Titre : Through the Walls

Auteur : enahma

Traductrices : Thamril et Méphisto

Disclaimer : Comme vous vous en doutez, rien ne nous appartient. Le monde d'Harry Potter est à J.K.Rowling et l'histoire à enahma.

Note : Pas de spoilers du tome 5.

Chapitre 20 - Ne pas laisser l'histoire se répéter

« Sev ! S'il te plaaaaiiiiit ! » la petite fille tapait nerveusement des pieds et jeta un regard suppliant à l'homme et au garçon se tenant derrière elle. « Graaaaand-père, nous allons manquer le train ! » elle poussa un peu son chariot, puis croisa les bras sur sa poitrine et tapa impatiemment du pied.

Le garçon leva juste les yeux au ciel et ne répondit pas, mais l'homme grand lui lança un regard désapprobateur.

« Qui, tiens-toi bien ! »

La petite fille resserra ses bras et pinça ses lèvres en une ligne mince. Ses yeux vert émeraude lançaient des éclairs. Ses deux compagnons se penchèrent à nouveau sur une boîte ouverte où un petit rongeur gémissait de ce qui semblait être de la douleur.

« Sa jambe s'est coincée là, regarde. » dit le garçon avec inquiétude alors que l'homme soulevait le petit opossum de sa boîte de voyage. La patte avant gauche de l'animal semblait blessée. L'homme aux cheveux noirs lança un rapide regard autour d'eux et, quand il vit que personne ne les observait, il tira une baguette de sa poche.

« Ferula. » dit-il et quand le bandage apparut sur la jambe du rongeur, il le remit dans sa boîte. « Je vais le prendre avec moi. Sa jambe ira bien avant que le train arrive. »

« Si nous ne manquons pas ce train. » dit la fille d'une voix tranchante et elle eut un sourire méprisant.

« Nous avons plus de vingt minutes d'avance et nous sommes dans la station. Nous ne le manquerons pas. » claqua le garçon en direction de sa sœur. « Arrête d'être une andouille. Si quelque chose était arrivée à Hopper, tu aurais aussi voulu que ce soit soigné. »

La petite fille détourna la tête et ne répondit pas. L'homme alla derrière elle et la saisit par les épaules.

« Sev a raison, tu sais, Qui. »

« Tu le soutiens toujours. » laissa-t-elle échapper, offensée.

« Pas toujours, juste quand il a raison. » La voix de l'homme était sérieuse et la fille ne répondit pas. « Maintenant, allons-y avant de vraiment manquer ce train. »

La mauvaise humeur de la fillette disparut presque immédiatement. L'excitation précédente revint et elle poussa de nouveau son chariot en avant. L'homme lui sourit en retour avec appréciation, regardant le kangourou qui était sur le dos de son T-shirt. 'Je viens d'Australie' lut-il. 'Et toi ?' Le T-shirt de son autre petit-enfant était d'un bleu foncé, qui était assorti à la couleur de son jean. Les deux enfants avaient des cheveux courts et noirs, mais les yeux du garçon étaient brun chocolat, comme ceux de sa mère.

Quand ils arrivèrent à la barrière entre les plates-formes neuf et dix, ils y trouvèrent un garçon petit et mince, assis sur sa malle et pleurant devant la barrière, bloquant leur chemin.

La fille appelée Qui arrêta son chariot et se dirigea vers le garçon inconnu sans hésitation.

« Que se passe-t-il ? » demanda-t-elle et elle s'accroupit à côté de lui.

Le petit garçon leva la tête, ses yeux brillant d'incertitude.

« Je pense que je suis perdu. » chuchota-t-il et il pâlit lorsqu'il repéra le grand homme qui les approchait.

« Où sont tes parents ? » demanda-t-elle en se penchant en avant. Le garçon déglutit.

« Je n'ai pas de parents… » dit-il et il essaya de se faire aussi petit que possible.

Le moment suivant, l'autre garçon, appelé Sev, les rejoignit.

« Tu vas à Poudlard aussi ? » demanda-t-il sans entendre les paroles précédentes.

Soudainement, le soulagement remplaça la crainte sur le visage du petit garçon.

« Etes-vous aussi des sorciers ? »

Les trois échangèrent des regards, et sourirent.

« Pourquoi ? Nous n'en avons pas l'air ? » demanda la fille d'un ton joueur.

« Uhm… » le regard du garçon passa de l'un à l'autre. Ils ressemblaient définitivement à des Moldus, portant des jeans et des T-shirts. Bien que ces malles sur leurs chariots… « Sais pas… » murmura-t-il.

« Nous le sommes en effet. » l'homme eut un sourire en coin et, d'une traction subite, releva le garçon. « Mais laisse-nous passer maintenant, ou vous manquerez le train et la Directrice me tuera. Marchons directement vers cette barrière, et nous y serons. »

Une minute plus tard, ils se tenaient sur une plate-forme pleine de monde, de malles, de chariots, et de différentes sortes d'animaux. La grande locomotive à vapeur du Poudlard Express fumait déjà alors que la température montait. L'homme conduisit les enfants vers la fin du train, voulant apparemment éviter l'attention.

Il n'était pas chanceux. Quand ils s'arrêtèrent et que l'homme commença à monter les malles des chariots sur le train, une voix soudaine surgit de derrière eux.

« Snape ? Est-ce vous ? »

L'homme ne réagit pas mais, après avoir poussé la malle du petit garçon dans le wagon, il se retourna.

« M. Diggory. » dit-il poliment en lui tendant la main. Les deux hommes se serrèrent la main.

« Vos petits-enfants, je suppose. » L'homme appelé Diggory regarda les trois enfants. Severus sourit.

« Pas tout à fait, juste les deux avec les cheveux noirs. Severus, Quirke, venez-là. » il leur fit signe d'approcher. « Cet homme est Amos Diggory. » La fille sourit timidement tandis que le garçon serrait la main à l'homme plus âgé.

« Vous étiez le Ministre de la Magie, n'est-ce pas ? » demanda sérieusement le garçon.

« C'était il y a plus de huit ans, jeune homme. » sourit-il d'un ton jovial. « Et Severus, laissez-moi vous présenter ma fille, Judith… »

« Ravie de vous rencontrer… »

« Cet homme sera ton professeur de Potions si je ne me trompe pas… »

Severus secoua la tête avec amusement.

« Minerva voulait le garder secret jusqu'au festin de début d'année. Je suppose qu'elle ne voulait pas effrayer les parents… »

« Allons, Severus, pourquoi une telle information aurait-elle effrayé quelqu'un ? »

Le sourire en coin de Severus s'élargit.

« N'oubliez pas que je suis celui qui a enseigné aux parents de cette génération… »

Diggory fit un geste dédaigneux de la main et mit la malle de sa fille sur le wagon.

« Allez, file maintenant… »

Severus déposa un baiser sur le front de Quirke, mais le jeune Severus était trop sérieux et trop timide pour des actions affectueuses comme celle-ci et il fit un signe de la tête à la place.

« A plus tard alors. » dit-il et il monta dans le train.

« A plus tard. »

Les garçons aidèrent les filles à mettre leurs malles dans un compartiment vide, et finalement, les quatre enfants s'assirent alors que le train quittait la gare.

