Ah Vert Emeraude et Just-Lulu, je sais que je peux toujours compter sur votre p'tite review, c'est gentil !
Merci beaucoup Amy Keira, Ehwinn et Fourmilu (j'adore voir des nouveaux noms !)
Je sais bien que ça traîne... je leur ai demandé de s'activer un peu, mais ils n'en font qu'à leur tête
Sérieusement, je crois que ce que vous attendez approche... mais pas encore ;-)
Désolée
Bonne lecture quand même !
PS : pour la Bouldenert... vous verrez bien !
Hedwige
"Oui, devant tout le monde !"
"C'est pas sympa..."
"Mets-toi à sa place, tu as vu ce qu'elle lui faisait ?"
"Bah, ce sont des Serpentard, alors je ne vais plaindre aucun des deux !"
Plusieurs élèves, dans les couloirs et la Grande Salle, discutaient avec animation à propos du même sujet.
"Qu'est-ce qui se passe ?" demanda Ron en s'asseyant à la table des Gryffondor pour le petit-déjeuner le lendemain.
"Il semblerait que Malefoy ait rompu avec Parkinson", expliqua Dean Thomas.
"Ah", fit Ron d'un ton indifférent.
Harry sourit en se remémorant la conversation qu'il avait eue avec Malefoy dans les escaliers avant les vacances.
"Pourquoi ça ?" demanda-t-il à Dean.
"Apparemment, Pansy aurait ensorcelé des chaussettes qu'elle avait offert à Drago. Quand il les mettait un point s'allumait sur un plan de l'école qu'elle avait avec elle, et comme ça elle savait toujours où il se trouvait. Astucieuse, la Parkinson !"
Harry se tourna vers Ron.
"Ca me rappelle que tu as toujours ma Carte", fit-il à mi-voix. "Tu as eu du mal à localiser Pattenrond dessus, hier ? Je pensais que tu l'avais déjà trouvé quand je suis tombé sur lui par hasard."
Les oreilles de Ron devinrent écarlates.
"Je n'ai pas réussi à la faire fonctionner. J'avais oublié la formule."
Harry éclata de rire et se servit un verre de lait.
"Est-ce que vous êtes tous à jour dans vos devoirs ?" demanda Harry à son équipe pendant le déjeuner.
Tous répondirent par l'affirmative, à part Ron qui grimaça.
"On pourrait aller s'entraîner", proposa alors Harry. "Disons, vers deux heures. Sur le terrain, cette fois. Nous devons être préparés aux conditions réelles du match de samedi, or il fait toujours beau dans la Pièce Va-et-vient."
Sur le coup de deux heures, l'équipe au grand complet se rassembla devant le portrait de la Grosse Dame (qui faisait semblant de dormir au cas où quelqu'un aurait voulu rentrer à nouveau dans la salle commune) et descendit au terrain de Quidditch en discutant avec animation.
"Les Serpentard n'ont aucune chance", dit joyeusement Ginny.
"C'est sûr", acquiesça Andrew Kirke. "On va leur mettre la pâtée !"
Même Hermione, d'habitude si mesurée, partageait l'allégresse de ses coéquipiers.
"Avec la nouvelle technique de passes que nous avons mise au point, ils ne verront même pas le Souafle passer sous leur nez !"
"On va gagner", lança faiblement Neville pour ne pas être en reste.
Lui aussi était très motivé, mais la perspective de jouer contre les Serpentard le terrorisait. Harry remarqua sa voix tremblante et le rassura :
"Ne t'inquiète pas, Neville. Tout va bien se passer."
Il se tourna vers Ron et ajouta sur le ton de la plaisanterie :
"C'est plutôt Ron qui devrait s'inquiéter. Les Serpentard ne sont pas des tendres quand ils essayent de marquer. Et parfois ils visent plus le gardien que les cercles."
"Ha ha, très drôle Harry", bougonna Ron, dont le visage affichait néanmoins un large sourire.
Mais l'enthousiasme des Gryffondor retomba quand ils arrivèrent au stade. Des silhouettes vert et argent évoluaient déjà en l'air.
