Titre : Through the Walls

Auteur : enahma

Traductrices : Thamril et Méphisto

Disclaimer : Comme vous vous en doutez, rien ne nous appartient. Le monde d'Harry Potter est à J.K.Rowling et l'histoire à enahma.

Note : Pas de spoilers du tome 5.

Chapitre 19 - Vivre dans la lumière

« Severus, comme je te l'ai déjà dit, ça ne sert à rien de soigner son corps. » La voix de Madame Pomfresh était douce et apaisante. « Il ne vit plus. Il existe simplement. Laisse-le partir. »

Severus ne put pas répondre, il secoua juste la tête en un 'non'. L'infirmière se dirigea vers lui et s'accroupit à ses côtés, plaçant une main sur son dos.

« Severus, tu te fais souffrir. »

« Je m'en moque. » vint la réponse creuse de Severus. « Je ne peux pas le perdre encore. Je ne peux pas l'enterrer encore. Non, Poppy. Une fois était suffisante. Tant qu'il continue à respirer, je peux prétendre qu'il est là… »

Poppy soupira et acquiesça.

« Au moins, va prendre une douche et te mettre quelques vêtements. Je te promets que je ne ferai rien à Harry. » Elle l'aida à se lever. « Et Minerva veut parler avec toi de toute façon… »

« Donne-lui quelques potions de soin, Poppy. » le visage de Severus se tordit dans une grimace sarcastique. « Même s'il n'est pas vivant, il a gardé sa dignité jusqu'à la fin. Ne la lui prend pas maintenant. Tu sais comme moi qu'il détesterait que n'importe qui d'autre voit son corps de cette façon… »

Il désigna Harry et tous deux déglutirent. Le corps extrêmement mince était tailladé si brutalement qu'aucun d'eux ne pouvait voir une partie indemne. Ses côtes ressortaient toujours de manière proéminente sous son sang et sa peau encrassée. Le visage d'Harry montrait toujours des traces des larmes et de sueur, et ses cheveux noirs pendaient, graisseux.

« Guéris-le autant que possible. Quand je reviendrai, je lui donnerai un bain et l'habillerai correctement. Ne laisse personne le voir dans cet état. »

« Ses amis sont ici… » murmura l'infirmière d'une voix incertaine.

« Pas même eux. » la voix de Severus était résolue. « Donnes-lui la dignité qu'il mérite. »

Juste comme il fermait la porte de l'infirmerie derrière lui, Severus fut attaqué par des adolescents inquiets.

« Que s'est-il passé ? » demanda quelqu'un. Severus se tourna vers la voix. C'était Neville Londubat.

Le silence tomba sur le couloir alors que tous enfants - non, plus des enfants, se corrigea Severus – le regardaient fixement avec crainte.

« La guerre est finie. » dit-il doucement. « Harry a vainu Voldemort. »

Il n'y eut ni acclamation, ni cri de joie, juste ce silence anxieux…

« Est-ce qu'il va bien ? » Ron Weasley.

Severus trembla, mais ne sut pas si c'était à cause de sa fatigue ou du froid du couloir : il se tenait là dans ce qui avait été une simple chemise blanche (maintenant, elle était tachée de sang, de sueur et de saleté) et un pantalon noir.

« Professeur, mettez ça. » Un manteau chaud tomba sur ses épaules. Ares Nott.

Severus ferma les yeux et les rouvrit. La situation ne voulait pas changer : les visages craintifs attendaient toujours sa réponse.

« Non. » Il inspira. « Il ne va pas bien. »

Il se tourna pour partir, mais il était trop faible : ses jambes se dérobèrent sous lui et il chancela contre le mur.

« Severus, je te cherchais. » Une nouvelle voix. Celle de Mundungus Fletcher. Le moment suivant, l'homme était à côté de lui, son bras sous celui de Severus, le soutenant. Le professeur de Métamorphose regarda les enfants. « Retournez à vos dortoirs maintenant. Personne ne peut voir Harry ce soir. » Il regarda Severus. « Cassia sera là dès qu'elle pourra. Elle a quelques patients très urgents… après les tortures d'aujourd'hui… L'hôpital est plein de moldus blessés mentalement… »

Severus acquiesça, la gorge serrée. Harry n'était pas un cas urgent. Pourquoi le serait-il ?

« Amène-moi à mes quartiers, Mundungus. » gémit-il. « Je veux prendre une douche rapide. »

« Minerva t'attend dans vingt minutes dans son bureau. Je t'accompagnerai. » Ils quittèrent en boitant le couloir de l'Infirmerie. « Tu n'as pas l'air bien. Ils t'ont blessé ? »

Severus prit une profonde respiration avant de répondre.