« Donc votre père… » commença Judith, mais Severus la coupa.

« Oh, la ferme. Et la réponse à ta question est : oui. »

La fille rougit, mais elle ne continua pas à questionner ses compagnons.

« Comment tu t'appelles ? » Qui se pencha vers le petit garçon dans le coin.

« Je suis… Thomas Warren, mais appelez-moi Tom. » dit-il timidement. « Et vous ? »

« Quirke Snape. Et c'est mon frère, Severus Snape. »

« J'aurais pu le dire moi-même. » murmura sombrement le garçon. « Mais merci. » Il se tourna vers Tom. « Tu ne viens pas d'une famille sorcière, n'est-ce pas ? »

« Heu… » il mordit sa lèvre nerveusement, « On m'a dit que mes parents étaient des sorciers, mais je ne les connais pas. Ils sont morts quand j'étais bébé et j'ai été envoyé dans un orphelinat. »

Les trois enfants le regardèrent avec horreur.

« Tu as vécu dans un orphelinat ? » demanda Judith. « Mais c'est… »

« Il ne me reste aucune famille. L'homme qui est venu me chercher, un homme grand et brun, appelé Fletcher, m'a dit que tous les membres de ma famille sont morts dans la même guerre que mes parents… »

Severus acquiesça, comprenant.

« Beaucoup de gens sont morts dans cette guerre… »

Tom le regarda.

« Tu l'as appris ? »

Quirke ricana et son frère lui lança un regard acide.

« Non, il a juste lu tous les livres qu'il a trouvé dans la maison… »

« Le ferme, Qui… »

« Pourquoi ? Ce n'est pas toi qui a volé les livres d'histoire de maman pour les lire et la harceler pour parler de ces choses ? »

Judith parla :

« C'est vrai que votre mère va être le professeur d'Histoire ? »

Qui leva les yeux au ciel.

« Oh, ouais… Et Grand-père sera le professeur de Potions et nous serons condamnés… »

« Qui ! » hurla Severus avec colère.

« Quoi ? » elle tourbillonna vers son frère. « Tu seras peut-être réparti à Serdaigle, mais j'espère que le Chapeau me mettra à Gryffondor et c'est tout. » Elle sourit à Tom, qui la regardait avec surprise.

« Le Chapeau ? »

Severus se décida finalement à sortir un livre de sa malle et ne prêta plus attention à la conversation autour de lui.

Avant que la sorcière avec le chariot aux friandises arrive, les deux filles étaient en train de raconter des histoires sur Poudlard à un Tom aux yeux écarquillés, qui osait à peine respirer à cause de la crainte mêlée de respect qui l'assaillait. Même Severus laissa son livre pour quelques bonbons, et il acheta avec précaution des sucreries pour trois personnes, en mettant le tiers devant Tom.

« Je ne peux pas accepter. » déglutit le petit garçon. Severus haussa les épaules.

« Ce n'est pas mon argent, mais celui de mes parents. Et ce n'est pas grave de toute façon. » et il clôtura la discussion en s'enterrant de nouveau dans son livre.

« Il fait toujours ça ? » demanda Judith en chuchotant.

« Ouais. » répondit Qui. « Il se comporte toujours comme s'il était mon frère aîné, même si nous sommes jumeaux. »

« Et pourquoi portez-vous des vêtements Moldus ? »

Qui haussa les épaules.

« Nous portons presque toujours des vêtements Moldus. Nous sommes allés à l'école primaire Moldue. Ca aurait été un peu bizarre si nous avions porté des robes et des chapeaux… »

« Ecole Moldue ? » Les yeux de Judith s'écarquillèrent sous la surprise. « Mais vous êtes des Snape et les sang-purs… »

« Ne commence pas avec ces conneries. » elle fronça les sourcils. « De un, maman est née-moldue et de deux, elle ne voulait pas que nous ayons un professeur particulier. Elle dit que nous devions être avec d'autres enfants. Je pense qu'elle avait raison, mais ils ont eu énormément de disputes avec Grand-père à ce sujet. »

La voix de Tom interrompit les deux filles.

« Judith, tu n'es jamais allée à l'école avant ? »

« Non. » elle secoua la tête. « J'ai eu quelques professeurs privés et ils… »

La porte du compartiment s'ouvrit. Deux garçons se tenaient dans l'encadrement de la porte, tous deux plus âgés que les quatre première année. L'un d'eux était un garçon gros et lourdaud avec des cheveux hérissés, mâchant lentement quelque chose, et Qui trouvait qu'il ne semblait pas très intelligent. L'autre garçon était grand et avait un air confiant dégoûtant. Tous deux portaient l'insigne de Serpentard sur leur poitrine. Ses yeux firent rapidement le tour du compartiment.

« Alors, voici ces Snape dont tout le monde parle. » il lança un court regard à Judith, « et la fille de l'ancien Ministre. Mais qui es-tu ? »

Tom fut effrayé alors que le garçon plus grand le dominait.

« Je suis… Je suis Tom Warren… »

Le choc était clair sur le visage du garçon confiant.

« Tom Warren-Avery, tu veux dire, non ? » il se rapprocha et, d'un doigt sous le menton de Tom, il leva sa tête et le regarda dans les yeux.

Severus baissa son livre, mais sa sœur sauta sur ses pieds.

« Laisse-le tranquille ! »

Le grand garçon fit un pas dans le compartiment, bloquant le chemin de Qui vers le petit garçon dans le coin.

« Ce ne sont pas vos affaires. » murmura-t-il en mâchant toujours quelque chose.

« Je suis Rabastan Macnair, Tom, et il est mon ami, Fidelus Goyle. » dit le grand garçon en désignant son camarade lourdaud, et il tendit sa main. Tom libéra sa tête et serra les dents.

« Laisse-moi tranquille. » murmura-t-il avec crainte.

« Tu seras un membre de notre maison, petit. Ne sois pas si timide. Nous sommes du même côté… »

Tom trembla et essaya de s'éloigner de lui.

« Je ne comprends pas… »

« Oh, alors je vais te le dire. Ton père… »

« Silencio ! » Le sort fit taire le Serpentard, qui se tourna brusquement. Severus se tenait là, sa baguette levée. « Tu ne lui diras rien. Ni maintenant, ni plus tard, si tu ne veux pas te battre en duel avec moi. Et je te préviens : mon grand-père, qui m'a appris à me battre en duel, était bien meilleur que ton père. Maintenant pars, et laisse Tom tranquille. » Le moment suivant, les deux Serpentards se trouvaient en dehors du compartiment.

Qui regarda son frère horrifiée.

« Grand-père va te tuer… »

Severus remis sa baguette dans sa poche et se rassit.

« Pas si tu peux garder ta grande bouche fermée. »

Qui mit ses mains sur ses hanches et fit un pas en avant.

« Je… » mais elle s'arrêta soudainement. « Qu'est-ce que c'était que cette histoire sur leurs pères et Grand-père ? »

« Rien. » dit Severus et il releva son livre.

« NON ! » Qui saisit son livre et força son frère à la regarder. « Ce n'est pas juste que tu saches et pas nous… »

« Tu devrais lire plus. » il releva de nouveau le livre, mais cette fois, la voix suppliante de Tom l'arrêta.