"Je vais voir s'ils ont bientôt fini", annonça Harry.
Il s'avança au milieu du terrain et lança :
"Malefoy !"
Le capitaine des Serpentard regarda qui l'appelait et atterrit près de Harry.
"Quoi ?" dit-il d'un ton brusque.
"Vous en avez encore pour longtemps ?" demanda froidement Harry.
"Ça dépend. Vous avez besoin du terrain ?"
"A ton avis ? On n'est pas venus pour admirer la vue."
Malefoy ne dit rien mais le regarda d'un air goguenard.
"Evidemment qu'on en a besoin", lâcha Harry, exaspéré.
"Dans ce cas, oui, on en a encore pour un bout de temps", répondit Malefoy.
Harry tourna les talons sans mot dire et rejoignit son équipe. Mais avant qu'il ait pu ouvrir la bouche Malefoy l'interpella.
"Tu peux prendre le terrain, on s'est assez entraînés pour aujourd'hui."
Harry s'apprêtait à le remercier, par réflexe, mais il se ravisa à temps ; c'était à Malefoy qu'il avait affaire. Il hocha imperceptiblement la tête, ce qui sembla satisfaire Malefoy, qui rappela ses joueurs. Ces derniers atterrirent en grognant, mais retournèrent dans les vestiaires ranger leurs balais.
L'équipe de Malefoy toisa les joueurs de Gryffondor en passant devant eux, mais personne ne fit de commentaire. Harry donna ses instructions et tous s'envolèrent tandis que les Serpentard retournaient vers le château.
L'entraînement se passait très bien quand soudain Ginny s'écria :
"Hedwige !"
Harry regarda dans la direction qu'indiquait Ginny. Hedwige s'approchait du terrain ; elle semblait voler avec difficulté. Harry fonça sur elle et elle se posa sur son épaule avec un hululement de reconnaissance. Harry atterrit et déposa Hedwige sur un banc pour l'examiner. Elle ne souffrait d'aucune blessure apparente, mais il y avait sûrement une raison pour qu'elle ait fait le chemin depuis la volière : il allait la voir régulièrement, elle n'était donc pas venue juste pour lui dire bonjour.
"Qu'est-ce qu'il y a, Hedwige ?" demanda Harry tout en sachant qu'il n'obtiendrait pas de réponse.
À ce moment la chouette hulula faiblement et s'évanouit. Hermione la rattrapa de justesse avant qu'elle tombe du banc et la mit dans les bras de Harry, qui était déconcerté.
"Je vais chez Hagrid", annonça-t-il. "Vous pouvez continuer à vous entraîner si vous voulez."
Mais l'état pitoyable de la chouette de leur capitaine avait sapé le moral de l'équipe et tous décidèrent de reporter la séance. Ron et Hermione accompagnèrent Harry chez le garde-chasse pendant que les autres retournaient au château.
"Pourquoi tu leur as laissé le terrain, Drago ?" demanda Sarah d'un ton accusateur. "On a besoin de s'entraîner, nous aussi."
Ils étaient assis au coin du feu. Drago lisait Balai-Magazine et Nott, assis à côté de lui, torturait une Chocogrenouille en lui nouant les pattes avant de la dévorer.
"Ne t'inquiète pas, j'ai un plan", répondit Drago sans lever les yeux.
Il était plongé dans une étude de balais d'où il ressortait clairement que son Nimbus 2002 était le meilleur. L'Éclair de Feu était sorti lorsqu'il était en troisième année, et depuis aucun balai n'avait pu soutenir la comparaison. Mais le Nimbus 2002 avait changé la donne, et Drago savait ce que cela signifiait. Cela signifie que cette année la Coupe est à nous. Il avait gardé son balai secret pour l'instant ; il l'avait seulement montré à Pansy. Il espérait qu'elle saurait tenir sa langue, surtout depuis ce qu'il lui avait fait.
