Auteur : Eilwin

Genre : Romance/Humour

Pairing : Harry Potter/ Draco Malefoy

Rating : G

Disclaimer : Univers et personnages sont à J.K.Rowling. Je ne me fais pas de fric (dommage d'ailleurs !) avec cette fiction.

Résumé : « Vous aimez le rouge et or, Monsieur Malefoy ? » « Je les déteste » « Et bien je vous laisse une semaine pour les apprécier…» Et merde ! Potter, tu vas mourir

Attention !

Je rappelle à tous que ceci est un slash ! Donc, Homophobes s'abstenir ! Ici nous sommes tous entre petites yaoïstes complètement dingues des belles histoires d'amour entre nos deux beaux mecs :D

Et oui je suis toujours là ! Je sais que le dernier chapitre vous a laissé sur votre faim…héhéhé, sadisme quand tu nous tiens !

J'arrête mon blabla là et je vous souhaite à tous une JOYEUSE SAINT-VALENTIN ! Aahh…Quelle jolie fête ! Fêter l'amour c'est génial, non ? Courage aux célibataires et comme on dit chez nous « A chaque frites son cornet » :p Que c'est romantique le belge, mes amis !

Allez, je vous laisse !

Enjoyyyyy

Chapitre 8 : Boule de cristal, fou rire intégral !

Après avoir mangé en compagnie de Malfoy qui n'arrêtait pas de jacasser (Vous allez me le payer ! Je n'ai même pas pu me mettre du gel et mes habits ne sont même pas assortis ! Je me vengerai !Saletés de Gryffondors…), je me rends en cours de divination. Je pensais que Môssieur-je-suis-un-crac-dans-toutes-les-matières avait pris Arithmancie mais non, il a choisi « La branche la plus stupide possible » dixit Draco the terror of the premières années.

- Bonjour, chers élèves ! Comment vas-tu Parvati chérie ? demande Trelawney en faisant tourner ses globes oculaires comme des boules de billard.

- Depuis que je suis entrée dans votre pièce, toutes mes ondes négatives se sont volatilisées !

- On n'en doute pas, je marmonne alors que Ron pouffe à mes côtés.

- Vous êtes vraiment une très bonne élève, mademoiselle Patil, vous sentez très bien les ondes positives de cet espace! Cinq points pour Gryffondor ! dit la pseudo-voyante en se tournant vers son armoire contenant plein de petits trucs dont je n'ai même pas envie de connaître l'existence.

- Tu crois qu'elle y croit vraiment ou qu'elle est juste une lèche-botte ? me demande Ron.

- J'en sais rien, un peu des deux je pense ! je réponds avec un grand sourire.

On se marre comme deux gamins (Hé ! Qui a dit qu'on était des gamins ! Je veux des noms !) et Trelawney nous lance un regard noir derrière ses loupes.

- Mes chers enfants ! Aujourd'hui les astres m'ont prévenu qu'il était temps pour vous de connaître les secrets…du regard ! termine-t-elle avec un grand sourire et ses cils qui papillonnent.

Oeillade interrogatrice de la part de toute la classe ainsi qu' une superbe expression, le célèbre « Hein ? » affiché sur toutes les têtes. Vu que personne ne comprend, elle décide de prendre la parole :

- Nous pouvons déceler beaucoup de choses à travers le regard …Ce sont comme les lignes de la main, les feuilles de thé ou encore les boules de cristal ! Bien sûr, cela recquière une véritable concentration et une grande force mystique (Nda : Force quoi ?)

- Et bien alors je pense qu'on peut tout de suite abandonner…je chuchote à Ron tandis que nous pouffons en nous cachant derrière les volutes d'encens (Ben oui, on est peut-être cons mais pas au point de vouloir se prendre deux heures…)

Je jette un coup d'œil aux alentours et je vois Ron s'amuser comme un petit fou avec les batons d'encens avec des « Aïe ! » lorsqu'il se brûle les doigts (S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer !) et Malfoy, de l'autre côté, qui a l'air complètement désintéressé. J'ai l'impression que la divination l'intéresse autant que la couleur des sous-vêtements de Dumby…

- Hé Malfoy, faut dormir la nuit ! je lui dis près de l'oreille avec un sourire alors que j'entends Lavande et Parvati crier quelque chose que je ne comprends pas. (Je pense que c'était « Professeur ! Professeur ! Vos cheveux ! » mais bon, je préfère nettement emmerde mon ennemi, rien de tel pour se mettre de bonne humeur.)

