Salut tout l'monde ! Un petit chapitre avant de commencer le week-end ? Bon, alors c'est parti !

Je vous rappelle que plus j'ai de reviews, plus ça m'encourage à publier vite, donc soyez sympas et laissez m'en une quelque fois ! merci !

Bonne lecture

Votre très dévouée Bridget

RAR :

The lord of shadows : aurais-tu des envies meurtrières envers ce cher Weasley ?Ca tombe bien, moi aussi, lol. Reste à savoir si je vais effectivement le tuer 

'tite mione : ralala mais je vais pas te dire la suite ! Et pis quoi encore ? lol

hermione2b : bah voilà la suite, en espérant qu'elle s'est pas trop faite attendre...

harrypotter2904 : merci du compliment ! j'espère que tu aimeras la suite !

Les jours qui suivirent ne furent plus comme ceux qui avaient précédé la terrible nouvelle : Harry et Ron n'avaient plus le cœur aux échecs, Hermione s'était de nouveau replongée dans ses bouquins pour étudier différents sorts à la bibliothèque –elle ne supportait pas de voir la tête que faisaient Ron et Harry dans la salle commune et n'avait guère plus envie de croiser les 3 autres-, Pansy refusait obstinément de sortir du dortoir des filles, la peur rendait Goyle plus stupide que d'habitude –ce qui n'est pas peu dire- et Drago était d'une humeur massacrante et ses remarques plus cinglantes que jamais.

Quelque soit l'heure, le lieu ou la situation, la peur était palpable dans les gestes et les conversations. Les détraqueurs pouvaient surgir à tout instant au détour d'un couloir ou au pied d'un escalier. Chacun essayait de s'occuper l'esprit du mieux qu'il pouvait..

Il était tard ce soir là. Hermione, plongée dans ses bouquins à la lueur d'une bougie, s'appuyait la tête contre sa main tout en lisant le passionnant livre : Comment amplifier les effets d'un patronus ? . Soudain, ce fut le noir complet : ses paupières refusaient obstinément de se rouvrir, signe évident qu'Hermione devait se résigner à aller se coucher.

Elle ferma son livre et se leva tranquillement et se dirigea vers le 3è rayon de la 4è rangée des nombreux livres que surveillait habituellement Rusard pendant la nuit. La jeune fille sourit : le temps où elle transgressait les interdits avec ses amis lui manquait cruellement et, même en 1ère année, Hermione avait été ravie de pouvoir défier le concierge.

Alors quelle se mettait sur la pointe des pieds pour ranger son livre, la bougie s'éteint brusquement et un vent glacé emplit la pièce. Prudente, la jeune fille sortit sa baguette : devait elle rester dans le noir et tenter de passer inaperçue ou éclairer la pénombre et se tenir au courant de ce qui se passait ?

Au cours de ces 6 dernières années, le caractère de ses amis avait profondément détint sur elle et elle choisit donc la deuxième option .D'un mouvement du poignet décidé, elle agita énergiquement sa baguette :

« Lumos ! »

Une lueur jaune apparut au bout de sa baguette et la pièce se trouva faiblement éclairée. Sur ses gardes, la jeune fille essayait d'habituer ses yeux à la pénombre qui l'entourait. Brusquement, elle vit une forme se faufiler. Puis une autre et encore une autre. Etait-ce le même détraqueur ou étaient-ils plusieurs ? Se plantant au milieu de la pièce, elle recula progressivement et sortit de la pièce à reculons : elle n'était quand mme pas assez folle pour se battre contre un ennemi dont elle ignorait le nombre. Soudain, quelque chose la bloque derrière elle et elle ne put plus reculer. Le cerveau d'Hermione réflechit à toute vitesse : ce ne pouvait pas être un détraqueur : ceux-ci voletaient et de toute manière elle serait déjà morte si ça avait été le cas. De plus, les détraqueurs enlevaient toute joie lorsqu'ils s'approchaient très près de leur vixctime. Or, aucun des 'symptômes' ne coïncidaient. Si ce n'était pas un détraqueur c'était …le sang de la jeune fille se glaça. Elle se retourna et vit une forme longiligne vêtue d'une cape noire qui la recouvrait entièrement :

« Un mangemort ! »

Affolée, Hermione tenta de lui forcer le passage, mais évidemment elle n'était pas de taille. D'autres mangemorts apparurent à leur tour et l'encerclèrent. Le premier mangemort, celui qui semblait être à la tête du groupe, s'avança lentement vers elle. Il enleva la capuche qui dissimulait son visage et un homme au teint pâle, les yeux gris fer, un rictus diabolique sur le coin des lèvres apparut :

« Effectivement, Mlle Granger, des mangemorts.

Hermione avait totalement perdu le contrôle d'elle même. Ses membres étaient paralysés par la peur et ne répondaient plus. Elle resta muette et immobile. Quand d'autres mangemorts la saisirent parc les bras, Lucius Malfoy, intervint :

-Laissez-la moi ! Le Seigneur des Ténèbres m'a chargé de mettre de prendre le contrôle de cette école et d'y mettre de l'ordre…

Il se pencha vers Hermione et lui sourit méchamment :

-…je commencerai par éliminer ceux qui ne sont pas dignes d'y entrer. Néanmoins, je veux qu'elle puisse se défendre. J'ai souvent entendu que vous vous vantiez d'avoir la science infuse : il est temps de la mettre en pratique, jeune fille.

Ecartez-vous vous autres !

Mangemorts et détraqueurs s'écartèrent : Hermione était toujours dos à la porte, Lucius Malfoy lui faisant face et pointant sa baguette vers elle d'un air sadique. Alors qu'elle s'apprêtait à ramasser sa baguette, tombée dans un mouvement de panique, le mangemort lança l'assaut :

-Endoloris !