« Je ne sais rien de mes parents, Severus… »

Severus soupira, vaincu, et ferma son livre.

« Ecoute, ce n'est pas quelque chose de joyeux. C'est à propos de la guerre dans laquelle ta famille a péri. »

Qui, entendant le mot 'péri', leva les yeux au ciel. Tom, au contraire, ne sembla pas remarquer le comportement et le mot adultes.

« Je m'en moque. Je le saurai tôt ou tard et je voudrais que tu me le dises… »

« S'il te plait, Sev. » la voix de sa sœur se joignit à celle de Tom, et même Judith le regarda avec attente. Severus abandonna.

« Très bien, mais juste quelques mots, parce que nous devrons mettre nos robes d'école après ça. » il attendit les signes d'assentiment, puis continua. « Dans cette guerre où ta famille est morte, Tom, ton père, ta mère et les autres membres de ta famille étaient du même côté que les Macnair ou les Goyle, les familles de ces deux garçons. » il inclina la tête vers le couloir, « et c'était le côté opposé à notre famille ou même à la famille de Judith. Mais ça ne signifie pas que tu dois appartenir à la compagnie de ces brutes. Les parents de grand-père étaient de ce côté aussi, et il s'est battu contre eux. La guerre est toujours comme ça. Tu dois prendre ta propre décision. » il regarda Tom fixement. Tom déglutit difficilement et regarda le sol.

« Ca signifie qu'ils étaient mauvais ? »

Un froncement des sourcils traversa le visage de Severus.

« Je ne sais pas, Tom. » dit-il finalement. « Ils suivaient un homme mauvais, et ça les a probablement affectés, mais je ne les ai jamais connus personnellement. »

Tom acquiesça.

« Que s'est-il passé ici ? » Un grand garçon avec le nez tordu, les yeux bleus lumineux et les cheveux auburn s'arrêta devant le compartiment et les scruta. « Quelqu'un m'a dit que vous vous étiez battu. Est-ce vrai ? »

Severus se leva.

« C'était juste moi. Et ce n'était pas un combat, je les ai juste aidés à sortir. Ils harcelaient un de mes compagnons. » il fit un pas en avant et tendit la main. « Severus Snape. »

Le garçon sourit.

« Snape, hein ? » il leva un peu son menton et rit. « Au moins, je ne serai pas le seul avec un nom de famille historiquement trop célèbre. » il prit la main de Severus. « Ares… Ares Hurricus Dumbledore. »

« Wow » cria Qui. « Tu es le petit-fils d'Albus Dumbledore ? »

Le garçon auburn secoua la tête.

« Oh, non. Je ne suis pas aussi chanceux. Mon fou de grand-père est Aberforth. Albus Dumbledore a eu cinq filles, pas de fils pour porter son nom… Et vous ? » il regarda les autres.

« Ma sœur, Quirke, et voici Judith Diggory et Tom Warren. »

« Vous serez tous en première année ? » Ils acquiescèrent. « Bienvenue alors. Et essayez d'être à Gryffondor : c'est aussi ma maison. Je suis en cinquième année et préfet. Maintenant, enfilez vos robes ! Nous arrivons bientôt ! »


Severus fut soulagé quand la réunion du personnel se termina. Il n'avait jamais aimé ces réunions, bien qu'il doive avouer qu'avec les remarques calmes et spirituelles d'Hermione chuchotées dans son oreille, tout était beaucoup plus supportable.

L'équipe n'avait pas vraiment changé. La Directrice était toujours Minerva, le Directeur de Gryffondor était Fletcher, la Directrice de Poufsouffle était Chourave et la Directrice de Serpentard était encore Vector. Sinistra, Trelawney et Hagrid étaient encore à leur poste, ainsi que Rusard, Poppy, Vilma (Madame Pince) et Madame Bibine. Oh, et il y avait lui, mais ça ne comptait pas vraiment : il avait été absent pendant onze ans, donc il était maintenant comme un nouveau membre du personnel.

Les nouveaux membres étaient : Hermione en tant que professeur d'Histoire, McDougal, le professeur de Sortilèges et Directeur de la maison de Serdaigle (bien qu'il ne soit pas vraiment nouveau : il enseignait dans l'école depuis dix ans) et le professeur de Défense, Erica Knight.

« N'es-tu pas effrayée par ce poste ? » Severus entendit Hermione demander après la réunion.

« Pourquoi le serais-je ? » demanda-t-elle en riant légèrement. « Je l'enseigne depuis quatre ans – apparemment, être de la famille d'Harold Winston Potter aide beaucoup contre cette stupide malédiction. » elle se tourna vers Severus. « Savez-vous pourquoi George a décidé de quitter Poudlard ? C'est arrivé si rapidement… »

Severus sourit.

« Il s'est marié cet été et son épouse est enceinte. Il voulait être avec sa famille. »

Erica acquiesça.

« Et pourquoi êtes-vous revenu ? »

« Je voulais aussi être avec ma famille. »

Erica rit.

« Alors, c'est vrai que cette année, nous allons devoir supporter quatre Snape ? »

Severus haussa un sourcil.

« Quatre ? »

« Vous, Hermione et les deux enfants. »

« Oh, Hermione… » Severus eut un sourire en coin. « Oui, si vous pensez à elle comme à un Snape, oui. »

« C'est dommage que ces étudiants ne se rappellent pas de vous et de votre réputation, Severus. Ca diminuera l'impact de l'annonce de Minerva. De nos jours, le nom de Snape est considéré beaucoup plus positivement. »

Severus grogna et se leva.

« Allons dans la Grande Salle. Les petits monstres arriveront bientôt. »

« Excité, je vois… »

Severus mit sa cape vert bouteille et ses pensées s'égarèrent. Ces dernières années, il n'avait presque pas porté de robes. Ils avaient vécu dans un environnement Moldu, et Hermione avait été stricte. Donc, il s'était rapidement habitué aux vêtements Moldus, principalement des jeans, des T-shirts et des pulls. Il n'avait presque jamais dû porter de manteau : la région d'Australie où ils avaient vécu était plutôt chaude, même pendant l'hiver.

Pendant les premiers mois, Severus avait détesté les vêtements Moldus, mais il avait approuvé Hermione (la plupart du temps intérieurement) sur le fait que les enfants seraient mieux élevés dans un environnement normal, plutôt que dans la communauté sorcière, où la renommée de leur père les aurait distingués et gâtés.

Donc maintenant, dans ses robes, Severus se sentait plus qu'un peu inconfortable.

Quand ils entrèrent dans la Grande Salle, il fut soudainement frappé de plein fouet par combien Poudlard lui avait manqué. Poudlard en temps de paix. La Grande Salle admirablement illuminée, les centaines de torches vacillantes, le plafond enchanté, le bruit de ces enfants énervants, bon Dieu, combien ça lui avait manqué ! Mais il était de nouveau là, cette fois attendant que ses petits-enfants pénètrent par l'entrée latérale et soient répartis (bien qu'il n'ait aucune illusion sur le résultat : Severus serait à Serdaigle et Quirke à Gryffondor, quoique Severus ait aussi assez de courage et de loyauté pour être réparti à Gryffondor) et c'était étrange… Mais il avait l'impression qu'il était finalement arrivé chez lui.