« Non. Ils ne m'ont pas blessé. Ils ont blessé Harry, juste Harry, devant mes yeux, parce que j'étais le traître et tu connais le destin du traître… »

« Shh, Severus… »

« Harry a été embrassé. » laissa-t-il soudainement échapper. « Il a vaincu Voldemort… » Severus ne savait plus s'il parlait toujours ou non. Les images des terribles heures précédentes défilaient devant ses yeux sans interruption. « C'était pire que la dernière fois… Bien pire… »

Fletcher le regarda, surpris.

« Tu te souviens ? »

Severus émit un rire court et amer.

« Oh, bien sûr que oui. Trop bien, en fait. »

« Comment ? » demanda l'homme et il gémit alors qu'il luttait pour empêcher le corps de plus en plus mou de son collègue de s'effondrer par terre comme une poupée de chiffon.

« Fort choc émotionnel, je suppose… Ah, nous y sommes finalement. » Après une petite pression de son index sur le point blanc, ils étaient à l'intérieur. Fletcher le traîna jusqu'à la porte de salle de bains et le regarda.

« Peux-tu te laver seul, Severus ? »

« Bien sûr. » dit-il et, avec un haussement d'épaules, il se libéra de la prise de Fletcher - juste pour chanceler jusqu'à la porte et tomber sans cérémonie sur ses fesses dans la salle de bains.

Aucun d'eux ne put réprimer un petit rire.

« C'était… tout à fait convaincant. » murmura Fletcher, amusé.

« C'était mon but. » Severus eut un sourire en coin et se leva. « Si je ne suis pas sorti dans dix minutes, tu peux venir. Après avoir frappé, évidement. »

Fletcher leva les yeux au ciel, mais ne protesta pas.

Quand Severus réapparut dix minutes plus tard, une petite ligne de fioles de potions l'attendait sur la table basse. Des potions calmantes, de régénération et quelques autres pour les contrecoups.

« Pourquoi s'embêter avec des potions ? Lance un Ennervate, et c'est tout. » ricana-t-il, mais il prit une régénératrice. Il n'avait pas besoin des autres : il n'avait été frappé par aucun sort, et la première chose qu'avait fait Poppy après son arrivée avait été de lui donner une overdose de potions calmantes. Severus suspectait que son incapacité à marcher soit la conséquence de cette overdose.

« Allons. » murmura-t-il, et il marcha vers la porte sans aide. « Il semble que je puisse y arriver seul. » soupira-t-il avec soulagement.

Ils ne dirent rien jusqu'à ce qu'ils soient arrivés au bureau de la Directrice. Il n'y avait pas que Minerva qui l'attendait : il y avait tout l'Ordre : les familles Weasley, Knight, Bones, Cassia la Guérisseuse, Patil l'ancien Ministre, et Diggory l'actuel, et même Mercury. Mais malgré le fait qu'il y ait plus de vingt personnes dans la pièce, il y avait un silence profond.

Quelqu'un poussa une chaise vers lui, et une seconde plus tard, une tasse de thé chaud fumait dans sa main.

Severus regarda autour de lui. Ils avaient gagné, la guerre était finie, et d'un autre côté… ils avaient l'air d'avoir été vaincu.

« Severus a regagné ses souvenirs. » dit Fletcher. Des halètements soudains suivirent son annonce.

« Le choc. » dit doucement Cassia.

Le silence encore, cette fois plus profond. Cassia marcha jusqu'à la chaise de Severus, s'agenouilla devant lui et prit sa main dans la sienne.

« Peux-tu nous dire ce qui s'est passé ? Les Aurors nous ont déjà dit qu'ils t'avaient trouvé dans le Manoir, Harry était inconscient et tu as tué Voldemort… »

« Non. » Severus secoua la tête. « Non, ce n'était pas moi. Harry… Harry l'a achevé. Il a détruit l'âme de Voldemort. Je… j'ai juste tué le corps. »

« Que s'est-il passé ? » redemanda gentiment Cassia.

Severus ferma les yeux.

« Hier soir, quand je suis revenu à mon bureau, il y avait un journal sur mon bureau… » il releva brusquement la tête. « Où est Flitwick ? » demanda-t-il avec une colère soudaine.

« En prison, Snape. » la voix plate de Mercury McGonagall répondit. « Tu continues ? »

Severus souffla.

« C'était un Portoloin. Je me suis retrouvé à Nightmare Manor et, avant que je puisse faire quelque chose, j'ai été désarmé et jeté dans une cellule. Harry y était déjà, nu, à l'exception de son boxer. Ils ne voulaient pas une autre ruse. Nous avons eu approximativement deux heures pour nous préparer à ce qu'ils voulaient nous faire… » Il ferma de nouveau les yeux. Quand les avait-il ouverts, d'ailleurs ? « Ils nous ont amenés dans le Hall Principal et j'ai été attaché au mur tandis qu'ils torturaient Harry. Puis, Voldemort a lancé le Sort de Mort à Harry, mais Draco l'a protégé avec son propre corps et est mort là. »

Des cris et des hoquets surpris.

« Draco Malfoy ? » demanda George.

