Merci à Amy Keira et Marie Potter, qui fait son grand retour ! ;-)

Vert Emeraude : t'inquiète pas, on n'a jamais été aussi près de ce que tu attends avec impatience... lol

Lily.B : merci pour tes encouragements ! Mais tu as raison, tous ceux qui nous détestent ne le font pas forcément parce qu'ils nous aiment secrètement... mais parfois si ! lol Pour ma part je n'ai rien contre les blondes, ayant moi-même souffert de racisme capillaire (je suis rousse), et puis continue à être excentrique, ça met un peu de couleur dans un monde tout gris !

Just Lulu : espèce de sadique... lol Drago n'a pas fini de s'interroger !

Ivrian : merci beaucoup, et voilà la suite ! Pour les reviews, tu peux me faire de la pub si le coeur t'en dit lol !

Anize B : mille mercis aussi ! mdr c'est vrai que le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ne va pas vite... :D


Bouldenert et mot de passe

Le lundi matin Dumbledore prit la parole au petit-déjeuner :

"Vous avez tous assisté samedi au match opposant Gryffondor à Serpentard, ou plutôt à l'absence de match puisque celui-ci a dû être annulé en raison d'un malaise qu'a eu Mr Potter."

Des ricanements s'élevèrent de la table des Serpentard, mais tous les bruits cessèrent net lorsque le directeur annonça :

"Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que ce malaise a été provoqué. Quelqu'un a vraisemblablement empoisonné Mr Potter pour l'empêcher de jouer. Le coupable a jusqu'à demain midi pour se dénoncer, soit au professeur responsable de sa maison, soit en venant directement me le dire dans mon bureau. Si à l'échéance personne ne s'est manifesté nous mènerons une enquête, et je veillerai personnellement à ce que le coupable soit puni. En effet, s'il y a un défaut que nous ne tolérons pas dans cette école, c'est la fourberie."

Tous les sourires s'étaient effacés et il y eut quelques minutes de silence gêné avant que les élèves se remettent à manger.

"Arrête de gigoter, Crabbe", dit Drago à son voisin. "Tu me coupes l'appétit."

Crabbe s'agitait sur son banc tout en échangeant des regards inquiets avec Goyle.

"Qu'est-ce que je dois faire, à ton avis ?" chuchota-t-il sans prêter attention à Drago.

"Rien du tout", fit Goyle.

"À propos de quoi ?" demanda Drago.

"Euh... je n'ai pas terminé mon devoir de métamorphose, alors je me demandais ce que je..."

"Si tu t'imagines que je vais te croire", coupa Drago d'un ton sec. "De toute manière vos petites histoires ne m'intéressent pas. À tout à l'heure."

Il se leva et quitta la Grande Salle non sans jeter un oeil vers la table des Gryffondor, à laquelle un Potter rouge de confusion d'être le centre de l'attention était assis. Drago se rappela alors l'article de Rita Skeeter, et la réaction qu'avait eue Potter. Je suis vraiment un imbécile, songea-t-il. Depuis qu'il connaissait Potter il s'était toujours imaginé que celui-ci était ravi qu'on parle tout le temps de lui. Mais c'était loin d'être le cas. Il aspirait tout simplement à ce qu'on lui fiche la paix. On est pareils, tous les deux, soupira Drago en son for intérieur. Incompris.


Harry, Hermione et Ron ne commençaient les cours qu'à dix heures, aussi étaient-ils retournés dans la salle commune prendre un peu d'avance sur leurs devoirs.

Harry et Hermione étaient penchés sur un schéma de soins aux créatures magiques mais Ron ne cessait de remuer sur sa chaise.

"Qu'est-ce qu'il y a, Ron ?" demanda Hermione, excédée.

"J'aimerais demander à Ginny de me prêter de l'argent pour la prochaine sortie à Pré-au-lard", expliqua-t-il. "Mais elle va sûrement refuser."

"Je peux t'en prêter, si tu veux", proposa aussitôt Harry.

