Auteur : Daiya

Titre : xx Toi contre moi xx Deuxième partie : Décadence / Chapitre 2

Origine : GW

Disclamer : Gundam Wing et ses personnages ne m'appartiennent pas, et je ne tire aucun profit de ce que j'écris.

Genre : UA, Pov Heero et Duo (Heer, Duo, Heero, Duo... et ainsi de suite), lime et lemon… (je sais, je fais fort lol)

! Rating : un gros M

Couple : Futur 01x02x01

Note : Cette fic est la suite d'une autre, Corps à Corps. Elle peut se lire sans la première partie je pense. Néanmoins, il est certainement préférable de lire Corps à Corps pour plus de compréhension quant au passé des personnages.


Le rating tient toujours. Donc âme sensibles s'abstenir et tenir compte du rating. (pareil pour les homophobes lol)


Je sais, certain d'entre vous on dû oublier mon existence… Je comprends que vous m'en vouliez, mais je vous jure que je n'ai eu aucun temps à moi ces trois derniers mois. Là je suis en vacances pour plus d'un mois, donc je vais tenter de me rattraper. Je pense publier bientôt la suite de Tout s'efface, et après celles de Destinée et de Je t'aime moi non plus.


Je n'ai pas le temps de faire des RARs, car je veux publier ce chapitre au plus vite. Je déteste ne pas répondre au reviews, alors excusez-moi.

Merci à : Lucy-hp, Skylie-san allias Shini-oni, Tatyndra, Damon, ange34, Siachini, Xiao-Mai, Natanaelle, Ephemeris, Magical Girl Kiki, Shuichi, Ma Setsu', Hlo, Puriel, Tahitian Shaman, Didilove37, Nass, Ptit bou, Cybèle, Lun, Lynshan, Noan, SNT59, Nyo, JustShadows, Tenshi-no-yoru, Edelweiss.

Merci pour vos encouragements, votre soutien. Bref, merci sincèrement.


Merci à ma bêta, Kiki, qui fait un boulot monstre, et qui supporte mes étourderies :)


Cette fic est dédiée à Dark-Setsuna. Sale petite lâcheuse ! Je t'adore quand même. Gros bisous, et reviens nous vite lol. I miss you…


J'en ai fini avec mes blablas lol. Maintenant, place à la lecture…


Décadence

Chapitre 2 : Le souvenir est le pire des poisons

¤-¤-¤

« Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur ; le souvenir de la douleur est de la douleur encore. » George Gordon, Lord Byron

¤-¤-¤

« Avez-vous besoin d'autre chose, Monsieur Yuy ? »

Je secoue négativement la tête.

La jeune fille quitte la pièce. Et je me retrouve enfin seul dans ma loge.

Je soupire.

Les gens sont très gentils avec moi depuis que je suis arrivé il y a quelques heures, mais cette attention exagérée m'exaspère.

Tous ces lèches-bottes me pompent.

J'ai l'impression d'être une petite chose fragile et précieuse.

Putain.

Enfin bref.

J'observe mon reflet dans le miroir.

La coiffeuse de Versace a des doigts de fée. Ce qui est généralement le cas lors des défilés italiens.

Je souffle doucement tout en tapotant mes joues.

Je dois maintenant attendre les vêtements.

La sonnerie de mon portable se met soudainement à bourdonner.

D'un geste nonchalant, je l'attrape et décroche.

« Oui ? »

« Heero, c'est moi. »

« Réléna » je soupire.

« T'es où, là ? »

« Je bosse, ma chérie. Je suis dans un studio, je me prépare à faire des photos. »

« Ah… »

« Pourquoi ? Qu'est-ce que tu voulais, Léna ? »

Je perçois son soupir.

« Je voulais te voir, Heero. Tu me manques… »

Je grimace. Léna en a toujours trop fait.

« Voyons, chérie, tu sais ce que c'est, le boulot. Tu n'as rien de prévu aujourd'hui ? »

« Non. Je viens de finir mes essayages pour le prochain défilé de Dior. Et je m'ennuie… »

Un discret claquement à la porte me fait relever la tête.

« Écoute, Léna, je dois te laisser. On vient m'amener mes fringues. Je t'appelle plus tard. Je t'embrasse. »

Je jette mon portable sur le bureau tandis qu'une autre jeune femme entre dans ma loge.

