Pour ceux qui avaient cherché la phrase montrant que Rogue était bel et bien un Serpentard (si on en avait déjà douté lol), c'était :

"A votre place je cesserais d'arborer ce sourire suffisant", un truc comme ça. Tous ces 's', ça fait froid dans le dos... ;-)

Vert Emeraude : Pré-au-lard ce ne sera pas pour cette fois, mais qui sait ? Tout espoir n'est pas perdu ! Ce Lucius, toujours là pour tout gâcher... Pour les chapitres, à vrai dire je n'en sais rien ;-)

Lliby.B : Alors, que je t'explique... Harry a fait croire à Ron (en fait c'était vrai) qu'il était ami avec Malefoy désormais et qu'il ne voulait pas lui faire de peine en le battant au Quidditch. Evidemment Ron a été pris de panique à cette pensée ô combien horrible (Harry ami avec Malefoy), et il s'est démené pour ne pas que Malefoy gagne le match. Euh... maintenant que tu me le fais remarquer, c'est vrai que ce n'est pas très pertinent... Mais chut, personne n'a rien remarqué ! lol

Yshtia: Pansy a plus d'un tour dans son sac pour essayer de récupérer Draco lol. Quelle petite coquine !

la-shinegami : Merci beaucoup, et c'est dommage pour la musique, mais bon ça ne marche pas à tous les coups...

Amy Keira : Beaucoup d'action, en effet... On se serait cru dans Misison : impossible, hein ? lol Avec Harry en Tom Cruise et Drago en Brad Pitt (à cause des cheveux blonds) !

slydawn : Tu as presque trouvé, mais merci d'avoir participé ! ;-) Et merci pour ta review.

emy black : Ta review m'a fait mourir de rire (au sens figuré sinon je ne serais pas là en train d'écrire ça... ou alors mon fantôme... bon bref) et même quand je la rerererererelis je rigole encore, c'est dingue ! "tiens d'ailleurs, moi je lance le pari que c'est sûrement harry qui va embrasser drago en premier, parce que même si drago se lache beaucoup plus au niveau des confessions, harry est quand même le plus impulsif sur le plan physique... ah ces gryffondors! bave"... P't'et' ben qu'oui, p't'et' ben qu'non... ;-)

adoreahrrypotter : Merci, mais c'est pas la peine d'exagérer lol. Y a des tas de fics mieux que la mienne, dans le coin, mais bon, merci ! ;-)

Allez, au boulot ! Ce chapitre pourrait très bien être LE chapitre, qui sait ? Qui saura, qui saura, qui saura... ? Ceux qui liront. M'enfinn ne vous faites pas de film, quand même. Enfin si, faites-vous en un, ça palliera au manque de sexe qu'il y a dans cette histoire ;-)


Deuxième chance

Deux semaines plus tard, Harry fut soulagé de voir que Malefoy avait réapparu.

À force de voir Pansy Parkinson manger seule à la table des Serpentard, il en avait conclu que Malefoy avait changé d'avis et était rentré chez lui – d'ailleurs, il espérait que cela n'avait rien à voir avec lui. Mais certains soirs, lorsque l'heure tardive lui brouillait les idées, il lui arrivait de se demander si Parkinson ne l'avait pas assassiné avant de cacher son corps quelque part où on ne le retrouverait jamais.

Cependant, ce Malefoy-là, qui dînait avec ses camarades en cette veille de reprise des cours, avait quelque chose de différent.

Harry essaya autant que possible de l'étudier au cours du repas, pour découvrir ce qui avait changé mais Hermione semblait intarissable à propos de ses vacances au ski, et il devait au moins faire semblant de l'écouter.

En arrivant au dessert, il avait quand même trouvé quelque chose : Malefoy avait l'air éteint.

Il dit à Hermione et Ron de partir devant, et essaya de faire discrètement signe à Malefoy. Celui-ci comprit et s'attarda à sa table pendant que les autres Serpentard s'en allaient. Ils se retrouvèrent dans le hall désert.

- Ça va ? demanda Harry, un peu mal à l'aise.

- Ça va, répondit Malefoy avec un petit sourire.

- On va se promener dans le parc ?

Malefoy hocha la tête et tous deux sortirent. Harry n'avait aucune idée de la raison pour laquelle il avait proposé cela. Ils marchèrent longtemps côte à côte au bord du lac, sans rien dire, tandis que la nuit tombait. Enfin, Malefoy rompit le silence.

- Je ne sais pas si tu as remarqué, mais je ne suis pas resté pour les vacances, finalement.

- Oui, je sais. Comment va ton père ?

- Drago se tourna vers lui, surpris.

- Je plaisantais, précisa Harry, mais il ne parvint même pas à arracher un sourire au Serpentard.

- C'est lui qui a voulu que je rentre chez moi, fit Malefoy d'une voix sépulcrale. Tu sais Harry – euh, Potter, je veux dire…

Le Gryffondor eut un petit sourire. Ça ne faisait pas aussi bizarre qu'il l'aurait cru.

