Du grabuge sur le Chemin de Traverse
Harry passait d'excellentes vacances en compagnie des Weasley. Bill et Charlie étaient également rentrés à la maison, si bien que, occupée par dix personnes et trois hiboux,la maisonsemblait être sans cesse en ébullition. Fred et George travaillaient, à présent, et transplanaient tous les matins vers le Chemin de Traverse. Ils revenaient de la même manière, essayant toujours d'apparaître dans un endroit plus incongru que la veille, ce qui leur attirait invariablement les foudres de Percy et les rires de Harry, Ron et Ginny. L'apparition la plus surprenante avait été jusqu'à présent George atterrissant sur la tête de Percy, qui s'était effondré sous le poids de son frère et avait utilisé pour exprimer sa fureur des mots dont personne n'aurait pensé qu'il les connaissait.
Comme tous les ans depuis qu'il était à Poudlard, Harry fut gâté pour Noël. Assis par terre dans la chambre de Ron, il ouvrait ses cadeaux sous l'oeil approbateur d'Hedwige qui lui avait apporté deux paquets et de Coquecigrue qui hululait joyeusement, comme toujours. Il avait reçu l'habituel pull-over de Mrs Weasley, et Ron lui avait offert un assortiment de Feuxfous Fuseboum Weasley. Les paquets qu'Hedwige avait ramenés venaient d'Hermione et des Dursley. D'Hermione il avait reçu une bouteille de Révèlencre et – Harry sourit – un petit livre à la couverture rose intitulé L'Amour pour les sorcières débutantes, et des Dursley un stylo à bille bleu dont il soupçonnait qu'il n'écrivait même pas. Charlie, qui avait en son temps occupé le même poste que lui dans l'équipe de Gryffondor, lui avait également offert un livre (Le Manuel du bon capitaine de Quidditch - ou comment faire faire à vos joueurs tout ce que vous voulez qu'ils fassent en leur faisant croire que l'idée vient d'eux) et Bill un collier orné d'une griffe de Manticore. Enfin, Fred et George lui avaient offert une paire d'Oreilles à rallonge, une invention de leur cru, Percy une écharpe aux couleurs de Gryffondor et Ginny une petite boule de verre transparent – manifestement un Rapeltout. Sirius se trouvait à l'étranger avec Remus et lui avait envoyé une petite boîte enivoire contenant de la poudre de Cheminette. Harry allait ouvrir un paquet d'une taille appréciable dont il ne voyait pas de qui il pouvait venir quand un hibou grand-duc frappa du bec contre la vitre. Ron alla ouvrir la fenêtre et donna des graines à l'oiseau après avoir libéré sa patte des deux cadeaux qu'il portait.
"Hé, c'est de Hagrid !" s'exclama-t-il. "On en a un chacun."
Harry défit son paquet en se demandant ce que Hagrid avait bien pu lui offrir ; il avait toujours des idées farfelues. C'était une bouillotte recouverte de poils d'un animal que Harry ne pouvait – ni ne voulait – identifier. Ron avait reçu la même.
"Eh bien, au moins c'est utile", dit-il d'un ton satisfait.
Harry allait s'attaquer au cadeau mystérieux quand, à nouveau, un hibou se présenta à la fenêtre. Il était envoyé par Parvati, et apportait à Harry un jeu d'échecs accompagné d'une lettre :
Mon cher Harry,
Je te souhaite un très joyeux Noël Tu me manques beaucoup. J'ai hâte de te revoir.
Je t'embrasse fort,
Parvati
En lisant le message de Parvati Harry ressentit comme un pincement dans la région du coeur. Il était agréable de savoir que quelqu'un pensait à lui, mais au fond de lui il sentait que ne pas sortir avec Parvati ne ferait pas grande différence. Il avait pris sa décision.
Il lui avait quand même envoyé un cadeau – une paire de boucles d'oreille – et espérait qu'elle avait été contente. Même s'il n'était pas amoureux d'elle, il l'appréciait beaucoup et ne voulait pas la faire souffrir.