Il sursaute un peu et me regarde dans les yeux. Il a l'air un peu surpris mais se reprend vite et un sourire…sexy ? illumine son visage.

- Voudrais-tu savoir ce que je fais la nuit, Potter? dit-il, l'air coquin.

Je rougis instantanément en me maudissant d'avoir pu dire quelque chose d'aussi idiot. Ca me retombe toujours dessus, je devrais pourtant le savoir !

- Non, je crois que je préfère m'en tenir à ma première version ; que tu souffres d'insomnie.

Il sourit et hausse les épaules en se détournant.

- Potter, Malfoy, je peux savoir ce que vous faites ? beugle Trelawney.

Celle-ci essaie tant bien que mal d'éteindre la braise qui crame ses cheveux. Causée par qui ? Un crétin qui jouait un peu trop avec les bâtons d'encens, j'ai nommé mon meilleur ami.

- J'essaie de déceler ce que Potter pense à travers ses yeux, professeur, répond Malfoy sans une once d'hésitation alors que j'essayais avec difficulté de ne pas rire devant la mine déconfite de Ron.

- Ah oui ? Et que vous rapporte votre troisième œil ?

Hein ? J'ai manqué quelque chose ? Alors que j'essaie de suivre la conversation, Malfoy se retourne vers moi lentement et plonge ses yeux argentés dans les miens. Et là je peux vous dire que son troisième œil, j'en ai rien à foutre. Il a vraiment des yeux magnifiques. Vraiment…Comment n'ai-je pu jamais le voir ? Ils sont si…

- Monsieur Malfoy ? demande d'une petite voix Trelawney.

- Heu…et bien, je dirais qu'à travers ses yeux…je vois qu'il n'a pas beaucoup dormi.

Je me mords la lèvre pour me retenir de rire. Ne pas rire, ne pas rire, ne pas rire…

- Mmmmhh…Quoi d'autre ?

C'est qu'elle le prenait au sérieux en plus ! Ahhh non, ne rigole pas ! Je mords un peu plus mes lèvres mais je sens que je ne vais pas tenir longtemps…Allez, Harry, t'es le sauveur du monde magique ou merde ?

- Je vois qu'il a des yeux verts qui sont plutôt bien assortis avec son pull…continue-t-il avec une moue qui se veut réfléchie.

Là j'en peux plus, je me mords carrément la lèvre inférieure à sang. Je me retiens de sortir quelques gloussements.

- Je suis navrée de vous l'apprendre, monsieur Malfoy, mais je crains que vous n'ayez aucun don pour la divination…

Dans la classe, une bonne partie des filles fait « Oh ! » d'inquiétude. Non, non, non, j'en peux plus là, si elles continuent comme ça je vais carrément mourir de rire (est-ce au moins possible ? Je sais, je me suis toujours posé des questions très philosophiques...)

- Oh mon dieu ! Moi qui croyais avoir un réel don pour la divination ! Mon rêve de devenir un grand devin est fichu…dit Malfoy en tombant en arrière dans ses coussins, le dos de la main sur le front.

Il se tourne vers moi et me fait un clin d'œil suivi d'un « Merlin, que vais-je pouvoir faire de ma vie ? »

Je ne peux plus me retenir, j'éclate de rire devant tout le monde. Mon ventre me fait affreusement mal et je pleure de rire.

Tout le monde me regarde étrangement, complètement perdus sauf Malfoy qui se mord la lèvre à son tour.

- Je peux savoir ce qui vous fait rire, Potter ? demande la-fausse-voyante qui commence à manifestement s'énerver.

- Heu…Hahahaha !…Non.

