Ah là là, vous êtes tellement sympa avec moi que je n'ai pas pu résister à l'envie de vous mettre un nouveau chapitre !
Bienvenue à Micy, ça me fait très plaisir ce que tu me dis. Tu attends le slash avec impatience... moi aussi ! Mais je fais ce que je peux, hein ! Parfois les personnages m'échappent et ne font pas ce que je voudrais qu'ils fassent... ;-)
Audrey, merci c'est vraiment gentil... la meilleure fic que tu aies jamais lue... faut pas exagérer, tu veux que je prenne le melon ou quoi ? lol
Désolée Lindowel, on est décalées dans les reviews et les réponses ! Mais merci pour tes compliments !
Ce chapitre est très loin du slash que vous attendez... vous allez voir... mais je vous promets que ça va venir !
Jalousie
Harry attendait Parvati en bas de la salle de classe du professeur Trelawney. Il était un peu nerveux ; il ne savait pas très bien pourquoi il lui avait proposé d'aller voir McGonagall avec lui. D'un côté, il avait envie de passer du temps avec elle, mais de l'autre il aurait bien voulu partir en courant, s'il n'avait pas craint d'être impoli.
Quand enfin la trappe s'ouvrit Harry fut stupéfait de voir des Serpentard descendre l'échelle ; il reconnut entre autres Théodore Nott, et aussi une fille aux cheveux auburn et à l'air méprisant. Quand Parvati descendit à son tour il lui fit part de son étonnement.
- Je pense qu'il n'y avait pas assez d'élèves dans chaque maison pour faire quatre groupes différents en sixième année, expliqua-t-elle. Ma sœur m'a dit qu'elle avait cours commun avec les Poufsouffle, et nous on a hérité de Serpentard.
Harry eut un faible sourire.
- Ce n'est pas trop dur ?
- Quand Malefoy n'est pas là, ils sont beaucoup plus calmes, répondit Parvati.
Décidément, toujours lui, se dit Harry.
- Heureusement qu'il n'est pas là, dit-il. Déjà que vous devez supporter…
- Oui ? l'encouragea Parvati avec un sourire.
- Euh, vous devez supporter les autres Serpentard.
Il avait été sur le point de critiquer le professeur Trelawney, mais s'était rappelé à temps que Parvati lui vouait une admiration sans borne.
Il la regarda du coin de l'œil et se dit qu'elle était décidément très jolie. Elle avait un visage très doux qui respirait la gentillesse, mais ses yeux étaient francs et déterminés. Et en même temps, elle avait un air fragile qui contrastait avec la démonstration qu'elle avait faite le matin même.
- Où est-ce que tu vas, Harry ? demanda-t-elle soudain. C'est par là, l'infirmerie.
- Ah oui. Pardon.
Il fit demi-tour.
- C'est moi qui te trouble ? demanda Parvati d'un ton rieur.
Harry savait qu'elle plaisantait mais il ne put s'empêcher de rougir.
Le professeur McGonagall était la seule patiente à l'infirmerie. Madame Pomfresh autorisa Harry et Parvati à rester cinq minutes.
- Je vois que vous avez toujours votre béquille, Potter. C'est bien. À la fin de la semaine vous n'en aurez plus besoin, déclara-t-elle.
- Est-ce que vous avez découvert pourquoi le professeur McGonagall s'était évanouie ? lui demanda Parvati à voix basse.
- Oh, la fatigue, répondit l'infirmière avec un haussement d'épaules. Ça n'a rien d'étonnant, à son âge.
- Balivernes ! s'exclama McGonagall, qui avait tout entendu. Je ne suis ni vieille, ni fatiguée !
Elle se redressa dans son lit, et regarda ses visiteurs. Elle leur adressa un sourire bravache, mais Harry remarqua qu'elle avait les traits tirés et de gros cernes sous les yeux.
- Comment vous sentez-vous, Professeur ? s'enquit-il.
- Très bien, d'ailleurs je pense reprendre les cours demain.
- Sûrement pas ! intervint madame Pomfresh.
Le professeur McGonagall grimaça.
- Vous nous avez fait une belle peur, dit Parvati.
- Oh à propos, merci Miss Patil. On m'a raconté ce que vous avez fait.
Parvati eut un sourire timide.
- Il n'y a pas de quoi, n'importe qui en aurait fait autant.
- Seulement tu es la seule à avoir réagi tout de suite, dit Harry.
Parvati s'empourpra.
- Allez-vous-en à présent, il faut laisser le professeur se reposer, dit madame Pomfresh.
Harry n'en était pas sûr, mais il lui sembla voir le professeur McGonagall tirer la langue à l'infirmière dans son dos.