Enfin il put ouvrir le gros paquet, qui bougeait bizarrement. Ron l'observait d'un ton suspicieux et le mit en garde :
"Attention, c'est peut-être un cadeau piégé. Il pourrait t'exploser à la figure."
"Mais qui voudrait m'envoyer un cadeau piégé ?"
"Je ne sais pas", répondit Ron d'un ton grave. "Malefoy", ajouta-t-il après réflexion.
"Ne sois pas bête, même s'il me déteste, ça m'étonnerait qu'il prenne la peine de m'envoyer un colis piégé."
"Oh, je ne suis pas si sûr qu'il te déteste", répliqua Ron.
Harry, surpris, dévisagea Ron, qui semblait on ne peut plus sérieux.
"J'ai même l'impression qu'il est amoureux de toi."
Harry ne savait pas quoi dire. Soudain, Ron éclata de rire.
"Ah ! Je t'ai eu ! Si tu avais vu ta tête !"
"Tu m'as fait peur", dit Harry en feignant d'être soulagé.
Mais,sanssavoirpourquoi, il se sentait troublé. Et le souvenir de la rencontre avec Malefoy dans escalier lui revint en mémoire. Mais ne souhaitant pas penser à Malefoy en cette belle journée, il reporta toute son attention sur le cadeau mystérieux.
"Fais quand même attention", lui conseilla Ron.
Harry arracha le papier et quelque chose bondit hors de la boîte qu'il venait d'ouvrir.
C'était Dobby. Il se jeta sur Harry en criant :
"Joyeux Noël Monsieur !"
"Merci Dobby... À toi aussi", répondit Harry quand il se fut remis du choc. "Mais qu'est-ce que... ?"
"Dobby n'a pas vu Monsieur depuis la rentrée", expliqua l'elfe. "Alors Dobby s'est dit qu'il allait s'offrir en cadeau à Monsieur Harry Potter pour Noël. Enfin, pas vraiment s'offrir, puisque Dobby est un elfe libre..."
"Eh bien c'est très gentil, Dobby. Et – euh – tu tombes bien, j'ai justement ton cadeau sous la main."
Il attrapa l'écharpe offerte par Percy et la tendit à Dobby. L'elfe fondit en larmes.
"Une fois de plus Harry Potter montre son immense générosité !"
Et il se jeta à nouveau sur Harry qui tomba sur le lit de Ron.
"Allons allons, Dobby, ce n'est rien..."
"Oh si Monsieur, pour Dobby c'est beaucoup !" sanglota l'elfe.
Il se remit debout et, essuyant une larme qui coulait au bout de son nez, il dit :
"Dobby doit y aller, à présent. Dobby doit aider les autres elfes à préparer le repas de Noël à Poudlard. Dobby espère revoir bientôt Monsieur."
"Euh, oui, Monsieur aussi - enfin, je veux dire, j'espère qu'on se reverra bientôt, moi aussi."
Dobby renifla bruyamment et avec un crac il s'évanouit dans les airs.
Ron était hilare.
"Il n'est vraiment pas très malin, hein ? À chaque fois, tu arrives à lui faire croire que tu as un cadeau pour lui, alors qu'il n'y a jamais de papier autour."
Drago s'étira longuement et soupira d'aise – que c'était agréable de dormir dans son propre lit, confortable, pas comme à Poudlard – et se leva pour aller vérifier que ses parents avaient été généreux.
Quand il arriva dans le grand salon sa mère se précipita sur lui et le serra très fort contre elle.
"Oh mon chéri, ce bracelet est merveilleux !"
"Joyeux Noël M'man."
Son père était assis dans le canapé et lisait La Gazette du Sorcier. Il claqua des doigts et aussitôt un vieil elfe de maison arriva en trottinant, portant un plateau sur lequel étaient disposés trois tasses et une théière. Il commença à servir le thé pendant que Drago allait embrasser son père.
"Joyeux Noël Papa."