Je me marre toujours autant et maintenant tout le monde me prend pour un cinglé, manquait plus que ça ! Lavande et sa glousseuse (je suis persuadé qu'elles sortent ensemble, mouhahaha, je vais mener mon enquête !) me regardent d'un air effaré. Ben oui, je viens de me foutre de leur prof préférée. MON DIEU !

- Dois-je comprendre que mon cours vous faire rire, Potter ?

- Hahaha, non, non, non…Hum,hahahaha ! Pas du tout !

Je me roule carrément à terre et j'entends presque les autres penser « Amenez la camisole et la piqûre ! » mais je m'en fiche comme de ma première chaussette. Enfin…pas trop. Les piqures à moins que je me fasse soigner par une belle infirmière, ou mieux, un bel infirmier ! Miam miam !

Je croise le regard de Malfoy et je vois qu'il a vraiment du mal à ne pas se marrer. Lui qui sait si bien cacher ses émotions….Mon œil oui ! On sait plutôt se la péter dans les couloirs !

- Malfoy, conduisez-le à l'infirmerie s'il vous plaît, je crains que monsieur Potter réagisse mal aux effluves d'encens…

- Hé ! C'est moi son meilleur ami ! dit Ron en se levant d'un bond, prêt à mordre faisant tomber par la même occasion des petites objets futiles de la table.

- Ouais mais c'est moi le chouchou de Trelawney…murmure Malfoy avec ce sourire narquois que je connais si bien.

Ron grogne mais laisse Malfoy me mettre debout après m'avoir promis que s'il m'arrivait quelque chose, il me vengerait au péril de sa vie, brave Ron ! Ca c'est un ami ! Après être sorti de la pièce et avoir descendu le nombre incroyable de marches, je ne me retiens plus du tout, je me marre encore plus fort.

Malfoy, une main posée contre le mur, posant d'une manière nonchalante, esquisse un sourire puis me dit :

- Je ne savais pas que j'étais aussi drôle, encore une qualité à ajouter à la très longue liste de mes vertus…

Je suis sur le cul. Est-ce qu'il connaît seulement le mot « modestie » ?

- Et ton incroyable don divinatoire, tu le comptes aussi , j'ajoute tandis qu'il se refrogne.

- De toute façon, tout le monde sait que t'es complètement fou, me dit-il en haussant les épaules.

Je m'assieds sur la première marche de la spirale d'escaliers et le regarde avec un sourcil levé.

- Et tu ne m'emmènes pas à l'infirmerie, monsieur-je-suis-mieux-que-tout-le-monde ? je lui dis, plutôt contrarié qu'il me qualifie comme fou.

Il me regarde un petit moment et finit par hausser les épaules :

- Et qu'est-ce que tu veux que Pomfresh te dise ? A part peut-être amener une camisole, je vois vraiment pas ce qu'elle peut faire pour arranger ton cas. T'es un cas désespéré, Potty !

- Parce que tu crois que t'es sain d'esprit ? je réplique, plutôt hargneux devant son sourire méprisant.

- Potter, par rapport à toi, Dumbledore et sa folie des bonbons au citrons, c'est rien.

J'allais lui lancer une réplique cinglante mais :

- Il te fait aussi ce coup du « Prends un bonbon » ? je lui demande, effaré.

- Parce que tu crois que tout ce qu'il te fait est un traitement de faveur ? me dit-il avec un air hautain.

- Et bien ce traitement-là je m'en passerais bien.

Il grommelle quelque chose que je ne peux pas comprendre. Un truc du genre « Moi je préfère le lemon, niark » et je dois dire que là j'ai rien suivi du tout Oo Mais bon, c'est pas comme si c'était la première fois.

Cet enfoiré me traite de timbré alors qu'il grommelle dans son coin. C'est le rocquefort qui dit au camembert qui pue !

Et tandis que j'utilise d'autres métaphores du style en me félicitant de félicitant d'en trouver autant (« C'est le transexuel qui se fout du gay », celle-là je l'aime tout particulièrement…Ben quoi, Malfoy se lance des fleurs alors qu'il fait des blagues minables ! Moi aussi alors, na !), mes yeux se perdent sur le corps de mon pire ennemi.