Malefoy, regardant toujours ses pieds, continua :

- Quand je t'ai dit que c'était le Quidditch qui m'aidait à tenir le coup, tu te souviens ? Eh bien, ce n'est pas vrai.

Harry resta silencieux. Il ne voyait pas très bien où Malefoy voulait en venir.

- En réalité…, reprit ce dernier, depuis un certain temps, il y a autre chose. Depuis un certain temps, ce qui me donne envie de me lever le matin, c'est toi.

Harry s'arrêta net, tandis que Malefoy s'abîmait dans la contemplation d'un caillou.

Harry réfléchissait de toutes ses forces. Qu'était-il censé dire ? Y avait-il quelque chose à dire, d'ailleurs ? Il ne se souvenait pas d'avoir lu quoi que ce soit dans L'Amour pour les sorcières débutantes à propos de ce genre de situation.

Mais à ce moment Malefoy releva la tête pour le regarder et leurs yeux s'accrochèrent.

Attiré comme un aimant par ces prunelles désemparées, ému de le voir si fragile, Harry se pencha vers lui et l'embrassa.

Il avait eu l'intention de ne lui donner qu'un baiser sur la joue, mais au dernier moment il avait de lui-même dévié sa trajectoire, et sa bouche s'était plantée au coin des lèvres du Serpentard.

Malefoy sursauta et recula vivement. Harry, décontenancé, se mit à balbutier :

- Pardon, je… je croyais…

Il savait gré à la nuit d'être complètement tombée, car il venait de rougir violemment. Une demi-seconde plus tard, il s'enfuyait à grandes enjambées vers le château.


Désorienté, Drago combattit de toutes ses forces l'envie d'aller rejoindre le calmar géant au fond du lac, et se laissa tomber sur un rocher, la tête entre les mains. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Depuis le temps qu'il attendait que ça arrive, pourquoi avait-il réagi de la sorte ? Furieux contre lui-même, Drago se mit à son tour à courir vers le château.

Il devait essayer de réparer le mal qu'il avait fait. Il n'allait pas laisser son père gouverner sa vie.

Arrivant en trombe dans la salle commune, il fonça chercher de la poudre de Cheminette dans son dortoir. Sarah, le voyant revenir telle une furie, essaya de l'apaiser en lui attrapant doucement le bras, mais il la repoussa violemment. Il s'approcha de la cheminée où brûlait un grand feu, et jeta une pincée de poudre dans l'âtre. Quand les flammes eurent pris une belle teinte émeraude qui n'était pas sans lui rappeler quelque chose, il avança la tête dans la cheminée et lança :

- Salle commune de Gryffondor !

Plusieurs exclamations étouffées retentirent derrière lui, mais il n'en avait cure. Et ce n'était rien comparé aux têtes des élèves de Gryffondor qui le virent soudain apparaître dans leur cheminée. Une première année en tomba même de son fauteuil.

- Toi ! aboya Malefoy à l'intention d'un gros garçon blond. Va chercher Potter !

Le garçon resta un instant désarçonné, puis il se leva d'un bond et disparut vers le fond de la pièce. Tout en jetant un regard noir aux jeunes Gryffondor qui le dévisageaient comme une bête curieuse, Drago espérait que Potter accepterait de venir le voir. Il aperçut, assise à une table au fond de la salle, Granger. Elle essayait de retenir Weasley qui, manifestement, voulait se précipiter vers la cheminée avec des intentions visiblement plus mauvaises qu'amicales.

Heureusement Potter arriva sur ces entrefaites, et s'accroupit devant l'âtre. Sa mine penaude radoucit aussitôt Drago, dont la voix baissa d'un ton.

- Il faut que je te voie.

Mais Potter ne l'entendait pas de cette oreille. Il jeta un oeil par-dessus son épaule et aperçut tous les élèves présents dans la salle commune qui le regardaient avec des yeux ronds, et lança d'une voix forte :

- Tu crois qu'il te suffit de me convoquer pour que j'accoure sur le champ ?

Un grondement approbateur s'éleva dans son dos. Il devait sauver les apparences.

Il se pencha un peu plus et chuchota :

- Je suis sérieux.

- S'il te plaît.

Potter soupira profondément, et Drago sut qu'il avait gagné.

- Rendez-vous devant la bibliothèque, articula-t-il pour que Potter soit seul à comprendre.

Drago sauta sur ses pieds et sortit en courant du cachot, sous les murmures interrogateurs des Serpentard. Il grimpa tous les escaliers quatre à quatre et ne ralentit le pas que lorsqu'il atteignit le dernier virage avant de retrouver Potter. Ce dernier était sûrement déjà là.

En effet, il était adossé contre le mur et regardait ses pieds. Quelques mèches de cheveux lui tombaient devant les yeux.

Sans prendre le temps de réfléchir plus avant, Drago s'avança rapidement vers lui et l'embrassa à pleine bouche.

Potter poussa une exclamation étouffée mais s'abandonna bientôt dans ses bras.

Drago recula soudain et chuchota, une lueur malicieuse dans les yeux :

- Surprise, Potter.