"Joyeux Noël, fils", répondit Lucius Malefoy. "Je te remercie pour les boutons de manchette. Ils me seront utiles quand j'aurai des manchettes."
Drago grimaça - une fois de plus, son père n'avait pas apprécié son cadeau. Il se dirigea vers le gros tas de cadeaux qui restait sous le sapin et commença à défaire les emballages sous l'oeil humide de sa mère.
Dix minutes plus tard il se relevait, satisfait, et alla à nouveau embrasser ses parents. Il avait reçu une épingle à cravate en nacre – « Pour égayer ton uniforme de l'école », avait précisé sa mère –, un portefeuille en cuir de Grapcorne, une Glace à l'ennemi – « On n'est jamais trop prudent, fils », avait commenté son père –, un manuel de Potions (Quand "faire avaler" rime avec "tuer") et un autre de Quidditch, un télescope de poche et beaucoup d'autres petits présents. Mais de toute manière, Noël ne représentait rien de particulier pour lui. Quand il voulait quelque chose, il lui suffisait en général de le demander à sa mère, qui s'arrangeait toujours pour satisfaire ses désirs – à l'insu de son père, qui étaittrès strict.
Il remercia et ses parents et avala son thé qui était presque froid. Il s'apprêtait à remonter dans sa chambre quand son père, l'air amusé, lui demanda :
"Tu n'oublies rien ?"
"Euh... sans doute que si, puisque tu me le demandes, mais je ne vois pas quoi..."
Lucius claqua à nouveau des doigts et le vieil elfe revint, courbé sous le poids d'un long paquet. Lucius s'en saisit et le tendit à Drago, qui avait deviné de quoi il s'agissait avant même d'avoir ouvert le cadeau. Pour en être sûr il arracha avidement le papier brun, et les yeux brillants, se tourna vers son père.
"C'est... oh, Papa... Maman, je..."
Sa mère, tout excitée, faisait des petits bonds sur place.
"Tu as très bien travaillé ce trimestre", expliqua Lucius Malefoy. "Alors ta mère et moi avons pensé que tu méritais une récompense. J'ai entendu dire que Potter n'avait qu'un Éclair de Feu, j'ai donc bon espoir que cette année la coupe de Quidditch retourne dans le bureau de Rogue, qu'elle n'aurait jamais dû quitter."
Drago remonta dans sa chambre en courant pour examiner de plus près son Nimbus 2002. Jamais il n'avait vu de balai aussi beau. Soudain une image s'imposa à son esprit, celle de Potter vert de rage en le voyant arriver sur le terrain avec cette merveille à la main. Potter... Drago se demanda ce que Potter faisait en ce moment. Il était sûrement chez les Weasley, puisque ses Moldus ne voulaient pas de lui. Est-ce qu'il souriait en ouvrant ses cadeaux, et est-ce cette fossette se creusait sur sa joue, comme Drago l'avait remarqué au cours de Flitwick ? Probablement pas, car les Weasley étaient trop pauvres pour lui offrir des cadeaux satisfaisants et si les Moldus chez qui il vivait ne l'accueillaient même pas pour les vacances, il y avait peu de chances qu'ils lui offrent quoi que ce soit.
Il fut tiré de sa rêverie par le cliquètement d'un bec contre la fenêtre. C'était un hibou de Pansy, qui lui envoyait un livre de poèmes – Drago leva les yeux au ciel – et lui proposait dans la lettre jointe de se retrouver sur le Chemin de Traverse le trois janvier. Drago répondit par l'affirmative et se remit à la contemplation de son nouveau balai.
La deuxième semaine de vacances, Fleur Delacour arriva au Terrier. Elle essaya d'apprendre quelques mots de français à Harry et Ron, mais ces derniers n'étaient pas très doués et elle renonça vite pour se consacrer à Bill ; c'était surtout lui qu'elle était venue voir. Un matin, Ron proposa à Harry d'aller faire un tour sur le Chemin de Traverse.