« Monsieur Yuy, voici vos tenues. Elles sont dans l'ordre d'essayage. La séance commencera dans une dizaine de minute. Je vous laisse vous habiller ou avez-vous besoin d'aide ? »

Je lève les yeux d'exaspération.

Je vous le disais : je suis une vrai poupée de porcelaine !

« Non, merci. Le photographe est arrivé ? »

« Euh… Je ne sais pas Monsieur. Voulez-vous que je me renseigne ? »

« Non ça ira. Vous pouvez sortir. »

Après un 'bien sûr' embarrassé et rouge de confusion, la fille sort et me laisse enfin seul.

D'un pas traînant, je me dirige vers mes fringues.

Le premier ensemble est constitué d'un pantalon en lin noir droit avec des bordures blanches stylisées au niveau des poches et d'une chemise en soie blanche dont les manches sont légèrement retroussées, laissant apparaître une doublure noire.

La classe à l'italienne.

Après un dernier regard à la tenue, je détache le premier bouton de mon jean.


Je pousse la porte de secours.

Le froid me coupe la respiration durant plusieurs secondes.

Je fais quelques pas pour m'éloigner de la sortie et m'appuie sur l'un des murs noirs de crasse.

Dans l'esprit général, les shootings de grandes maisons de Haute Couture se font dans des lieux propres et guindés, limite palais des mille et une nuits. Ça, c'est juste dans les films. Après, à l'intérieur, le matériel est dernier cri, les loges sont généralement impeccables. Tandis qu'à l'extérieur… c'est assez ignoble !

Bref, je m'égare, et je n'ai pas de temps à perdre.

Je glisse la main dans ma poche et sors un joint préparé ce matin par mes soins.

Lorsque je bosse, surtout pour une boite comme Versace, il vaut mieux éviter la coke.

Même si mon organisme est habitué à cette douceur, les malaises sont assez fréquents.

Alors je fume de l'herbe pour combler un peu le manque.

Mais c'est comme manger une fraise Tagada alors que vous avez tout le paquet à côté de vous…

L'odeur du joint m'enveloppe, et je sens les effets de cette drogue 'douce' me submerger rapidement.

Parfois, mon boulot me gonfle. Mais vu le salaire que j'ai, je m'accroche. Et il paraît que j'ai du talent alors…

Une porte claque.

Je cache le joint derrière mon dos avant d'apercevoir Chris se dirigeant vers moi.

A la vue de son sourire craquant et de son corps d'adolescent, je me sens fondre.

« T'en veux ? » je lui demande crapuleusement en lui tendant le joint.

Il hoche la tête avec timidité et tire une latte à même mes doigts.

Ces yeux se mettent alors à briller de façon significative, et là je sais que je peux faire ce que je veux de lui.

Je m'approche de son visage d'ange et prends sa bouche exquise entre mes lèvres.

Il gémit, et son cri se perd dans ma bouche.

D'un coup sec, je presse son corps chaud contre le mien, et fais glisser ma main sous son tee-shirt.

Tandis que notre baiser devient plus passionné, je me frotte langoureusement contre lui, mon excitation frôlant la sienne de façon experte.

Je sens qu'il est perdu, et cela rend le jeu davantage jouissif. Parce que je dois dominer.

Mes doigts caressent avec volupté ses fesses adorablement rebondies, et ses halètements me font penser aux femmes qui accouchent.

Je sais qu'il va bientôt jouir, parce que son corps tremble contre le mien, parce que ses baisers sont précipités et que ses doigts fins agrippent mon dos avec violence.

Alors je glisse une main dans son pantalon et finis le travail déjà bien entamé.

Après quelques soubresauts, il atteint enfin l'orgasme et sa chaude semence coule le long de mes doigts expérimentés.

Je le regarde, et sur son visage les traces de la jouissance sont encore visibles.

Mon cœur se serre pendant une seconde, puis le sentiment de tristesse s'éloigne aussi vite qu'il était venu.

Je retire ma main de son pantalon et cherche de l'autre un mouchoir dans ma poche.

Mon regard fuit le sien, juste le temps que l'image qui flotte devant mes yeux disparaisse.

Bordel de merde ! Pourquoi la mémoire décide-t-elle de se réveiller aux moments les plus incongrus ?