"Non merci", bredouilla Ron en rougissant. "Hé, j'ai une idée ! Si je t'empruntais ta Bouldenert ? Je pourrais guetter le moment où elle est de bonne humeur !"

"Elle est dans ma valise, tu peux la prendre quand tu veux."

"À quoi est-ce que ça te servirait de la regarder à travers la Bouldenert ?" demanda Hermione, étonnée.

"Si elle est de bonne humeur, je lui demande, et hop !" expliqua brièvement Ron en se levant.

"De bonne humeur... ? Tu crois que... ? Oh, les garçons, je crois que vous n'avez pas très bien compris ce que fait une Bouldenert !" s'exclama Hermione en riant.

"Qu'est-ce que ça fait, alors ?" bougonna Ron.

"On pensait que ça montrait l'humeur des gens", intervint Harry. "Rouge pour 'en colère', vert pour 'de bonne humeur', et ainsi de suite."

"Vous y êtes presque", dit Hermione sans se départir de son sourire. "Sauf que ça ne montre pas l'humeur, mais les sentiments."

"Les sentiments ?" répéta Ron.

"Oui, il y a une couleur pour chaque sentiment", continua Hermione.

"Une couleur pour chaque sentiment ?"

"Tu sais Ron, je pense qu'on ira beaucoup plus vite si tu arrêtes de répéter chaque mot que je dis."

Ron grommela quelque chose mais se rassit, intéressé.

"Enfin, il n'y a pas exactement une couleur pour chaque sentiment", reprit Hermione. "C'est un objet assez sommaire."

"Mais de quels sentiments tu parles ?" interrogea Harry.

"Eh bien, quand tu regardes une personne à travers la Bouldenert la couleur te révèle ce que cette personne éprouve pour toi."

Harry et Ron hochèrent la tête de concert.

"Mais pourquoi est-ce que tout le monde ne s'en sert pas ? Il y aurait beaucoup moins de gens malheureux en amour s'il suffisait de regarder à travers une boule de verre pour savoir si les sentiments sont réciproques", fit remarquer Harry.

"C'est un objet très rare, c'est pour ça que j'avais été étonnée que Ginny te l'ait offerte, tu te souviens ?" expliqua Hermione. "Elle l'avait trouvée à Pré-au-lard au début de l'année. Elle a dû penser que tu en avais plus besoin qu'elle."

"Et tu peux nous dire quels sentiments ça montre ?" demanda avidement Ron.

"Comme je l'ai dit, c'est assez superficiel. La Bouldenert ne montre pas les nuances. Par exemple Harry, si tu regardes Ron et Seamus avec, elle te les montrera tous les deux verts, pourtant l'amitié que Ron te porte est sans doute plus forte que celle de Seamus - sans vouloir te vexer."

"Je ne suis pas vexé", affirma Harry.

"Je vais vous écrire la liste des différentes couleurs et de leur signification, si vous voulez", proposa Hermione. "Et après au travail !"

Hermione s'exécuta, mais son souhait ne fut pas exaucé. Harry et Ron passèrent le reste de leur temps libre à regarder tout le monde à travers la Bouldenert. Ils ne firent aucune découverte extraordinaire, sauf peut-être qu'une élève de troisième année semblait avoir le béguin pour Ron.


À la fin du cours d'arithmancie Crabbe et Goyle se dépêchèrent de quitter la salle sans attendre Drago, mais ce dernier n'y fit pas attention. Perdu dans ses pensées il ne s'aperçut qu'il était arrivé à destination qu'une fois devant le mur dissimulant l'entrée de la salle commune.

"Abondance amère", lança-t-il d'un ton nonchalant.

Le mur coulissa pour lui céder le passage et Drago aperçut aussitôt ses deux acolytes assis à une table, qui se disputaient.

"Si tu ne t'étais pas trompé dans le sortilège, tout aurait marché", accusait Goyle.

"Je ne me suis pas trompé", répliqua Crabbe. "C'est Dumbledore qui l'a sauvé !"

