Comme aujourd'hui c'est mon anniversaire je vous offre le chapitre suivant !
Pour commencer, un grand merci à tous ceux qui lisent ceci (reviewers et non-reviewers, je ne fais pas de discrimination) ! Et bienvenue à Emiya !
Ensuite, pour vous rassurer, sachez que le week-end dernier j'ai écrit le chapitre où il y a contact buccal, si j'ose dire ;-)
Vous allez devoir attendre encore un peu (niark niark), mais vous avez eu raison de ne pas désespérer !
Bonne lecture :-)
PS : comme vous avez pu le constater j'ai changé le titre (un peu plus accrocheur, non ?). Il y a déjà une fic qui s'appelle "Mon meilleur ennemi", alors je laisse le "Sixième année" devant.
Serpentard contre Gryffondor
Harry ouvrit un oeil, puis l'autre, et, à la faible lueur du jour qui passait entre les rideaux, resta contempler le ciel de son lit à baldaquin durant une bonne dizaine de minutes. Il s'était passé quelque chose la veille, mais quoi ? Soudain, tout lui revint en mémoire. Hedwige était malade... et il avait été chercher du réconfort auprès de Malefoy. Mais pourquoi ? Pourquoi lui ? J'ai de vrais amis, pourquoi ne suis-je pas allé les voir, eux ?
Harry ne savait que penser. Malefoy était son ennemi depuis toujours. Du moins le croyait-il. Il n'en était plus aussi sûr, à présent. Si c'est à lui que je suis allé me confier, il doit y avoir une raison. Il avait beau retourner la question dans tous les sens, il ne trouvait pas de réponse. Il avait toujours détesté Malefoy. La preuve, à chaque fois qu'il le voyait son estomac se serrait de frayeur et de dégoût. À moins que... Qu'avait dit Hermione, déjà... ? Qu'on se sentait bizarre quand arrivait une personne qu'on...
Non, impossible.
À côté de lui, Harry entendit Ron remuer et décida de se lever. Il attrapa ses lunettes et s'assit au bord de son lit. Avec un soupir il commença à s'habiller.
Que la vie était compliquée.
Le cours de soins aux créatures magiques se passa relativement bien - c'est-à-dire aussi bien que peut se passer un cours mettant en scène des Malagrifs tachetés, créatures qui n''hésitent pas à se servir de leurs dents - mais Harry était très distrait. Il redoutait la confrontation avec Malefoy, en sortilèges. Qu'allait-il lui dire ? Les Serpentard étaient sûrement déjà tous au courant de la malheureuse conversation de la veille.
Harry ralentit le pas en approchant de la salle de classe de Flitwick, s'apprêtant à devoir ignorer les quolibets des camarades de Malefoy, mais à sa grande surprise il n'en fut rien. Les Serpentard étaient déjà alignés le long du mur mais personne ne prêta attention à l'arrivée de Harry et de ses amis. Même Pansy Parkinson ne lança aucune insulte à Hermione. Harry avait remarqué qu'elle semblait essayer de se faire toute petite depuis sa rupture avec Malefoy.
Le professeur Flitwick les invita à entrer quand les Poufsouffle furent tous sortis, et Harry, dernier, s'apprêtait à refermer la porte quand Malefoy arriva en courant. Il s'arrêta à la hauteur de Harry.
"Euh... salut", fit ce dernier en évitant de le regarder.
Malefoy inclina brièvement la tête, l'air tout aussi gêné, et alla s'asseoir. Harry jeta un oeil dans le couloir pour vérifier qu'il n'y avait pas d'autres retardataires et prit place entre Ron et Hermione.
"Je ne rêve pas, tu as bien parlé avec Malefoy ?" s'exclama Ron, stupéfait.
"Hein ? Non", fit Harry mollement.
"J'avais cru", dit Ron en haussant les épaules.
Il sortit son Livre des sorts et enchantements, niveau 6 et le professeur Flitwick se mit à leur expliquer les subtilités du sortilège Coupe-Griffes.