Il s'assit entre Minerva et Hermione (en tant que nouveau Directeur Adjoint, c'était sa place), et il ne put réprimer un sourire quand Minerva se pencha vers lui-

« Mon dieu, Severus, avec ces cheveux courts et cette cape verte, tu vas briser les cœurs des tes étudiantes. Et peut-être pas seulement de tes étudiantes. »

« C'était l'idée d'Hermione, blâme-la. » chuchota-t-il en retour.

« Je ne la blâmerai certainement pas. Je suis tellement heureuse que tu sois ici, Severus, que vous ayez finalement décidé de revenir en Angleterre… »

« Nous n'avons pas l'intention de repartir, tu sais. Nos métiers nous attachent ici… »

Un léger bruit prévint la Directrice, qui regardait son collègue.

« Allez, va accueillir les première année. Ils sont arrivés. »

Ils arrivaient, en effet. Dix d'entre eux étaient complètement trempés (ce qui voulait dire qu'au moins deux bateaux s'étaient renversés dans le lac), mais tous semblaient un peu intimidés, à l'exception de Severus, qui était aussi calme et tranquille qu'il l'était presque toujours.

« Les première année, professeur Snape. » le demi-géant se tenait à côté du groupe intimidé, sa main sur l'épaule de Quirke.

« Merci, Hagrid. » dit-il sérieusement, mais quand il aperçut Quirke lui faisant de grands signes de la main avec enthousiasme, il ne put retenir un petit sourire. « Suivez-moi. » il tourna les talons vers la petite pièce où les première année attendaient la répartition.

Leur tension augmenta, et tout le monde le regarda avec attente.

« Bienvenue à Poudlard. » dit Severus quand ils furent tous entrés. Il dit quelques mots sur les maisons et la répartition, mais à la fin, il ajouta. « Chaque maison a ses mérites et ses faiblesses. Et chaque maison a produit des sorciers lumineux et des sorciers sombres. Ce n'est pas la maison qui est importante, mais votre décision de comment vivre votre vie. » Severus remarqua que le petit garçon qu'ils avaient rencontré à la gare le regardait fixement. « Ne laissez pas des paroles stupides et des préjugés vous égarer. Quelle que soit la maison où vous serez réparti, ça ne garantira rien. La répartition est juste là pour vous aider à vous trouver. » Le bourdonnement de centaines de voix de l'autre côté de la porte de droite disparut lentement. C'était le moment.

La répartition était une cérémonie très longue cette année : il y avait énormément de première année. L'explication était simple : cette année était la onzième après la chute de Voldemort. Combien de ces enfants avaient été conçus ce jour fatidique d'avril, il y a onze ans ?

Et les années à venir seraient beaucoup plus nombreuses. Remus et Armena Black, les enfants de Sirius et d'Armena Black, Natalia, Alfred et Alex Weasley, les enfants de Bill Weasley, Archibald Weasley, le fils de Percy Weasley, Christian Diggory, le plus jeune fils de Diggory, et la génération encore plus jeune : Helen Moon, la fille de Janus, Violet et Andrew Kirkpatrick, les enfants de Pansy Parkinson et d'Andrew Kirkpatrick, Bill, Steven et Lilian Weasley, les enfants de Ron et de Padma Weasley, Clara Londubat, la fille de Neville et de Parvati Londubat, Terry Boot, un autre, le quatrième dans la lignée, et tant d'autres…

En attendant, Severus essayait de mémoriser autant de noms que possible. En une semaine, il rencontrerait une école entière d'étudiants, de noms et de visages… Ce ne serait pas facile.

Judith Diggory fut répartie à Poufsouffle.

Severus regarda la table de Serpentard. C'était si étrange… il ne les connaissait même pas, et une fois, il y a bien longtemps, il avait été le Directeur de cette Maison… Et maintenant, il attendait que ses deux petits-enfants soient répartis – certain qu'aucun d'eux ne serait dans cette maison.

« Snape, Quirke Meredith ! » il lut le nom suivant et sourit à la fillette nerveuse. Elle était tellement anxieuse qu'elle oublia de ricaner à son deuxième prénom. Elle n'aimait pas le nom de Meredith, mais Hermione voulait lui donner le nom de sa mère, et Severus avait trouvé bien que les deux enfants aient aussi des noms moldus.

Les chuchotements éclatèrent dans la Salle.

« Snape ? Il a dit Snape ? »

« Est-ce que c'est cette famille Snape ? La célèbre ? »

« Idiot, il n'y a PAS d'autre famille Snape… »

« Oh, mon Dieu. » dit quelqu'un. « On ne peut rien lire sur eux dans les journaux ! Rien du tout ! »

Ca avait été le but de leur déménagement en Australie, pensa Severus, satisfait.

« Gryffondor ! » cria finalement le chapeau et la table de Gryffondor éclata. Pendant un instant, Severus ne put s'empêcher de penser à ses parents. S'ils avaient su… Il sourit d'un air moqueur. Son frère, Quietus, aurait été un Gryffondor s'il avait voulait déranger leurs parents…

Qui sauta du tabouret et posa le chapeau dans les mains de Severus.

« Merci grand-père. » dit-elle avant de se tourner et de partir comme un ouragan. Severus ne put s'empêcher de secouer la tête. Combien de fois avait-il dit à la fillette qu'à l'école, son nom était professeur Snape ou monsieur, mais certainement pas 'grand-père'. Il inspira profondément et continua la liste.

« Snape, Severus Winston ! » Le nom du vieux Potter.

Les chuchotements et les murmures, encore. Le jeune Severus resta calme pendant tout le processus.

« Serdaigle ! » hurla le chapeau et, cette fois, les cris de joie étaient beaucoup plus forts que ceux des Gryffondors.

« OUI ! » cria un garçon dodu à la table de Serdaigle.

La table de Serpentard s'assombrit dans un silence glacial.

La répartition continua.

Et finalement,

« Warren-Avery, Thomas ! » La voix de Severus hésita presque lorsqu'il lut le nom. Impossible. Avery, le fils du bâtard était vivant et allait à Poudlard en même temps que ses petits-enfants. Son visage s'obscurcit.

Le petit garçon se tenait devant lui. Le fils d'Avery.

Mais c'était juste un garçon. Et il ne pouvait pas commettre deux fois la même erreur. Une fois, il y a longtemps, il avait jugé un garçon par son père - et ça avait été l'une des plus grandes erreurs de sa vie.

Tom. Le garçon se nommait Tom, très probablement d'après le monstre reptilien.

Mais il était aussi un orphelin. Il n'était pas l'enfant arrogant et de sang-pur qu'il aurait put devenir si ses parents avaient survécu. Il était juste un enfant effrayé, l'attendant, attendant le chapeau pour le répartir.

Severus soupira finalement et lui tendit le chapeau.

Le garçon s'assit sur le tabouret. Du coin des yeux, il vit le visage pâle d'Hermione.

« Gryffondor ! » cria le chapeau, et Severus entendit le hurlement de Qui :

« Ici, Tom ! »

Et la répartition fut finie.

Quand Severus revint de la pièce où il devait placer le chapeau et le tabouret et qu'il s'installa à sa place à côté de Minerva, elle se leva.