« Oui, lui. » chuchota Severus. « Stupide enfant… Il ne reste aucun Noblestone… » Pendant quelques instants, Severus fut perdu dans ses pensées.

« Qu'est-il arrivé à Harry ? » La voix de George était aiguë à cause de la panique. La question effrayée tira Severus de sa courte rêverie.

« Voldemort n'a pas osé risquer un autre problème avec le Sort de Mort, donc il a appelé un Détraqueur et a fait embrasser Harry. » l'air dans la pièce se gela, mais Severus continua, « Mais avant de mourir, Harry a lancé le sort de lien d'âme sur Voldemort, donc au moment où son âme a été arrachée de son corps, la même chose est arrivée au bâtard. » Il déglutit et leva la tête, ses yeux rétrécis. « Bien fait pour lui. »

« Mais… » s'étrangla Mme Weasley. « On nous a dit qu'il était vivant ! »

« Je l'ai vu respirer quand tu as transplané ici, Severus. » expliqua rapidement la Directrice. « Je pensais… Je n'ai pas pensé… »

Severus se leva.

« Je retourne le voir. » dit-il d'un air fatigué. « Et demandez à Poppy si vous voulez davantage d'informations. Ou demandez aux Mangemorts que vous avez trouvés là-bas. »

Le couloir de l'Infirmerie était désert et sombre, comme l'Infirmerie elle-même. Madame Pomfresh n'était nulle part en vue, il y avait juste Harry étendu sur un lit, respirant régulièrement, bien que de petites toux secouent son corps de temps en temps. Il n'était pas aussi exposé que lorsque Severus l'avait laissé il y a une heure : une légère couverture était enroulée et bordée autour de lui.

Severus la retira du corps mince et porta Harry à la salle de bains. A côté de la baignoire, il pouvait voir un pyjama propre sur une chaise et une grande serviette. La baignoire était pleine d'eau chaude. Severus enleva les sous-vêtements en lambeaux et descendit Harry lentement, avec précaution. Il posa un bras autour de l'épaule d'Harry pour le soutenir avec cette demi-étreinte, et appuya la tête d'Harry sous son menton pendant qu'il se mettait à genoux à côté de la baignoire.

« Je prendrai soin de toi Harry. » chuchota-t-il. « J'ai promis que je serai toujours là. Je suis là maintenant, fils… » Il resta agenouillé sans mouvement, jusqu'à ce que ses jambes deviennent complètement engourdies. Seulement alors, il souleva Harry hors du bain et le porta à son lit.

Il s'étendit à côté de lui, l'étreignant étroitement et il ferma les yeux.

« Tout va bien. » se mentit-il à lui-même et déposa un baiser sur le dessus de la tête d'Harry. La chaleur d'un corps vivant à côté de lui, la respiration régulière et les battements de cœur tranquilles l'apaisèrent et l'entraînèrent dans un sommeil profond.


Vers la fin du jour suivant, Severus savait tout ce qui s'était passé dans le monde Sorcier pendant qu'ils étaient à Nightmare Manor.

Lentement, il comprit la dernière vision d'Harry.

Le Ministère n'avait pas été du côté de Voldemort : ils avaient seulement été distraits, parce que ça avait été Poudlard que Voldemort avait voulu avoir. Poudlard, l'endroit le plus puissant des Iles Britanniques. Poudlard, qui avait toujours été le dernier refuge du Côté Lumineux.

Poudlard, qui ne pouvait pas être occupé, parce que ses murs protecteurs étaient plus forts que jamais.

Poudlard, qui était protégé par le sacrifice du plus grand sorcier du siècle : Albus Dumbledore. Oui, Dumbledore n'avait pas sacrifié sa vie pour Harry comme Voldemort (et pas seulement lui) l'avait suspecté. Il était mort pour l'école qu'il avait aimée et pour les enfants dont il s'occupait.

Severus apprit que les murs autour de l'école avaient été si fermes que l'attaque fusionnée de plus de cinq cents sorciers sombres ne leur avait pas même causé une petite perturbation. Au contraire, les sorts de démagification avaient été retournés et de nombreux Mangemorts, qui n'avaient pas été assez rapides pour esquiver les sorts renvoyés, restaient soudainement sans magie, moins de deux secondes après la première attaque. Ca avait été une bonne surprise pour les Aurors du Ministère, dont le nombre avait soudainement été suffisant pour combattre avec succès les forces ennemies.

Les Mangemorts ne pouvaient même pas approcher le sol de Poudlard.

Mais Severus ne pouvait pas se joindre au personnel reconnaissant. Il n'était pas reconnaissant à Dumbledore. Albus aurait dû donner sa vie pour Harry plutôt que pour l'école, pensa-t-il sombrement. Peut-être qu'alors, Harry aurait pu survivre…

Il savait que ses pensées étaient enfantines et égoïstes.

