Hahahahahahahahaha on dirait que les viles actions de Drago vous ont fait sortir de votre léthargie et ont réveillé en vous le dormeur indigné qui sommeillait... lol
Llily.B : raaah je ne sais jamais où mettre le point dans ton pseudo ! Eh oui, 30 chapitres pour se mettre ensemble et 1 seul pour tout briser, c'est triste ! Continueà théoriser, chadore !
just-lulu : oui je pense que j'aurais été parfaitechez nos amis les Serpentard... je suis assez fourbe pour ça. Héhéhéhéhéhé.
dragopotter : eh bien merci ! lol
Flory Wess : si tu zigouilles ce cher Drago, là on est sûrs qu'il n'y a plus d'histoire du tout ! mdr Et pour les souhaits que tu as exprimés... Hahahahahaha.
la-shinegami : mais s'il n'y a pas de rebondissement, l'histoire n'est pas intéressante, non plus ! lol
el mistero de lamor : quel sympathique pseudo... lol Merci pour tes encouragements !
slydawn : effectivement il s'est passé quelque chose... Mais quoi ? Lis vite la suite pour le découvrir !
laurine : ah pour le moment tu es la seule à ne pas me jeter de cailloux ! Merci de ton soutien, ça fait plaisir de voir qu'il y a des gens qui croient enmoi :-D
Yshtia : là ou je suis encore plus sadique c'est que les chapitres suivants sont écrits depuis belle lurette... lol Mais je suis obligée d'en garder en réserve parce que parfois - comme en ce moment - c'est le trou noir... et ma réserve s'amenuise...
missfouinette : quelle subtilité... Moi qui espérais prendre tout le monde par surprise, c'est raté ! Bon... tant pis. ;-)
zaika : pas de panique ! Pas de panique ! ;-)
Micy : mais dis donc, pourquoi penses-tu que Bill ne soit pas capable de sortir de belles phrases ? Il n'est pas idiot, quand même. Je suis choquée ! Mais merci quand même pour ta review !
lapin bleu sans patte : pinaize toi aussi tu as compris toute la finesse de Drago... Malédiction, je crois que je vais arrêter d'écrire, tout simplement, tant pis...
Janira : ça ne saurait tarder, mon enfant :-) Merci pour ta gentille review !
Melkor-the-Morgoth : ach, désolée d'avoir brouillé ta lecture du tome 5... Mais merci de comprendre qu'il fallait bien que quelque chose se passe, c'était trop beau pour durer... Comme dirait Joe "On s'est aimé, n'en parlons plus, et la vie continue" lol. Je t'ai fait peur ? Ils vont se remettre ensemble... peut-être... Merci !
Un grand merci à tous, et bonne lecture ! Je raconterais bien une petite blague pour détendre l'atmosphère mais il n'y en a aucune qui me vient à l'esprit, là tout de suite...
J'espère simplement que les rentrées se sont bien passées et que tout va toujours bien pour ceux qui n'étaient pas en vacances durant ces quelques merveilleux mois ;-)
PS : quelqu'un a des nouvelles de CelebrianAngel ?
La lettre
Les jours qui suivirent, Harry eut l'impression qu'une nappe de brouillard l'enveloppait. Il flottait, il n'était pas vraiment là. Ron et Hermione s'inquiétaient visiblement pour lui, mais il ne pouvait rien leur dire.
La vie à Poudlard lui semblait avoir perdu toute sa saveur. Il avait tout le temps froid, et l'impression que son coeur risquait à tout moment de jaillir hors de sa poitrine pour se fracasser au sol. Il ne connaissait de répit que la nuit et se levait à regret quand le jour venait.
Voir Drago tous les jours n'arrangeait rien.
La douleur devint si insupportable que Harry décida, un soir, de s'en ouvrir à Hermione. Ils étaient tous les deux assis à une table à l'écart des autres dans la salle commune. Prenant son courage à deux mains pour l'interrompre dans la lecture d'une Etude comparée des rites de sacralisation magique, Harry se racla la gorge.
- Hermione ? Est-ce que je peux te parler ?
Hermione posa son livre en levant les yeux au ciel.
- Enfin ! Je me demandais quand tu allais te décider à me dire ce qui n'allait pas.
Harry prit une profonde inspiration et se lança.
- Ces trois dernières semaines, je sortais avec quelqu'un. Tu le savais ? ajouta-t-il en voyant Hermione hocher la tête comme si cela allait de soi.
- Je m'en doutais. Et que s'est-il passé ?
Harry lui était reconnaissant de ne pas lui avoir demandé qui c'était, car si elle l'avait fait il n'aurait pas été capable de lui refuser la réponse ; elle était sa meilleure amie.