« Juste quelques mots. La Forêt sur le sol de l'école est interdite à tous les élèves. » elle regarda de façon tranchante la table de Gryffondor, où un garçon aux cheveux auburn lui sourit largement et acquiesça. « Aucune exception. La magie ne peut pas être utilisée entre les classes dans les couloirs, les bonbons magiques et les jeux inclus. Et finalement, je voudrais présenter deux nouveaux professeurs : le professeur Hermione Snape, qui sera le professeur d'Histoire, puisque M. Binns a décidé de démissionner… » Hermione inclina la tête alors que d'énormes cris de joie retentissaient dans la salle. Apparemment, le vieux fantôme n'avait pas été plus populaire que dans le temps de Severus. « Elle a été professeur d'Histoire à l'Académie Magique de Hopsands en Australie pendant six ans. Et, comme vous le voyez, le professeur Weasley n'est pas ici. Il s'est marié cet été et a changé de métier. Notre nouveau et ancien professeur de Potions est le professeur Severus Snape, qui a précédemment été professeur de Potions à Poudlard pendant dix-sept ans, et le Conseil d'Administration l'a élu comme nouveau Directeur Adjoint de l'école, après que le professeur Vector ait décidé de démissionner de ce poste. »

Des applaudissements polis, pas aussi joyeux que pour Hermione, mais c'était compréhensible : George avait été populaire. Severus inclina la tête et lança des regards noirs.

Hermione et lui scrutèrent les quatre tables devant eux, alors que les enfants étaient occupés avec le dîner soudainement apparu.

« Je suis si heureuse, Severus. » chuchota Hermione dans son oreille. « Mais, tu sais, je n'aurais pas été moins heureuse si l'un d'eux avait été réparti à Serpentard… »

« Je sais. » répondit-il. « Et je suis plutôt soulagé que cet… l'enfant d'Avery n'ai pas fini dans mon ancienne maison. Il sera mieux à Gryffondor. »

Le visage d'Hermione s'assombrit. Le nom d'Avery était un tabou dans leur maison à cause de raisons évidentes. Mais finalement, elle haussa les épaules.

« Quirke l'apprécie apparemment. » Ils regardèrent les deux première année. Ses yeux aperçurent soudainement un grand garçon assis près d'eux. « Regarde là, Severus! Tu ne trouves pas ce garçon, ce grand… deux sièges à droite de Quirke… n'est-il pas familier ? »

Le cœur de Severus s'arrêta presque lorsqu'il vit le garçon. Un doux contact sur son bras lui montra que Minerva voulait dire quelque chose.

« Oui, Minerva ? » dit-il, mais il ne put pas détacher ses yeux du grand garçon.

« C'est le petit-fils d'Aberforth, Severus. »

« Il ressemble à Albus. » murmura Severus.

« Je sais. Mais il n'est pas lui. Peut-être plus tard… » elle se pencha plus près de lui. « En ce moment, il est plus comme les jumeaux Weasley dans leurs meilleurs jours à Poudlard. C'était le favori de George d'ailleurs. »

« Ca ressemble à Aberforth. » Severus ricana alors qu'il pensait au vieil homme idiot.

« Ne penses pas cela. » répondit Minerva. « Il est beaucoup plus sérieux et il est notre meilleur étudiant… »

« Tu peux employer le passé, Minerva. » l'interrompit Severus. « N'oublie pas, le jeune Severus Snape est arrivé, et je te jure qu'il est aussi doué que l'était Quietus. »

« Son animal de compagnie est Fumseck cependant. » dit soudainement la Directrice. « Albus le lui a laissé. Donc… »

« Donc, dans cent trente ans, nous aurons un autre Albus… Quel est son nom ? »

« Ares. »

« Donc, il n'est pas Albus. » La voix de Severus semblait résignée.

« Il te manque toujours ? » la femme le regarda, inquiète.

Severus haussa les épaules.

« Je ne sais pas. Souvent, je n'avais simplement pas assez de temps pour que quelqu'un me manque… La vie est devenue troublée plus de fois que je l'aurais attendu… »

« J'ai entendu parler de ta toute nouvelle potion… »

« Ce n'est pas si nouveau, et je ne l'ai pas créée seul, comme je suis sûr que tu le sais. »

« La population loup-garou du pays t'est extrêmement reconnaissante. »

« Je suis bien plus fier de ma Potion Développée de Sommeil Sans Rêve. »

« J'ai en entendu parler. Poppy n'arrête pas de te bénir. Et si j'ai bien entendu, avec tes nouvelles inventions, vous êtes devenus plutôt riche… »

« Allons, Minerva ! Puisque les Potter ont légué leurs possessions à Harry, nous étions assez riches pour acheter Poudlard si nous le voulions… »

« Pourquoi es-tu revenu alors, Severus ? » cette fois, le visage de sa collègue était sérieux.

« Parce que j'ai réalisé que j'aimais enseigner. Et maintenant que je n'ai plus d'aide dans mes expériences, j'ai trouvé inutile de rester seul en Australie. »

« Je suis vraiment heureux que tu sois ici. Tu m'as manqué, Severus. Et tu as manqué à ta maison aussi… »

« Je ne suis pas le Directeur de Serpentard… »

« Vector serait heureux de te rendre tes responsabilités… »

« J'y penserai, Minerva. »

« Merci. Et si tu as le temps, s'il te plait, viens dans mes quartiers pour le thé. Ce serait bien de parler à un vieil ami. »

« Avec plaisir. »

Leurs nouveaux quartiers étaient au deuxième étage. Ils étaient grands, avec deux chambres, deux salles de bains, un salon et une kitchenette. Hermione, qui était déjà resté à l'école pendant deux semaines, l'avait bien meublé et organisé, alors que Severus était resté au Manoir Snape avec les enfants.

« Tes ingrédients et les autres affaires sont dans des boîtes dans ton ancien bureau. Je ne voulais pas les déballer sans toi. »

« C'est bon. Je veux le faire moi-même de toute façon. »

« Je vais faire du thé. » dit Hermione. « Si je ne me trompe pas, nous aurons quelques visiteurs dans dix minutes… »

La porte s'ouvrit brusquement.

« Tu te trompais. Ce n'était pas dix, mais une. » Severus sourit à Hermione et se tourna en ricanant vers les jumeaux. « Que faites-vous ici ? »

« Je suis venu pour Pommy, et Qui a décidé de m'accompagner. » Qui acquiesça, mais aucun d'eux n'alla chercher le petit opossum. Il s'assirent sur le canapé à côté de Severus et attrapèrent une tasse de thé. Hermione s'assis sur le fauteuil en face d'eux et sourit. Ils regardaient avec attente l'horloge sur le mur, l'horloge de famille avec plusieurs aiguilles.

Cinq aiguilles, exactement.

Quatre d'entre elles étaient pointées sur le mot 'MAISON'.

La cinquième était pointée sur 'AU TRAVAIL', mais pas pour très longtemps. Bientôt, elle se déplaça sur 'EN CHEMIN', la cheminée ronfla et une grande silhouette trébucha en sortant de l'âtre.

« PAPA ! » hurla Quirke en sautant au cou de la silhouette. « Le Choixpeau m'a envoyée à Gryffondor comme toi et maman ! »

Harry la regarda, les sourcils froncés.