Mais le matin, il s'était réveillé à côté d'un Harry à l'air vivant, et s'était rendu compte que ça avait VRAIMENT été la fin, pas Albus avec un faux cadavre et des yeux joyeux scintillants - Severus avait soudainement voulu mourir. Une fois avait été suffisante. Il était déjà passé par-là une fois, il n'avait pas prévu de le faire une deuxième fois. Enterrement et deuil - mais cette fois, le deuil serait plus long, parce qu'il n'y aurait pas d'Harry pour frapper à la porte de ses quartiers en disant 'Je suis vivant, Severus', au contraire, il n'y aurait personne à l'avenir pour frapper à sa porte…

Il avait perdu tellement dans cette guerre. Il avait perdu son innocence, puis son frère, plus tard ses parents, il avait perdu quinze ans pour connaître Harry, puis il avait perdu Harry - et l'avait retrouvé, et il avait perdu ses souvenirs et Harry avec eux, et il avait perdu son meilleur ami, et maintenant Harry, une fois pour toutes.

Il pleurait quand ce foutu ex-animagus le trouva. A sa grande surprise, Black ne dit pas un mot, l'étreignant simplement, et ils pleurèrent ensemble, un beau couple d'idiots, agenouillés à côté d'un lit d'hôpital, pleurant dans les bras l'un de l'autre… Mais Severus ne s'en inquiétait pas suffisamment pour se sentir embarrassé, il accepta le réconfort de Black, il aurait probablement accepté n'importe quel réconfort proposé dans son état. Seulement plus tard, quand Poppy les traîna dans son bureau, les amis les plus proches d'Harry furent autorisés à pénétrer dans l'Infirmerie. Plus tard, Severus apprit qu'il s'agissait de Nott, Weasley et Londubat. Il était plus que surpris de l'absence de Miss Granger.

« L'Identifieur du Ministère sera là à sept heures. » leur dit la Directrice quelques temps plus tard. Les deux hommes eurent un mouvement de recul. Ce serait la véritable fin. « La mort compatissante » comme le monde sorcier appelait le charme qui permettait à ces gens qui avaient reçu le Baiser du Détraqueur de mourir. C'était un petit sort murmuré, rien d'extraordinaire, et absolument inoffensif pour les gens qui avaient leur âme : il aidait à tuer seuls ceux qui n'en avait pas. Comme Croupton, il y a trois ans. Ou comme Harry, maintenant.

Severus sourit amèrement. Peut-être qu'il pourrait aussi essayer ce sort sur lui. Peut-être qu'il terminerait sa vie, sa vie vide et sans signification, qui n'était pas meilleure que celle d'Harry : juste une coquille vide.

Il ne restait rien pour lui dans la vie.

« J'étais là aujourd'hui, quand Minerva a parlé à Flitwick au Ministère. » dit soudainement Black.

« Pourquoi y étais-tu ? » Severus lui lança un regard fatigué. Black rougit violemment.

« Pour Armena. » murmura-t-il. « Minerva m'a dit qu'Armena serait libéré ce matin. J'y suis allé pour elle. » Il leva la tête et regarda Severus dans les yeux. « Elle est comme moi, maintenant. Un Cracmol. Un stupide Cracmol complètement inutile… »

Severus soupira.

« Allez, Sirius, ne sois pas un idiot. » murmura-t-il si doucement que seul Black pouvait entendre ses paroles. « Tu n'es pas inutile. Tu peux aider Armena, et Harry m'a dit que tu étais un père merveilleux pour cette fillette, Anne… »

« Harry… ? » Sirius regarda de nouveau Severus.

« Ces dernières semaines, quand nous avons vécu ensemble. J'ai essayé de l'aider… » il ne put tout simplement pas continuer. Les larmes étaient de retour, pas seulement dans ses yeux, mais aussi dans sa gorge.

Soudainement, Sirius continua son histoire.

« Donc, j'étais au Ministère aujourd'hui. Flitwick a tout avoué. Voldemort lui a promis qu'il serait le Directeur de Poudlard après sa 'victoire finale'. » Il ricana. « Il était juste jaloux d'Albus. Quand Albus est devenu Directeur en 1972 à sa place, il est allé directement vers Voldemort. Il espionnait Dumbledore depuis lors. Après que tu ais été révélé comme un espion dans le cercle de Voldemort, il lui a conseillé de prendre son cousin parmi les Mangemorts. » Sirius pâlit sous l'effet de la colère. « Ils savaient tous les deux que le Ministère ou Dumbledore essayerait d'envoyer un autre espion dans le cercle de Voldemort, donc ils ont décidé de faire le premier mouvement et ont permis à Nemus de les rejoindre. Ils savaient dès le début que Nemus était l'espion du Ministère. Nemus faisait confiance à son oncle et, ne sachant pas qu'il était l'allié de Voldemort, le garçon a toujours fait passer les messages de Flitwick à propos de l'école à Voldemort. C'était un jeu très dangereux pour Flitwick, mais il a convaincu Nemus de donner ses messages à Voldemort, prétendant que ces informations étaient fabriquées par Dumbledore afin d'égarer Voldemort. On a dit à Nemus de ne pas parler de leurs 'affaires familiales' au Ministère, parce que Dumbledore suspectait qu'il soit plein d'espions de Voldemort. Mais après le kidnapping d'Harry, le pauvre garçon est devenu soupçonneux… »

Severus ferma les yeux.