Y a pas à dire, Malfoy est quand même un putain de canon. J'avoue que son petit air d'airsto me gonfle mais pour le reste…et bien ça me gonfle aussi mais pas de la même manière ! (Aaaah mais quel jeu de mot mes amis ! J'suis HILARANT, à quad mo One Man Show ?)

- Bon, Potter, quand t'auras fini de me reluquer, est-ce que tu pourras me dire ce qu'on fout ?

Bon là, j'avoue, je suis grillé. Mais on va faire le-gars-qu'a-rien-vu-qui-sait-pas-de-quoi-tu-parles-bordel-t'es-con.

- Moi ? Te matter ? Malfoy, même Mimi Geignarde me fait plus d'effet…

Ca va, ça va…c'était gros comme Dudley mais qu'est-ce que vous vouliez que je lui dise ? « Désolé mais t'es trop sexy avec ton petit cul » ? Je suis peut-être destiné à mourir de la baguette d'un psychopathe mélomane mais c'est pas pour autant que je suis suicidaire.

- Allons bon Potter…En plus d'être nul en matière de discrétion quand tu mattes, tu es un piètre menteur, me dit-il avec un grand sourire.

Non, je ne le dirai pas. Je vous ai dit non. NON. Bon, d'ACCORD, il m'a REgrillé et moi je vous emmerde ! Si il était en face de vous à vous faire un sourire séducteur en passant sa langue sur ses…

OH PUTAIN DE MERDE !

- Et bien alors, Potty, on a perdu sa…langue ?

Il se rapproche de moi, arborant toujours son sourire éclatant, ses yeux me fixant avec une telle intensité que je n'ose détourner le regard tandis qu'il rabat d'un geste nonchalant une mèche blonde derrière son oreille.

Son corps n'est plus qu'à quelques centimètres du mien et j'ai presque envie de me rapprocher pour le sentir contre moi. Et alors que j'abandonne face à mon désir de sentir son torse, il bifurque vivement pour venir s'assoir à côté de moi.

Devant ma rougeur visible à trois kilomètres et mon air de poisson hors de l'eau, il ricane légèrement et me fais un clin d'œil suivant d'un « On y va ? » qu'il murmure quasiment.

- Y…al..aller ? Où…Où ça ?

Et voilà que je begaye. Merlin, cotoyer malfoy n'est vraiment pas bon pour moi et mon organisme (Surtout mon organisme…).

- Au cours de divination, crétin ! On ne va quand même pas rester ici toute la journée, je me les gèle.

Merlin ce qu'il est romantique…

- Tu peux y aller si tu veux mais moi j'en ai franchement pas envie….je réponds me sentant plutôt stupide de m'être faits des scénarios.

- Et tu crois que j'ai envie d'affronter madame la bigleuse tout seul, Potter ?

- Allons, tu es un grand Malfoy, non ? je dis, « Ce que j'adore le taquiner… :D »

Son visage se durcit aussitôt et il croise les bras, se tenant droit comme un « I » et regardant loin devant loin.

- Je n'ai absolument aucune envie d'y retourner. Je n'irai pas et c'est mon dernier mot.

Je ne peux m'empêcher de sourire devant son air boudeur et le cache derrière mon écharpe, à son insu.

- Alors, Monsieur-le-rebelle, qu'est-ce qu'on fait ? je finis par lui demander, toujours le sourire aux lèvres.

- J'en sais rien, moi ! C'est toi qui a explosé de rire en cours, pas moi.

C'est pas vrai qu'il est encore fâché ! Ce qu'il peut être gamin !

- Alors comme ça c'est de ma faute !

Bon, d'accord, je m'énerve un peu sur les bords mais y a de quoi, non ?

- Bien sûr…Si tu avais su te contenir, on en serait pas là ! continue-t-il avec entêtement.

Je suis prêt à exploser mais j'y renonce d'un haussement d'épaules. J'analyse calmement la situation et la conclusion me vient naturellement :

- Et bien je préfère encore être ici, avec un crétin congénital tel que toi (je le vois bouder d'autant plus à cette phrase), plutôt que là-bas avec cette folle dingue bigleuse et mythomane.

Et là, ce con, il me sourit. Bon ben c'est pas comme si c'était un compliment…Si ?

