
Ron passa sa tête pas la porte entrouverte. "Vous feriez mieux de vous dépêcher tous les deux. Maman est sur le point de monter vous chercher, et je ne pense pas qu'elle prenne bien que vous essayez de cacher que vous avez trois malles au lieu de deux."
Fred grogna. "Tu as une meilleure idée ?"
Ron haussa les épaules, et les trois garçons contemplèrent les trois malles sur le plancher de la chambre des jumeaux. Tard dans la nuit, Fred et George avaient reçu la malle de Lee par la cheminée (ils auraient aussi pris Lee, s'ils avaient pu le cacher), mais maintenant ils devaient trouver un moyen de mettre la malle dans la voiture. Ils n'avaient pas prévu de prendre la malle avec eux, mais Mme Jordan avait menacé de la brûler la nuit précédente et ils avaient dû faire quelque chose. Ce n'était déjà pas facile que Lee n'ait aucun livre pour cette année, mais si en plus il n'avait pas sa malle, le professeur Fletcher le renverrait sûrement chez lui. Ils pourraient partager les livres, d'après les jumeaux, mais c'était autre chose pour les robes.
"J'en ai une," souffla une autre voix derrière Ron, faisant tourner la tête aux trois garçons. C'était Ginny.
"Oh vraiment ?" demanda Ron avec mauvaise humeur.
"Ouais." Elle acquiesça en souriant. "J'ai mis ma malle dans la voiture tôt ce matin. Elle est sous celle de Ron. Je pense que si nous distrayons assez maman, elle ne remarquera pas que je descends 'ma' malle. Elle est trop heureuse avec le parfait Préfet Percy pour noter que nous avons six malles au lieu de cinq."
Le froncement de sourcils de Fred se mua en un sourire. "Gin tu es géniale."
"Tu feras une parfaite Misfit," renchérit George.
"C'est notre soeur !" objecta Ron.
"Et alors ?" répliqua Ginny. "Hermione est une fille et une Misfit."
"Elle n'est pas une très bonne Misfit," rétorqua Ron.
"Vous avez fini ?" demanda George au moment où la voix de leur mère leur parvint.
"Qu'est-ce que vous êtes entrain de fabriquer là-haut ?" Puis, ils l'entendirent demander plus tranquillement : "Percy, va les chercher ou nous serons en retard."
Fred jura. "Vite, Ginny, prends la malle – c'est une bonne chose qu'Angelina ai jeté sa malle dans les escaliers l'année dernière, comme ça, elle a l'air aussi abîmée que les nôtres -"
"Allons-y!" l'interrompit George. "Vas-y, Ron. Distrais Percy – il est assez fouineur pour voir que le bleu de cette malle n'est pas le bon."
"Bien."
Ainsi commença l'opération « Libérez Lee ».
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"Comme vous le savez, cette année va être très différente de toutes celles qu'a connu Poudlard. Même à l'époque de Grindelwald, l'école n'a jamais fait face à un tel danger."
Là. C'était dit, et de sinistres visages s'inclinèrent en réponse. Au moins, tous les professeurs étaient revenus, même s'ils étaient conscients des risques inhérents à leur choix - Remus les avait avertis, maintes et maintes fois. Même si ses professeurs partaient chacun de leur côté pendant les vacances, le directeur restait en contact avec eux, et il s'était assuré qu'ils comprenaient ce qui se profilait à l'horizon. Pourtant, les mots devaient être dits.
"Cependant, nous continuerons. Les inscriptions ont baissé un peu cette année, mais au vu des événements récents, ce n'est pas une surprise. Malgré tout, nous avons un bon groupe de premières années, et nous leur devons le meilleur, quelques soient les dangers," continua Remus.
"Une formation de qualité est d'autant plus importante maintenant que la puissance de Voldemort se développe," siffla Fletcher. "Tout comme les bonnes leçons – je sais que quelques uns de nos élèves se tourneront vers les ténèbres avant la fin de l'année. Certains le choisiront," dit sinistrement le professeur de défense contre les forces du mal. "Mais faisons en sorte qu'un minimum seulement choisisse cette voie."
"Et faisons en sorte que nous n'en perdions pas d'autres," ajouta Ted Tonks. "Il vaut mieux qu'ils apprennent à connaître la guerre ici, où nous leur dirons la vérité, qu'à la maison où leurs parents essayeront de les protéger."