« Nemus… c'était un garçon grand et brun, n'est-ce pas ? »

« Oui. »

Severus frissonna.

« Tu sais, si je ne m'étais pas Obliviaté ce jour-là, j'aurais peut-être suspecté Flitwick beaucoup plus tôt. »

« Pourquoi ? »

« Harry m'a parlé d'un homme grand et brun qu'il voyait dans ses visions. Il a même vu son visage. Peut-être… Mais ce n'est pas important. Je me suis Obliviaté et nous avons gagné cette foutue guerre, parce qu'Harry et Albus se sont sacrifiés… »

La tête de Sirius se releva brusquement.

« Severus ? »

« Hum ? »

« Tu sais, notre maison t'est toujours ouverte. »

« Quoi ? »

Les deux hommes se regardèrent fixement.

« Tu as perdu tout le monde dans cette guerre, Severus. » chuchota Sirius, « Mais je veux que tu saches que tu n'as pas fait que perdre des gens… Tu en as gagné d'autres… Et tu peux vivre avec nous si tu veux… »

Mais Severus secoua la tête.

« Tu dois t'occuper d'Armena et d'Anne, Sirius. Et j'ai ma propre vie. » Il se leva et fit un pas vers Sirius, « Mais merci, néanmoins. Tu sais » il dut se battre pour pouvoir prononcer la deuxième partie de la phrase, « si Harry avait survécu, j'aurais été heureux d'accepter une telle offre. »

« Heureux, Severus ? » Sirius haussa un sourcil.

« Eh bien, pas excessivement ravi, mais pas trop exaspéré non plus. »

Le sourire qu'ils échangèrent était faible, mais c'était un vrai sourire de paix réelle.

« Tu as grandi, stupide chien. » dit Severus.

« Tu es devenu humain, oh, puissant Directeur de Serpentard. » répondit Sirius.

« Je ne suis pas le Directeur de Serpentard, Black. C'est Vector. »

La mâchoire de Sirius se décrocha.

« Je pensais que Minerva… »

« Elle voulait que je reprenne la maison, mais j'ai décidé de ne pas le faire. J'ai suffisamment de problèmes avec enseigner les Potions et la Défense et m'occuper d'Harry. Et puis, Vector fait un excellent travail avec ces enfants… Peut-être même meilleur que moi. »

Sirius ne répondit pas pendant un long moment, se contentant de regardé fixement Severus.

« Tu as changé. » dit-il finalement. « Ca doit être l'effet d'Harry. »

« Ca l'est. » acquiesça Severus, puis il ajouta à la hâte, la voix faible de douleur, « Ca l'était. »


Black disparut quelques temps plus tard : il devait s'occuper d'Anne et d'Armena, mais il avait promis de revenir vers six heures.

Severus s'en moquait. Il était heureux de rester seul avec Harry.

Il ne faisait rien, restait juste assis, tenant la main d'Harry et regardant dans le vide. Le corps d'Harry guérissait bien, remarqua-t-il, et son visage avec la cicatrice familière était si calme… Et la cicatrice s'effaçait de toute façon. Harry serait tellement heureux de la voir disparaître…

Comme son avant-bras, pensa-t-il soudainement. Il l'avait remarqué la nuit précédente, quand il avait prit cette douche.

La Marque des Ténèbres disparaissait. Complètement. A l'immense déception du Ministère - ils devaient maintenant trouver une autre manière d'identifier les serviteurs de Voldemort. Mais au moins, il n'avait plus à vivre avec le souvenir dégoûtant de sa stupidité adolescente.

Pas comme s'il voulait vivre tout court. Il ne lui restait pas de but, ni aucun sens à sa vie.

Donc, il était assis là et caressait la main molle.

Il restait quatre heures.

Mais cependant, ça n'avait pas d'importance. Harry ne serait pas plus mort après le sort de l'Identifieur qu'il l'était maintenant. 'Juste son corps.'

Severus eut peur alors qu'il pensait à l'âme d'Harry. Serait-il lié pour toujours à Voldemort ? Serait-il obligé d'être en compagnie de ce monstre même après sa mort ? Les larmes coulèrent de nouveau le long de ses joues. Harry, pour tous les sauver, s'était lié à Voldemort. Severus pouvait juste espérer que ces sorts ne duraient pas après la mort.

Soudainement, la porte de l'Infirmerie grinça doucement et s'ouvrit. Severus tourna la tête vers la porte.

« Miss Granger, que faites-vous ici ? » demanda-t-il, mais sa voix ne comportait qu'un véritable intérêt.

« Je… je suis venu dire au revoir à Harry, monsieur. » chuchota-t-elle. « Et je voulais vous parler seul. »

Severus acquiesça.