« Que faites-vous ici ? Vous devriez être dans vos dortoirs ! »

« Papaaaa. » Qui ignora l'agacement d'Harry. « Et Sev est à Serdaigle ! »

« Descends de mon cou, Qui. Si je me souviens bien, nous nous étions mis d'accord pour nous retrouver le week-end… »

« C'est bon, Harry. Ils voulaient juste t'annoncer les bonnes nouvelles. » dit Hermione avec douceur.

« Et la jambe de Pommy s'est cassée et grand-père l'a soignée et nous sommes venus le chercher… »

« Et je les raccompagnerai à leurs dortoirs. » ajouta calmement Hermione.

Harry embrassa le front de sa fille et la posa par terre.

« Félicitations. » dit-il finalement. Il se tourna vers son fils, et le pris aussi dans une courte étreinte. « Je suis fier de toi, fils. »

« Merci, papa. »

Severus regarda Sev, et vit l'amour et l'admiration que le garçon ressentait pour son père. Ils étaient très proches : Harry et Sev, tandis que Qui le choisissait généralement lui, Severus, pour les sujets dont elle ne pouvait pas discuter avec sa mère.

« Allez à vos dortoirs maintenant. C'est le premier jour, et vous devez rencontrer vos camarades de classe… On se voit samedi. Ares et Ron seront là pour vous accueillir en Angleterre. » il frissonna en pensant aux trois enfants de Ron, mais au moins, Ares n'en avait pas. Son ami ne voulait toujours pas se fixer. Ron, à la surprise de tout le monde, s'était marié avec Padma Patil peu de temps après la remise des diplômes. Son ami roux était rapidement devenu le beau-frère de Neville.

Tous les Weasley étaient déjà mariés avec des enfants. C'était juste une question de temps avant que Poudlard soit inondé par une nouvelle génération de Weasley. La première viendrait l'année prochaine : la fille aînée de Bill.

Harry se dirigea vers Hermione et embrassa son cou. « Je serais dans le bureau de Severus, amour. Je l'aiderai à déballer. »

« Je ne pense pas que je t'attendrai, Harry. Les cours de demain, tu sais… »

« Pas de problème. »

Quand Hermione partit avec les enfants et l'opossum de Sev, il s'effondra à côté de Severus.

« Salut, papa. » grogna-t-il.

« Dur travail… ? »

« Non. » bailla Harry. « Trop de nouveaux visages. La seule que je connaissais était Cassia. Oh, et Neville, qui travaille dans la serre et le laboratoire de potion de l'hôpital. » Ils sourirent en se rappelant une vieille conversation au sujet des laboratoires de potions et des Londubat. « Les autres Guérisseurs et infirmières étaient complètement inconnus. Oh, et ils passaient la plupart du temps à me regarder fixement. Je pense que je me suis habitué à être un être humain normal en Australie. Cette attention… L'Homme-Qui-A-Tué-Vous-Savez-Qui… Je n'ai pas entendu que cette stupidité depuis des années… » il massa son cou d'un air fatigué.

Severus regarda la peau exposée du cou d'Harry et repéra les lignes blanches des cicatrices clairement visibles.

« Tu as oublié de mettre un glamourie. » dit-il doucement.

« Non. » Harry haussa les épaules. « Ils apprendront à leur propos tôt ou tard. Et je n'ai rien à cacher. »

Les cicatrices rappelèrent à Severus une autre chose qu'il voulait dire à Harry.

« Le fils d'Avery est ici, à Poudlard. »

Un léger froncement de sourcils apparut sur le visage d'Harry, mais il disparut rapidement.

« Le pauvre. Il a grandi dans un orphelinat, je suppose ? »

Severus acquiesça.

« Le chapeau l'a placé à Gryffondor. »

Les yeux d'Harry devinrent pensifs. Il prit un moment avant de parler.

« Je suis heureux de l'apprendre. Je ne voudrais pas que l'histoire se répète. »

Severus se leva et s'étira.

« Allons à mon bureau. Hermione m'a dit qu'elle n'avait pas déballé mes affaires. »

« Oh. » la tête d'Harry se releva brusquement. « As-tu la Potion de Mémoire avec toi ? »

« Juste les ingrédients. Pourquoi ? »

« Je voulais essayer de préparer l'antidote et de le modifier pour qu'il puisse faire quelque chose pour les amnésies sérieuses. Si nous ajoutons quelques ailes de chauve-souris et des piquants de porc-épic… »

L'enthousiasme d'Harry contamina apparemment l'humeur de Severus, car il inclina la tête avec excitation.

« Essayons ça ! »

Plus tard, après avoir commencé à préparer la Potion de Mémoire, ils continuèrent leur conversation précédente.

« Je suis heureux d'avoir accepté ce poste de Guérisseur. » dit Harry en remuant deux fois la potion dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.

« Je pense que tes expériences avec la mémoire et la guérison d'âme sont exceptionnelles. » dit Severus en saupoudrant un peu d'asphodèle sec.

« Cassia a dit la même chose. » il jeta un charme de chauffage sur les prochains ingrédients avant de les ajouter. « Bien que ce soit toujours un miracle pour moi que tu ais regagné tes souvenirs. Tu es le seul que je connaisse. Mes expériences et les experts disent que ce n'est pas possible… »

« Ne sois pas ridicule. Je les ai regagnés. » Tous deux rirent. « Et si tu veux savoir, ça semble toujours un miracle pour moi que tu ais survécu au Baiser du Détraqueur. Tu es le seul que je connaisse. »

Harry pris l'asphodèle en poudre à Severus et l'introduisit lentement dans la préparation.

« Penses-tu toujours que c'était à cause du serment de Malfoy ? »

« Que puis-je penser d'autre ? » La voix de Severus était légèrement irritée.

« Ton amour et celui d'Hermione par exemple. » dit doucement Harry. « Je me rappelle d'être dans le néant et d'avoir senti que, quelque part, vous m'attendiez… »

Severus ne put pas répondre. Il s'assit et enfouit son visage dans ses mains ; il se rappela.

FLASH BACK

Après que le sort de l'Identificateur ait résonné dans la pièce silencieuse, le corps d'Harry devint mou dans ses bras. Severus refusa de lever les yeux, il baissa la tête et enfouit son visage dans l'épaule d'Harry.

Des bruits de pas silencieux commencèrent à l'entourer, et des mots murmurés de conversations à voix basses pouvaient être entendus. Le poids sur son coté gauche devint même plus important lorsque la jeune fille s'effondra presque sur lui.

« Harry… » murmura Hermione entre ses larmes. « Ne pars pas, s'il te plait… »

Severus déplaça le corps d'Harry pour le poser sur le lit, en sentant le besoin de réconfort de la jeune fille. Mais juste lorsqu'il commença à se tourner avec sa charge, une petite toux et un grognement de douleur l'arrêtèrent.

« Ne bougez pas, s'il vous plait », la voix était sèche et éraillée. « Ca fait mal. »

Severus était si choqué que ses bras soudainement trop faibles lâchèrent Harry, qui tomba brutalement au sol.

Toutes les personnes dans la pièce s'arrêtèrent, choquées, et se tournèrent vers eux.