Dans la salle commune, Drago lisait Le Chicaneur, que quelqu'un avait oublié sur une table, en attendant que Sarah revienne de son cours de divination. Il sursautait à chaque fois que le mur coulissait pour livrer passage à des élèves de Serpentard qui venaient déposer leurs affaires avant d'aller dîner. Enfin Sarah entra. Drago se leva pour lui parler, mais elle n'était pas seule. Il se cacha derrière son magazine et les regarda passer du coin de l'œil. Il n'avait jamais vu Sarah rire auparavant, mais elle avait l'air de bien s'amuser en compagnie de Nott. Il reposa brusquement Le Chicaneur et proposa à Pansy, qui rédigeait une dissertation dans le fauteuil voisin, d'aller dîner.
Accompagnés de Crabbe et Goyle, ils remontèrent des cachots pour se retrouver nez à nez avec Roger Davies, le capitaine de l'équipe de Quidditch de Serdaigle.
- Tiens, Malefoy, tu tombes bien. Je voulais juste te prévenir d'augmenter les séances d'entraînements, car vous n'avez aucune chance contre nous. Notre nouveau gardien est un mur.
- Merci de ta sollicitude, ironisa Drago, mais ne t'inquiète pas pour nous. Les entraînements se passent très bien, et le match n'est que dans deux semaines et demie. D'ici là il peut arriverdes bricolesà ton gardien.
- Quoi, par exemple ?
- Oh, il pourrait tomber dans l'escalier, ou bien boire un jus de citrouille empoisonné, répliqua Drago d'un ton nonchalant.
Davies lui jeta un regard dégoûté et entra dans la Grande Salle. Pansy se mit à glousser, mais un bruit de chute l'interrompit.
Goyle venait de glisser et gisait sur le sol. Il se tenait le poignet en gémissant.
- Goyle, tu ne peux pas faire attention ? s'écria Drago avec colère. Crabbe, emmène-le à l'infirmerie. Non, attends, je vais y aller moi-même.
Il devait être sûr que Goyle serait complètement remis pour le match. Potter marchait encore avec une béquille une semaine après sa chute, ça signifiait peut-être que madame Pomfresh était moins efficace que dans le temps. Il la menacerait s'il le fallait.
Après avoir demandé à Pansy de lui garder une place à table Drago se mit en route vers l'infirmerie. Il marchait à grandes enjambées et Goyle trottinait à ses côtés en poussant de petits cris d'animal blessé.
- Pour l'amour du ciel, Goyle, arrête de gémir. Tu n'es pas à l'article de la mort. Et dépêche-toi un peu, on n'a pas toute la nuit.
Il vit alors Potter sortir en clopinant de l'infirmerie. Il était avec Parvati Patil. Tous deux jetèrent un regard étonné à Drago et Goyle en les croisant mais ne firent aucun commentaire. C'est alors que Goyle, qui courait toujours pour rester à la hauteur de Drago, marcha sur son lacet dénoué et tomba une nouvelle fois.
- Mais tu le fais exprès ?
Harry et Parvati se retournèrent et éclatèrent de rire. Mais la béquille de Harry glissa sur une dalle mouillée et Parvati lui attrapa le bras pour l'empêcher de tomber à son tour. Elle ne le lâcha pas jusqu'à ce qu'ils arrivent à la Grande Salle, ce que Harry trouva plutôt agréable.
Le professeur McGonagall recommença ses cours le lundi suivant, le jour d'Halloween. Tout le monde, à part peut-être les Serpentard, était soulagé de la voir à nouveau en pleine forme. Mais la dissertation qu'elle donna à rédiger à ses élèves pour la semaine suivante modéra quelque peu leur enthousiasme.
Goyle s'était remis très vite de son poignet foulé, mais le gardien des Serdaigle était toujours en vie et Drago obligeait son équipe à s'entraîner presque tous les jours. Seulement, le temps devenait pluvieux et ses joueurs mettaient beaucoup de mauvaise volonté à sortir. Crabbe et Goyle n'osaient pas se plaindre, mais Sarah ne se privait pas.
- Écoutez, si on ne s'entraîne pas on n'a aucune chance, c'est aussi simple que ça, dit Drago d'un ton las lors d'une réunion qu'il avait organisée après le dîner.
- Mais il pleut tout le temps ! geignit Malcolm Baddock.
- Je n'y peux rien.
- On pourrait aller s'entraîner ailleurs, suggéra Sarah.
- Et où ? lâcha Drago d'un ton sec. Je ne savais pas qu'il y avait un terrain de Quidditch couvert, dans cette école.
Il était très fatigué à cause de tous ses devoirs – son père lui envoyait régulièrement le hibou familial pour lui rappeler la promesse qu'il lui avait faite – et les récriminations incessantes de son équipe le mettaient de mauvaise humeur.
- Il y a la Salle sur Demande, répondit Sarah d'un ton calme.
- La quoi ?
- La Salle sur Demande. C'est une salle qui nous fournit tout ce dont on a besoin. Les Gryffondor s'en sont servis au début de l'année pour former leur nouvelle équipe.
- Bon, je suis trop fatigué pour te demander plus de détails, mais est-ce que tu pourrais nous y conduire ?
- Suivez-moi.