Comprenant de qui ils parlaient, Drago s'approcha.

"Vous avez un problème ?"

"Aucun, Drago", répondit Goyle en évitant son regard.

"Il faut lui dire", geignit Crabbe. "Il pourra nous aider."

"Il pourra t'aider toi",nuança Goyle. "Moi je n'ai rien fait."

Drago les fixait d'un regard dur.

"En quoi est-ce que je devrais t'aider ?"

Crabbe inspira profondément et dit :

"C'est moi qui ai empoisonné Potter."

Drago resta bouche bée. Mais après tout, se dit-il aussitôt, ça n'avait rien d'étonnant.

"J'ai jeté un sortilège à son verre de jus de citrouille pendant le déjeuner", continua Crabbe. "Je pensais que comme ça on gagnerait le match. C'est pour l'équipe que j'ai fait ça..." ajouta-t-il d'un ton apeuré en constatant que les yeux de Drago lançaient des éclairs.

"La meilleure chose que tu pourras faire pour l'équipe dorénavant, c'est la quitter", lâcha froidement Drago.

"Mais ? C'était pour nous aider à gagner, je te..."

"On n'a pas besoin de ça pour gagner !" hurla Drago.

Plusieurs élèves, dont Sarah qui lisait dans son fauteuil préféré, sursautèrent. Drago Malefoy n'était pas souvent de bonne humeur, mais il criait rarement. Sa colère était plutôt froide, en général.

Goyle se leva pour prendre la défense de son camarade.

"On trouve que tu as bien changé, Drago. Tu parles tout le temps de gagner à la loyale, depuis quelque temps... C'est pour ça qu'on ne t'a pas parlé de ce qu'on comptait faire à Potter."

Drago se tourna vers lui et Goyle, bien qu'il fût plus grand, se rassit aussitôt.

"Va te dénoncer", dit simplement Drago dont la voix avait retrouvé un volume normal, en regardant à nouveau Crabbe.

"Quoi ? Ah, tu plaisantes", fit ce dernier avec un sourire timide.

"J'ai l'air de plaisanter ?"

"Mais..."

Drago empoigna Crabbe par le col de sa robe et l'obligea à se lever. Crabbe était beaucoup plus musclé, mais la fureur décuplait les forces de Drago qui n'eut aucun mal à le traîner jusqu'à la porte de la salle commune. Une fois dans le couloir Crabbe se mit à gémir :

"Pas Dumbledore... pitié, Drago..."

Drago le lâcha devant la porte du bureau du professeur Rogue.

"Frappe", ordonna-t-il.

Crabbe s'exécuta prestement.

"Entrez", fit la voix sèche de Rogue.

Crabbe se balançait d'un pied sur l'autre, hésitant.

"Tu es sourd ? Entre", dit sèchement Drago. "Je t'attends ici."


Dans son lit, Harry ne dormait pas. Quelque chose l'avait travaillé toute la journée, mais il n'avait pas réussi à déterminer ce que c'était. Il savait que cela avait un rapport avec la Bouldenert, mais il ne voyait pas de quoi il s'agissait. Il se concentra très fort et un détail lui revint en mémoire.

Malefoy.

Quand il l'avait regardé à travers la Bouldenert, à la bibliothèque, Malefoy était apparu tantôt rouge, tantôt mauve. Il se rappelait parfaitement ce que ces couleurs signifiaient.

Abasourdi, il se pencha vers sa table de nuit pour attraper sa baguette. Il devait en avoir le coeur net. Soudain des papillons se mirent à voleter dans son estomac, tandis qu'il cherchait à tâtons la petite feuille qu'Hermione lui avait donnée. Il ne pouvait pas y croire... Et pourtant il se surprit à espérer qu'il ne se trompait pas.

Enfin il trouva le parchemin, et murmura « lumos ». L'écriture ronde et nette d'Hermione apparut à la lumière diffusée par sa baguette.

Jaune : indifférence

Vert : amitié

Noir : colère

Rouge : haine

Mauve : amour

Ainsi, Malefoy le détestait. Ce n'était pas une surprise.