Ils se rendirent immédiatement au magasin que Fred et George avaient pu ouvrir grâce à la récompense gagnée par Harry au Tournoi des Trois Sorciers. Farces pour sorciers facétieux occupait deux niveaux et on ne savait où donner de la tête tellement il y avait de marchandises sur les étagères. La boutique regorgeait d'élèves de Poudlard venus faire provision. Tandis que Ron examinait le stock de Pralines Longue Langue, Harry discutait avec les jumeaux.
"Alors, tout se passe bien ?" demanda-t-il en profitant d'un des rares moments où il n'y avait personne à la caisse.
"À merveille", répondit George,lesourire jusqu'aux oreilles. "On pense ouvrir une succursale à Pré-au-lard."
Harry et Ron les quittèrent quand il y eut trop de monde dans le magasin pour pouvoir parler sans hurler, et se remirent à lécher les vitrines du Chemin de Traverse. Ils furent bientôt attirés par un attroupement qui poussait des cris de joie. Un homme se tenait au milieu d'un cercle délimité par des cordons montés sur piquets, et faisait exécuter des figures à un hippogriffe. À chaque fois que l'animal s'inclinait ou se levait sur les pattes arrière la foule s'émerveillait bruyamment.
"Si Hagrid était là il en avalerait sa barbe", marmonna Ron. "Montrer un hippogriffe comme une bête de… comme une bête de…"
"Une bête de cirque ?" proposa Harry.
"Peut-être, mais je ne sais pas ce que c'est qu'un cirque", répondit Ron.
"Je t'expliquerai une autre fois. Au fait, tu savais que Fred et George voulaient ouvrir une boutique à Pré-au-lard ?"
"Oui, ils me l'avaient dit. J'avais oublié de t'en parler ? Mais ils étaient censés le faire avant Noël. J'espère qu'ils ne vont plus trop tarder. Oh, regarde qui est là !" dit-il soudain.
Malefoy et Pansy Parkinson se tenaient de l'autre côté du cercle.
"Alors Malefoy, tu as l'air d'aimer les hippogriffes", lança Ron d'un ton moqueur en arrivant derrière lui. "Je n'aurais pas cru…"
"La ferme, Weasley", siffla Drago entre ses dents.
"Oh Weasley, tu t'es trouvé un petit ami !" ricana Pansy avec un regard haineux. "Comme je suis contente pour toi !"
Mais ils furent interrompus par une clameur effrayée. Un jeune garçon téméraire était passé sous le cordon délimitant le cercle de sécurité et l'hippogriffe n'avait pas apprécié cette intrusion. Il rua, se secoua dans tous les sens et la corde qui l'attachait au sol se rompit. Échappant à son maître il se précipita en galopant vers Harry, Ron, Malefoy et Pansy.
"Vite Ron ! Cours !" hurla Harry.
Il lui semblait qu'il n'avait jamais couru aussi vite de sa vie, même pour échapper à Dudley. Il courait sans regarder où il allait et se retrouva hors du Chemin de Traverse sans savoir par où il était passé. Devant lui s'étendait une forêt. Il entendait Ron courir derrière lui et, avisant un arbre dont les branches basses autorisaient l'escalade, il lui lança :
"Par là ! Cet arbre !"
Harry grimpa aussi vite qu'il le put. Arrivé à une hauteur respectable il s'assit et, s'accrochant à une branche, il se pencha en avant pour aider Ron à monter. Il tendit la main mais, par réflexe, la retira aussitôt.
"Malefoy !"
"Ben quoi, j'ai le droit d'essayer de sauver ma peau, moi aussi !" gémit Drago.
"Mais je croyais que c'était Ron qui me suivait !" s'exclama Harry.
"En temps normal je t'aurais lancé un sortilège pour m'avoir confondu avec cet idiot, mais vu les circonstances…", haleta Drago en hissant à la même hauteur que Harry.
L'hippogriffe était arrivé au pied de l'arbre et labourait furieusement le tronc de ses griffes. Du coin de l'œil, Harry constata avec satisfaction que Malefoy était blanc comme un linge. Il n'avait jamais brillé par son courage.