« Bien. J'ai également certaines choses à vous dire. »

La jeune fille se rapprocha et saisit l'extrémité du lit d'Harry.

« A-t-il beaucoup souffert avant… ? »

Severus lâcha la main d'Harry et la posa précautionneusement sur la couverture. Il alla de l'autre côté de la salle et prit une chaise.

« Asseyez-vous, Miss Granger. »

Son comportement n'était plus douloureux. Sa voix était sérieuse, comme son visage. Hermione, sentant le changement de ton, obéit rapidement et le regarda avec attente.

« Harry et moi avons eu un peu de temps pour parler avant l'exécution. » commença-t-il et il lutta pour ne pas se souvenir. Il avait autre chose à faire : il devait lui donner les excuses d'Harry, ainsi que son aveu. « Il m'a dit ce qu'il vous avait fait. »

« A moi ? » Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent de surprise.

« Il m'a avoué qu'il… qu'il vous avait forcé à coucher avec lui, bien qu'il se soit exprimé plus clairement. »

« Mais… » Hermione sauta sur ses pieds. « Mais il ne m'a pas forcé ! »

Ils se regardèrent fixement, en silence. Severus fut le premier à se reprendre.

« Je ne sais pas, Miss Granger. Il m'a dit qu'il vous avait violé après qu'il ait été libéré de la prison du Ministère… »

« Oh, non… » murmura Hermione en s'effondrant sur sa chaise. « Oh, non, s'il vous plait, non, non, non, non… »

« Miss Granger… ? » Severus se pencha vers elle et plaça une main sur son épaule. « Miss Granger ? »

Mais la jeune fille ne pouvait pas parler : les sanglots l'en empêchaient complètement. Elle glissa lentement de la chaise sur le sol, mais Severus la saisit et s'accroupit devant elle.

« Shhh… » dit-il et il l'aida à retourner sur la chaise.

Mais la jeune fille ne sa calma pas. Si c'était possible, ses sanglots devinrent encore plus violents. Severus était perdu. Que pouvait-il faire maintenant ? Devait-il aller chercher l'infirmière et lui demander des potions calmantes ? Non, les larmes étaient nécessaires si quelqu'un voulait libérer sa peine. Mais Severus n'était pas la meilleure personne pour partager cette peine… Mais Harry avait aimé cette fille… Et elle n'avait vraiment personne sur qui s'appuyer avec le décès de ses parents l'année dernière…

Severus tendit sa main, lentement, avec précaution, et il entoura ses épaules. Elle se pencha vers le contact réconfortant et Severus glissa son bras autour d'elle. Elle abandonna et s'effondra contre la poitrine de Severus, enfouissant son visage dans les plis de sa robe. Severus commença à frotter son dos-

« Il a dit qu'il vous aimait et qu'il n'avait jamais voulu vous blesser. Il a dit qu'il vous aimerait toujours… »

« Noooonnnn… » le gémissement était encore plus fort. La jeune fille hurlait pratiquement dans les robes de Severus. Il ferma la bouche. Il ne voulait pas empirer la situation avec des paroles négligentes.

Après un moment, les pleurs de la jeune fille s'estompèrent, mais elle ne leva pas son visage de la poitrine de Severus. Elle tremblait.

« Je pensais qu'il me détestait. »

« Pourquoi aurait-il dû vous détester ? » Severus força sa voix à demeurer douce et calme.

« Après que j'ai dormi avec lui, je lui ai dit des choses, des choses cruelles, parce que je pensais qu'il avait couché avec moi juste à cause de l'alcool. Je me suis senti si humiliée. Si dégoûtante. Il était complètement ivre. J'ai vu la surprise sur son visage après… après ça. Je… j'ai pleuré. Je ne voulais pas qu'il couche avec moi juste parce qu'il était ivre. Je voulais qu'il m'aime, mais je pensais qu'il ne m'aimait pas, mais maintenant, vous dites qu'il m'aimait et je… je me suis comportée comme une idiote avec lui et il… il est mort en pensant qu'il m'avait violée, parce qu'il m'a vue pleurer et ce que je lui ai dit après… » Severus commença à bercer la jeune fille qui recommençait à pleurer.

Des adolescents avec des problèmes typiques d'adolescent, mais ils sont toujours si vulnérables, et dans cette situation, tout devenait une véritable tragédie.

« Je ne me pardonnerai jamais… » murmura-t-elle et Severus soupira.

« Il a dit la même chose, Miss Granger. Mais, vous savez, nous devons apprendre à pardonner - même à nous-mêmes. Harry vous aimait. Harry voulait le meilleur pour vous. Et je ne pense pas qu'Harry serait heureux que vous vous blâmiez pour quelque chose comme ça. Sa mort n'était pas de votre faute, donc le fait que vous n'ayez pas pu régler cette histoire n'est pas non plus de votre faute. »

« Hier, quand j'ai vu qu'il voulait me parler, j'ai refusé. Juste plus tard… je l'ai cherché. Si j'avais été plus rapide… »

« Ne vous blâmez pas. Ce n'est pas votre faute… »

« Je ne sais pas, j'ai tellement peur. » Ses tremblements s'accentuèrent.