"Ce sont des enfants," objecta le professeur Vector.
"Ca ne change rien au fait que le monde est en guerre," répliqua le nouveau professeur de métamorphose, et Remus jeta à Ted un regard reconnaissant. "Vous ne pouvez pas vous cacher. Personne ne peut." Il sourit faiblement. "C'est une leçon j'ai apprise assez récemment."
"Et ce que je ne veux pas, c'est qu'ils apprennent la vérité par la mort d'un membre de leur famille ou d'un ami", dit tranquillement Remus, reprenant le contrôle de la réunion. "Même si quelques parents s'irritent que nous leur disions la vérité, nous ne leur mentirons pas, même par bonne intention."
Les autres acquiescèrent, bien que certains aient été peu disposés à le faire. Heureusement, ils connaissaient tous les règles de Remus, ils les avaient déjà discutées cent fois. Il n'y avait aucune surprise, et il n'y en aurait pas - la réunion de pré-rentrée était, comme toujours, simplement une formalité et une occasion de se saluer. Ils mangeraient le dîner ensemble et accueilleraient les élèves le lendemain - il était difficile de croire que l'été s'était enfin terminé. Les mois qui avaient suivi l'attaque du ministère de la Magie avaient semblé durer une éternité, et Remus, de son côté, étaient heureux de voir ses élèves revenir. Il y avait de nouveau un but à son monde, même si cela signifiait aussi le danger.
Une voix grave le tira de sa rêverie.
"Mon troisième oeil me dit que tu as choisi le bon chemin et que tu continueras à nous mener..."
"Oh ferme-la, Sibylle," l'interrompit rudement Severus. "Nous avons tous déjà entendu ton babillage."
"Sans parler du fait que Remus nous a déjà parlé de ça avant, donc, même le troisième œil d'une pomme de terre aurait pu prévoir cette réunion," ajouta sèchement Dung.
Remus se retint de rire et vit que les professeurs Tonks, Vector, et Sinistra essayaient de faire la même chose avec moins de succès. Dung avait l'air d'avoir mangé un morceau de fruit particulièrement aigre, et Chourave souriait ouvertement. Trelawney, cependant, sembla à peine le remarquer. Elle renifla d'un air hautain en direction de Rogue.
"Ceux qui n'ont pas le don de voir riront toujours de ceux qui voient," dit elle avec mépris.
"Ou alors ils font simplement semblant..." murmura Dung.
Sinistra eut un rire nerveux et le visage de Ted devint d'un rouge lumineux. Est-ce qu'il respirait au moins ? Remus vérifia encore. Probablement pas.
Ted était une bonne recrue. Quand Remus avait finalement convaincu Dung Fletcher de prendre la défense contre les forces du mal, il avait dû trouver un nouveau professeur de métamorphose. La recherche s'était avérée plus difficile que prévue - bien qu'il y ait des professeurs qualifiés en abondance, peu était maintenant désireux d'enseigner à Poudlard. A Beauxbatons, oui. Même à Durmstang - mais pas à Poudlard. L'école était bien trop connue pour sa résistance au Seigneur des ténèbres, et un grand nombre avait peur de lui faire face.
Alors Ted s'était porté volontaire, et Remus avait été très heureux. Non seulement Ted était un brillant et célèbre auteur de métamorphose, mais il était un exemple merveilleux pour les élèves d'origine Moldue qui fréquentaient Poudlard. Ted était la preuve qu'ils pouvaient réussir s'ils travaillaient assez dur. En plus, il était une bonne recrue dans cette équipe qui avait légèrement manqué d'humour ces dernières années. Lui et Dung avaient semblé bien s'entendre dès le début, et Remus les avait déjà entendus bavarder à propos d'enchantements et critiqué la dernière édition de la métamorphose aujourd'hui. Il sourit. Il avait été temps d'ajouter une nouvelle personne.
Severus, qui était d'une bonne humeur inhabituelle, railla, "ceux qui n'ont pas le don, l'enseignent, tu le sais comme moi."
"Est-ce un aveu volontaire ?" renifla Sinistra. Hagrid éclata de rire.
"Un aveu sur nous tous, plus exactement," précisa Vector, faisant éclater les autres (sauf Trelawney, qui semblait toujours être au-dessus de la conversation) de rire une nouvelle fois. Souriant, Remus prit la parole avant que Severus ne puisse exprimer ce qu'il avait à l'esprit – si son esprit était aussi pointu qu'un poignard, il était souvent bien moins délicat et pouvait piquer, même lorsqu'il n'en avait pas l'intention.