Une fois sûr que ma main est bien propre (et que ce flou souvenir à réellement quitté mon esprit), je reporte mon attention sur le jeune homme que je viens de contenter.

Il me fixe de ses petits yeux bridés, l'air perdu.

Je lui adresse un sourire tendre, et pourtant mon intérêt pour lui a déjà diminué et se trouve très proche du zéro…

M'enfin, faut bien assurer ses arrières, non ?

Je reprends le joint et le termine en le savourant le mieux possible.

« Alors, » je demande en crachant la fumé de façon élégante « t'es venu me voir pour quoi au fait ? »

« Ils t'attendent. »

Je fronce les sourcils.

« Oh ! » je dis juste avant de jeter le joint et de l'écraser du bout du pied.

« Et c'est qui, au fait, le modèle ? »

Il hausse les épaules en se tournant vers la porte.

« J'en sais rien moi. »

On se dirige silencieusement vers l'entrée.

C'est ça qui est cool avec ce gosse, il ne demande jamais rien après nos 'moments de cul'.

Je soupire en pénétrant dans le bâtiment.

Dans quatre heures, maximum, c'est fini.

J'ai hâte !


Je me regarde une dernière fois dans la glace.

Je suis beau.

Un sourire de fierté plisse mes lèvres fines, tandis que j'ouvre doucement la porte.

La séance devrait durer moins de quatre heures, et je suis déjà pressé que ce soit la fin.

Je traverse, avec une démarche pleine de grâce, le long couloir, sous les regards admiratifs de tous les gens que je croise.

Lorsque j'arrive près de l'endroit où les photos vont avoir lieu, je suis agrippé par une nana habillée, et maquillée, comme un camion volé, qui me fait m'asseoir de force sur un siège en cuir.

Je lui jette un regard mauvais qui la fait rougir.

Je repousse ses mains qui avaient pour but de me recoiffer.

« Quand est-ce que ça va enfin commencer ?! » je tonne froidement.

Elle baisse les yeux.

« Bientôt, Monsieur Yuy. Le photographe arrive. »

Je soupire.

« Il serait temps ! »

Puis je me lève et me dirige vers le décor.

Derrière les spots et les appareils photos, de grands draps blancs sont tendus de part et autre de la pièce. Un léger vent, créé par un ventilateur, leur donne un aspect velouté et aérien à la fois, accentué par les trace argentées et irisées qui caressent de temps à autre les tissus.

J'entends des bruits de pas derrière moi, un mouvement de foule.

Mais je ne me retourne pas, trop subjugué par la perfection du décor.

C'est fou comme un petit rien peut avoir une telle beauté, si pure et reposante.

« On peut commencer ? » s'écrit une voix dans mon dos.

Mon cœur manque un battement. Puis un deuxième.

Inconsciemment, mes muscles se tendent à m'en faire mal, et un drôle de tremblement prend possession de mes mains.

« S'il vous plaît ?! » reprend la voix.

Sa voix.

Je ne bouge pas. Je suis incapable de faire le moindre mouvement.

Je l'entends qui se rapproche de moi.

Mes dents se serrent, mes poings aussi.

Dans ma tête, mes pensées se cognent frénétiquement contre mon crâne. Mes souvenirs me craquellent le cœur.

« Eh, vieux, j'ai pas tout mon temps, alors si tu pouvais cesser de jouer la star et bouger ton cul, ça serait bien gentil. »

Je sens une main, sa main, se poser sur mon épaule, et je gémis.

Je gémis, et je bondis sur le côté, loin de lui, de sa chaleur, de sa présence.

Mon esprit fonctionne à toute allure, mais il ne me répond plus.

Je me retourne, et je le vois.

Lui.

Lui que j'ai fui, que j'ai oublié.

Lui que j'ai aimé à en mourir et qui m'a trahi.

Lui que j'ai détesté, lui qui m'a fait pleurer.

Il est là, devant moi, les yeux perdus dans les miens.

Je le vois hoqueter, porter la main à ses lèvres, et reculer de trois pas.

« Heero… » murmure-t-il.

Et je me sens défaillir.

Je me retourne, et je fuis.

Je fuis encore, sans chercher le pourquoi du comment.

Sans comprendre où je vais, ce que je fais, ce que je vais faire.