- Il m'a laissé tomber sans aucune explication, murmura Harry, la gorge serrée.
Hermione ouvrit des yeux ronds.
- Il ?
- C'est un problème ? fit Harry d'un ton plus agressif qu'il ne l'avait voulu.
- Non, pas du tout... c'est juste que... je ne m'y attendais pas... avec Parvati..., répondit Hermione qui était tout de même visiblement troublée. Et sans aucune explication, vraiment ? reprit-elle après un instant.
- Aucune.
- Tu as essayé d'en obtenir par la suite ?
- Evidemment, lâcha Harry d'un ton morne. Mais je n'ai même pas réussi à l'approcher.
Hermione garda le silence, plongée en pleine réflexion. Enfin, elle dit :
- Je ne sais pas quoi te dire. Je ne suis pas spécialiste des chagrins d'amours, tu sais. Je pense qu'il n'y a que le temps qui arrangera tout.
Harry poussa un soupir de désespoir. S'il avait cru qu'Hermione lui serait d'une aide quelconque, il s'était lourdement trompé.
- Mais je crois que quand on en parle ça fait moins mal, ajouta Hermione avec un sourire encourageant.
Alors Harry lui raconta son manque, sa douleur, son désintérêt pour tout, son impression d'être vide alors qu'il sentait son coeur battre, son impression d'être seul alors qu'il y avait du monde partout ; il parla et parla ; il lui semblait qu'il n'avait jamais parlé aussi longtemps de toute sa vie. Quand enfin il s'arrêta pour reprendre son souffle, Hermione posa sa main sur la sienne. Elle avait les larmes aux yeux et murmura :
- Oh Harry, je suis tellement désolée pour toi...
Harry se demanda quand et comment il lui annoncerait qu'ils étaient en train de parler de Drago Malefoy.
Ils restèrent ainsi sans rien ajouter jusqu'à ce que Ron s'approche d'eux.
- Haha, j'ai encore battu Neville aux échecs. Le pauvre garçon est vraiment mauvais, il perdrait même contre le Choixpeau magique !
A partir de ce soir-là, Hermione fit tout ce qui était en son pouvoir pour distraire Harry. A chaque fois qu'elle s'adressait à lui, c'était pour lui proposer une activité susceptible de lui changer les idées. Le lendemain après-midi, elle lui demanda de l'accompagner à la bibliothèque. Harry lui était obligé de s'occuper autant de lui, et il n'osa pas refuser.
- Vas-y toujours, je vais prendre mes affaires.
Il monta chercher quelques livres dans son dortoir, et juste avant de repartir il avisa son manuel de Quidditch sur sa table de chevet. Il l'emporta également ; avec un peu de chance, il pourrait le lire en le cachant dans un gros livre, de manière qu'Hermione le croie en train d'étudier.
Une fois à la bibliothèque, il jeta un coup d'oeil circulaire pour essayer de trouver où Hermione s'était installée. Il ne la trouva pas, mais il reconnut à la place une silhouette familière, plongée dans un vieux grimoire.
Harry avait d'abord décidé d'ignorer Malefoy, mais au dernier moment ses pieds semblèrent changer d'avis et il se retrouva debout devant le Serpentard. Il jeta violemment ses livres sur la table et s'assit en face de lui. La respiration accélérée, il sentait la colère accumulée depuis une semaine remonter à la surface en un seul bloc.
- Alors ? Tu vas me le dire, maintenant ? lança-t-il aussi fort qu'il le put dans la mesure où ils se trouvaient dans une bibliothèque.
- Qu'est-ce que j'ai à te dire ? lâcha Malefoy avec mépris.
- Pourquoi tu m'as laissé tomber sans raison ? cria presque Harry.
- Il y a une raison, répondit laconiquement le Serpentard. Et je te l'ai déjà donnée.
Harry se leva brusquement et attrapa le Serpentard par le col de la chemise, de l'autre côté de la table.
- Tu n'es qu'un... un...
Comprenant que s'il ne lâchait pas Malefoy sur le champ il allait finir par le frapper, il ne termina pas sa phrase et rassembla ses livres éparpillés. Avec un dernier regard méprisant il tourna les talons pour rejoindre Hermione, s'il parvenait à la trouver, s'efforçant d'ignorer les Poufsouffle ahuris à la table voisine.
Drago le regarda s'éloigner tout en espérant que les deuxième année qui le dévisageaient n'avaient pas entendu le début de leur conversation. Réfrénant une pulsion, qui l'aurait sans aucun doute conduit à en stupéfixier quelques-uns, il tenta de se concentrer sur sa lecture.
Les champignons constituent, avec les algues et le lichen, le groupe des thallophytes. A la différence des autres plantes à cicatrice - mais qu'est-ce qui me prend ? - des autres plantes à thalle, ils sont inaptes à la photosynthèse, car déPotter de - ce n'est pas sérieux, ressaisis-toi - dépourvus de pigment assimilateur...