"Bien que je déteste interrompre cette plaisante conversation," il pouffa, "je crois que nous sommes en retard pour le déjeuner."
"Mon dieu ! Vous avez raison, professeur Lupin!" Hagrid sauta sur ses pieds, et Remus aurait pu jurer avoir entendu l'estomac du demi géant gargouiller de l'autre bout de la salle du personnel. "Je pourrais manger une moitié de -"
"Epargne-nous les détails sanglants, s'il te plait," s'exclama Severus. "Je voudrais digérer mon prochain repas tranquillement."
"Oh, non !" renchérit Sinistra en reniflant. "Ne déranges pas l'appétit fragile de ce pauvre Severus. Parce qu'aucun d'entre nous ne saurait quoi faire si cela se produisait!"
Rogue la regarda d'un air mauvais. Les autres rirent.
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"Oh !" Fred s'arrêta brusquement, Ginny et George lui rentrèrent dedans. Les malles et les cages volèrent dans toutes les directions – le nouveau hibou de Percy, Hermès, poussa des cris de colère à l'attention de Hedwige quand leurs cages se heurtèrent, et la malle de Ginny, incontrôlée, heurta Hermione et la fit tomber.
Jusqu'à maintenant, pensa victorieusement Ginny, tout se passe très bien, même si on ne peut pas employer la magie. Elle s'empêcha de sourire alors qu'elle chancelait. Parfait !
Ses deux parents étaient débordés par les cinq malles de leurs enfants, plus Harry et Hermione (plus tous leur bagages), qui les avaient rejoints quelques minutes avant. Arthur et Molly Weasley étaient pour l'instant très occupés par Hermione, dont le genou avait été éraflé - et ni l'un ni l'autre ne semblait soupçonneux, ce qui était merveilleusement nouveau. Malheureusement, les parents de Ginny étaient presque toujours soupçonneux parce qu'ils avaient les infâmes Fred et George Weasley pour fils, et tous les parents qui auraient eu quatorze ans d'expérience avec ces deux-là auraient appris à être méfiants ou seraient morts d'une overdose de mauvaises surprises.
Cependant, Arthur et Molly Weasley n'avaient aucune expérience avec les Misfits.
Se retournant, Ginny jeta un coup d'œil à Fred et demanda, "Pourquoi tu as fait ça ?"
"Désolé, Gin." Fred jeta un coup d'oeil sur le chaos que son arrêt soudain avait créé, comme s'il le voyait pour la première fois. "Je me suis rendu compte que j'ai oublié mon livre de défense contre les forces du mal dans la voiture."
"C'est tout ?" cracha Percy.
"Oh, tu ne vas pas t'en mêler ?" répliqua Ron en se dégageant de sous la malle de Hermione – de l'avis de Ginny, Hermione était tombée sur Harry, dont la malle avait frappé Ron, qui était tombé sur Hermione, qui avait fait tomber Ron qui s'était retrouvé sous sa malle. "Ce n'est pas comme si quelqu'un était blessé ou quelque chose -"
"Je le suis," cracha Hermione avec une telle colère que Ginny se demanda si elle jouait la comédie ou pas. Difficile à dire, Ron et Hermione se disputaient toujours. Mais il semblait y avoir une lueur malicieuse dans les yeux de Hermione, et Ginny se dit que ça ne devait pas être bon signe.
"Oh, ne t'inquiète pas ma chérie," dit immédiatement la maman de Ginny. "Je vais m'en occuper dans un instant." Elle pointa la baguette sur son genou et une petite étincelle blanche la guérit presque immédiatement. "Là. Tu vois ?"
Hermione lui fit un sourire angélique. "Merci, Mme Weasley."
"Pas de problèmes, Hermione."
"Je dirais qu'il y a des problèmes," annonça Ron. "Le fait que le stupide hibou de Percy -"
"Ronald!" cria leur maman.
"Je te signale que Hermès est l'un des plus futés de sa -" commença Percy.
"Oh, vraiment ?" demanda Ron.
"Vous allez vous taire tous les deux ?" pleurnicha Ginny pour envenimer un peu la situation.
Hermione se tourna vers Ron. "Ca t'es déjà venu à l'esprit d'arrêter de crier assez longtemps pour faire des excuses ?"