Je fuis, le regard flou et le corps douloureux.

Je fuis.


Une douleur sourde traverse mon corps, comme une multitude de petites aiguilles.

Je crois que je glisse doucement au sol, les yeux rivés sur le couloir par lequel il s'est sauvé…

Lui.

Une nausée me brûle la gorge, et je me retiens de ne pas rendre mon déjeuné sur le sol.

Ma tête tourne, j'ai l'impression d'avoir trop bu, ou trop snifé.

Et pourtant, rien de tout cela !

Juste… juste une apparition, une réminiscence.

Je me frotte les yeux nerveusement, ne faisant pas du tout attention aux gens autour de moi qui, je le sais, me regardent avec étonnement et incompréhension.

Moi non plus je ne comprends rien.

Je…

Ce n'était pas lui, n'est-ce pas ?

J'ai rêvé, je me suis trompé.

Non ?

Bordel de merde, ce n'était pas Heero ?!

Ce n'étais pas…

Je me remets difficilement sur mes pieds, et je titube jusqu'à ma loge.

Je travers la pièce dans un silence de mort.

Puis je cours, je ferme la porte derrière moi et me rue sur les toilettes.

Après un spasme violent, je vomis tout ce que j'ai en moi, et les larmes coulent sur mes joues.

Larmes de douleur, amères et pleines de colère.

Je pousse un grognement sourd et mon poing frappe avec force le mur carrelé.

Je grimace.

Je me redresse, la main en sang, et je commence à rassembler mes affaires.

Je dois partir. Partir d'ici. Loin de tout ça.

Loin de ce visage qui reste ancré dans ma putain de tête !

J'attrape ma veste, les doigts tremblants.

« Duo ? »

Je sens une douce caresse sur mon bras, mais je rejette la main avec violence.

« Laisse-moi, Chris. Me fais pas chier. Et dis à tout le monde que j'annule tout. Et que je me casse. »

Sans un regard pour lui, sans un regard pour personne, je rejoins ma voiture.

Une fois à l'intérieur, je me mets à hurler.

A hurler comme si j'étais sur le point de mourir.

De mourir…


« Bordel de merde, Heero ! Tu te rends compte de ce que tu as fait ?! Est-ce que tu te rends compte que tu viens peut-être de nous mettre Versace à dos ? Tu sais ce que ta petite crise peut nous coûter ?! »

J'écoute Cole et ses remontrances d'une oreille, trop occupé à garder les idées claires et les yeux secs.

Je suis allongé sur mon lit, le téléphoné à l'oreille et l'autre main crispée sur les draps de soie.

Je suis comme ça depuis plus de deux heures, depuis mon retour à l'hôtel.

« Heero, tu m'écoutes ?! »

Je soupire.

« Oui Cole, qu'est-ce que tu crois que je suis en train de faire là, du tricot ?! »

Malgré moi, ma voix tremble.

« Qu'est-ce qui se passe, Heero ? » me demande-t-il d'une voix soudainement douce « Ça n'est pas ton genre de faire un truc pareil. »

Mes yeux se voilent et ma gorge se serre.

« Il n'y a rien, Cole. Je vais arranger ça, je te le promets. » je murmure.

J'essuie doucement ma joue, puis reprends dans un souffle.

« Je dois te laisser, j'ai un double appel. Je te tiens au courant. »

Puis je raccroche, et balance le téléphone à travers la pièce.

Je ferme les yeux.

Cole est au courant de tout.

De mon passé de délinquant, de mes fréquents séjours en prisons et autres maisons de redressement.

Il sait tout ça, et il s'en amuse.

Il me dit toujours que si ça venait à se savoir, par une certaine presse avide de potins, cela me rendrait davantage populaire, parce que ça changerait des histoires lisses et inintéressantes au possible des autres mannequins.

Je ne partage pas son avis, mais soit.

Il sait cela. Mais pas pour Duo.

Personne ne sait pour Duo.

Pourquoi ?

Parce que j'en ai trop souffert.

Parce qu'il n'était qu'à moi, à une époque. Enfin, je le pensais.

Je croyais l'avoir oublié, mais comment, me direz-vous, puisque nous travaillons dans le même milieu…

Je n'en sais rien.

