Waouh pardonnez-moi pour le retard, mais le temps passe et on ne s'en rend pas compte ! Merci pour vos reviews, en tout cas, ça fait chaund n'au coeur :-D
Vert emeraude : Je parie que tu avais abandonné tout espoir de les voir ensemble un jour ? lol
la-shinegami : Ben j'espère que ta petit idée est fausse, sinon ça voudrait dire que mon histoire est trop prévisible ! ;-)
lapin bleu sans patte : LOL ! Et moi qui pensais avoir un résumé intrigant qui donnait envie de lire, j'en suis pour mes frais ! J'en ai fait un autre pour assurer l'intérim en attendant que tu m'en concoctes un super ! ;-)
Micy : Tu poses un peu trop de questions à mon goût ! lol Attends un peu...
Just Lulu : Toi aussi tu commençais à désespérer ? Tout vient à point à qui sait attendre !
adoreahrrypotter : Grand merci !
Amy Keira : J'aime bien Keira Knightley comme actrice... Et j'aime bien les Keira qui lisent ma fic ! lol
Melkor-the-Morgoth : Hé ben voilà autre chose ! Ne dis pas des choses comme ça ou JKR va te tomber dessus à bras raccourcis ! En tout cas c'est vraiment très gentil, mais n'exagérons rien ;-) et puis j'aurais bien aimé respecter un peu plus les caractères, j etrouve que Drago est un peu trop gentil... Mais merci beaucoup, c'est des trucs comme ça qui illuminent une journée !
Encore une fois merci, et amusez-vous bien !
Surprises
Drago et Harry s'arrangèrent pour quitter le bureau de Bondupois après les capitaines de Serdaigle et Poufsouffle. Drago referma la porte du bureau et se retourna vers Harry, les yeux brillants.
- Je suis content, dit enfin Harry. Je n'ai pas souvent eu l'occasion de voir ce beau sourire, ajouta-t-il en passant délicatement un doigt sur les lèvres du Serpentard.
Drago lui mit un bras autour de la taille et l'entraîna plus loin. Harry se laissa faire ; à chaque fois que Drago le touchait il se mettait bizarrement à frissonner, alors que c'était une douce chaleur qui envahissait son corps.
Ils s'arrêtèrent à un tournant du couloir et Drago allait enfouir son visage dans le cou de Harry lorsque ce dernier le repoussa brusquement.
- Il y a quelqu'un, dit-il dans un souffle.
- Tu es sûr ? Je n'ai rien entendu.
Ils regardèrent avec inquiétude tout autour d'eux mais ne virent personne.
- Tu as vraiment entendu quelque chose ou c'était juste pour m'empêcher de faire ça… ? demanda Drago d'un ton boudeur avant d'embrasser Harry dans le cou.
Harry le repoussa à nouveau, doucement mais fermement.
- Crois-moi, j'ai vraiment entendu quelque chose.
- D'accord, soupira Drago en reculant. S'il y a quelqu'un en qui je dois avoir confiance, j'imagine que c'est toi. En plus, ça ne m'étonnerait pas, ajouta-t-il plus bas.
Harry n'eut pas le temps de l'interroger sur le sens de cette réflexion car Drago ajouta d'un ton morne :
- Il vaut mieux qu'on se sépare ici, si quelqu'un nous espionne.
Il commença à s'éloigner mais Harry le rattrapa et fourra sa main dans la sienne.
- J'ai dû me tromper, dit-il. Tu as raison, il n'y a personne.
Mais à ce moment des éclats de rires se firent entendre non loin d'eux. Harry poussa Drago vers la porte la plus proche.
À peine l'eût-il refermée qu'un gloussement lui fit comprendre, sans avoir besoin de se retourner, où ils étaient arrivés.
- Harry ! Je suis contente de te voir !
- Salut, Mimi.
- Tu as amené un visiteur ? Pourquoi tu le tiens par la main ? demanda Mimi d'un ton accusateur.
Sans y penser, Harry lâcha la main de Drago, qui regardait Mimi, puis Harry, puis à nouveau Mimi, éberlué.
- Ne dis à personne que tu nous as vus, d'accord ? souffla Harry à Mimi.
- J'adore les secrets ! s'exclama Mimi en battant des mains.
Quand il fut sûr que le groupe d'élèves avait dépassé la porte Harry se hâta d'entraîner Drago hors des toilettes.
- Tu as fait connaissance avec Mimi Geignarde, dit-il simplement.
- J'ignorais que tu étais ami avec tous les fantômes de l'école, fit Drago, sarcastique. Une ancienne petite amie ?
- Je crois qu'elle aurait bien voulu, pouffa Harry. Mais c'est une longue histoire.
- J'espère que tu me la raconteras un jour.
- Peut-être, si tu le mérites. Mais pour l'instant, je dois aller retrouver mon équipe. J'ai hâte de leur annoncer la nouvelle !
- Quand est-ce qu'on pourra se revoir ? demanda avidement Drago.
- Demain je ne commence qu'à dix heures. Toi aussi, non ?
- Oui. Tu vas réussir à échapper à tes Cerbère ?
- Arrête. Ce sont mes amis.