Mais il l'aimait aussi.

Si on m'avait dit ça l'année dernière…, songea Harry.

Mais les choses ont changé depuis la rentrée.

Un sourire se dessina lentement sur son visage. Les papillons étaient toujours là, mais c'était agréable. Quelqu'un l'aimait.

Et ce quelqu'un, c'était Malefoy. Harry réfléchit une dizaine de minutes sans parvenir à décider s'il s'agissait d'une bonne nouvelle.

Malefoy ne se contentait pas de l'aimer, il le détestait aussi. À cette pensée le coeur de Harry se serra. Hermione lui avait expliqué qu'on pouvait fort bien haïr quelqu'un parce que l'amour qu'on lui portait était trop fort pour être supportable.

Ou peut-être que la Bouldenert ne marche pas, se dit Harry.

Et la déception qui l'envahit alors le persuada que, oui, c'était une bonne nouvelle que la personne qui l'aimait soit Malefoy.

Je dois avoir l'air d'un idiot, à sourire comme ça dans le noir, songea Harry.

Tant pis, décida-t-il. Il se rallongea et essaya de s'endormir. Il avait besoin d'être en pleine forme au cas où Hagrid aurait encore un monstre à leur présenter le lendemain matin.


Harry l'ignorait, mais il n'était pas le seul à rester éveillé.

Assis près du feu mourant dans la salle commune, Drago, les yeux fermés, essayait de mettre ses pensées en ordre. Sa réaction quand il avait appris que Crabbe était responsable de la chute de Potter l'avait lui-même étonné, mais après réflexion, à la lumière de ce que Nott lui avait dit, cela n'avait plus rien d'étrange. Il était amoureux de Potter. Quelques années plus tôt, il aurait stupéfixié sans remords quiconque aurait été assez imprudent pour lui lancer une telle ânerie. Mais les choses ont changé depuis la rentrée.

Tandis qu'il pensait à Potter son estomac se mit à lui faire mal. Potter ne l'aimerait jamais en retour. Tout allait recommencer comme au début de l'année, avec Sarah. Il se rappela soudain que Sarah s'était ensuite jetée dans ses bras, mais que pour une raison mystérieuse il l'avait repoussée. Est-ce que j'aimais déjà Potter à ce moment-là ?

Incapable de trouver la réponse il se mit debout en soupirant, avec la ferme intention d'aller se coucher. Mais à peine avait-il fait quelques pas que le visage du Gryffondor s'imposa à nouveau à son esprit.

Il avait envie de le voir. Il pourrait se glisser subrepticement dans son dortoir, et le regarder dormir. Il avait l'impression que le seul fait de contempler le visage serein de Potter suffirait à le faire se sentir mieux.

Tout doucement, il poussa la porte de son propre dortoir, où les ronflements conjugués de Crabbe, Goyle et Nott l'accueillirent. Il fouilla à l'aveuglette dans sa malle et en ressortit rapidement la Main de la Gloire que sa mère lui avait achetée en cachette de son père quelques années auparavant. Il s'agissait d'une bougie qui ne faisait bénéficier de sa lumière que celui qui la tenait. Avant de quitter le dortoir il jeta un oeil à Nott, qui dormait du sommeil du juste, la bouche grande ouverte.

Mon vieux, songea-t-il. Si tu n'avais rien dit, tout serait beaucoup plus simple.

Il alluma sa bougie tandis que le mur de la salle commune se refermait en coulissant, et se mit en route vers la tour des Gryffondor.

Il se rappelait que l'entrée se trouvait un étage au-dessus de la bibliothèque. Mais où ? Il essaya vaguement de se rappeler le chemin qu'il avait emprunté quand il avait trouvé Dean Thomas évanoui sur le sol. Mais c'était si loin... Il lui semblait que cela faisait des siècles. À l'époque il n'éprouvait encore qu'une bonne vieille haine pour Potter.