Harry passa le reste de la semaine à se demander pourquoi Malefoy était resté aussi discret. Il avait cruqu'il s'empressait de raconter leur entrevue à ses camarades Serpentard et qu'ils en feraient des gorges chaudes pendant des semaines. Mais ce n'était pas le cas, et Harry se dit que peut-être Malefoy lui rendait la pareille pour l'aventure avec l'hippogriffe. Il n'en était pas moins honteux quand il repensait à tout ce qu'il lui avait dit, et à la manière dont il s'était mis à pleurer. Mais il avait d'autres soucis en tête. Tous les soirs il avait voir Hedwige ; et, si elle n'allait pas mieux, au moins était-elle toujours en vie. Il devait en plus organiser de nombreux entraînements car le match approchait. Le plus souvent, l'équipe se rendait à la Salle sur Demande, car Harry ne l'avouait jamais, mais il craignait de tomber sur Malefoy au terrain de Quidditch. Il se sentait toujours gêné en sa présence, et avait l'impression – sans en comprendre la raison, toutefois – qu'il en allait de même pour Malefoy.
Le samedi matin, une semaine avant le match, Harry et son équipe sortaient de la Salle sur Demande quand ils tombèrent nez à nez avec les Serpentard. Malefoy, qui menait sa troupe, baissa instinctivement la tête pour ne pas croiser le regard de Harry. La fille à l'air méprisant que Harry avait vue descendre de la salle de divination quelques mois plus tôt - était-ce vraiment quelques mois ? Il avait l'impression que cela faisait des siècles -, voyant que son capitaine n'avait pas l'air décidé à prendre la parole, lança froidement :
"Vous avez fini avec la salle ?"
"Oui, allez-y", répondit Harry.
"De toute manière, vous n'avez pas besoin de perdre votre temps", ricana Théodore Nott. "Arrêtez de vous entraîner, ça ne sert à rien. Vous allez perdre."
"C'est ça", répliqua Ginny, dont les yeux lançaient des éclairs. "Par contre vous, vous avez bien besoin de vous entraîner, à mon avis."
Crabbe et Goyle retroussèrent leurs manches d'un air menaçant et Harry jugea plus prudent de filer à la Grande Salle pour un petit-déjeuner tardif.
"Tu as remarqué, Harry", lança Ron tandis qu'ils s'asseyaient à table, "Malefoy n'a rien dit du tout."
"Ah non, je n'ai pas fait attention", mentit Harry.
"Il doit avoir tellement peur de jouer contre nous qu'il n'ose plus se vanter", conclut Ron.
Harry sourit devant la confiance de Ron. Restait à espérer qu'elle ne l'abandonnerait pas une fois en l'air devant les cercles d'or qu'il devait protéger.
Harry, Ron et Hermione passèrent l'après-midi à faire leurs devoirs.
"Hermione, c'est bien un oeuf de Runespoor qu'on doit ajouter à la potion d'Aiguise-Méninges ?"
"Oui. Oh !" fit soudain Hermione en portant la main à sa bouche. "J'espère que Hagrid a renoncé à nous faire étudier un Runespoor !"
Ron haussa les épaules.
"Je ne sais même pas ce que c'est."
"Tu le sauras bien assez tôt si Hagrid n'a pas changé d'avis", répliqua Hermione d'un ton inquiet.
En effet, Ron n'eut pas à attendre longtemps. Quand les sixième année de Gryffondor arrivèrent à la hauteur de la cabane de Hagrid, celui-ci lança joyeusement :
"Si tout le monde est là, suivez-moi !"
"Où allons-nous, Hagrid ?" demanda Lavande Brown.
"Dans la Forêt Interdite", répondit le garde-chasse.
Un murmure d'inquiétude parcourut la foule qui s'arrêta net.
"Allons", fit Hagrid en se retournant, stupéfait de voir que ses élèves ne le suivaient plus. "Ne vous inquiétez pas, avec moi vous ne risquez rien."