Drago ferma les yeux, le temps de reprendre ses esprits. Mais les Poufsouffle d'à côté n'avaient apparemment pas repris les leur, car ils le fixaient toujours.
- Vous saviez que les champignons appartenaient au groupe des thallophytes ? lança-t-il d'un ton affable que démentait son sourire mauvais.
Enfin, ils semblèrent réagir et se remirent à leurs devoirs. Mais Drago n'y parvenait pas. L'irruption de Potter l'avait complètement déconcentré.
Il avait vu cette lueur dans ses yeux, cette envie de lui faire mal. D'un côté, il ne pouvait pas lui en vouloir ; avec tout ce qu'il lui avait fait subir depuis leur première année, il était normal qu'un jour Potter ait envie de se défouler sur lui - il n'allait pas passer l'éponge juste parce qu'ils avaient échangé deux ou trois baisers. Si l'on ajoutait à cela la manière fort peu cavalière dont il avait rompu, songea Drago, la réaction du Gryffondor était parfaitement compréhensible. En tout cas, le voyage avec Bondupois promet d'être gai, soupira-t-il.
Puisque Mille herbes et champignons magiques ne parvenait pas à retenir son attention, il décida de se tourner vers une lecture plus agréable ; il lui semblait qu'il avait apporté ce qu'il fallait.
Alors qu'il fouillait dans ses livres, Nott arriva et s'affala sur la chaise voisine.
- Devine ? lança-t-il, les yeux brillants d'excitation.
Bien que cela n'intéressât pas le moins du monde Drago, Nott avait l'air d'attendre un peu de coopération de sa part ; aussi se força-t-il à répondre un « Quoi ? » assorti d'un léger mouvement de sourcil.
- Sarah et moi, on a remis ça.
Drago s'imagina un instant ce que serait sa vie si Sarah, à une époque, n'avait pas comme une idiote joué à le fuir.
- Super, lâcha-t-il sans grand enthousiasme.
- Tu ne veux pas aller faire un tour dehors ? Il fait beau, pour une fois.
- Comment ça va ? demanda Hermione lorsque Harry la trouva enfin, assise à une table reculée tout au fond de la bibliothèque. Tu as l'air très agité.
- Je viens d'avoir un semblant de conversation avec... tu sais qui.
- Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ? plaisanta Hermione. J'essayais juste de détendre l'atmosphère, s'excusa-t-elle après le regard noir de Harry.
- Laisse ça à Ron, répliqua sèchement Harry.
Hermione eut l'air un peu froissé, mais elle ne fit aucun commentaire.
- Excuse-moi, dit enfin Harry. Je suis un peu sur les nerfs.
- Ca me fait vraiment de la peine de te voir dans cet état.
- Tu as une idée de ce que je dois faire ? demanda misérablement Harry.
- Tu sais ce qu'on dit, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
- Oui, mais en général tes conseils sont excellents - la jeune fille rosit - alors tu peux toujours essayer, l'encouragea Harry.
- Eh bien... À mon avis tu ne seras pas en paix tant que tu ne sauras pas exactement ce que - hum - "l'autre personne" te reproche. À ta place, j'irais voir Mal- tu sais qui et je le forcerais à tout avouer.
Hermione avait subitement rougi et Harry lui demanda de répéter.
- Il faut le forcer à te dire pour quelle raison il a rompu, répéta Hermione en évitant son regard.
- Non, avant. Qu'est-ce que tu as dit ?
- Oh, tant pis ! s'exclama Hermione pour elle-même. Je sais que c'est - elle grimaça - Malefoy.
Harry était estomaqué. Les mots se bousculaient dans sa bouche.
- Mais ? Comment ? Quand ?
- Oh, juste depuis hier soir, après que tu m'aies fait ta... révélation. Ça n'a pas été difficile, tu sais. Un garçon qui n'est pas à Gryffondor et qui suit les cours d'arithmancie - oui, j'avais compris que ce n'était pas pour mes beaux yeux que tu étais venu m'attendre devant la salle la semaine dernière. Tu n'étais peut-être pas au courant, maisen sixième année,il n'y aque trois garçons en arithmancie - Pansy a abandonné peu après la rentrée. Et j'ai supposé - à raison, j'espère - que tu ne pouvais pas être amoureux de Crabbe ou de Goyle.
- Et... ça ne te fait rien ?
Hermione soupira profondément, comme si ce qu'elle était sur le point de dire lui coûtait beaucoup.