Harry lâcha un autre grognement douloureux.

« Harry ! » cria Hermione et, le moment suivant, elle était à genoux à coté de lui. Mais Severus fut plus rapide qu'elle. Il prit le garçon conscient dans ses bras et le posa sur le lit.

« Harry ? » demanda-t-il faiblement.

« C'est fini », murmura Harry.

« Quoi ? De quoi parles-tu ? » demanda Severus, craintif.

« Le froid. Le néant. Je suis mort ? »

« Non », la voix de Sirius vint du bout du lit. Lorsque Severus regarda dans sa direction, il put voir que tout le monde était autour d'eux. « Tu es à l'Infirmerie à Poudlard. »

« Sirius ? » Harry ouvrit les yeux, mais les ferma rapidement. « Il y a trop de lumière… »

« Comment te sens-tu ? » la voix de Madame Pomfresh avait perdu son habituel coté consciencieux.

« Mes cicatrices… brûlent », murmura Harry et il ouvrit les yeux à nouveau, mais cette fois il fut plus prudent et ne les ouvrit pas en grand. « Et… j'ai soif… »

« Bien sûr », Madame Pomfresh retrouva soudain son autorité en regardant autour d'elle. « Puisqu'il est en vie, vous pourrez le voir plus tard. Alors, dehors ! »

Severus n'avait jamais compris comment l'infirmière était si efficace, mais cinq minutes plus tard il n'y avait plus que quelques personnes dans la pièce : Severus, Hermione, Sirius, Armena et Anne. Poppy était sur le point d'ouvrir la bouche pour protester mais le regard-qui-tue de Severus la força à rester silencieuse.

Harry lutta pour s'asseoir, et Severus l'aida. Les premiers moments furent à briser le cœur. Harry les regarda avec un peu de confusion dans les yeux.

« Je pensais que je ne vous reverrai jamais. Je devrais être mort », soudain, sa voix s'arrêta et il se tourna vers Severus. « Il… il est mort… ? » murmura-t-il, la peur transperçant dans sa voix.

« Oui. Absolument. Il ne reviendra plus », dit fermement Severus en l'étreignant. La tension d'Harry diminua.

« Oh… » mais à ce moment, il vit Hermione par-dessus l'épaule de Severus. Le changement fut abrupt : tout le sang quitta son visage et ses pupilles se dilatèrent. « Hermione ? »

Ce fut à ce moment que Severus décida de les laisser seuls : il entraîna les autres dans le couloir et ferma la porte de l'Infirmerie. Une fois qu'ils furent dehors, Severus se tourna vers Sirius pour expliquer sa décision, mais lorsque ses yeux rencontrèrent ceux de Black, il sut que Black avait su. Andrus s'approcha d'eux.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi êtes-vous sorti ? »

'Réunion de Famille' pensa intérieurement Severus, mais à voix haute il dit simplement : « Allons dans mon bureau. J'ai des choses à vous dire… »

« Et J'en ai aussi… » murmura Andrus et il sortit une enveloppe de sa poche. « Une lettre officielle du Ministère de la Magie, Département des Promesses Magiques et des Serments. M. Boot me l'a donnée en tant qu'avocat officiel d'Harry. »

Sirius regarda autour, le couloir était toujours trop occupé.

« Allons-y, alors. Je ne pense pas que ce soit public… »

« Je pense que nous pouvons commencer avec la lettre, Andrus », dit Severus lorsqu'ils furent tous assis autour de la petite table dans son bureau. Ils n'étaient que trois : Armena avait décidé de ne pas venir et avait emmené Anne pour une promenade autour du lac.

« Je l'ai déjà lue. C'est pratiquement la lettre de Dragon Malfoy à Harry… »

« Quoi ? » Severus sauta sur ses pieds.

« Assieds-toi. Pas besoin de sauter, Severus. Je sais que vous êtes apparentés, mais… »

« Draco voulait sauver Harry… » la voix de Severus était faible à cause de l'émotion, mais le reniflement sceptique de Sirius et le ricanement d'Andrus contaient une autre histoire.

« Je ne pense pas, Severus, mais je pense que tu devrais lire par toi-même », il tendit la lettre. Sirius se leva et se tint derrière Severus pour lire par-dessus l'épaule du Maître des Potions.

Le 31 mars 1997.

Potter,

Je t'informe officiellement que j'ai prêté serment sur le nom de ma mère de te soutenir dans l'assassinat de Tom Marvolo Riddle. Par ce serment je me lie à toi et je le resterai jusqu'à ce que tu le vainques.

Je te déteste toujours, mais la nuit dernière, Tom Riddle a torturé et tué ma mère, parce qu'elle refusait d'entrer à son service et, sachant que tu es l'un de ceux qui pourraient tuer ce monstre, j'ai décidé que je ferai tout pour t'aider dans ta lutte contre lui, même si tu es le fils d'une salope sang-de-bourbe et d'un sang-pur stupide. Nous sommes apparentés (à mon plus grand dégoût, dois-je ajouter) et cet idiot de sort Noblestone m'oblige juste à te laisser tranquille – et maintenant je promets que j'abandonnerai ma vengeance contre to, si tu tues le monstre. Un monstre au sang-mêlé qui plus est – même toi, tu es meilleur que lui.

Je fais confiance à ton idiote noblesse de Gryffondor, pour ne pas abuser de ce lien et que tu l'utiliseras seulement pour vaincre Tom Marvolo Riddle.

Tout à toi en vengeance,

Dragon Fortes Malfoy.

« Il voulait se venger… » alors, tout le comportement de Draco fut logique pour Severus. Le visage plein de larmes, l'acte de sacrifice… Non, il n'y avait eu aucune affection pour Harry ou même Severus, il n'y avait eu que le souhait absolu de venger la mort de sa mère – ça avait été comme la décision qui avait changé la vie de Severus, lorsqu'il avait fait sa promesse à Albus… De venger son frère… rien d'autre.

« Typique d'un Malfoy », murmura Black derrière lui, et il devait acquiescer.

« Je suppose que c'est le lien d'Harry avec Malfoy qui l'a empêché de tomber dans l'obscurité et de rester sans âme » la voix d'Andrus était égale et calme. Sirius opina.

« C'est assez probable. »

« Le Survivant… » murmura Severus impressionné. Mais il essaya de se sortir secouer. « J'ai d'autres nouvelles, cependant… »

« Bonnes ou mauvaises ? » demanda Sirius en fronçant les sourcils.

« Ca dépend », Severus haussa les épaules, mais ne continua pas.

« Crache le morceau », dit Sirius et il s'assit dans le fauteuil opposé.

« Miss Granger attend l'enfant d'Harry pour octobre ou novembre. »

Lorsque Severus regarda ses deux compagnons, Andrus semblait absolument calme, mais il n'avait jamais été proche d'Harry. Le visage de Sirius, d'un autre coté, prit une horrible couleur verte grisée.

« Ouch… » fut tout ce qu'il put dire. Après dix minutes de silence total, il continua. « Nous devons faire quelque chose. Si les médias le découvrent… »

Severus se tourna vers son cousin.

« Est-ce que Harry peut-être blâmer pour… avoir dormi avec elle ? »

« Cela dépend de son âge au moment où l'acte a pris place », répondit-il terre-à-terre.