- C'est bien ce qui m'ennuie, fit Drago avec un sourire mi-figue mi-raisin.
Harry l'embrassa rapidement et lui souhaita de faire de beaux rêves, puis ils se séparèrent et retournèrent chacun dans leur salle commune, où ils avaient une importante annonce à faire à leurs joueurs.
- Et si je vous disais que j'ai été très fier de vous durant le dernier match et que je vous emmène aux États-Unis pour vous féliciter d'être une si bonne équipe ?
L'équipe de Quidditch était affalée sur les fauteuils de la salle commune et Drago, debout au milieu d'eux,s'appuyait d'un air nonchalant au manteau de la cheminée.
Sarah haussa un sourcil moqueur et lâcha :
- Très drôle.
- D'autant que tu aurais réellement pu être fier de nous, renchérit Nott d'un ton venimeux, si Baddock n'avait pas été aussi mauvais.
Drago soupira ; la rancune dont faisait preuve la plupart des Serpentard l'exaspérait. De plus, il savait que Baddock n'avait rien à se reprocher.
- Il faudrait peut-être passer à autre chose, tu ne crois pas ? lança-t-il sèchement. Quoi qu'il en soit, j'espère que vous n'avez rien prévu vers la fin du mois de mai...
Il fit mine de n'avoir rien à ajouter, en attendant que les autres se pressent autour de lui pour lui demander plus d'informations.
Effectivement, il avait éveillé la curiosité de ses camarades, qui commencèrent à parler tous en même temps.
- Tu étais sérieux ?
- Aux États-Unis ?
- C'est quoi cette histoire ?
- Mais comment ?
- C'est où, les États-Unis ?
Drago reposa le magazine qu'il n'avait même pas eu le temps d'ouvrir et sa première réponse fut pour Goyle :
- C'est le gros pays à gauche de la carte.
Goyle hocha la tête d'un air entendu mais Drago n'était pas dupe : Goyle devait se demander de quelle carte il parlait.
Alors il se tourna vers les autres et se mit à leur raconter toute l'histoire.
- Les États-Unis sont chargés d'organiser la Coupe du Monde qui aura lieu dans deux ans, expliqua-t-il. Comme le professeur Bondupois venait enseigner ici cette année, le ministère américain lui a confié la tâche de coordonner les équipes européennes. Et comme elle nous l'a dit, elle a trouvé le niveau tellement bon à Poudlard qu'elle a décidé d'emmener les quatre équipes visiter le site où se déroulera la finale, à Cincinnati.
- C'est bizarre qu'elle ait accepté, objecta Sarah, puisque c'est son ancêtre qui a inventé le Quodpot, le concurrent direct du Quidditch.
Puis, voyant que tous les autres la regardaient avec des yeux ronds, elle ajouta précipitamment :
- Oubliez ça. Alors, c'est super, on va aller en Amérique !
À voir le visage inhabituellement avenant des Serpentard le lendemain matin, Harry comprit que Drago avait remporté le même succès que lui en transmettant l'invitation de Bondupois à son équipe.
Par-dessus son verre de lait, il avait les yeux fixés sur Drago pour essayer de capter son attention. Enfin, ce dernier le remarqua et fit un signe de tête vers le plafond pour lui signifier qu'ils pouvaient se retrouver devant leur salle secrète après le petit-déjeuner. Harry acquiesça discrètement et Drago lui adressa un clin d'oeil avant d'attraper nonchalamment - mais néanmoins avec beaucoup d'adresse - une lettre qu'une chouette venait de lâcher.
Harry se tourna vers Ron et lui demanda ce qu'il comptait faire avant que les cours ne commencent.
- Hermione a promis de m'aider à rédiger la dissertation pour McGonagall. Tu as déjà fait la tienne ?
- Euh, oui. De toute manière je dois voir Bondupois pour les détails du voyage, inventa Harry.
Il lui tardait de retrouver Drago, et il était soulagé de ne pas avoir besoin de fausser compagnie à ses amis une nouvelle fois.
Il accompagna Ron et Hermione à la bibliothèque pour s'assurer qu'ils ne changeraient pas d'avis, puis se mit en route vers la salle secrète.
Drago n'était pas encore arrivé. Harry s'approcha de la fenêtre ; celle-ci avait vue sur l'arrière du parc, où se trouvait un petit cimetière. Le champ de vision n'était limité que par des collines rebondies, plusieurs kilomètres plus loin. Cà et là, un petit chemin serpentait parmi les bosquets et des troupeaux de moutons formaient des taches blanches sur le vert de l'herbe épaisse.
Tout en regardant le paysage, Harry réfléchissait. Il n'avait pas beaucoup d'expérience, mais il avait l'impression d'avoir trouvé son autre en Malefoy. En y repensant, il était stupide de ne pas l'avoir remarqué avant. Ils étaient tellement différents qu'ils étaient forcément complémentaires. Et ils se détestaient alors, car ils n'avaient rien compris.
- Vois-tu Harry, la haine qui est complètement vaincue par l'amour devient de l'amour ; et cet amour est plus grand que s'il n'avait pas été précédé par la haine(1), lui avait dit un jour Bill Weasley .