Ils se remirent en route, mais Harry ne pouvait s'empêcher de redouter le pire. Tous les cours qui avaient eu lieu dans la Forêt Interdite ne s'étaient pas spécialement bien passés. Après cinq minutes de marche ils débouchèrent dans une clairière dans laquelle était dressé un grand enclos fait de barrières de bois. Et derrière les barrières se trouvait...
"Oh non", gémit Hermione.
"Je vous présente Ute", annonça gaiement Hagrid. "C'est un Runespoor. Enfin, une Runespoor", gloussa-t-il. "Approchez-vous, voyons, sinon vous ne verrez rien."
Tous les élèves étaient restés à la bordure des arbres, manifestement peu désireux de voir quoi que ce soit du serpent à trois têtes qui les regardait d'un air indifférent.
"Hermione, tu peux me dire ce que tu sais sur les Runespoors ?" demanda aimablement Hagrid.
Hermione, sur un terrain familier, retrouva toute sa contenance.
"Les Runespoors sont originaires du Burkina Faso. La tête de gauche organise, celle du milieu rêve et celle de droite critique les deux autres", répondit Hermione très vite.
"Excellent", dit Hagrid. "Quelqu'un peut me parler de ses oeufs ?"
Harry sesouvenait dela dissertation de potions qu'il avait écrite le samedi précédent, et lança :
"On peut les utiliser dans certaines potions."
"Très bien", approuva Hagrid, aux anges. "Est-ce que quelqu'un veut s'approcher d'Ute ?"
Harry se rappela soudain sa troisième année et, décidant de ne pas se laisser prendre au piège, cette fois, recula en même temps que les autres.
"Les Runespoors ne sont pas méchants par nature", plaida Hagrid. "Et de plus, Ute n'a plus de crochets. Vraiment personne ?"
Harry faisait semblant d'être absorbé dans la contemplation d'un oiseau qui venait de se poser près de lui.
"Bon, ça ne fait rien", capitula Hagrid. "Je vais donc vous faire moi-même la démonstration."
Il s'approcha du serpent, qui tourna vers lui sa tête de gauche.
"Allez Ute, montre-nous... oh ! Vilaine Ute !"
Hagrid venait de se faire mordre. Toutes les filles poussèrent un cri perçant et Hermione courut vers la barrière.
"Hagrid, est-ce qu'elle vous a mordu ? Les crochets sont très venimeux !"
"Ne t'inquiète pas, j'ai la peau dure", répondit Hagrid avec un sourire. "Tu es punie, Ute !" ajouta-t-il à l'adresse de sa protégée.
Le serpent baissa piteusement les têtes de droite et de gauche, tandis que celle du milieu regardait rêveusement par-delà les arbres, les yeux perdus dans le vague.
"Elle ne te fait pas penser à Luna, cette tête-là ?" demanda Ron à Harry.
Derrière eux, quelqu'un étouffa un cri indigné.
Hagrid s'approcha d'Hermione pour lui montrer sa blessure.
"Tu vois, elle n'a même pas réussi à me transpercer la peau."
Hermione poussa un soupir de soulagement. Hagrid sembla réfléchir un instant et ajouta en gloussant :
"Une chance que personne n'ait été volontaire, puisque j'avais oublié d'enlever les crochets de la tête de gauche."
Drago s'était rendu compte que Potter semblait aussi mal à l'aise que lui quand ils se croisaient. Depuis quelque temps aucun des deux ne paraissait avoir envie de lancer des injures à l'autre, ce que Drago trouvait des plus étranges. Que Potter soit revenu à des sentiments plus paisibles à son encontre, passe encore... C'était un Gryffondor, il était normal qu'il soit plus chevaleresque... Mais pourquoi lui, Drago, n'avait-il plus envie de l'insulter, comme au bon vieux temps ? Il savait que la réponse était enfouie en lui, très profondément. Quand il pensait à Potter il ne pouvait s'empêcher de le trouver... sympathique. Et cette pensée l'horrifiait au plus haut point. Si quelqu'un s'en apercevait ?