La jeune fille n'eut pas le temps d'esquiver le sort et fut projetée dans les airs pour traverser le couloir et atterrir violemment contre le mur du fond.

Drago Malfoy, agacé, regardait Pansy se remettre du rouge à lèvres qu'elle avait récemment acheté chez Yves Pocher. La jeune fille se retourna d'un air fier et lui demanda en roulant des hanches :

-Je te plaît comme ça, Draggy

Malfoy explosa :

-Ne m'appelle plus jamais comme ça ! Et puis tu as l'air ridicule : tu ressembles à un clown.

Le jeune homme sortit de la salle commune des Serpentards en claquant le portrait du Baron sanglant qui en fermait l'entrée :

-Eh ! Doucement, jeune homme, ayez un peu de respect pour vos aïeux ! protesta le tableau.

Pendant que Pansy se réfugiait à nouveau dans le dortoir des filles pour pleurer son Draggy chéri comme une madeleine (les draps de son lit étaient tellement trempé qu'elle dormait dans un autre jusqu »'à ce que cet autre fut lui aussi trempé etc…), 'Draggy' se précipita dans les couloirs :

« Il fallait vraiment que je sorte, pensait-il en marchant d'un pas rapide : ils vont tous me rendre fou ! »

Déjà le contact de la fraîcheur de la nuit le calmait : il ralentit son allure.

« Quelle galère ! Quand vont-ils attaquer ?

Drago toucha sa poche :il sentit une sorte de fine bosse.

-J'ai ma baguette, se dit-il. Mais en ai-je vraiment besoin ? D'ailleurs qu'est-ce que je crains ? Mon père est bien avec Voldemort et c'est ce dernier qui reprend le pouvoir : mon avenir semble clair. »

Il entendit soudain des pas dans le couloir. Il sortit sa baguette d'un geste rapide :

-Qui est là ?

Il vit une forme féminine de sa taille et put distinguer dans la pénombre de longs cheveux. Malfoy abaissa sa baguette et tourna le dos à l'ombre :

-Dégage, Granger, j'suis pas d'humeur dit-il d'un ton glacial.

Il entendit un bruit sourd et se retourna . Hermione était par terre, le corps couvert de sang et d'hématomes. Le jeune homme se pencha vers elle. Il n'osait pas la toucher : c'était indigne de lui, il pouvait être déshonoré. D'un autre côté, le seul moyen d'échapper à son père et à cet avenir dont il ne voulait pas c'était d'aider Hermione et de combattre avec le Balafré et sa clique. Il fallait qu'il fasse un choix, et vite. Il se releva lentement : il avait fait son choix. Il pointa sa baguette vers Hermione et prononça :

« Aqua litioris »

Aussitôt un seau remplit d'eau apparut a dessus de la tête d'Hermione et se renversa sur la tête de la jeune fille.

Celle-ci ouvrit péniblement les yeux. Malfoy, toujours debout, la regardait tenter de se relever. Hermione s'appuya contre un mur et se releva dans un gémissement qu'elle voulut étouffer. Drago était perplexe : les détraqueurs ne faisaient pas ça , il n'y avait que les mangemorts qui torturaient. Et encore, c'était souvent jusqu'à la mort. Comment avait-elle pou en réchapper ? Il y avait donc un ou des mangemorts à Poudlard ? Une question lui échappa :

« Combien sont-ils ?

Hermione était au bord des larmes. Lucius Malfoy l'avait torturée pendant près d'une heure à l'aide d'Endoloris et autres sorts. Juste pour le plaisir. Puis il l'avait laissée seule dans la bibliothèque et était reparti avec ses détraqueurs et ses mangemorts pour que l'état de la jeune fille puisse semer la panique parmi les élèves restant à Poudlard .Il lui avait dit :

« Je reviendrai, et cette fois ci je ne te laisserai aucune chance, ni à toi ni à tes amis. Tous ceux qui sont dans ce château mourront –son visage s'était momentanément assombri- sans exception. »

Drago fut envahit par quelque chose qu'il ne connaissait pas auparavant. Un sentiment qui s'appelait la compassion. Il prit doucement la jeune fille par les épaules et ce contact ramena Hermione à la réalité :

« Combien sont-ils Granger ?

Sa voix s'était un peu adoucie et son regard n'était plus aussi dur. La jeune fille répondit :

-Ils sont partis, mais ils reviendront.

Drago la lâcha et désigna les blessures de la jeune fille du menton :

-Ca te fait souffrir ?

Hermione le regarda fixement : qui était réellement Malfoy ? De quel côté était-il ? Pour l'instant elle s'en fichait. Elle avait une envie terrible de sangloter mais ne voulait pas le faire devant lui. Il avait aussi un peu déteint sur elle au cours de ces dernières années : elle avait acquit la fierté et l'orgueil. Elle mourrait pourtant d'envie que quelqu'un la rassure et lui dise que tout allait bien se terminer, que les nuits blanches qu'elle avait passées dans l'angoisse et dont elle n'avait rien dit n'était plus que de mauvais souvenirs et que quelqu'un se battrai avec elle. Ce quelqu'un fut-il Drago Malfoy.

De son côté, Drago essayait de percer à jour la douleur d'Hermione quand il vit qu'elle allait fondre en larmes mais qu'elle s'en retenait –à grand peine d'ailleurs-, il laissa tomber sa question, tourna les talons et fit mine de ne pas entendre les sanglots d'Hermione dès qu'il se fut mit à marcher. Il était quelqu'un de nouveau. Pas un justicier au grand cœur ni un jeune homme sympathique, serviable et souriant, non. Juste quelqu'un de nouveau.