Il ne daigne même pas me répondre et se redresse d'un seul coup en position debout. Alors que ma tête fait « Hein ? » mes jambes, elles, beaucoup plus malignes, commencent à s'activer et décident de suivre celui-qui-se-prend-pas-pour-de-la-merde-crétin.

Je ne sais pas du tout où il nous emmène mais je le laisse nous guider ( Si on se perd, c'est de sa faute, na !). Il finit par s'arrêter près d'un grand arbre situé au bord du lac et sans un mot, s'assied. A ton aise mon grand, fais comme chez toi.

Je l'imite avec un air boudeur (ben ouais, IL a pu choisir l'endroit et pas moi !)et pendant un instant, nous fixons l'eau calme en silence (Enfin…presque. Y a des oiseaux qui s'amusent à chantonner comme des…oiseaux. Merde je suis vraiment con !)

Je regarde Malfoy et il me semble décnnecté de la réalité, ses yeux légèrement vitreux et sa bouche laissant passer un mince filet d'air à chacune de ses expirations. Il a l'air quasiment en transe. Et ça m'énerve. Ca m'énerve que MON meilleur ennemi n'en ai rien à foutre que je soie à côté de lui en train de regarder des bêtes ondes se propager sur l'eau du lac. Ben quoi, je suis pas plus intéressant ?

- Alors comme ça mes yeux sont assortis à mon pull ? je demande soudainement (héhé, je suis un génie de la diversion, mouhahaha !)

Il me regarde un instant, un sourcil levé et finit par me répondre :

- Je dois dire que, pour une fois, tu as bien assorti tes vêtements, ce que je n'ai pas eu le temps de faire ce matin, ajoute-t-il avec mauvaise foi, reniflant légèrement et retournant à sa contemplation de la nature.

Je suis prêt à le taquiner sur sa tenue vestimentaire lorsque quelque chose heurte mon esprit (Non pas comme un boomerang qui se fracasse sur notre front ou quand on se prend une porte. Vous êtes un peu lents, nan ?).

- Est-ce que tu viens de me faire un compliment, Malfoy ?

Il soupire bruyamment et ça me fait sourire, j'adore l'agacer et en plus c'est inné chez moi (Yeah, je suis génial. Vive moi.)

- T'es vraiment lourd quand tu veux, Potty.

Je sais, je sais, je suis un crétin et alors ? J'observe un moment les alentours et mes yeux tombent sur une fleur que je cueille avec sourire. Il pose sur moi un regard interrogateur doublé d'un reniflement hautain (très frais !)que je feins de ne pas remarquer.

- Le professeur Trelawney m'aime ; je commence, un peu,…

Malfoy me sourit et me dit :

- Je crois que tu peux tout de suite t'arrêter sur « Pas du tout » ou tu peux toujours ajouter « Elle me prend pour un dingue ».

Je hausse les épaules et continue mon activité.

- Beaucoup, passionnément, A LA FOLIE ! je hurle.

- Voilà qui explique tout. Je suis trop près de son Potter chéri et elle en profite pour me saquer. Vieille peau…

Je me marre. J'avoue que ça me paraît étrange de rigoler de l'une des blagues de Malfoy mais…c'est plutôt agréable.

- Elle va t'en vouloir jusqu'à la fin de sa vie, je lui dis, feintant d'être horrifié, elle va te maudire jusqu'à sa mort.

- C'est qu'elle a dû me maudire bien avant parce que cette journée a été un véritable calvaire, soupire-t-il en baissant les yeux vers le sol.

Je le regarde, intrigué. Il n'avait pas l'air si mal que ça tout à l'heure…Bah il a toujours eu ce petit côté mélodramatique.

- Ouais, sauf le moment où tu as commencé à te tordre de rire par terre en gesticulant comme un vers, rectifie-t-il en souriant.

Je réponds à son sourire. Combien de fois avait-il sourit aujourd'hui ? Merde, pourquoi j'ai pas un petit carnet den compte ? Dommage qu'il n'en fasse pas plus souvent…Quand il sourit c'est comme si…Hé ! Tu fais quoi la Harry ? Tu fantasmes sur le sourire de Malfoy ! 'Glurps' Je reste un peu trop près de lui je crois….La Serpentaïde Chronique peut-être ? Ce ne serait pas étonnant, vu la proximité des lits…

- Potter ? Toujours là ?