D'un autre côté, il n'était pas étonné d'avoir fait cette découverte. Il était fin psychologue, quand il le voulait, et il avait bien compris que l'aversion qu'il éprouvait pour Potter cachait sûrement quelque chose. Mais pas question de le révéler à qui que ce soit, pas même au principal concerné. Si Potter l'évitait depuis leur entrevue dans la salle des trophées, c'était parce qu'il était gêné d'avoir pleuré devant lui, rien de plus. Si là-dessus Drago allait le voir pour lui proposer son amitié, il lui rirait sûrement au nez. Ce n'était pas parce qu'il ne le regardait plus méchamment qu'il était prêt à tirer un trait sur tous leurs différends.
Drago y pensait quand il se retrouvait seul dans la salle commune, le soir, et cela lui faisait éprouver un sentiment qu'il n'avait alors jamais eu l'occasion d'expérimenter. Il se sentait... attristé. Mais quand il se levait le lendemain, il se disait avec énergie qu'il ne devait pas se complaire dans la mélancolie ; et il lui suffisait de poser les yeux sur Pansy, qui aussitôt devenait toute rouge et baissait honteusement la tête, au souvenir de ce qu'elle avait fait, pour retrouver sa bonne humeur.
Le samedi midi, il était particulièrement joyeux. Il allait enfin pouvoir dévoiler son Nimbus 2002 - seule Pansy était au courant, et elle avait étonnamment su garder sa langue. Même les membres de son équipe ignoraient jusqu'à son existence, puisque Drago utilisait pour l'entraînement son "vieux" Nimbus 2001. Bien sûr il s'était déjà entraîné avec son nouveau balai, car il savait qu'il ne fallait jamais jouer un match sur un balai qui volait pour la première fois ; mais il l'avait fait en secret, quand le soir il ne parvenait pas à dormir. Il se rendait alors dans la Salle sur Demande - quelle merveilleuse découverte ! - et il exécutait des figures jusqu'à tomber de fatigue. Le jour du match, son balai était fin prêt.
"Arrête de jouer avec ta baguette", lança-t-il à Crabbe. "Tu essayes de blesser quelqu'un ?"
Crabbe ricana mais rangea néanmoins sa baguette dans sa poche. Drago était confiant mais son estomac noué l'empêchait d'avaler plus qu'une bouchée de hachis Parmentier toutes les cinq minutes ; il regarda d'un air dégoûté Goyle qui n'était apparemment pas dans le même cas que lui.
"Tu as raison de vouloir prendre des forces", lâcha-t-il sèchement, "mais fais quand même en sorte de pouvoir décoller, tout à l'heure."
Goyle leva la tête, surpris, et posa à regret l'une des deux fourchettes qu'il tenait. Drago se risqua à jeter un oeil à la table des Gryffondor ; Potter ne mangeait rien, malgré les encouragements que la Sang-de-Bourbe lui prodiguait. Drago le vit prendre son verre de jus de citrouille et boire une gorgée, contraint et forcé par Granger.
À mesure que l'heure du match approchait l'excitation montait parmi les élèves, car il était de notoriété publique que les affrontements entre Gryffondor et Serpentard étaient toujours particulièrement violents et riches en rebondissements, même si en règle générale les Gryffondor finissaient par l'emporter.
À la fin du repas Drago demanda à son équipe de se rendre immédiatement au terrain. Personne ne parlait tandis qu'ils descendaient la pente menant au stade, et Drago remarqua que Sarah et Nott marchaient très éloignés l'un de l'autre. Il les avait vaguement entendus se disputer la veille. Il ne manquait plus que ça, soupira-t-il. Pourvu que ça ne les empêche pas de se passer le Souafle.
Quand tout le monde eut enfilé sa robe de Quidditch, Drago prit la parole pour faire ses recommandations de dernière minute. Il avait finalement décidé de ne pas se servir des informations que le Baron Sanglant lui avait communiquées, et aucun membre de l'équipe n'avait rien su de cet arrangement.