« Venez, levez-vous. Nous pouvons nous asseoir sur le lit, et vous pouvez tenir sa main. » Il se leva. « Je sais qu'il serait heureux… »

« Je ne sais pas que ce que je devrais faire. » La jeune fille tremblait si violemment que Severus ne pouvait pas la soulever sur le lit.

« Allez. » chuchota-t-il d'un ton encourageant.

Ca prit un peu de temps jusqu'à ce qu'elle soit assise sur le lit d'Harry. Son corps tremblait toujours, mais ses sanglots s'arrêtèrent.

« Il était la personne la plus aimante que j'ai jamais vu. » chuchota-t-elle tandis qu'elle observait le visage d'Harry. Soudain, elle tendit le bras et caressa son visage. « Le plus courageux, le plus grand… »

« Oui, il l'était. » murmura Severus, juste pour montrer à la jeune fille qu'elle n'était pas seule.

« Je l'aimais depuis plus d'un an. » dit-elle soudainement en souriant faiblement. « Mais il m'a toujours dit qu'il ne sortirait jamais avec moi… »

« Même les meilleures personnes ont leurs moments de stupidité. »

Ils se sourirent. Mais bientôt, le visage de la jeune fille s'emplit à nouveau d'inquiétude.

« Monsieur, je vous ai dit que je voulais vous parler seul. » Après que Severus ait acquiescé, elle continua. « Parce qu'il y a une chose qui… vous concerne aussi… et je n'ai personne d'autre vers qui me tourner. »

Un nœud commença à se former dans l'estomac de Severus.

« Oui ? »

« Quand nous… quand j'ai couché avec Harry, nous n'avons utilisé aucun contraceptif… »

Le monde se mit soudainement à tourner autour de Severus.

« Vous voulez dire que… » il n'osa pas terminer.

« Je suis enceinte de l'enfant d'Harry. »

Severus pensa que si le plafond de l'Infirmerie était tombé sur lui, cela aurait été plus facile à encaisser. Soudain, tout devint clair, même si cette clarté n'était pas celle qu'il avait voulue pour lui-même. Tout se mit en place d'un grand tournoiement et les pièces du puzzle formèrent une image – l'image que Quietus et Lily avaient vue à travers tous ces faits perturbateurs… qu'Harry devait faire face au mal pour rester – et même Harry avait soupçonné que son père, Quietus avait eu raison, quand il avait parlé de descendance.

Les mains de Severus se contractèrent. Cette fichue prophétie ! Il voulait se mettre en colère, jurer à voix haute, mais il ne voulait pas effrayer la jeune fille – la jeune fille qui attendait l'enfant d'Harry. Puis une pensée s'imposa à lui.

« Allez-vous le garder ? » demanda-t-il à voix basse.

« J'aimerai », murmura-t-elle et elle rougit. « Mais je n'ai pas de famille sur qui m'appuyer et j'ai si peur… »

Severus s'avança soudain et la prit dans ses bras.

« Ecoutez, que vous décidiez de le garder ou pas, je serais là pour vous. Même si vous voulez garder l'enfant, vous pouvez compter sur mon soutien, pas seulement pour la grossesse et la naissance, mais aussi longtemps que vous voudrez de mon aide. Mais je comprendrai si vous décidiez de ne pas avoir un enfant seule », quand elle inspira pour parler, il ajouta, « Vous n'avez pas à décider maintenant. Mais je veux que vous sachiez que je suis là si vous avez besoin d'aide. Vous n'avez pas à avoir peur. Pas à propos de ça. »

Entre-temps, la fille recommença à pleurer.

Severus se leva.

« Je vais dans mes quartiers. Si vous avez besoin de moi, appelez-moi par cheminette, d'accord ? » elle semblait un peu soulagée d'être laissée seule. D'être laissée seule pour son dernier moment avec le père de son enfant. Cette pensée semblait hilarante. Severus trembla. Même s'il détestait cela, la pensée précédente de se suicider n'était tout d'un coup plus possible. Même si Harry était mort, quelqu'un avait besoin de lui, de son aide, de son soutien.

Quand il retourna plus tard à l'Infirmerie, il trouva la jeune fille allongée à coté d'Harry, son visage enfoui dans son épaule, elle s'était endormie d'épuisement. Il était presque six heures. Il devait la réveiller. Après avoir fait apparaître un peu de nourriture et deux tasses de thé fort des cuisines, il la secoua prudemment.

« Miss Granger », l'appela-t-il.

La jeune fille sut presque immédiatement où elle était et pourquoi. Elle se redressa sans protester et accepta l'aide de Severus pour s'asseoir dans la chaise. Ils burent le thé dans un silence confortable.