"Hé, ce n'est pas de sa faute s'il s'est trouvé sur la trajectoire de ta malle", s'exclama Harry.
"Maintenant, les enfants..." essaya de dire le papa de Ginny, mais il parla si bas que sa fille de onze ans n'eut aucun mal à couvrir sa voix.
"Je ne peux pas croire que tu aies laissé Hermès venir si près de Hedwige !" cria-t-elle d'un ton accusateur en fixant Percy. "Regarde ce qui se passe maintenant !"
"Quoi ?" demanda son frère aîné avec surprise, tournant la tête pour chercher son hibou, qui n'était plus du tout près de Hedwige, qui se tenait droite et fière à côté de Harry.
"Ca!" elle fit un vague geste vers le plafond. "C'est si -"
"Ginny, Percy..." essaya encore leur papa, sans plus de succès.
"Pas sa faute ?" gronda Hermione. "Tu es de quel côté ?"
"D'aucun !" objecta Harry d'un air sincère. Ginny ignorait qu'il était si bon acteur. "C'est juste que tu n'as pas vu -"
"Je n'ai pas vu ?" brailla Hermione. "Je suppose que parce que je suis une fille, je suis incapable de savoir la moindre petite chose, c'est ça ?"
"Ginny, de quoi tu parles ?" demanda Percy.
Ginny résista à l'envie de crier, pointa le doigt dans une autre direction, et répondit, "ça !"
"CA SUFFIT !" Le cri de Molly Weasley fut assez fort pour faire tourner toutes les têtes des gens qui se trouvaient sur la plateforme 9¾, mais heureusement, ils étaient dans le monde magique, et le monde magique avait l'habitude du clan Weasley. C'est presque l'heure, songea Ginny avec soulagement.
Elle essaya d'avoir l'air intimidée, mais ne réussit pas très bien. A sa droite, Ron ne faisait pas mieux, mais le visage de Hermione était toujours rouge et ses cheveux ébouriffés lui donnaient un air plus fâché que coupable, une bonne chose. Harry était le seul à avoir l'air confus, mais au moins il n'était pas un Weasley. Il pourrait s'en sortir avec ça.
Percy avait juste l'air furieux, mais de fait, il ne faisait pas partie du gang.
"Je ne comprends pas comment un petit incident peu énerver tout le monde à ce point," commença leur papa, "mais tant que vous n'aurez pas tout ramassé, aucun d'entre vous ne montera dans -"
"Hé!" le coupa Percy. "Où sont Fred et George ?"
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"Ils ne comprennent toujours pas," dit tranquillement Severus. "Pas complètement, quoi qu'il en soit."
"Dung comprend," précisa Remus.
"Dung est différent," rétorqua son adjoint, et le directeur dût concéder ça.
"Je sais. Mais nous ne pouvons rien faire, tu le sais."
"Exact."
Rogue frémit. "Tu n'as rien de plus à dire?" demanda-t-il. "Tu sais que le Seigneur des ténèbres arrive. Tu sais ce que cela coûtera à l'école, même si tu réussis à le repousser. Mais tu ne dis rien?"
"Non. Pas rien." Remus cilla. C'était tellement rare que Severus montre ses sentiments que même ses amis oubliaient parfois qu'il en avait, et là, c'était une surprise. Il fallut un moment à Remus pour digérer l'émotion contenue dans la voix de Severus, et alors il se rappela que son ami aimait autant Poudlard que lui... peut-être même plus. Il ne comprendrait jamais complètement ce que signifiait l'école pour Rogue, mais il savait que Poudlard le touchait de bien des manières, et c'était ce qui importait. Il prit une profonde inspiration.
"Severus, je sais ce qui se prépare. Je sais même que je pourrais ne pas être capable de l'arrêter. Mais entre aujourd'hui et ce moment, nous avons un autre devoir, et ce n'est pas seulement de faire face aux ténèbres. Nous avons des élèves à éduquer, et si ces personnes-là ne sont pas capables de se battre ou même de comprendre une guerre, ils sont capables d'enseigner. Et nous avons besoin d'eux comme ils sont."
"Et quand la fin viendra ?"
Remus déglutit. "Espérons qu'ils feront le bon choix. Et prions pour que la fin ne soit pas insurmontable pour nous."
Il y eut un silence avant que Rogue ne secoue la tête.