Il fut interrompu plusieurs fois par Crabbe et Goyle qui ne cessaient de ricaner dans leur coin.
"N'hésitez pas à être agressifs, mais attention... ! Je ne veux pas qu'un Gryffondor soit blessé à cause de nous", dit-il en guise de conclusion à son discours d'avant-match.
Zabini lui jeta un regard étonné.
"Il faut que tout le monde voie qu'on est parfaitement capables de gagner sans tricher", expliqua Drago.
Il voulait montrer à Potter que lui aussi, s'il voulait, il pouvait être grand seigneur.
Harry, malgré son estomac noué, ne tenait pas en place. Il n'avait pas joué de match depuis l'année précédente. Il avait hâte de remonter sur son Eclair de Feu et de sentir le vent gifler son visage, d'entendre la clameur de la foule à chaque but marqué, de se rappeler l'excitation qu'il ressentait quand sa main se refermait sur le métal froid du Vif d'or.
Il demanda plusieurs fois le silence car son équipe était dans le même état que lui et prononça un petit discours d'encouragement. Il ne cessait de jouer nerveusement avec le collier offert par Bill (il lui avait expliqué que les griffes de Manticore portaient bonheur) qu'il portait autour du cou. Deux minutes plus tard les Gryffondor s'avançaient dans le stade sous les applaudissements du public. Ils se placèrent au milieu du terrain pour attendre les Serpentard tandis que Justin Finch-Fletchley énonçait leurs noms un par un. Soudain la porte du vestiaire des Serpentard s'ouvrit et les joueurs, dans leur robe vert et argent, Malefoy en tête rejoignirent les Gryffondor. Ce fut alors comme si quelqu'un avait tourné le bouton du volume : la foule se mit à parler de plus en plus fort, et même à pousser des cris et à siffler. Harry ne repéra pas immédiatement ce qui causait autant de remous dans les gradins, mais Ron lui donna un coup de coude dans les côtes et alors, il vit.
Malefoy tenait à la main un Nimbus 2002 flambant neuf. Harry grimaça. Le match s'annonçait plus dur qu'il l'avait cru. Madame Bibine fit un signe à Justin, qui réclama aussitôt le silence dans les tribunes.
"Capitaines, serre-vous la main", dit Madame Bibine.
Harry s'avança vers Malefoy qui gardait obstinément les yeux rivés au sol, et ressentit comme une décharge électrique quand leurs mains se touchèrent.
"Euh... joli balai", fit-il tout bas, mal à l'aise.
"Merci", croassa Malefoy.
Il releva brusquement la tête et Harry crut voir, le temps d'un quart de seconde, le Serpentard sourire.
Au coup de sifflet de Madame Bibine les quatorze joueurs s'élevèrent et Hermione s'empara du Souafle. Harry monta un peu plus haut pour essayer de trouver le Vif d'or. Mû par une inspiration soudaine il se retourna, et eut la surprise de constater qu'il était seul. Depuis que Malefoy avait commencé à jouer, il avait développé l'habitude de se placer juste derrière Harry afin d'éviter de se fatiguer à chercher le Vif. Mais cette fois, il n'était pas là. Harry baissa les yeux et distingua Malefoy, un peu plus bas que lui. Un peu étonné de ce brusque changement de tactique, Harry reconcentra vite toutes ses pensées sur la petite balle dorée. Il avait beau regarder dans toutes les directions, il ne parvenait pas encore à la voir. Tout à coup il ressentit un léger vertige. Il redescendit de quelques mètres, pensant que c'était peut-être à cause de l'altitude, mais le vertige s'intensifia. Sa tête se mit à lui tourner. Il sentait son sens de l'équilibre le quitter, et il avait l'impression d'être en train de se balancer de droite à gauche sur son balai. Personne ne semblait avoir rien remarqué. Il baissa la tête pour évaluer la distance du sol à laquelle il se trouvait. Et il aperçut Malefoy qui fonçait sur lui à pleine vitesse.
Ce fut la dernière image qu'il vit avant de tomber.