« Je veux cet enfant, monsieur », dit-elle quand elle reposa la tasse sur la table. « Mais je ne veux pas vous forcer à … »

« Ce n'est pas une histoire de forcer », soupira Severus avant de boire une autre gorgée. « J'aiderai, si on a besoin de moi. Mais je ne veux pas que vous preniez cette décision à la va-vite. »

« J'aurais gardé cet enfant même si Harry avait vécu », répondit-elle à voix basse. « S'il avait voulu… »

Tous deux amenèrent leurs tasses à leurs lèvres.

Quelques minutes plus tard, Sirius arriva avec Armena et la petite fille, qui était si choquée qu'elle se tenait juste lâchement au cou de son beau-père. Ils ne parlaient pas, seuls les sanglots hystériques de la fillette brisaient le silence de temps en temps.

Le suivant fut Ronald Weasley supporté par son grand frère. Puis Ares Nott, son visage plein de larmes. Londubat et Parvati Patil étaient arrivés un peu plus tard. Et tous les Weasley. Fletcher. Vector.

Puis Janus Moon, plus secoué que tout le monde. Severus connaissait la raison : pendant qu'il s'était éloigné pour laisser Hermione dire au revoir à Harry, il avait rencontré le Serpentard dans le couloir, pleurant. Sa sœur était morte avant l'attaque des Mangemorts. Elle et deux complices avaient été envoyés pour tuer une famille de Moldus avec trois enfants.

Leah Moon n'avait pas hésité longtemps. Elle avait tué ses camarades, et à la fin elle s'était suicidée. Dans sa robe, les Aurors avaient trouvé une lettre pour sa famille, où elle s'excusait.

'Je ne peux pas changer de camp', Severus avait lu dans la lettre. 'J'ai commis trop de fautes pour être pardonnée en un siècle. Mais je veux quand même vous dire que je vous aime tous, et s'il vous plait, ne pensez pas à moi avec trop de haine.'

Severus n'avait pas su quoi dire. Il était familier de ce sentiment : il avait été un Mangemort pendant de longues années, après tout.

Tant d'enfants… Harry, Fred, Draco, Miss Moon… et Miss Granger aussi : même si elle était en vie, elle avait de nombreuses cicatrices dans son âme.

Donc c'était la fin.

Fletcher lui avait dit qu'il il y avait eu des festins dans tout le pays, comme quinze ans auparavant, quand ils avaient été libérés de Voldemort la première fois – indifférents au prix de leur liberté. Et maintenant, ils faisaient la fête même si leur sauveur était à l'agonie sur un lit d'hôpital.

Quelques fois, Severus se demandait si le monde sorcier, ou le monde tout entier, était digne d'être sauvé.

Terry Boot, un Serdaigle de sixième année entra dans la pièce avec son père derrière lui. Du Bureau des Déclarations du Ministère. Severus se gela.

Non. C'était trop tôt.

Il posa sa tasse et s'assit sur le lit, à coté d'Harry. Mais le Boot plus âgé ne s'approcha pas.

Puis la Directrice arriva avec Arcus Patil. Puis – à la surprise de Severus, Andrus. Il était venu d'Australie juste pour dire au revoir au neveu qu'il ne connaissait que depuis quelques mois.

Ensuite Hagrid entra avec son chien, Crockdur. Quelques moments plus tard arrivèrent ses camarades de Gryffondor, l'autre fille Patil, Padma, et Erica Knight de Serpentard. La pièce commença à sembler bondée.

Severus ne pouvait voir aucune peine feinte, aucun visage emprunté. Les gens dans cette pièce aimaient tous Harry.

Parce que Harry était le meilleur, le plus gentil, le plus aimant. C'était impossible de ne pas l'aimer. Même lui, Severus Snape avait failli dans sa tentative de ne pas l'aimer : deux fois. Le garçon avait même percé à travers ses murs.

La porte s'ouvrit encore. Le visage de Severus s'effondra.

Cette fois, c'était l'Identificateur qui se tenait dans l'encadrement. Une femme jeune à l'apparence effrayante. Quand elle apparut, M. Boot s'avança auprès d'elle. Ils s'approchèrent dans un silence parfait.

Severus déglutit, se tourna et souleva Harry sur ses genoux. Hermione s'approcha et Severus lui fit de la place à coté de lui. Ils fixèrent craintivement les officiels du Ministère.

Ils dirent quelque chose. Severus ne comprit pas, mais ce n'était pas important. Si ça l'était, Minerva lui rappellerait.

L'Identificateur, s'excusant presque, sortit sa baguette.

Severus berça Harry encore plus fort et pria pour que ce soit fini.

Quand elle leva sa baguette, Severus ferma les yeux.

Il ne savait pas que ses larmes trempaient son visage, ses robes, Harry, la couverture. Il ne savait pas qu'il gémissait-

« Harry… »


Et voilà donc l'avant-dernier chapitre...

Verdict?