"Peut-être que j'en ai trop vu," dit tranquillement le mangemort, toute trace de colère avait soudainement quitté sa voix. "Peut-être que j'ai oublié comment espérer. Mais de tous les endroits de notre monde, c'est le dernier que je voudrais voir tomber. Trop de choses comptent ici... "
"Je sais." Pendant un moment, Remus fut tenté de mettre sa main sur l'épaule de son ami, mais il ne le fit pas. Certaines choses ne se faisaient pas. "Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir et nous nous battrons jusqu'au dernier souffle si c'est nécessaire."
Rogue renifla, et Remus vit sa vieille amertume revenir. "Le feront-ils?"
Remus jeta un coup d'oeil sur la porte par laquelle ses professeurs avaient quitté la pièce quelques minutes seulement auparavant. "Oui," dit-il tranquillement. "Je crois qu'ils le feront."
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"J'ai du mal à croire que tout se soit passé aussi bien," sourit Fred tandis que les jumeaux traversaient le parking de King's Cross.
"C'était presque parfait," acquiesça George, se glissant près d'une affreuse voiture rose. "Maintenant, si la maman de Lee est toujours à ce déjeuner quand nous arriverons..."
"Nous mènerons ce plan à bien sans le moindre souci."
"Et nous serons à Poudlard avant que quelqu'un ne s'aperçoive de quelque chose." George haussa les épaules. "Sauf pour la voiture disparue, mais comme nous laissons un mot, maman ne pourra pas se plaindre de ne pas avoir été au courant - "
Fred le coupa. "Même quand nous lui expliquons que nous devons aller chez Gambol et Japes -"
"Comme si nous étions capables de faire quelque chose comme ça à papa," acheva George avec un air menaçant. "Mais Maman le croira. Elle en est au point où elle nous croit capables de tout."
"Y compris voler la voiture et courir au 'secours' de votre ami ?" siffla soudain une autre voix, faisant stopper net les jumeaux, bouche bée et les yeux écarquillés.
"Bill !"
Leur frère aîné leur fit un sourire sinistre. "A moins qu'il n'y ait un autre Auror roux sur ce parking."
Fred fut le premier à retrouver sa voix. "Qu'est-ce que tu fais ici? " demanda-t-il.
"Vous arrêtez," répondit calmement Bill. "Papa n'est pas aussi stupide que vous deux semblez le penser, vous savez."
"Nous n'avons pas pensé -"
"Non, en effet." Ils n'avaient jamais vu Bill agir de façon si responsable, même ses yeux ne brillaient pas de leur habituel éclat rieur qu'ils avaient quand Bill surprenait les jumeaux en plein méfait. "Et c'est là le problème."
"Mais -" tenta George.
Bill soupira. "J'imagine que vous avez demandé aux autres de faire diversion pour que vous puissiez vous enfuir ?"
"Comment tu le sais ?"
"Je suis votre frère, Fred," précisa Bill. "J'ai vu vos techniques de blagues évoluer au cours des années."
"Mais ce n'est pas une blague," objecta George. "Nous n'allons pas vraiment poser la voiture à Gambol et Japes!"
"Je sais," répondit tranquillement leur frère, enfonçant ses mains dans les poches de ses robes bleu nuit. Ses épaules se voûtèrent très légèrement. "Je sais que vous voulez amener Lee à Poudlard, et c'est même une bonne et noble idée. Sauf que vous ne pouvez pas la réaliser."
"Pourquoi pas ?" demanda Fred.
"Parce que ce n'est pas à vous de prendre cette décision, et en agissant ainsi vous mettriez en danger non seulement Lee, mais également vous-même. Et notre famille."
Les jumeaux commencèrent à objecter, mais Bill parla le premier, sa voix encore tranquille et raisonnable.
"Vous devez apprendre à penser à ce qui se trouve autour de vous et de vos amis," dit l'Auror d'une voix basse. "Tout d'abord, la dernière chose dont papa ait besoin est qu'on sache qu'il a une voiture moldue volante –Fudge s'en servirait pour le faire renvoyer en moins d'une seconde. Ensuite, que ferez-vous si quelqu'un d'autre vous voit ? Et si c'était un mangemort ?"
"Il y a un générateur d'invisibilité, tu sais," précisa George.
"Il y a bien des manières de percer l'invisibilité, George," répondit doucement Bill. "De très nombreuses manières. Et je sais de source sûre qu'il y a des mangemorts qui observent notre famille."