« Seize ans, je pense. »

« C'est bon, alors. Mais Sirius a raison. Si tu ne veux pas que votre vie soit retournée, vous devez quitter l'Angleterre pour un moment… »

Andrus suggéra qu'ils emménagent en Australie. Ils acceptèrent et ils achetèrent une maison là-bas, proche de Melbourne. Harry finit ses études là, à l'Académie de Magie d'Hopsands l'année suivante tandis qu'Hermione le suivait un an plus tard. Severus les avait tous les deux encouragés à étudier, donc finalement, Harry avait commencé ses études pour être Guérisseur par hibou, mais il était resté à la maison avec les enfants et Severus, et leurs potions étaient vite devenues célèbres dans le monde entier. Ce fut assez hilarant qu'Harry obtienne sa maîtrise en Potions plus tôt que celle en Soins, même si cette dernière était sa principale matière. Hermione était partie étudier l'Histoire à Sidney, dans une université moldue, et après avoir passé une maîtrise dans son sujet, elle avait été invitée à enseigner à l'Académie de Magie d'Hopsands.

Au fur et à mesure que le temps passait, ils devinrent de plus en plus impatients de rentrer, jusqu'à ce qu'Harry reçoive une invitation de Ste Mangouste pour être Guérisseur à l'hôpital. A ce moment-là, cependant, Severus et lui avaient été dans la dernière phase de leurs recherches sur la Potion Développée de Sommeil Sans Rêve et les jumeaux avaient seulement neuf ans, donc ils avaient décidé de rester pour encore deux ans.

Quand Minerva avait entendu dire qu'ils projetaient de revenir, elle avait immédiatement offert le poste d'Histoire à Hermione, et St Mangouste avait proposé à Severus un travail dans le laboratoire de l'hôpital comme Maître des Potions en Chef de l'institution et son premier employeur lui avait offert la même chose. Il aurait pu être Maître des Potions en Chef de l'Institut pour la Recherche de Potions Curatives.

Mais cet été, quand Minerva lui avait finalement dit que le poste de Maître des Potions était libre pour lui s'il le voulait, il avait accepté sans aucune hésitation.

Pourquoi ?

C'était simple : il aimait enseigner.

FIN DU FLASH BACK

« Allons à la maison. Demain je dois aller travailler et tu as des enfants à intimider… » la voix moqueuse d'Harry le chassa de ses souvenirs.

« Je ne pense pas que j'y arriverai », sourit Severus. « Avec Qui et Sev parmi eux… »

« L'âge t'adoucit, Severus… »

« L'âge ? Quel âge ? » Severus leva un sourcil. « J'ai seulement cinquante ans. C'est toi qui m'as transformé en grand-père trop tôt. J'ai au moins une centaine d'années à vivre si je peux survivre à tes enfants pendant sept ans ici… » murmura-t-il avait un agacement moqueur. « Et nous ne pouvons pas nous en aller maintenant. Nous devons attendre que ta stupide concoction refroidisse. »

« Elle peut très bien refroidir sans nous, Severus. Demain, nous pourrons commencer l'antidote. Allons-y. » Severus grogna, mais cessa de résister. « Alors, as-tu décidé de ce que tu vas dire à tes élèves pour leur première leçon ? Le vieux discours ? 'Vous êtes ici pour apprendre la science subtile et l'art rigoureux de la préparation des potions. Ici, on ne s'amuse pas à agiter des baguettes magiques, je m'attends donc à ce que vous ne compreniez… »

« Hé !! » cria Severus, mais Harry s'en moqua.

« …je m'attends donc pas à ce que vous ne compreniez pas grand chose à la beauté d'un chaudron qui bouillonne doucement en laissant échapper des volutes scintillantes, ni à la délicatesse d'un liquide qui s'insinue dans les veines d'un homme pour ensorceler peu à peu son esprit et lui emprisonner les sens…' »

« Arrête ! » grogna Severus de façon menaçante, mais Harry l'ignora.

« …Je pourrais vous apprendre à mettre la gloire en bouteille, à distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon si vous étiez autre chose qu'une de ses bandes de cornichons à qui je dispense habituellement mes cours…Oh, et les jumeaux Snape – nos nouvelles célébrités… »

« Ferme-la ! »

« …et moi-même comme autre célébrité, bien sûr » continua Harry, mais il fronça les sourcils. « Non… cette dernière phrase ressemble trop à Lockhart, pas toi. A propos, Lockhart est un de mes nouveaux patients, donc si tu n'es pas sage je restaurai ses souvenirs et je le renverrai à Poudlard… »

« Harry ! »

« Allez, Severus ! J'espère que mes enfants pourront voir leur grand-père se tenir devant toute la classe sifflant les mots un chaudron qui bouillonne doucement en laissant échapper des volutes scintillantes. »

« Tu es impossible », rit finalement Severus.

« Pas plus que toi », Harry leva les yeux au ciel.

Severus ouvrit la bouche pour répondre. « Allons-y ou je serai incapable de tenir ce stupide discours demain… »

« Alors tu vas le dire ? »

« Bien sûr. A quoi d'autre t'attendais-tu ? »

« Rien d'autre », sourit Harry en secouant la tête. « Ce sera parfait. »

Severus le frappa par jeu sur le dos. Harry gloussa, secoua sa tête et entoura son bras autour de la taille de Severus alors qu'ils se dirigeaient vers la porte. Ils sortirent du bureau, ressemblant à n'importe quels père et fils, et personne n'aurait pu deviner qu'il en ait déjà été autrement.

La porte claqua légèrement en se refermant sur eux.


FIN
Voilà.

Le tout dernier chapitre de cette histoire est là.

Enahma l'a dit : il n'y aura ni préquelle, ni séquelle. N'en attendez donc pas. ;-)

Quand elle a publié ce chapitre, Enahma a demandé à tous ceux qui avaient lu de laisser une review, pour qu'elle sache combien de gens avaient lu (parce que les stats de ffnet... et aussi parce que toute cette trilogie écrite dans une langue qui n'est pas sa langue maternelle mérite sans doute un petit quelque chose...). Alors, peut-on vous demander de laisser au moins un petit mot...? XD

Et elle a également prposé un petit sondage... que nous vous transmettons car votre avis nous intéresse (et intéresse sans aucun doute aussi Enahma...).

Il s'agit en gros de noter cette histoire. Les différentes parties indépendamment et la totalité :

-Happy Days in Hell (HDH)

-Even the Fear Left Me (OS)

-Coming off the Ropes (CoR)

-Through the Walls (TW)

-L'Ensemble de la Trilogie (TOUT).

Les notes sont, bien évidemment :

-O (Optimal)

-E (Efforts Exceptionnels)

-A (Acceptable)

-P (Piètre)

-D (Désolant)

-T (Troll).

Et puis, si vous n'avez rien à faire, une petite note sur la traduction pour nous dire si on peut recommencer à sévir ou s'il vaut mieux qu'on évite... ;-P

Merci beaucoup à tous les lecteurs, annonymes ou non, qui ont suivi cette traduction et nous espérons que vous avez aimé cette histoire autant que nous.

Thamril&Méphisto