"Au fait Drago", intervint Nott comme s'il lisait dans ses pensées, "c'était grandiose ce que tu as fait à Parkinson hier soir ! Rompre devant tout le monde ! Je te comprends, remarque. Te faire surveiller comme ça... Elle est lamentable, cette fille", conclut-il en secouant la tête. "Je ne l'ai jamais appréciée, de toute façon."
"Au moins tu ne m'emprunteras plus mes chaussettes", fit Drago avec un rictus.
"Tu l'as dit !" acquiesça Nott. "Si j'avais su que j'étais pisté..."
Il frissonna à cette idée et enfourna la Chocogrenouille dans sa bouche.
"Tu n'as pas intérêt à m'offrir des chaussettes, Sarah, ou je te quitte sur le champ", lança-t-il à la jeune fille assise en face de lui.
"Pas de danger que je t'offre quoi que ce soit", répliqua celle-ci en se levant. "Malefoy, j'espère quand même que tu nous expliqueras ton plan avant samedi."
Et elle s'en alla. Nott haussa les épaules.
"Elle est bizarre, depuis quelque temps", dit-il.
Drago ne répondit rien mais sourit en son for intérieur. Il n'avait pas raconté à Nott ce que Sarah lui avait révélé quelques jours plus tôt. Et il ne le ferait pas. De toute manière, il ne ressentait plus rien pour elle.
Hagrid avait assuré à Harry qu'Hedwige n'avait rien de grave – « Juste un peu de fatigue » - et c'est soulagés que Harry, Ron et Hermione quittèrent la cabane du garde-chasse pour aller dîner. À table ils rassurèrent le reste de l'équipe, et convinrent d'une nouvelle séance d'entraînement.
"Demain matin, huit heures sur le terrain", annonça Harry.
Tout le monde grimaça, mais ils savaient tous qu'il fallait s'entraîner s'ils voulaient avoir une chance de battre Serpentard.
Ainsi, le lendemain matin, les Gryffondor avalèrent en toute hâte quelques tranches de bacon et filèrent au stade de Quidditch. Par chance il était libre, et ils se mirent immédiatement au travail. Harry volait parmi ses joueurs, leur donnant des conseils et les encourageant, et au fur et à mesure que le temps passait il se sentait plus confiant. Les batteurs ne rataient presque jamais les Cognards, les poursuiveurs visaient remarquablement, et si le Souafle n'entrait jamais dans les cercles d'or ce n'était dû qu'au talent de Ron. Mais Harry savait que sous ses dehors fanfarons, à l'idée de jouer contre les Serpentard, Ron était aussi terrifié que Neville. Il fallait qu'il garde la tête froide durant le match, et tout se passerait bien.
Ils ne quittèrent le terrain qu'à midi, et ils passèrent l'après-midi dans la salle commune à essayer d'élaborer de nouvelles stratégies de jeu - le manuel que Bill avait offert à Harry se révéla fort utile.
Après le dîner Harry, Ron et Hermione rendirent une petite visite à Hedwige.
"Elle se remet, je pense qu'elle sera à nouveau en pleine forme demain soir", annonça Hagrid avec optimisme. "Tu n'auras qu'à venir la chercher après manger, Harry."
"Vous savez ce qui lui est arrivé, maintenant ?" demanda Hermione.
"C'était peut-être une petite déprime", répondit Hagrid. "Le propre d'une chouette, c'est de porter du courrier, or elle n'a pas beaucoup de travail", expliqua-t-il avec un sourire à Harry.
Harry, penaud, caressa doucement la tête d'Hedwige qui se mit à hululer doucement.
"Excuse-moi, Hedwige. Je te prêterai à Hermione, si tu veux."
"Et moi alors ?" s'exclama Ron, vexé.
"Tu as déjà..."
"Coq !" s'écria Hermione.
"Bon ça va, je le sais, pas la peine de crier", grommela Ron.
"Mais non ! Regarde !"
Coq voletait devant la fenêtre en hululant joyeusement. Hagrid lui ouvrit et le petit hibou se précipita sur Hedwige, qui cligna des yeux, agacée.