"Quoi ?" haletèrent les jumeaux.
Bill hocha silencieusement la tête.
"Mais ça..." Fred s'interrompit en comprenant toutes les implications. Oui, ils seraient probablement arrivés jusqu'à la maison de Lee, mais auraient-ils réussi à atteindre Poudlard... ? Il déglutit, et vit la même expression de malaise sur le visage de George. Délivrer un ami était une chose - le mettre en danger en était une autre. Un long moment s'écoula avant que Bill ne parle encore.
"Papa s'est dit que si maman vous attrapait, elle ne ferait que hurler et attirerait l'attention. Et aucun de vous ne l'aurait écoutée, quoi qu'il en soit. Et il ne vous aurait pas présenté les choses comme moi je l'ai fait."
Fred avala encore. Comme le fait que nous aurions ruiné la carrière au ministère de papa. Ou que nous sommes observés. Il échangea un regard rapide avec George, et son jumeau acquiesça. Il y avait des moments où avoir un frère qui était Auror n'était pas aussi intéressant après tout.
"Très bien," dit lentement George. "Nous n'irons pas."
"Nous promettons," ajouta Fred. Comment allons-nous expliquer ça à Lee ?
"Merci," dit Bill avec un léger sourire. Leur frère semblait soulagé, il sortit sa main droite de sa poche et leur tendit un objet. "Dites à maman que c'était ça que vous aviez laissé dans la voiture."
Ca, c'était une copie de la quatrième édition de la bible des batteurs par Brutus Scrimgeour, un livre neuf et impossible à trouver qu'ils avaient désespérément voulu. Comment Bill se l'était procuré alors que toutes les librairies qu'ils avaient faites étaient en rupture de stock, Fred l'ignorait et ne s'en inquiétait pas vraiment non plus. Il parvint à sourire.
"Merci, Bill."
"Ouais." L'Auror renifla. "Retournez à l'intérieur avant que maman ne réalise que je conspirais avec vous – ça risquerait de ruiner ma réputation de Weasley respectueux des règles."
Les jumeaux rirent, mais ça ne fit pas disparaître le nœud de l'estomac de Fred. Qu'allaient-ils faire pour Lee ?
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Il ne l'avait pas touché depuis ce jour fatidique de juillet. Il n'avait pas voulu, vraiment, et était même presque parvenu à se convaincre que ce n'était pas important. Presque.
Maintenant, cependant, le journal était lourd dans des ses mains, lourd et froid. Ce contact donna presque la nausée à Sirius, mais il suspectait que s'il n'avait pas porté la marque, il n'y aurait pas survécu. Les ténèbres inhérentes au livre relié de cuir étaient assez pour lui donner la chair de poule, et Sirius eut l'impression qu'il ne pourrait plus jamais avoir chaud. En dépit de ça, il pouvait l'ouvrir, et il ne renoncerait pas maintenant. Il ne pouvait pas, pas sur la route qu'il avait prise.
Une fois, il s'était demandé pourquoi Dumbledore n'avait pas utilisé le journal, pourquoi il ne l'avait pas lu lui-même pour apprendre tout ce qu'il y avait à y apprendre. Regulus était mort pour le donner au défunt ministre, mais Dumbledore n'avait rien fait... Mais maintenant Sirius comprit. Le vieil homme n'aurait pas pu ouvrir le journal sans le détruire – ou se détruire lui-même. Sirius, cependant, pouvait - Voldemort lui avait laissé plus que de mauvais souvenirs et la marque des ténèbres. Son cadeau donnait à Sirius la capacité d'ouvrir le journal pour faire ce qu'aucun autre n'oserait faire. Le fantôme d'un sourire passa sur son visage. Finalement, il résulte de tout ça quelque chose qu'il n'attendait pas.
Il déglutit et le sourire disparut. Il était temps.
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Tonks plissa les yeux dans l'obscurité. Elle et Horace exploraient une fois encore, évidemment - tous deux étaient parvenus à finir les lectures de la troisième section de défense contre les détraqueurs, et comme d'habitude, ils avaient rapidement commencé à s'ennuyer. Ainsi ils étaient partis explorer une fois de plus, parce qu'il y avait toujours quelque chose de nouveau à découvrir sur Avalon... même si les candidats n'étaient pas censés explorer après les cours. Tout en marchant, elle réfléchissait, Avalon était un peu comme Poudlard. Les professeurs paranoïaques créaient des étudiants désobéissants.
