Merci à tous pour vos reviews, ça fait toujours plaisir (surtout que cette fois personne ne m'a insultée à propos du slash qui se fait désirer ! lol)

Lulu, lol oui en effet il reste pas mal de chapitre... mais ça avance, promis !

Merci beaucoup Audrey, c'est vraiment très sympa !

Et merci aussi à Micy de me comprendre !

Enfin Vert Emeraude, je ne te trouve pas très gentille envers Parvati... la pauvre ! ;-)

Aujourd'hui je mets deux chapitre car je sens que je vais me faire taper si je ne mets que le premier... j'espère que ça vous plaira ! (décidément, j'aime les points d'exclamation ;-) )

Mise au point

En se réveillant le lendemain matin, Drago était furieux. La soirée de la veille lui revenait en mémoire. Mais qu'est-ce qui lui avait pris d'aller s'épancher sur l'épaule de Potter ? Et celui-là, qui n'avait même pas eu l'air de trouver ça bizarre ! Il fallait qu'il règle cette histoire au plus vite.

Après le petit-déjeuner il dit à Pansy de se rendre en cours sans lui et resta attendre Potter à la sortie de la Grande Salle. Quand ce dernier sortit enfin, Drago l'appela à mi-voix.

"Psst, Potter !"

Surpris, Harry échangea un coup d'œil intrigué avec Ron et Hermione.

"Allez-y, j'arrive tout de suite", leur dit-il néanmoins.

Ron et Hermione eurent l'air étonné mais se dirigèrent vers le grand escalier de marbre. Drago fit signe à Harry de le suivre dans un coin reculé du hall d'entrée.

"Écoute… à propos d'hier soir… je n'étais pas dans mon état normal. Je crois qu'il fallait que tu le saches."

Harry sembla tomber des nues. Puis, après un instant de réflexion, il parut comprendre et fit :

"Oh ! Bon. Très bien."

Drago était stupéfait. Potter n'avait même pas l'air sarcastique. En fait, il avait l'air préoccupé ; trop préoccupé pour songer à se moquer de son ennemi.

En regardant Harry s'éloigner vers l'escalier, Drago se demanda ce qui pouvait bien lui causer tant de soucis. Peut-être le contrôle de sortilèges ?

Puis il se mit en route, récitant dans sa tête les formules qu'il avait apprises pour le devoir de Flitwick.


"Alors, tu as bien réussi ?" demanda Parvati en glissant sa main dans celle de Harry, à la sortie du devoir. "Tu t'es levé tard, je ne t'ai même pas vu au petit-déjeuner."

"Oui, j'ai révisé jusqu'à deux heures du matin et j'ai eu du mal à sortir de mon lit."

"Quelque chose ne va pas ? Tu as l'air soucieux."

"Si si, tout va bien."

"Bon, dépêchons-nous alors, Bondupois n'aime pas attendre."

"Parvati, je… rien. Allons-y."

L'après-midi, comme ils n'avaient pas cours, Harry proposa à Ron d'aller voler un peu au terrain de Quidditch.

"Hermione, tu veux venir aussi ?" proposa-t-il en redescendant de son dortoir, où il était allé chercher sa cape.

"Comment ?" fit-elle en relevant la tête de Flavius Belby, autobiographie d'un sorcier intrépide.

"Est-ce que tu veux venir avec nous au terrain de Quidditch ?" répéta-t-il avec un regard appuyé en direction de Parvati qui discutait avec Lavande devant la cheminée.

"D'accord, je vais prendre mon écharpe."

Tandis qu'ils descendaient vers le stade Harry demanda conseil à ses amis à propos de sa relation avec Parvati, après avoir expliqué la situation à Ron.

"Je pense que je devrais rompre, ce n'est pas juste envers elle."

"Oui, si tu n'es pas bien avec elle, lâche-la", répondit Ron.

Hermione lui jeta un coup d'œil exaspéré.

"Écoute Harry, tu dois être sûr de ne pas faire une bêtise. Dans une semaine les vacances de Noël commencent ; ne dis rien d'ici là, et si tu te rends compte que ça ne te fait ni chaud ni froid de ne pas la voir pendant deux semaines, tu prendras la décision qui s'impose."

"Mais Hermione", répliqua Ron, "il le sait déjà, qu'il ne l'aime pas !"

"Je n'en suis pas sûre. C'est un peu confus dans sa tête. Il doit prendre le temps de la réflexion."

"Vous voulez bien arrêter de parler de moi comme si je n'étais pas là ?"

"Pardon, Harry. Tu fais ce que tu veux, mais je pense que tu devrais attendre la rentrée."

Harry réfléchit quelques secondes, et hocha pensivement la tête.

"Oh non !" s'exclama Ron.

"Bon ça va", fit Harry. "Qu'est-ce que ça peut te faire à toi, que j'attende la rentrée ?"