"Regarde Hedwige, tu as de la visite !" dit gaiement Hagrid.
"Ça n'a pas l'air de lui faire tellement plaisir", remarqua judicieusement Hermione.
"Je crois qu'il vaut mieux la laisser se reposer", déclara Hagrid. "Ron, récupère ton hibou, tu veux ? Bonne soirée, à demain."
Le lendemain soir, Harry se rendit chez Hagrid tandis que Ron et Hermione remontaient dans la salle commune pour faire leurs devoirs. Harry, les poches pleines de Miam Hibou, sifflota un petit air jusqu'à la cabane du garde-chasse. Mais la mine sinistre du garde-chasse quand il lui ouvrit la porte lui fit perdre tout son entrain.
"Qu'est-ce qui se passe ?" cria Harry en se ruant dans la cabane. "Elle n'est pas... ?"
Hedwige se trouvait au même endroit que la veille, mais elle avait les yeux fermés. Harry constata avec soulagement qu'elle respirait encore.
"Qu'est-ce qu'elle a ?"
Hagrid soupira et répondit :
"J'ai bien peur que ce soit plus grave que ce que je pensais. Elle allait mieux dans la journée, j'ai cru qu'elle était complètement guérie, et tout à coup elle n'a plus fait de bruit."
"Mais vous ne savez pas ce qu'elle a ?"
Hagrid secoua la tête.
"Pas pour l'instant. J'en ai parlé à Madame Pomfresh, elle va m'aider à chercher un remède."
"Est-ce qu'elle risque de... de mourir ?" demanda Harry d'une petite voix.
Les yeux du géant se remplirent de larmes.
"Je ne sais pas."
Harry, au désespoir, passa le reste de la soirée à caresser les plumes d'Hedwige. La chouette ouvrait parfois les yeux, mais jamais pour bien longtemps. A onze heures, Hagrid dit d'une voix douce :
"Tu devrais peut-être y aller, Harry. Fais bien attention que Rusard ne t'attrape pas."
La mort dans l'âme, Harry reprit la route du château. Hedwige était bien plus qu'un animal ; elle avait été sa toute première véritable amie. Si elle devait mourir...
Il avait envie de parler à quelqu'un, de partager son angoisse avec quelqu'un. Mais Ron et Hermione étaient sûrement déjà couchés ; les nombreux entraînements, en plus de tous les devoirs que les professeurs prenaient un malin plaisir à donner à leurs élèves, les épuisaient. Il se résolut à attendre le lendemain et à aller lui aussi se coucher. Mais soudain, il se rappela que quelqu'un dans le château était toujours debout.
Il se mit en route, et presque aussitôt fit demi-tour. Non, c'était une idée stupide. Si, il fallait y aller. Non, c'était idiot.
Ça ne coûte rien d'aller voir, dit une petite voix dans sa tête. De toute manière, il est peut-être déjà parti. Harry monta les dernières marches d'un pas incertain et se retrouva devant la salle des trophées. La lumière était toujours allumée.
Harry resta un instant sur le pas de la porte, n'arrivant pas à se décider : devait-il entrer ou s'enfuir à toutes jambes ?
Il se racla la gorge et entra.
Malefoy rangea précipitamment quelque chose et se retourna, l'air coupable.
"Ah, c'est toi", fit-il.
Il se rassit sur la chaise qu'il venait de quitter et Harry put voir, sur la table devant laquelle Malefoy se tenait un instant auparavant, un chiffon qui nettoyait tout seul une médaille attribuée à Q. Umfraville pour services rendus à l'école. Il ne put s'empêcher de sourire malgré lui. Mais aussitôt, l'image d'Hedwige s'imposa à son esprit et il se laissa tomber lourdement sur une chaise en face de Malefoy. Celui-ci lui jeta un regard intrigué et lui demanda :
"Qu'est-ce qui t'amène par ici ?"
"Hedwige est malade."
"Qui ?"
"Ma chouette."