Il passe sa main blanche et manucurée devant mes yeux et je retrouve soudain mes esprits. Je remercie merlin de ne pas avoir permis à Draco Malfoy du don de légilimancie !

- Malheureusement pour toi, Malfoy, je suis toujours en vie.

Je lui fais un sourire narquois tandis qu'il grommelle « Les faux espoirs ça vous pourrirait une vie… ».

Je m'installe un peu plus confortablement dans l'herbe et Malfoy me lance un regard…étrange.

- C'est pas tout ça, Casanova mais…qu'est-ce qu'on fait?

Je hausse les épaules. Je suis Casanova, pas devin non plus !

- A ta place j'essayerais d'aller m'excuser chez Trelawney.

Il me regarde, incrédule, et je dois dire que j'ai du mal à ne pas rigoler devant son air béat. Tellement peu Maloy.

- Tu as essayé de lui piquer son mec ! je m'exclame en grands gestes.

Il sursaute légèrement et finit par rigoler légèrement.

- Tu te crois aussi irrésistible que ça, Potter ? me questionne-t-il avec une œillade séductrice.

- Il suffit juste de savoir jouer de ses charmes…je réponds avec un sourire coquin.

Non ! C'est moi qui ai dit ça ? Je suis vraiment dérangé…Plus aucun doute à présent, je suis atteint et à un stade particulièrement élevé. L'ANTIDOTE !

Il a l'air un peu étonné mais on dirait qu'il apprécie les effets de la maladie. Oh et puis non, gardez l'antidote…Si ça peut m'aider à le faire sourire…Il me regarde un moment et finit par rompre le silence :

- Je ne sais pas toi, Potter, mais moi je préfère retourner voir madame-troisième-œil, je vais me faire saquer.

- Aucun goût du risque, Malfoy ! En plus, avec elle c'est facile, tu lui racontes n'importe quoi et elle gobe tout, je dis d'un ton désinvolte. En troisième année, j'avais inventé, avec Ron, que j'allais mourir de quinze manières différentes dans la même journée et j'ai eu le maximum, j'ajoute avec un air fier.

Il me regarde, bouche bée.

- Tu as projeté ta propre mort ? Tu aurais pu demander mon aide…

Je lui tire la langue.

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Il me tire la langue ; c'est puéril mais c'est du Potter tout craché alors, sans que je le remarque, un sourire s'installe au coin de mes lèvres. C'est pas normal ; combien de fois ai-je souris sur la journée ? Je suis sûr d'avoir épuisé mon stock pour les vingt prochaines années, veinard de Potter !

- Alors qu'est-ce qu'on raconte ? Que je te vois mourir dans d'atroces souffrances ? je dis.

- Non, c'est démodé !

Drôle de réplique…A-t-il vraiment conscience qu'on parle de sa mort ? Il n'a pas l'air de s'en préoccuper.

- Une maladie ?

- Naaaan !

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous avec leurs « Naaaan » les Griffys ! Ils sont tous fêlés…

- Mort de douleur ?

- Naaaan !

- Crise cardiaque ?

- Naaaan !

- Et ben quoi alors ? Merde Potter ! Tu connais beaucoup de façons de mourir, toi ?

Il ne me répond pas, il a l'air étrange, presque triste. Après quelques instants, son sourire revient.

- On est pas vraiment obligés de projeter ma mort. Je pensais plutôt à une histoire d'amour à l'eau de rose, elle adore tout ce qui commence par « Il était une fois » et qui finit par « Ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants ».

Depuis quand connaît-il les goûts littéraires de Trelawney ? Une question à garder en mémoire.

- C'est d'accord mais alors c'est moi qui écrit le scénario, je ne veux aucun débordement, je le préviens, et je peux savoir pourquoi tu as choisi ce sujet dégoulinant de bons sentiments ?

Je prends un air nonchalant et une attitude distante mais, en réalité, sa réponse m'interesse plus qu'elle ne devrait.