- Je t'avoue que j'ai eu du mal à m'endormir après cette découverte mais... Ce qui compte pour moi, c'est que tu sois heureux. Et si c'est - elle grimaça à nouveau - Malefoy qui te rend heureux, je n'ai rien à dire.
- En l'occurrence, il me rend plutôt malheureux ces temps-ci.
Harry posa son menton sur ses mains d'un geste las et réfléchit pendant qu'Hermione le regardait avec un sourire triste. Enfin, il demanda :
- Tu n'as rien dit à Ron ?
- Je n'ai pas envie qu'il nous quitte prématurément. Et c'est à toi de le lui dire, si tu le souhaites, bien sûr.
- J'ai bien peur qu'il ne réagisse pas aussi bien que toi.
- Oh tu sais, je ne réagis pas si bien que ça. Il n'est pas question que tu me forces à devenir moi aussi amie avec Malefoy une fois que vous aurez renoué les liens.
- Je comprends. Enfin, je crois que tu n'auras jamais l'occasion de refuser son amitié car c'est mal parti pour qu'on se réconcilie un jour. Mais tu sais, il n'est pas tout à fait comme il veut bien le faire croire, ajouta Harry par souci d'honnêteté.
- Je n'en doute pas, puisque tu l'aimes. Mais je pense que lui parler aimablement serait au-dessus de mes forces, ajouta-t-elle comme pour mettre fin à la discussion.
Harry résolut alors de se lancer dans un schéma légendé du sortilège Colorum pour Flitwick. Quand il ne pensait pas à Drago, il ne se sentait pas si mal que ça ; et contrairement à ce qu'il avait cru, penser à ses devoirs l'empêchait de penser à Drago.
Son après-midi de labeur acharné eut pour conséquence un désoeuvrement complet après le dîner. Comme il ne lui arrivait pas souvent de n'avoir rien à faire, il essaya pendant une demi-heure de profiter de ce temps libre de toute préoccupation d'ordre scolaire, mais bientôt le motif du tapis usé n'avait plus de secret pour lui et il s'ennuyait à nouveau. Il se tourna alors vers Ron et Neville - Ron semblait faire une affaire personnelle de l'éducation de Neville en ce qui concernait les échecs version sorcier - mais leur partie était loin d'être passionnante. Hermione discutait avec Ginny ; Dean se disputait avec Seamus à propos de football ; Lavande et Parvati essayaient de créer une crème de jour à grand renfort de feuilles de sauge et de coups de baguette ; tout le monde semblait fort occupé et Harry s'ennuyait. Alors il décida de faire ce qu'il faisait à chaque fois qu'il voulait s'évader un peu : se plonger dans son Manuel du bon capitaine de Quidditch. À son grand émerveillement, il avait beau le lire et le relire, le livre semblait n'avoir pas de fin : il y découvrait toujours de nouveaux chapitres qui apparaissaient de nulle part. C'était l'un des nombreux avantages du monde sorcier : les livres intéressants semblaient vivre d'eux-mêmes et refuser de se laisser finir. Malheureusement, les ouvrages ennuyeux à mourir ne paraissaient pas dotés de la faculté de raccourcir, au grand dam de Harry et Ron qui gardaient un douloureux souvenir des longues soirées passées à lire en entierdifférents livres d'histoire que le professeur Binns leur conseillait.
Harry s'allongea avec délices sur son lit et respira la bonne odeur de son manuel. Le Quidditch ne le trahirait jamais, lui. Fronçant les sourcils, il s'aperçut que son marque-page avait disparu. Il ouvrit le livre au hasard et découvrit un parchemin plié en deux, coincé entre deux pages du chapitre huit (Maîtriser la Tremblante de Woollongong en un instant). Un peu étonné, Harry hésita à déplier la feuille. Elle ne lui était peut-être pas destinée. Puis il se rappela qu'il s'agissait de son livre, et que tout ce qui se trouvait dedans était forcément pour lui, bien qu'il ne comprît pas qui aurait eu intérêt à cacher quelque chose dans son Manuel du bon capitaine de Quidditch.
Il tourna et retourna le parchemin dans tous les sens pour essayer de découvrir un indice quant à sa provenance, mais il ne trouva rien. Alors il le déplia et la première ligne l'informa que finalement, il n'était pas le destinataire du message.
Drago,
Je me suis laissé dire que tu n'as tenu aucun compte de mes instances et que tu n'as pas mis fin à la mascarade que l'on sait.
Si tu ne fais pas ce que je t'ai demandé, un déplorable accident pourrait arriver à Potter. En d'autres termes, il se pourrait bien que je réussisse là où le Seigneur des Ténèbres a échoué.
Il va de soi que ta mère n'est pas au courant, aussi je te saurai gré de faire en sorte qu'elle n'entende jamais parler de cette erreur de conduite.
Cordialement,
Ton père