"Mais non, ce n'est pas ça. Les Serdaigle sont sur le terrain !"

"Ah oui, c'est vrai, ils jouent demain", dit Harry, déçu. "Bon, qu'est-ce qu'on fait ?"

"Peut-être que Hagrid nousoffrira une tasse de thé",suggéra Hermione.

Hagrid était ravi de les voir.

"Ça fait longtemps que vous ne m'avez pas rendu visite tous les trois", dit-il d'un ton faussement réprobateur. "Je commençais à croire que vous m'aviez oublié."

"Allons Hagrid, comment pourrait-on oublier vos fameux gâteaux ?" lança Ron avec un clin d'œil à Harry. "Deux semaines après on s'en souvient toujours, en se brossant les dents."

Croyant à une plaisanterie, Hagrid éclata de rire et leur servit le thé.

"Alors, tout se passe bien en cours ? Vous êtes contents d'être bientôt en vacances ?"

"Hagrid, on voit que ça fait longtemps que vous avez quitté l'école", répondit Harry qui avait retrouvé sa bonne humeur. "Il est impossible de ne pas se réjouir d'être en vacances."

"J'aime bien aller en cours, moi", protesta Hermione.

"Les vacances ça fait du bien", la réconforta Hagrid. "Il faut se reposer un peu, aussi. Et puis, tu auras plus de temps pour étudier", ajouta-t-il.

Hermione lui adressa un sourire radieux et avala une gorgée de thé brûlant.

"Au fait, comment est le professeur Bondupois ?" demanda Hagrid. "Est-ce que c'est un bon professeur ?"

"Oh oui, elle est très bien", répondit Hermione avec enthousiasme. "Au dernier cours on a étudié les Moremplis, mais évidemment, on n'a pas fait de cours pratique."

Hagrid hocha gravement la tête. Il avait l'air un peu déçu ; manifestement, il trouvait dommage que le professeur Bondupois n'ait pas organisé de cours pratique avec ces créatures.

"Mais c'était vraiment intéressant", continua Hermione. "Au fait, qu'est-ce que vous avez prévu de nous faire étudier, à la rentrée ?"

"Eh bien, j'avais pensé aux Runespoors. J'ai réussi à m'en procurer un, et je crois que ça va être vraiment formidable !" s'enthousiasma Hagrid.

Harry n'avait aucune idée de ce qu'était un Runespoor, mais à en juger par la tête d'Hermione ça se rapprochait plus de l'Acromantula que du Veracrasse. Il se tourna vers Ron. Mais celui-ci n'avait pas l'air plus au courant que lui et, d'un air désabusé, attrapa un biscuit.


Drago avait été surpris de la réaction de Potter, le vendredi matin, mais il restait sur ses gardes. Il restait encore une semaine avant les vacances de Noël, et si Potter reprenait ses esprits et qu'il lui venait à l'idée de mentionner ce qui s'était passé dans le petit escalier, Drago devait se tenir prêt à contre-attaquer. En attendant, ilallait se faire discret. À la rentrée, avec un peu d'espoir, Potter aurait oublié ce qu'il lui avait dit, et tout redeviendrait comme avant.

Puis, ayant mis sur pied ce plan infaillible, il décida qu'il avait assez pensé à Potter et en souriant, il donna le bras à Pansy pour aller assister à la rencontre Serdaigle-Poufsouffle.

"Drago, est-ce que ça te plairait qu'on se voie pendant les vacances ?"

"Oui bien sûr", répondit-il. "On pourrait aller sur le chemin de Traverse, et tu te choisiras un cadeau de Noël."

"Oh Drago !" s'exclama Pansy en se jetant à son cou.

Drago lui sourit, et se dit qu'il aurait bien aimé rompre avec elle. Il l'aurait fait depuis longtemps s'il elle n'avait pas eu la rancune aussi tenace. Il savait qu'il valait mieux avoir Pansy comme amie que comme ennemie. C'est alors qu'une idée lui vint à l'esprit. Mon petit Drago, tu es génial. Il allait attendre qu'elle commette une faute, et cela lui servirait de prétexte pour la quitter. Elle aurait tellement honte qu'elle n'oserait jamais se venger.

Heureux d'avoir pratiquement réglé tous ses soucis, il s'assit près de Pansy tout en haut des gradins et sortit de sa poche les Multiplettes que sa mère lui avait achetées lors de la Coupe du Monde de Quidditch, deux ans auparavant.