- Premièrement j'ai épuisé presque tous les sujets possibles (Petit regard pas convaincu de ma part) et deuxièmement parce que c'est un cas de force majeure puisqu'elle me prend pour un dingue.

- Elle est pas tout à fait dans le faux. Si j'avais su que t'étais aussi cinglé, je me serais éloigné de toi dès la première.

Re-tirage de langue, trop craquant.

- Au moins ça me fera le cours de divination et une prof de divination petée en moins, dit-il en souriant.

Ce gars est vraiment pas normal…Est-ce que le Seigneur-Des-Ténèbres a atteint ses neurones en lui lançant le sort ? Les paris sont ouverts !

- Et toi aussi tu devrais arrêter parce que « je suis désolée de vous l'apprendre, mais je crains que vous n'ayez aucun don pour la divination, mon cher Malfoy. »

Là je ne peux pas m'empêcher de rire. Il imite aussi bien Trelawney qu'une veracrasse imite une mandragore.

Nous montons les milliers (t'exagères mon vieux !) ok, les centaines (Hum…hum…) rhoo, nous montons toutes les marches menant vers la salle de divination et nous arrivons enfin à notre but.

- Bon, je dis, on va inventer que tu vas tomber amoureux fou d'une jeune…heu…Russe que tu rencontreras à la gare et que…

Toc-toc-toc. Mais qu'est-ce qu'il fout ? On a même pas terminé le script de notre scénario !

- Entrez!

- Elle aurait dû prévoir qu'on allait entrer, dit-il, ma copine est une fausse voyante !

- Tais-toi ! Si elle me voit rire, elle va m'emmener à l'infirmerie ! je dis en me mordant la lèvre.

- Je t'accompagne ? demande-t-il avec un sourire indéfinissable.

Qu'est-ce qu'il veut dire ? Les mots n'ont rien de coquasses mais son sourire laisse entendre qu'il aimerait bien passer plus que dix minutes avec ma personne(Comment ça quel genre de temps ? Est-ce que je vous en pose, moi, des questions ?). Je décide d'ignorer la remarque et pousse la porte, retenant mon souffle à cause de l'encens qui me brûle les poumons.

- Monsieur Malfoy, Potter…demande-t-elle, prudente.

- Potter va beaucoup mieux, je ne sais pas trop ce qu'il a eu mais je crois que c'est passé.

- Tu crois ? me chuchote-t-il à l'oreille.

Je frissonne. Sentir son souffle dans mon cou n'était vraiment pas recommandable quand on doit expliquer que le Survivant va tomber fou amoureux dans peu de temps. Je repousse mes pensées pas très catholiques de ma tête et me lance :

- Hum, Professeur, je crois que j'ai réellement un don pour la divination, je commence, ne regardant pas Potter, de peur de me mettre à rire, je voudrais réessayer.

Je sens « CicatriceMan »commencer à se marrer et je prie Salazar pour que notre plan ne foire pas.

- Très bien, regardez-vous droit dans les yeux, et cette-fois Monsieur Potter, par pitié, retenez votre envie de rire.

Je sais très bien qu'en disant ça, ça lui donne d'autant plus l'envie de rigoler mais il se retient et je dois dire que je suis impressionné par sa détermination à vouloir réussir cet essai.

Je plonge mes yeux acier dans ceux, vert émeraude, de ma Némésis et soudain je perds complètement le sens des réalités.

Ses yeux légèrement en amande m'ensorcèlent, le vert de ses yeux, la lumière dansante qui les anime, son regard qui…

- Voudriez-vous me dire ce que vous voyez au fond des yeux de monsieur Potter, Malfoy.

- Je dirais qu'il…il a une attirance pour quelqu'un, une très grande attirance, mais il n'arrive pas à se l'avouer.

Personne ne parle, plus aucun bruit, mis à part les respirations des élèves, tout est calme. Je suis sidéré par ce que je viens de dire, ce n'était pas du tout le plan et il le sait parfaitement. Il me fixe, d'un regard si pénétrant que je me sens mis à nu. Je crois que j'ai fait une connerie.