Drago était ravi. Grâce à cette salle, son équipe pouvait s'entraîner à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. La seule ombre au tableau, c'était qu'il avait fallu que ce soit Sarah qui lui apporte la solution, alors que le capitaine c'était lui. Mais qu'importe, il avait décidé de ravaler sa fierté et les résultats étaient là : alors que les entraînements des Serdaigle étaient fréquemment raccourcis à cause de la pluie, les Serpentard amélioraient leur jeu de jour en jour.
La veille du match, dans la salle commune, Drago et Pansy discutaient au coin du feu en attendant de remonter pour le dîner, quand Théodore Nott et Sarah entrèrent dans la pièce. Ils s'assirent dans un canapé et se plongèrent dans une grande conversation. Drago était distrait ; il faisait semblant d'écouter Pansy mais essayait de comprendre ce que Sarah et Nott se disaient. Ces derniers se mirent soudain à rire. En leur jetant un regard mauvais, Drago se leva et leur dit :
- Vous feriez mieux de vous concentrer sur le match de demain au lieu de rire comme des bossus.
Stupéfaits, ils restèrent le regarder sans comprendre.
Drago, en colère, quitta la salle commune. Il ne savait pas ce qui lui avait pris. Enfin, une partie de lui le savait mais il refusait de l'admettre. Une petite voix lui souffla : jalousie. Il donna un coup de poing dans le mur et monta dans le hall. Pansy le rattrapa et lui saisit le bras.
- Tu as parfaitement raison, ils ne sont pas assez sérieux, le consola-t-elle.
Il lui fit un sourire douloureux.
- J'ai faim, dit-il. On va manger ?
À la fin du dîner Drago vit Sarah et Nott se lever, passer la grande porte et tourner à gauche, en direction de la sortie. Il décida alors de mettre son plan en application.
- Pansy, ça te dirait d'aller faire une promenade au clair de lune ?
La jeune fille devint cramoisie et hocha la tête. Drago lui attrapa la main et l'emmena vers le lac. Ils marchaient depuis environ dix minutes, discutant de choses et d'autres, quand Drago s'arrêta. À la lueur de la lune, il venait d'apercevoir, plus loin, Sarah et Nott assis sur un rocher au bord de l'eau. Feignant de ne pas les avoir remarqué, il entraîna Pansy derrière un petit buisson mais s'arrangea pour que Sarah puisse à son tour les voir pour peu qu'elle tourne la tête vers la droite.
- J'ai froid, frissonna Pansy. J'aurais dû prendre ma cape.
Drago jeta un coup d'œil vers Sarah ; elle les regardait.
- Peut-être que ceci va te réchauffer, murmura-t-il à Pansy.
Et il l'embrassa.
- Oh Drago, je savais que tu en avais autant envie que moi ! s'exclama la jeune fille.
C'est cela, oui, songea Drago. Mais il répondit :
- Oui, j'attendais ce moment depuis longtemps, mais je ne savais pas si tu éprouvais la même chose que moi.
Du coin de l'œil, il voyait Sarah qui avait le regard toujours fixé sur eux. Pansy soupira d'aise.
- Drago, mon chéri…
Et cette fois ce fut elle qui prit l'initiative. Ils restèrent longtemps enlacés ; Sarah et Nott étaient déjà partis quand ils se remirent en route vers le château.
En se couchant, Drago espérait de toutes ses forces que son plan allait fonctionner.
Dans la salle commune déserte, Harry finissait une dissertation pour Rogue. Il s'apprêtait à ranger ses affaires pour aller se coucher – de toute manière, qu'il se donne du mal ou pas, Rogue lui mettrait la note minimale – quand il entendit quelqu'un renifler. Il sursauta et s'approcha de la cheminée. Parvati était enfoncée dans un fauteuil, et pleurait doucement.
- Je ne savais pas que tu étais là, commença Harry. Euh… Qu'est-ce qui se passe ?
Il détestait ce genre de situation. Rien n'était plus difficile pour lui qu'essayer de consoler quelqu'un.
- Ma… ma grand-mère est morte aujourd'hui, sanglota Parvati.
- Oh. Je suis désolé, dit Harry, ne trouvant rien de plus pertinent à dire.
Parvati lui adressa un faible sourire.
- C'est moi qui suis désolée, Harry, dit-elle en se mettant debout. Je… je te parle de ma grand-mère, alors que toi tu n'as plus de parents…
- Ce n'est pas pareil, je… commença Harry.
Parvati l'interrompit en se jetant dans ses bras.
Harry, d'abord surpris, lui rendit son étreinte et la serra fort contre lui. Parvati sanglotait sur son épaule. Attendri, Harry n'osait pas bouger. Un long moment plus tard, Parvati s'écarta et leva vers lui ses grands yeux, dans lesquels Harry voyait la lune se refléter. Mû par une force invisible, il se pencha vers elle et déposa ses lèvres sur les siennes.
Le lendemain matin, à six heures, sans se rappeler quand il était allé se coucher, Harry se réveilla en souriant.