Dix minutes après le début du match, Malefoy avait déjà repéré le Vif d'or, alors que cet empoté de Sommerby, l'attrapeur de Poufsouffle, continuait à tourner en rond au-dessus du stade sans rien voir. Il zooma sur le Vif, et dans la tribune d'en face, aperçut Potter assis près de Parvati Patil. Potter avait perdu son air soucieux et souriait à pleines dents, ce qui ne réjouit pas Drago ; peut-être venait-il de se rappeler ce que Drago lui avait dit l'avant-veille. Arrête d'être paranoïaque, se sermonna-t-il. Il y a peu de chances qu'il soit en train de penser à toi. Juste à ce moment, Parvati se pencha vers Potter et lui murmura quelque chose à l'oreille. Aussitôt le visage du garçon s'assombrit et il reprit son air préoccupé. Drago s'en félicita intérieurement.

En même temps, il aurait donné cher pour savoir ce qui perturbait ainsi Potter. Tout ce qui pouvait lui causer des soucis était bon à prendre. Le Vif d'or avait disparu de son champ de vision depuis un bon bout de temps, mais Drago continuait à observer le Gryffondor. Il n'avait jamais remarqué la fossette qui se creusait sur la joue droite du garçon quand il se mordait les lèvres. Aussitôt, Drago éprouva un vif sentiment d'envie. Il avait toujours voulu avoir une fossette, mais on visage restait désespérément lisse. C'était peut-être pour ça que Sarah ne voulait pas de lui.

"Arrête tes bêtises", marmonna-t-il dans sa barbe.

S'il se mettait à envier Potter, son cas était plus grave qu'il ne l'avait cru.

"Qu'est-ce que tu dis, mon chéri ?" demanda Pansy.

"Rien", répondit-il. "Tu veux mes Multiplettes ?"


Serdaigle avait battu Poufsouffle, ce qui réjouit les Serpentard mais déçut tous les Gryffondor – sauf peut-être Parvati. La dernière semaine de cours se déroula dans une ambiance de fête ; les armures dans les couloirs avaient été décorées par les soins de Rusard de guirlandes de houx et la Grande Salle s'ornait de gigantesques sapins. Mais Harry soupçonnait Dumbledore d'avoir forcé la main à Rusard, car le concierge était plus grognon que jamais. Même s'il avait voulu faire croire que l'initiative venait de lui, personne ne l'aurait pris au sérieux. Un petit chœur de fées chanteuses avait été installé dans chaque salle de cours et c'étaient elles qui annonçaient la fin des leçons en entonnant des cantiques toutes les heures. Ginny Weasley, qui avait cours de potions en première heure le lundi matin, raconta à Harry que Rogue avait failli tomber de sa chaise quand elles s'étaient mises à chanter. Il n'avait rien dit, mais quand les sixième année eurent cours avec Rogue l'après-midi même, ils ne virent aucune trace du chœur de fées. L'austère maître des potions avait dû leur faire un sort.

Flitwick par contre était ravi. Le vendredi, il apprit à ses élèves comment ensorceler une théière pour que son bec éjecte des serpentins multicolores lorsqu'on lui soulevait le couvercle. L'ambiance était des plus détendues pendant le cours, et même les Serpentard semblaient contents, ce qui n'arrivait pas souvent. À deux reprises, Harry – qui s'amusait comme un petit fou avec Ron à faire une bataille de serpentins par théières interposées – surprit Malefoy qui regardait d'un air songeur dans sa direction. Les deux fois, il se retourna pour voir s'il y avait quelque chose derrière lui que Malefoy était susceptible de contempler ainsi, mais il doutait fort que ce dernier ait pu être si absorbé par une armoire pleine de vieux livres. Renonçant à comprendre, il acheva la théière de Ron et s'attaque à celle d'Hermione, qui ne se contentait pas de lancer des serpentins mais éjectait aussi des cotillons rouge et vert.

Le lendemain matin tous les élèves qui rentraient chez eux – ou chez des amis, dans le cas de Harry – embarquèrent à bord du Poudlard Express. Le voyage se passa sans encombre et lui, Ron et Ginny furent accueillis à la gare par Mr Weasley et les jumeaux. Quand ils arrivèrent au Terrier et que Mrs Weasley le serra dans ses bras, Harry eut l'impression d'être rentré chez lui.


"Le Moremplis est fort heureusement une créature très rare que l'on trouve seulement dans les climats tropicaux. Elle ressemble à une cape noire d'un peu plus d'un centimètre d'épaisseur (elle est plus épaisse si elle a récemment tué et digéré une victime) qui glisse sur le sol de la nuit …. Le Patronus est le seul sortilège connu qui puisse repousser un Moremplis. La créature attaquant généralement des personnes endormies, il est rare cependant que ses victimes aient l'occasion d'utiliser la magie pour s'en défendre. Une fois sa proie étouffée, le Moremplis digère son repas sur place, dans le lit même qu'il a envahi. Puis il quitte la maison, légèrement plus épais et plus gros qu'à son arrivée, en ne laissant aucune trace, ni de lui-même ni de sa proie."

Les Animaux fantastiques, Norbert Dragonneau ;-)