- Monsieur Potter, veuillez approcher s'il vous plaît, demande la grande bigleuse tarée.

Il se lève et je peux encore une fois sentir son parfum caramel qui se dégage à chacun de ses mouvements et, profitant qu'il soit de dos, hume à plein poumons son odeur.

Elle le fixe dans les yeux et sourit :

- Et bien monsieur Malfoy, je me suis peut-être trompée tout à l'heure, il vous reste un don.

Je suis abasourdi. Moi ? Un don ? J'ai dit ça comme ça et puis voilà ! Elle en fait vraiment tout un plat…Peu de temps après, je me retrouve encerclé de regards étonnés et d'exclamations ébahies devant mon exploit. Débiles de Gryffondor ! Ils sont tous cinglés, moi je vous le dis.

Potty revient s'asseoir près de moi et aussitôt, se couche en arrière et se prélasse comme un chat sur un divan (Ca devient vraiment une habitude…). Je dois bien avouer qu'il est réellement sexy comme ça, à se tortiller et s'étirer.

- Je crois que je me suis trompé de voyante…dit-il d'un seul coup les yeux fermés, le sourire aux lèvres.

- Oh Potter, tu délires, j'ai dit ce qui me passait par la tête , c'est tout!

- Et bien j'aimerais plus souvent savoir ce qui te passe par la tête…dit-il, inconscient du sous-entendu.

S'il savait, ce petit décoiffé, ce que je pense, il serait vraiment surpris…

Je le regarde un moment se prélasser et je me sens frissonner. Encore ! ( Un courant d'air, peut-être ?) Allez au diable, foutues hormones ! Encore un peu et je lui saute dessus…Le voyant se laisser emporter par le sommeil, je lui dis :

- C'est toujours moi qui ne dort pas la nuit ?

- T'as pas idée comme c'est épuisant de se faire dévorer des yeux, me répond-t-il en baillant.

Je rougis légèrement et aussitôt je me sens coupable. Je me suis beaucoup trop laissé allé ces derniers temps, heureusement que Potter avait les yeux fermés, sinon il se serait foutu de moi ouvertement.

Est-ce moi ou Potter est entrain de changer ? J'ai l'impression qu'il veut jouer au chat et à la souris avec moi…Ah mais je ne suis pas qu'une petite souris insignifiante, moi, je suis un grand chat fort et fier qui a très très faim…

- Je parie que tu n'aurais pas la force de me regarder encore une fois dans les yeux, je dis perfidement.

- Bien sûr que j'en suis capable !

Et voilà l'orgueil des Potter ravivé. Il se moque de mon attachement à mon rang, mais il ferait mieux de se voir bomber le torse comme un coq ! Ces griffys…je vous jure !

Il s'approche de moi, encore, encore, …trop. Il est vraiment tout près et s'il avance encore, je sens que je ne pourrai plus répondre de mes actes. Son visage est à quelques centimètres du mien et ses yeux verts me dévorent avec…passion ?

Je sens un courant électrique passer entre nous. Je frissonne, lui aussi. Je le regarde, toujours baigné dans cette mer émeraude qui me fait penser à ces îles paradisiaques que l'ont voit dans les catalogues de voyage et lutte contre mon envie de l'embrasser.

Après cet échange visuel qui dura une éternité, il rompt le contact et me sourit.

- Alors, qui c'est le plus fort ?

- Ce ne sera jamais un Gryffondor !

- Tu as omis un détail…

- Lequel ?

- Tu es un Gryffondor !

Je grogne. Je vais vraiment avoir du mal à m'adapter à ce changement de couleurs radical. Je m'apprête à lui répondre lorsqu'une voix perçante me stoppe dans mon élan :

- Oh mon dieu ! En êtes-vous sûr, monsieur Weasley ?

- J'en suis absolument certain, Neville va mourir noyé par le calamar géant !

XXXXXxXxxxx

Et voilà…Un nouveau chapitre ! Qui a mis un bout de temps mais les profs se sont tous mis d'accord pour nous bombarder d'interros --' Bouuuuh ! Heureusement que vous êtes là :D

Gros bisous à vous tous, le prochain épisode le plus vite possible !

Eilwin