Enfin il reconnut le couloir. Il continua d'avancer et un portrait attira son attention. Il se rappelait parfaitement qu'en troisième année, le gardien de la salle commune de Gryffondor avait été remplacé à cause de Sirius Black. Tout le monde avait plaint la « Grosse Dame » d'avoir été attaquée. Et le sujet de ce portrait était justement une dame corpulente habillée d'une hideuse robe rose, et qui ronflait presque aussi fort que Crabbe et Goyle réunis.

Quel idiot, se dit Drago. Le mot de passe. J'avais complètement oublié.

De frustration, il poussa un grognement lugubre, ce qui eut pour effet de réveiller la Grosse Dame en question. Drago se jeta dans l'ombre du mur et elle regarda vainement autour d'elle avant de se rendormir. Drago n'en revenait pas d'avoir parcouru tout ce chemin sans même se rappeler qu'il ne connaissait pas le mot de passe.

Il avait pris le risque de tomber sur Rusard ou son horrible chatte, ou sur quelque professeur insomniaque, pour rien. L'excitation qu'il avait ressentie tout en montant jusqu'à la tour de Gryffondor était retombée et la déception était d'autant plus grande.

Il fallait trouver un moyen d'apprendre le fameux mot de passe pour ne pas que cette mésaventure se reproduise. Dorénavant, quand il aurait envie de regarder Potter dormir, rien ne devrait l'en empêcher.

Drago envisagea plusieurs possibilités, mais aucune ne paraissait satisfaisante. Il n'y avait nulle part où se cacher dans ce couloir, en pleine journée : il se ferait forcément repérer par les Gryffondor qui voudraient entrer dans leur salle commune. Mais d'un autre côté, il n'avait aucune envie de passer ses nuits à monter la garde près du portrait dans l'espoir qu'un élève remonterait après le couvre-feu. Pourquoi ne pas le demander tout simplement à la Grosse Dame ? Elle dormait, il pouvait essayer de lui parler à l'oreille. Elle répondrait peut-être inconsciemment.

"Euh... Madame", chuchota-t-il. "Quel est le mot de passe ?"

"Vous ne m'aurez pas comme ça", marmonna la Grosse Dame dans son sommeil, sans même soulever une paupière. "Si vous ne connaissez pas le mot de passe c'est que vous n'avez pas besoin de le connaître."

Apparemment elle avait été spécialement entraînée, en tant que portrait gardien, à ne pas divulguer ce genre d'informations.

Drago grogna à nouveau avant de s'éloigner d'un pas vif.

"Quel vil dessein vous anime donc, que vous fussiez hors de vos quartiers à pareille heure ?" lança une voix pleine de reproche, sortie de nulle part.

Drago sursauta et, avançant la Main de la Gloire vers l'endroit d'où venait la voix, aperçut un chevalier trapu qui courait de tableau en tableau. Sans répondre, il se remit en route.

"Vous décidâtes peut-être de vous offrir à la faveur de la nuit un petit périple en ces lieux reculés ?" suggéra le chevalier, que Drago avait reconnu pour être le chevalier du catogan, celui qui avait justement remplacé la Grosse Dame trois ans plus tôt.

"Que nenni", répondit Drago d'un ton moqueur. "Je me suis égaré céans, mais j'ai bon espoir de retrouver ma route si un certain chevalier ridicule cesse de m'importuner."

"Morne plaine !" s'offusqua Sire Catogan. "Votre impertinence vous en coûtera ! Sachez jeune damoiseau que je puis d'un coup d'un seul vous faire passer à travers cette fenêtre !"

"À n'en pas douter", soupira Drago.

Mais tout à coup un déclic se produisit. Il venait de trouver comment se procurer le mot de passe des Gryffondor.

"Mille mercis, Sire !" lança-t-il.

Tous les habitants des tableaux, ensommeillés, lui jetèrent un regard torve mais le chevalier avait disparu. Sans doute parti pourfendre un autre félon, conclut Drago avant de tourner les talons.


Héhéhé beaucoup de suspense, hein ? ;-)