Puis il se mit à couvrir chaque parcelle de peau nue du Gryffondor de baisers enfiévrés.

Harry se demanda un instant ce qui se passait, mais réalisa aussitôt qu'il s'en fichait. C'était si agréable qu'il aurait voulu que ça ne s'arrête jamais. Il attira la tête de Malefoy vers lui et lui susurra à l'oreille :

- J'adore les surprises.

Il chercha la bouche du Serpentard et l'embrassa à son tour.

Aucun d'eux ne savait combien de temps ils restèrent ainsi dans le noir, collés l'un à l'autre, la respiration saccadée. Ils ne semblaient pas pouvoir se rassasier l'un de l'autre.

Mais ils finirent par se séparer, le souffle court, et s'assirent à même le sol.

- Quand tu donnes rendez-vous à quelqu'un, ce n'est pas pour discuter, remarqua Harry avec un sourire.

- On a assez discuté comme ça, tu ne crois pas ? répliqua Malefoy sur le même ton.

Il attrapa la main de Harry et commença à y faire courir ses doigts.

- Ça chatouille, protesta mollement le Gryffondor.

- Po-Harry, commença Malefoy. Je suis désolé pour tout à l'heure.

Harry se sentit à nouveau rougir, au souvenir du repli ridicule qu'il avait opéré plus tôt dans la soirée.

- Pour une fois que je prenais une initiative, dit-il avec une moue contrite. Ça m'apprendra.

- J'espère que ça ne t'a pas refroidi définitivement, répliqua Malefoy. La prochaine fois que tu en prends une, je te promets de ne pas réagir aussi stupidement.

- Drago.

Le nom résonna dans le couloir vide, bien que Harry n'ait pas parlé très fort.

- Oui ?

- Rien. je voulais juste voir ce que ça faisait de t'appeler par ton prénom.

- Et alors ?

- Ton prénom ondule.

- C'est aussi ce que je me suis toujours dit, fit Drago nonchalamment.

- Qu'est-ce que ton père voulait te dire ? demanda brusquement Harry.

Il sentit la pression autour de sa main se relâcher.

- Je n'ai pas envie d'en parler, répondit simplement Drago, sans dureté. Pas aujourd'hui.

- D'accord.

Drago leva vers lui sa main, qu'il tenait toujours dans la sienne, et y appliqua doucement ses lèvres, comme pour le remercier.

- Tu sais Drago... Ça ne me fait même pas bizarre d'être là avec toi.

- Moi non plus. Il faudrait demander à Trelawney si elle avait vu ça dans sa boule de cristal. Comme ça on saurait si c'était écrit.

Quelques minutes plus tard, Drago étouffa un bâillement et se leva à contrecoeur, lâchant la main de Harry.

- Il faut être en forme pour demain.

Il raccompagna Harry jusqu'au tableau de la Grosse Dame. En le quittant il déposa un rapide baiser au coin de ses lèvres.

- Tu as un goût sucré, dit-il avec un sourire.

Harry le regarda s'éloigner jusqu'à ce que sa silhouette gracile ait disparu dans un tournant, et à chaque pas que faisait Drago il avait l'impression que son coeur se déchirait un peu plus. Il avait envie de hurler.

C'était peut-être ça, l'amour.

Il se composa un masque de colère, pour que personne ne puisse soupçonner la nature de l'entrevue qu'il venait d'avoir avec le pire des Serpentard, et entra dans la salle commune.

Ron se jeta sur lui et lui demanda d'un ton inquiet :

- Alors ? Qu'est-ce qu'il te voulait ?

- Tu te rappelles ce que Rogue nous a dit à propos du match ? Eh bien, Malefoy voulait mettre les choses au clair. Ils n'ont pas fait exprès de perdre.

- Tu veux dire que Malefoy a reconnu avoir vraiment perdu ? Il n'a pas essayé de te faire croire qu'il nous avait donné la victoire ? C'est pour te dire ça qu'il voulait te voir ?

Harry réfléchit un instant ; ce qu'il venait de dire n'était pas très cohérent, en fin de compte.

- Tu sais, Malefoy est un type bizarre, dit-il enfin.

- S'il n'était que bizarre, ça irait, marmonna Ron tandis qu'Hermione s'approchait à son tour de Harry.

- Tu es tout débraillé, dit-elle en rajustant la chemise du garçon. Vous ne vous êtes pas battus, au moins ? ajouta-t-elle en plissant les yeux.

- Mais non, se défendit Harry. Enfin, on est quand même des gens raisonnables, on n'a pas besoin de parler tout le temps avec nos poings.

Ron émit un gargouillement et Hermione sourit :

- Bien sûr. Excuse-moi.

- Où sont tous les autres ? demanda Harry.

- Au lit, il est onze heures, lança Ron. D'ailleurs on commençait à se faire du souci pour toi, mais Hermione n'a pas voulu que je parte à ta recherche.

Et les trois amis montèrent se coucher, l'un d'eux plus heureux qu'il ne l'avait été en seize ans d'existence.