"Mais pourquoi il ne s'en va pas ?" gémit Malefoy. "Il doit bien avoir compris qu'il ne nous attrapera jamais, à présent ! Oh, pourquoi a-t-il fallu que ça tombe sur moi ?"
"Il a dû ressentir l'amour immense que tu éprouves pour les hippogriffes", suggéra Harry avec un petit rire moqueur.
Il savait qu'ils étaient en sécurité dans cet arbre, et qu'il suffisait d'attendre qu'on vienne calmer l'animal. Tout à coup ils entendirent des cris provenant du Chemin de Traverse.
"Où est-il parti ?" criait le montreur à la cantonade.
"Je crois que c'est par là !" lança une voix.
Malefoy, prenant appui sur une branche, se leva et se mit à hurler :
"Par ici ! Ohé, par ici ! Venez vite !"
Soudain, il y eut un craquement sinistre et Malefoy se retrouva suspendu dans le vide, accroché par une main à la branche sur laquelle Harry était assis. Celui-ci hésita un court instant – qu'est-ce que la vie serait belle, débarrassé de Malefoy – mais sa noblesse naturelle reprit le dessus et, de toutes ses forces, il tira sur la veste du Serpentard pour le remonter sur la branche.
Malefoy n'avait pipé mot pendant son sauvetage, mais une fois en sûreté il lança un regard stupéfait à Harry.
"Pourquoi tu m'as aidé ? Tu aurais dû laisser cette bête me déchiqueter, tu aurais été tranquille après ça !"
"J'y ai pensé", pouffa Harry, amusé de voir la tête ahurie de Drago.
"En tout cas si ça avait été le contraire, moi je ne t'aurais pas sauvé", grommela Malefoy.
"Oh, je suis sûr que si", répondit distraitement Harry avant de se pencher.
Drago lui jeta un regard étonné mais ne fit aucun commentaire, et se pencha à son tour pour voir ce qui captivait ainsi l'attention de Potter – ce dernier venait d'écarquiller les yeux d'horreur. L'hippogriffe avait apparemment abandonné tout espoir de scier l'arbre à la force de ses griffes et s'élevait à présent en l'air.
"Bon sang, j'avais oublié qu'il pouvait voler !" s'exclama Harry en devenant tout blanc à son tour.
"Maman", gémit Drago en fermant les yeux.
"Je crois qu'elle ne peut rien pour toi", rétorqua Harry avec colère.
Il aurait bien aimé que Malefoy fasse un effort pour essayer de trouver une solution au lieu de geindre comme un gamin. Mais à ce moment le montreur d'animaux arriva en courant et, réagissant au quart de tour, il lança une corde qui s'enroula autour d'une des pattes de l'hippogriffe. Tirant sur la corde, il força l'animal à revenir sur la terre ferme et dix minutes, plus tard, il présentait ses excuses à Harry et Drago qui avaient attendu que l'animal soit calmé pour redescendre.
"Vous allez voir, quand je vais raconter ça à mon père !" menaça Drago, toujours tremblant.
"Tu nous fatigues, Malefoy", lâcha Harry d'un ton sec. "Hé Ron, je suis là !" lança-t-il à l'adresse de son ami qui venait d'arriver, l'air inquiet.
Pansy courait à la suite de Ron et elle se précipita sur Malefoy, qui n'avait jamais semblé aussi content de la voir.
Harry et Ron se mirent d'accord pour ne pas en parler à Mrs Weasley, mais ils s'arrêtèrent aux Farces pour sorciers facétieux pour raconter l'aventure de Harry à Fred et George.
"Sacré Harry !" s'esclaffa George. "Il ne t'arrive jamais des trucs normaux ?"
Harry s'était remis du choc, et quand il mima la réaction qu'il avait eue en réalisant que l'hippogriffe pouvait voler, Fred tomba de sa chaise en pleurant de rire.