"Ah oui, la chouette blanche qui t'amène parfois du courrier. Enfin, plutôt « rarement » que « parfois », puisque tu n'as pas de famille..."
Harry sentit la fureur s'ajouter à son accablement et il se releva brusquement.
"Je voulais parler à quelqu'un... Je pensais que tu comprendrais puisque tu as toi aussi un hibou. Mais manifestement je me suis trompé. J'avais oublié que tu n'avais pas de coeur."
Il était arrivé à la porte quand Malefoy dit d'un ton excédé :
"Arrête de jouer les martyres incompris, Potter. Je te taquinais."
Le besoin de parler de Harry redevint alors le plus fort et il se retourna.
"Qu'est-ce qu'elle a, ta chouette ?" demanda Malefoy d'une voix étrangement douce.
"Elle ne va pas bien. Hagrid ne sait pas ce qu'elle a."
Il sentit les larmes lui monter aux yeux. Ah non. Tout mais pas ça. Il ne voulait pas pleurer devant Malefoy. Il ne se le pardonnerait jamais. Mais malgré tous ses efforts, il sentit soudain une larme salée couler sur sa joue. Malefoy toussota et se plongea dans la contemplation du chiffon ensorcelé, qui continuait à s'agiter tout autour de la pièce. Harry ne comprenait pas pourquoi Malefoy n'en profitait pas pour se moquer de lui, mais il lui était reconnaissant de ne pas le faire. Attends un peu, intervint à nouveau la voix. Dès demain toute l'école sera au courant.
Harry essuya vivement sa joue et Malefoy, un peu gêné, se leva et lui donna une tape maladroite dans le dos.
"T'en fais pas, va. Un jour Arnold a été bizarre pendant quelques jours, et puis ça lui est passé", dit-il, la voix rauque.
Soudain on entendit un bruit de pas se rapprocher. Harry plongea derrière une armoire et vit Rusard entrer.
"Vous avez fini ?" aboya le concierge à l'intention de Malefoy.
Le Serpentard avait récupéré son chiffon et faisait semblant d'astiquer une coupe en argent.
"Presque... Et voilà !" annonça-t-il fièrement en reposant l'objet sur son étagère.
Rusard examina rapidement les trophées exposés et dit :
"Bon, ça a l'air correct. Allez vous coucher."
Il quitta la salle et Malefoy se tourna vers le coin dans lequel se tenait Harry.
"C'est bon."
Harry sortit de sa cachette et regarda Malefoy, qui lui adressa un sourire contrit.
"Tu devrais sourire un peu plus souvent, Malefoy, ça te donne l'air presque aimable."
"Tu devrais te taire un peu plus souvent, Potter. Ça te donne l'air presque intelligent."
Alors Harry fit une chose qu'il n'aurait jamais cru faire de toute sa vie : il s'approcha de Malefoy et lui pressa amicalement l'épaule. Puis, sans rien dire, il quitta la salle des trophées.
Drago était perplexe. Qu'est-ce que tout cela voulait dire ? Il revit le regard presque haineux que Potter lui avait lancé le vendredi précédent ; et à présent il venait se confier à lui. Vraiment bizarre..., songea-t-il. Mais il se sentait étonnamment bien. Quand même... C'était la deuxième personne qu'il devait consoler depuis le début de l'année, alors que cela ne lui était jamais arrivé auparavant. Un coeur serait-il en train de pousser dans ma poitrine ? se demanda-t-il. Quelle horreur... Voilà que je tourne Gryffondor. Mais si être Gryffondor, c'était éprouver en permanence cette petite sensation qui n'était pas si désagréable que ça, l'idée ne le rebutait pas...
Décidant qu'il était trop tard pour se lancer dans de telles réflexions, il se mit en route vers son dortoir. Mais quand il passa devant le bureau du professeur de défense contre les forces du Mal il l'entendit parler dans une langue qu'il ne comprit pas :
"Domani non posso. Ho un impiegato."
Décidément, que de mystères ce soir...
Mais il tombait de fatigue et décréta que ça aussi, ça attendrait un autre jour.