D'un autre côté, Avalon était plus dangereuse que Poudlard - après tout, n'avait pas de portes en pierre géantes qui voulaient tuer leurs ennemis, ou des labyrinthes conçus pour mettre les étudiants en difficulté. Poudlard n'abritait pas non plus de personnes tordues comme Frank Londubat - ni d'experts en espionnage comme Bill Weasley. Heureusement, les deux fauteurs de troubles avaient depuis longtemps comprit que les meilleurs moments pour explorer étaient quand Weasley n'était pas sur l'île, et Horace avait eu la chance de le surprendre entrain de dire à Jones qu'il allait à la maison pour la nuit. Ça avait fini de les décider.
Tonks et Horace étaient sortis juste avant le coucher du soleil, quittant furtivement les quartiers des étudiant et longeant le lac d'Avalon - peu profond, comparé à celui de Poudlard. Les deux lacs avaient peu de points communs. Le lac était presque assez profond pour nager – à condition de mesurer moins d'un mètre. Les autres avaient pieds et se cognaient dans le fond en essayant de nager. Tonks ne savait pas pourquoi les Aurors gardaient le lac. Peut-être simplement parce que le lac avait toujours été là, ça semblait expliquer presque tout ce qui se trouvait sur Avalon. L'endroit sacré était antique, si vieux que personne ne se souvenait de qui avait construit les bâtiments, seulement qu'ils étaient là.
La majeure partie des Aurors disait que la vieille architecture d'Avalon était romaine, après une étude et des lectures soigneuses de quelques livres (elle avait été une Serdaigle après tous), Tonks s'était rendue compte qu'une partie seulement était romaine. Le reste par contre... les autres bâtiments, Tonks ne les avait vus dans aucun livre, ni Moldu ni sorcier. On aurait dit qu'Avalon n'appartenait pas à l'histoire. Toujours plongée dans ses pensées, elle se tourna vers Horace.
"Tu ne t'es jamais demandé pourquoi cette île semble n'avoir aucune histoire ?"
"Hein?" Horace se tourna vers elle, perplexe, il rougit. "Désolé. Qu'est-ce que tu as dit ?"
"Je me demandais juste si tu t'étais déjà demandé pourquoi Avalon semble n'avoir aucune histoire. Je veux dire, nous savons que les Aurors y ont été basés pendant des siècles, mais personne ne semble savoir combien de siècles, ou même pourquoi nous sommes venus ici en premier lieu. Et personne ne comprend pourquoi quelque chose se produit. Comme le temps."
"Ou comme ces portes." Horace fit un geste dans l'obscurité croissante, désignant la forme sombre de la zone principale de transplanage. Tonks tourna la tête et acquiesça.
"Ouais. Parfois je me demande où - " une ombre passa dans les arbres -"C'est quoi ça ?"
"Je ne sais pas," répondit Horace. "C'est ce que je regardais. Je pense qu'il y a quelqu'un."
"Un candidat ?"
Il haussa les épaules. "Pas sûr."
"Bon." Tonks lui sourit, mais elle était presque certaine que Horace n'avait pas remarqué. Ou, s'il avait vu, il l'ignora - Horace était devenu bon pour ça ces derniers mois. C'est à ça que servent les amis ! "Allons voir."
"Tu es folle, Tonks," gémit Horace.
"C'est nouveau ?"
Elle avança sans l'attendre, sachant bien que Horace se faufilerait derrière elle. Il le faisait toujours, et aussi conservateur que Horace Smeltings puisse sembler, il était certainement le plus fouineur des Serpentards... bien qu'il n'apprécie pas énormément quand elle l'appelait le serpent des ombres.
"C'est stupide," siffla-t-il dans son oreille quand Tonks marqua une pause pour jeter un deuxième coup d'oeil à l'ombre. La silhouette commençait prendre des contours de plus en plus masculins, elle se demanda s'il s'agissait d'un des instructeurs - mais il était trop petit pour être Weasley ou Shacklebolt, et pas assez trapu pour être Londubat. Ce n'était certainement pas Hestia Jones, et bien que Tonks sache que son cousin était sur l'île, il ne ressemblait pas à Sirius, non plus, ses cheveux étaient trop courts.
"Et ?" répondit-elle.
Horace gémit encore. "Tu penses que c'est qui ?" demanda-t-il, sortant sa tête de derrière l'arbre pour mieux voir.