J'ai très certainement joué, sans le vouloir, la politique de l'autruche. J'ai dû entendre son nom, au cours de conversations mondaines, ou dans un magazine. Et pourtant, je ne m'en souviens pas.

J'avais enterré ce souvenir au fond de moi, pour l'oublier. Ça a été dur, mais j'y étais parvenu.

Et là…

Il a suffit d'une seconde, et tout est revenu. Tout.

Et surtout cette douleur lancinante…

Je me redresse brusquement, faisant tourner ma tête.

Je respire un bon coup et je me jette presque violemment sur le téléphone.

« Chambre 216, un paquet de Marlboro et une bouteille de whisky. »

Je veux oublier.

Et je vais oublier encore une fois.

Quoi qu'il m'en coûte comme sacrifices.


Je m'arrête devant l'immeuble dans un crissement de pneus.

J'ai traversé Paris de part en part, incapable de me décider à rentrer chez moi.

Il est sept heure et quelques du soir, et la nuit tombe déjà.

Mon regard se pose sur la fenêtre éclairée.

Il est là.

Soupirant bruyamment, je sors de ma poche un petit sachet, et trace une ligne parfaite sur le tableau de bord.

J'approche mon visage et inspire d'un seul coup la coke dans ma narine droite.

Je ferme les yeux et me masse le nez.

Je n'arrive pas à oublier.

Pourtant je n'ai jamais eu autant de coke dans mon nez, mais son visage est toujours là, devant mes yeux.

Je grogne de rage et sors de la voiture, fermant la portière avec colère.

Je monte les escaliers en vacillant et je rentre sans frapper.

La lumière vive de l'entrée me brûle les yeux.

Je me rattrape à l'un des meubles. J'entends, en fond, le bruit étouffé de la télé.

Tout cela me semble irréel, je suis comme perdu entre l'inconscient et le conscient.

« Duo ? Un problème ? »

J'ouvre difficilement les yeux, il est là, juste devant moi, un torchon à la main.

Il est là ?

Je ne sais plus ce que je vois, ce qui est vrai.

Je sens la coke se mêler à la douleur et embrumer mon cerveau.

Je m'élance sur lui, le tire jusqu'au salon.

Il m'appelle, il crie mon prénom. Mais je ne m'arrête pas.

Parce qu'il faut que je le prenne, maintenant, sinon je vais crever.

Je le lance par terre, et je m'allonge lourdement sur son corps.

Je sens son souffle sur ma joue, tremblant et chaud. Terriblement excitant.

Je lui arrache son pantalon, et il gémit doucement.

Mes halètements s'accélèrent tandis que je dégrafe mon jean et que mon érection frôle la sienne.

Je lui attrape les hanches et le force à se retourner.

Puis, relevant son bassin et écrasant sa tête sur le sol froid, je le pénètre brutalement. Et je hurle.

Mes va-et-vient sont violents, et je ne prends même pas la peine de le masturber.

Nos corps s'entrechoquent et je crie, je crache cette tension qui me fait devenir dingue.

Je commence à sombrer, et mes coups deviennent plus forts.

Mes mains brutalisent ses hanches, le griffent et le pincent.

Mon corps s'arque soudain brusquement, et je hurle, au moment de la jouissance :

« HEERO !! »

Puis je retombe sur lui, épuisé et vidé.

Je roule sur le côté, le souffle court, tentant vainement de remettre de l'ordre dans mes pensées.

Mais ma respiration se bloque, et je tourne la tête vers mon amant.

Wufei me regarde, le regard humide.

Mes yeux s'agrandissent.

Merde.

J'ai recommencé.

Mes poings viennent frapper le sol avec colère, et un grognement de rage sort de mes lèvres tremblantes.

Je me redresse, me rhabille, et quitte l'appartement sans un mot ni un regard.

C'est fini, tout est fini.

Ce pseudo équilibre, cette pseudo joie de vive.

Tout est bien fini.

Car je vais sombrer.

Je le sais.

A suivre…


Alors ? Votre avis ? Nul, ennuyeux, potable ?

Juste pour info, j'ai ouvert un LJ pour publier mes fics, au cas où j'avais un problème de compte sur FFnet. Donc si vous voulez l'adresse, dites-le moi :)

Merci de m'avoir lue, et à bientôt

Daiya