Harry ne se rappelait pas à quelle occasion Bill lui avait dit cela, mais il se souvenait d'avoir trouvé ce point de vue particulièrement absurde ; mais à présent il comprenait ce que Bill avait voulu dire. Et c'est pour cette raison qu'il attendait Drago Malefoy dans ce petit débarras glacial un lundi matin.
Il regarda sa montre et eut la surprise de constater qu'il était huit heures et demie. Il a dû avoir un empêchement.
Cependant, à neuf heures et quart il se rendit à l'évidence. Drago ne viendrait pas. Déçu et vaguement inquiet, il se demandait quand il pourrait approcher Drago afin d'avoir une explication. Il essayerait lui faire signe pendant le déjeuner.
Mais le Serpentard ne se montra pas à midi.
Le soir Harry alla chercher Hermione à la fin de son cours d'arithmancie, mais elle sortit la première, avec un groupe d'autres filles, et il ne trouva pas d'excuse pour regarder dans la salle si Drago était là.
Dans la salle commune, Harry se rongeait les ongles. Qu'est-ce qui avait pu pousser Drago à disparaître toute la journée ? Il mourait d'envie d'utiliser de la Poudre de Cheminette pour en avoir le coeur net, mais ce n'était pas prudent. Hermione se doutait déjà qu'il y avait anguille sous roche - mais probablement pas que l'anguille en question avait des cheveux blonds et une cravate vert et argent - et les Serpentard le lyncheraient sûrement si sa tête apparaissait au beau milieu de leur cheminée.
- Qu'est-ce qu'il y a, Harry, ta petite amie t'a posé un lapin et tu te fais du souci ? lança Ron en vérifiant que son dessin de Bandimon possédait le nombre de pattes requis.
Harry ne put s'empêcher de rougir violemment.
- Mais non, qu'est-ce que tu vas t'imaginer... Tu serais au courant si...
Ron, qui n'avait pas remarqué son trouble, le rassura :
- Je blaguais.
Harry le savait, mais la question de Ron avait soulevé un autre problème : il avait parlé de petite amie. Était-il incapable de concevoir que ce puisse être un petit ami ? Harry, lui, ne s'était jamais posé la question. Que Drago soit un garçon ne l'avait pas gêné outre mesure. Mais il savait néanmoins que l'homosexualité n'était pas bien acceptée par tout le monde.
- Mais qu'est-ce que ça te ferait si la petite amie était en fait un garçon ? demanda-t-il prudemment en s'arrangeant pour ne pas avoir l'air trop concerné.
Ron, surpris, releva brusquement la tête et réfléchit un instant. Puis il dit simplement :
- Tu fais ce que tu veux, tu sais. Ça me serait complètement égal.
Harry soupira - intérieurement - de soulagement. C'était déjà ça de moins. Par contre, lui annoncer que l'élu de son coeur était l'ignoble, l'infect, l'infâme, l'abominable Drago Malefoy, ce serait une autre paire de manches.
- Je serais simplement jaloux que tu aies choisi un autre garçon que moi, ajouta Ron avec un petit rire.
Harry avait beau faire, jamais il ne trouvait de moment propice pour parler à Drago. Il ne parvint pas à l'approcher pendant le cours de sortilèges, ni même en potions le jeudi matin. De son côté, Drago semblait l'ignorer. Il refusait obstinément de le regarder, et lors des repas il s'asseyait toujours dos à la table des Gryffondor.
Harry était déconcerté. Tout cela ne lui disait rien qui vaille.
Ses pires craintes furent confirmées le lendemain matin, à la fin du cours de Flitwick. Drago fit signe à Harry de le suivre et celui-ci, s'assurant que Ron et Hermione étaient loin devant, le suivit jusqu'à un couloir dont l'entrée était dissimulée derrière une armure qui fredonnait doucement.
Harry fit un geste vers la joue de Drago mais celui-ci le repoussa.
- Il faut qu'on parle, Potter, dit-il sèchement.
Il prit une profonde inspiration et lança :
- C'est fini.
- Hein ?
- Toi et moi, c'est fini.
- Tu plaisantes ?
- Non.
Les murs se mirent à tourner autour de Harry.
- Mais pourquoi ?
- Je ne t'aime pas, Potter. En fait je ne t'ai jamais aimé.
Sur ce, Drago tourna les talons et disparut de l'autre côté de l'armure.
Quand les murs se furent stabilisés, Harry s'y appuya pour encaisser le choc. Il n'arrivait pas à y croire. Drago paraissait si sincère quand ils étaient ensemble, ce n'était pas possible...
Mais il dut se rendre à l'évidence quand Drago ne revint pas : ce n'était pas une plaisanterie.
(1) L'heure est venue de rendre à César ce qui n'est pas aux autres : en réalité cette phrase n'est pas de Bill (mais j'aime bien le faire passer pour quelqu'un qui dit de belles phrases, y a pas de raison que Dumbledore en ait l'apanage) ni même de moi (qui l'eût cru ?) mais de Spinoza (in L'Ethique démontrée par la géométrie, pour ceux que ça intéresse).