"C'était justement ce que je me demandais." Ils restèrent tous les deux silencieux pendant un long moment, puis il haussa les épaules.
"Un des Aurors, je suppose."
"Ce n'est pas l'un des instructeurs."
"Non, en effet."
A leur connaissance, il n'y avait aucun Aurors actif, mis à part Sirius Black, sur l'île actuellement. Tonks se renfrogna. "Qu'est-ce qu'il fait ?"
"Vérification des sorts," répondit pensivement Horace.
"Ouais, apparemment."
"Non. Travail. Sur les sorts."
Elle se tourna vers lui, mais Horace semblait très sûr de lui. "Hein ?"
"J'ai lancé un sort de diagnostique," expliqua-t-il. "Je l'ai fait rebondir sur les barrières pour qu'il ne le voie pas et les sorts... fluctuent."
"Fluctuent ? Comment ?" Le coeur de Tonks bondit dans sa gorge. Une des premières choses qu'ils avaient apprises en arrivant sur Avalon (hormis le fait que l'entraînement serait difficile) était que les candidats ne devaient, sous aucun prétexte, toucher les sorts. Ni physiquement, ni avec la magie, jamais. Même les Aurors ne devaient pas toucher les défenses d'Avalon qui protégeaient l'île depuis si longtemps.
"On dirait ... je ne sais pas. Qu'il les ajuste." Horace secoua la tête. "Quoi que ce soit, ce n'est pas normal."
"Tu veux dire... ?" Elle ne voulait même pas l'exprimer. Le dire pourrait le rendre réel.
"Ouais."
"Alors... ?"
Heureusement, Horace la connaissait bien. Il n'avait pas besoin de la regarder pour savoir ce qu'elle demandait. Il hocha rapidement la tête. "Je pense. On y va de manière subtile, ou pas la peine ?"
"Bien, nous pouvons essayer de ne pas être expulsés... ce soir."
"Alors subtile."
Sans un mot de plus, les deux candidats prirent deux directions différentes. Ils gardaient tous deux les yeux rivés sur la silhouette mystérieuse : Il jouait avec les sorts - Tonks pouvait voir des étincelles voler autour de lui dans l'obscurité. Naturellement, il pouvait y avoir une explication innocente à ses actions, mais si oui, pourquoi le faire au milieu de la nuit ? Et pourquoi travailler ici ? Elle était certaine qu'il y avait des endroits beaucoup plus commodes pour travailler sur les sorts qu'à côté de la zone de transplanage principale, qui était la seule issue de l'île, exceptés les vieilles portes et le lac.
Et PriApp.
Ah, merde. Elle se retint au dernier moment de jurer à voix haute. Mais ça en expliquait beaucoup, et elle n'avait pas le temps d'en parler à Horace. Elle n'avait le temps pour rien.
Les barrières à proximité immédiate de l'ombre rougeoyaient maintenant, toujours très légèrement.
Pensant rapidement, Tonks saisit sa baguette dans sa poche et la pointa dans la direction générale de la silhouette, visant un endroit vide au sol entre eux. Si j'ai tort, je vais le payer cher, pensa-t-elle désespérément, mais elle n'avait pas le temps de s'en assurer. Même si Horace réalisait ce qui se produisait, elle n'avait aucun moyen de prévoir ce qu'il ferait, ou s'il le ferait à temps...
Un grand mouvement rapide de sa baguette envoya une étincelle violette à l'endroit qu'elle avait choisi. Un feu d'artifice violet éclata au moment où l'étincelle frappa la terre, et Tonks se protégea les yeux juste à temps. Au loin à sa droite, elle entendit le jappement de Horace, mais le cri de l'étranger noya facilement celui de son ami.
Aveuglé par la lumière soudaine, l'homme mystère tourna vivement la tête de tous le côtés, recherchant Tonks, mais elle s'était cachée derrière un arbre, essayant de ne pas rire de sa réaction effrayée. Mais elle n'avait pas anticipé ce qu'il fit ensuite - sans avertissement, il se rua vers les portes de pierre géantes de PriApp. Et elles s'ouvrirent pour lui.
Quoi ?
Tonks fut bouche bée en voyant les portes antiques se fermer derrière l'étranger.
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Bon, bon, bon, des Weasley raisonnables et des portes qui se referment...la suite s'appelle joyeusement « Advienne que pourra... »
